02 décembre 2009
Restructuration et lutte de classe dans l' industrie automobile mondiale.
1)-Analyse à l' échelle
mondiale de la lutte de classe dans l' industrie automobile depuis
1870 (Traduction et extraits du livre de Beverly J. Silver)
Les mouvements ouvriers et la mobilité du capital
2)- Articles d' Echanges sur le mouvement ouvrier du secteur.
Volkswagen baisse les salaires à Sao Paulo 100/2002
Après la grève de la métallurgie dans l’ex-Allemagne de l’est 106/2003 p22
Grève sauvage chez OPEL (Echanges n° 112 (printemps 2005).
(Echanges n°119
(hiver 2006-2007) La
faillite de Delphi, une attaque en règle
(Echanges
n° 119 hiver 2006-2007)
Automobile :
huit constructeurs chinois prêts à exporter
Exacerbation
de la concurrence dans le secteur automobile mondial (Echanges n°119,
2005-2006)
120/2007 Chez PSA à Aulnay : des questions pour une grève
120/2007 Corée :
Sur la grève de 2006-2007 de Hyundai Motor Company (HMC) à Ulsan
124/2008 Chez Peugeot, en juin 1968, une insurrection ouvrière peu connue
125/2008 Quatre-vingt-sept jours de grève chez American Axle Manufacturing
Corée du sud-La
défaite de la grève de Ssangyong Motors
27 novembre 2009
Dans le monde une classe en lutte décembre 2009
Décembre
2009
LE COMPTE A REBOURS
De la prochaine crise est déjà commencé :
« Il y a une danger, peu importe comment réagissent les banques centrales…Une politique monétaire qui réussit, c’est comme marcher au bord d’un précipice au fond duquel se trouve un abîme d’instabilité. D’après ce que l’on peut savoir, en bas il n’y a aucune perspective d’avenir… » (Financial Times 19 octobre 2009)
Si les capitaliste ne trouvent pas de recettes pour surmonter la crise générale du capital de leur système, c’est à tous les travailleurs, à tous les exploités et les exclus de lutter et que leur lutte en construise un autre libéré de toute exploitation.
23 novembre 2009
La Poste les conséquences de la restructuration
"Sur la situation à La Poste aujourd'hui, que peut-on dire ?"
A propos du projet de loi de privatisation, je ne partage pas du tout les "actions" du genre "votation citoyenne" ! Je pense que les "journées-promenades" de grève de 24 h occasionnelles n'impressionnent nullement l'état ou la direction de La Poste.
La transformation en Société Anonyme aura forcément des conséquences pour les agents de La Poste... ça se traduira par une intensification supplémentaire de la chasse à la rentabilité de la force de travail, et on peut penser que la possibilité de licenciements économiques ne restera pas qu'une possibilité, sachant que sur 270 000, il y a + de 100 000 agents dans la branche Courrier (facteurs + centres de tri) et qu'environ 50% sont des salariés de droit privé (en général les + jeunes, entrés dans la boîte pendant les 15 dernières années).
Il existe depuis toujours à La Poste de nombreuses résistances souterraines et il y a régulièrement des luttes "ouvertes" (grèves ou autres), mais de façon la plupart du temps localisées (géographiquement, autant que par "branche de métiers")
Globalement, les syndicats font beaucoup d'agitation de surface autour du projet de privatisation - pour appeler à la grève du 24 novembre il y a encore les 5 principaux syndicats (CGT,SUD, CFDT, FO, CFTC), alors que la plupart "accompagnent" quotidiennement (dans des négociations très fréquentes) les restructurations des différents métiers, et cela depuis des années.
En clair, ce n'est pas parce que la Poste est un établissement public détenu à 100% par l'état, que les agents qui y bossent ne connaissent pas les méthodes d'exploitation les plus "modernes" et sophistiquées, ou dit autrement, celles qui ont fait leurs preuves pour les grands patrons du "privé" . Précarité : près de 50% des 270 000 postiers sont salariés de droit privés et une minorité non négligeable est en CDD, en général les plus flexibles - horaires, mobilité,etc... Flexibilité, méthodes de management des plus coercitives... rien à envier à Renault, Peugeot, France-Télécom et ses centres d'appel, etc...
On peut s'interroger sur le degré de "résignation à la privatisation" qui serait celui des agents de la Poste.
L'éventuel degré de résignation, plus ou moins important actuellement, est lié au degré de résistance plus ou moins important (et fluctuant) envers les très concrètes restructurations.
Etant guichetier dans une ZUP je peux commencer par ce secteur: sur les guichets a débuté il y a 6 mois une refonte systématique des horaires de travail pour instaurer une flexibilité bien plus forte "pour s'adapter aux fréquentations des clients", mais surtout pour adapter le personnel à la liquidation progressive (assez rapide tout de même: déjà moins 1/3 en 3 ans) des lieux de travail dénommés "bureaux de Poste" en France.
Il s'agit du dégraissage/dégagement d'une entité "pure" "la banque postale" laquelle serait ultérieurement "mariable"/fusionnable avec quelque autre banque...
Pour les 20 centres de chèques postaux régionaux eux-mêmes (encore environ 18 000 agents) il ya de nombreuses restructurations internes pour aboutir à une hyper spécialisation d'activité de chaque centre (géographique) et il y a donc un cortège de reclassement incessant d'agents- poussage vers la porte, vers la retraite, etc... Le centre de chèques postaux de Rennes par exemple est promis à la disparition d'ici 5 ans, bien qu'il s'y trouve encore aujourd'hui 520 agents; les départs en retraite et autres mesures, sont d'un nombre bien inférieurs à l'ampleur des emplois supprimés...
Sur les facteurs, et les centres de tri, c'est une refonte complète de toute l'organisation du travail qui existe depuis des dizaines d'années : 1 super plate-forme de tri du courrier supra-régionale remplaçant 4 ou 5 centres de tri départementaux (plus que moitié moins d'emplois à l'arrivée), l'ambition patronale étant de retrier aussi tout le personnel à l'occasion - que deviendront les centaines d'éclopés du travail et trop éloignés du nouveau centre semi-automatisé; création de nouveaux types d'établissement entre le big centre de tri et les bureaux de facteurs : des PPDC (plate-formes de préparation de la distribution) : 4 ou 5 par département "urbanisé" contenant essentiellement des TTF (trieuses de tournées de facteurs) et leurs serveurs (c'est-à-dire une faible part des éclopés et reclassés en tous genres), enfin les établissements de facteurs traditionnels, mais reformatés aussi, car vidés de la partie "travaux préparatoires" (collectifs) des facteurs (ce boulot ira aux TTF des PPDC), d'où bien sûr redécoupage des tournées de facteurs, avec là-dedans le sacré foutu projet actuellement en cours de généralisation: "facteur d'avenir": c'est quasiment le premier stade d'une refonte qui verra la disparition de la tournée "artisanale" du facteur au profit d'une équipe globale de "rouleurs" sans plus aucune tournée (sans plus aucune position de travail délimitée) (il y a en fait mise en place de 2 ou 3 équipes concurrentes) se démerdant quelque soit le nombre des présents du jour dans l'équipe et selon des priorités logiciellisées chaque matin par les petits chefs locaux (leur délire: "redonner du pouvoir aux managers de proximité" (sic! )
En fait c'est là un des points les plus frictionnels, car la plupart du temps, bien qu'un grand caporalisme règne depuis toujours dans l'ex-administration des PTT, les positions de travail, et le travail concret de chacun durant sa "vacation" quotidienne, sont très règlementées.
La période actuelle voit se développer à travers les modifications de l'organisation du travail et du temps de travail, une bien plus grande corvéabilité des agents.
C'est le petit chef qui va pouvoir décider chaque matin qui va faire quoi aujourd'hui dans l'équipe et chaque jour cela peut être assez différents selon les priorités commerciales ou assimilées. Il y a plein de "petites promotions" (intégrant d'ailleurs un certain nombre de délégués syndicaux- y compris CGT ou même un peu SUD).
Les grands chefs plus ou moins décideurs régionaux sont devenus très lointains (comme dans plein d'autres boîtes depuis longtemps). Ceux-là sont désormais très difficiles à voir et à interpeller, quand d'aventure quelques délégués "basistes" les recherchent avec une trentaine de grévistes.
Pour finir, sur le syndicalisme, et notamment sur SUD - "rénovateur du syndicalisme", je n'avais plus d'illusion à partir du printemps 2000. Il y avait à ce moment-là plusieurs grèves départementales massives de postiers contre la RTT (la RTT signifiait déjà travailler plus en étant moins nombreux - pas un seul emploi de +, mais moins 4 heures hebdo partout pour faire le même job!). La nouvelle (pour l'époque) fédération SUD refusa de tenter d'organiser une généralisation nationale de ces grèves, laquelle aurait été forcément très mal perçue par les Aubry-Jospin au gouvernement.
Après avoir tenté durant 5 ans de me passer d'une carte syndicale, "j'ai repris celle que je connaissais avec toutes ses limites".
Est-il possible de s'en passer quand même ? Certainement, puisque la très grande majorité des postiers eux-mêmes s'en passe et survit !!!
Ce n'est - à mon humble avis, pas pareil d'être lutteur, et de rester un résistant endurant, sans se faire virer de la boîte, lorsqu'on bosse dans un secteur de la Poste où il y a encore des "collectifs de travail" importants d'au moins 40 personnes comme les facteurs, ou davantage encore comme les agents des centres de tri, ou des chèques postaux. Il y a près de 20 ans, quand j'ai pu être muté de Paris, j'avais atterri au guichet - qui reste un des secteurs les plus individualistes et des moins frondeurs (et c'est peu dire !). Quotidiennement au boulot entre une dizaine de petits gagneurs tentant de placer des produits au "client", les lambeaux du soi-disant service public, m'ont permis de résister, y compris parce que la population de la ZUP en face de moi est vraiment très peu solvable !!!
Mais résister au quotidien aux petits chefs nuisibles et fliqueurs peut nécessiter quelque bouclier même modeste.
Fréquenter des facteurs et des trieurs et participer à leurs résistances en ne pouvant pas bosser à côté d'eux, c'est encore possible à travers les "journées de détachement syndicales" (certainement promises à la liquidation après la privatisation).
Voilà : si j'étais guichetier à plein temps, je n'aurais pratiquement pas de temps pour aller à droite ou à gauche dans l'un ou l'autre des 60 et quelques établissements postaux du département. Je ne pourrais même pas entrer dans l'étage des facteurs situé au-dessus des guichets où je bosse, parce que seuls les délégués syndicaux peuvent y pénétrer sans se faire barrer l'entrée par la hiérarchie.
Je considère qu'il est encore possible au sein de SUD de se servir de la couverture syndicale pour aider autant que possible ceux qui résistent, et ceux qui se débattent envers l'arbitraire quotidien des petits chefs.Evidemment, il ne s'agit pas de faire croire qu'un syndicat peut déclencher la grève générale insurrectionnelle, ni même une grève prolongée des postiers !
Qu'ai-je été soutenir comme conflits sociaux récemment ? Deux exemples.
- Fin octobre, une grève de 3 jours à 80% des facteurs de Vitré (environ 24 grévistes sur 29) contre l'obligation de distribuer durant 6 jours supplémentaires, les 29 tournées de facteurs avec 25 facteurs au lieu de 29.
- Début novembre, une grève de 2 jours de 15 agents de guichets sur 18 à Rennes (touchant simultanément 4 bureaux dans la ZUP) contre le manque de 3-4 emplois depuis 2 ans (entraînant heures supplémentaires non payées, stress, harcèlement managérial) .
Dans les 2 cas, les grévistes considèrent que le rapport de force nécessaire pour se défendre et être moins écrasé par le boulot quotidien serait une grève qui s'étende bien au-delà de leurs établissements.
Yann (un postier affranchi !)
18 novembre 2009
LES SYNDICATS ET L' APPAREIL D' ETAT
Recueil
de textes classés par année et pays
parus dans notre revue ECHANGES.Les titres en rouge seront validés
ultérieurement.
INTERNATIONA L
Scission au sein de la confédération syndicale AFL-CIO (115/2005-2006)
EUROPE
FRANCE
Le nouvel âge du syndicalisme ( 96-2001)
Les négationnistes de la lutte de classe (112-2005)
De la CGT Dalkia au collectif CGT-E (119/2005-2006)
Chez PSA à Aulnay : des questions pour une grève (2007)
Retraite : Les syndicats silencieux sur le renouvellement de l’AGFF, pourquoi ? (125-2008)
Réflexions sur l’accord de « modernisation du marché du travail » du 11 janvier 2008 (125-2008)
La loi sur la représentativité syndicale et l’indépendance des syndicats (129-2009)
Revue des revues : syndicats (n°130-2009)
Joe
Hill. Les IWW et la création d’une contre-culture ouvrière
GRANDE BRETAGNE
GB : accords syndicats -gouvernement 6/1976
GB. Lutte à Langley Mill : pourquoi le « closed shop » ? 14/1978
-Le remodelage des relations de travail en Grande-Bretagne 40/1984
-GB : Grève sauvage pour la reconnaissance d’un syndicat 66/1991
GB : syndicats et gouvernements face aux grèves sauvages 79/1995
ESPAGNE
-Espagne : assemblées et syndicats 15/1978
-Scission de la CNT espagnole 62/1989
-Discussion sur la scission de la CNT 63/1991
BELGIQUE
Belgique : le grand comité ouvrier n’existe plus 6/1976
Belgique. Occupation de la raffinerie RPB à Anvers. Qui dirige réellement une lutte autonome ? 18/1979
Belgique : la grève des Forges de Clabecq ; les limites d’un syndicalisme exacerbé 86 et 87/1998
ITALIE
-Italie : Le syndicat alternatif, quelques réflexions et commentaires 71/1992
-TRAVAILLEURS SANS SYNDICATS. Résistance de masse dans l’Italie fasciste et dans l’Allemagne nazie-118/2006
Italie : les « comités » en Italie 88/1998 Précisions sur Cellatex : des travailleurs devant les tribunaux « révolutionnaires » 95/2000
RUSSIE
Les syndicats en Russie77/1994
Fête contre la répression syndicale 43/1984
• RUSSIE. La renaissance des syndicats, p. 40 -119/2005-2006
ASIE
CAMBODGE
-Cambodge : Syndicats pro-patronaux à Pnom-Penh
INDE
Inde : Comités ouvriers et syndicats 16/1978
Inde : de nouvelles méthodes contre la collusion direction-syndicat-Etat 85/1997
AMERIQUES
-Joe Hill. Les IWW et la création d’une contre-culture ouvrière
La puissance des teamsters en Alaska 5/1976
Au Chili les tanks, en Europe les syndicats 11/1977
Etats-Unis : Le syndicat et l’évolution des technologies 42/1984
Les syndicats dans le livre aux Etats-Unis 43/1984, 44 et 46/1985
Syndicalisme et luttes 56/1980
Syndicat d’ouvriers agricoles 62/1989
Débat sur le syndicalisme alternatif 71/1992
Encore et toujours le même débat 76/1993
Aujourd’hui les comités d’entreprise 79/1995
Syndicalisme, pression mondiale vers la libéralisation et dirigisme national Un siècle de syndicalisme dans le sous-continent 84/1997Histoire.
SUR LES CONSEILS
« Garde-toi de tout mythe ! » Entretien avec Cajo Brendel sur le communisme de conseils
14 novembre 2009
Zambie :Émeutes ouvrières dans la mine de cuivre de Konkola Copper Mines.
Patronat
et syndicat gèrent la crise.
C 'est à partir,de tensions sur le prix de la force de travail , dans les mines de Zambie qu'une émeute va éclater. Quelques temps avant son décès le président de la Zambie,(Levy Mwanawasa), avait rencontré les dirigeants de l'Union minière, tant il était inquiet de la situation de ce secteur sous pression sociale. Cette rencontre visait à envisager des mesures de paix sociale pour empêcher les grèves dans cette l'industrie1, pour ne pas décourager les nouveaux investissements.
En effet la situation dans les mines de cuivre, visant à augmenter les salaires, était d' autant plus critique, que tous savaient que les mines de cuivres faisaient d' énormes bénéfices du fait du boom des métaux dans le monde.
Le ministre des Mines, fut chargé
d' endiguer le mécontentement, à cet effet il avait même élaboré
une politique d' actionnariat permettant d'acheter des actions dans
le cuivre et les mines de vastes cobalt, quant au syndicat il se
positionnait nettement contre l' action des ouvriers.
«Nous
avons eu des discussions cordiales avec le président et présenté
nos vues sur les récentes grèves parce que parfois nous (les
syndicats) sont accusés d'incitation à la grève des travailleurs.
Nous voulons empêcher les grèves à venir par le dialogue"
Oswell Munyenyembe, secrétaire de la Muz, à Reuters .
Dans
ces conditions , la grève ne pouvait éclater qu' en dehors et
contre le syndicat, sous la forme maintenant systématique d' une
explosion de colère visant directement les exploiteurs et leurs
représentants.
A KCM, le mouvement s' enclenchera, quand des travailleurs de l'exploitation Nchanga refusèrent de prendre leur poste, en exigeant qu'il leur soit communiqué le résultat des négociations salariales. La situation était tendue, et des pierres commençérent à fuser de tous cotés, deux camions à benne appartenant à des entrepreneurs furent endommagés . Seize maisons et trois voitures appartenant à des familles d'expatriés ont également été atteintes. Des mineurs, selon Kharkar le porte-parole de KCM, ont aussi brûlé deux véhicules et démoli des abris pour les employés d'un entrepreneur chinois . Un responsable du gouvernement a déclaré que les travailleurs, qui réclament des salaires plus élevés, ont également pillé des magasins dans la mine.
Rahur Kharkar a déclaré vouloir déplacer des mineurs impliqués dans la grève à l'entreprise Nchanga Unité opérationnelle intégrée avait arrêté les opérations de l'usine de résidus de lixiviation, Nchanga mine souterraine et le concentrateur.
Kharkar c 'est immédiatement rabattu sur le syndicat (la Mine Workers Union of Zambia (MUZ) et a tenu des pourparlers d'urgence pour trouver des moyens de mettre fin à la grève.
Selon Kharkar, avec l'aide de la
police des mines et de la Zambie, les émeutes ont été placées
sous contrôle. De son coté,le Secrétaire général du syndicat
Oswell Munyenyembe a déclaré que la police avait arrêté 30
personnes , après les émeutes et que "Le syndicat ne peut pas
soutenir toute forme de violence et nous vérifions que les policiers
rapportent que toutes les personnes arrêtées sont des mineurs»,
(Munyenyembe à Reuters)
"La production a repris.
Nous avons convenu avec les syndicats à mettre tout en ordre ",
a déclaré Rahul Kharkar .
Rappel de quelques grèves en Afrique.
Afrique du Sud – L’effondrement du
marché automobile a réduit l’utilisation du platine industriel.
Une seule firme, Lomain, licencie 5 500 travailleurs dans
32 de ses mines. Misère en cascade car immigrés ou pas, on
calcule que pour 30 % d’entre eux, un seul travailleur fait
vivre 8 personnes. L’industrie textile connaît les mêmes
problèmes qu’en Chine avec le refoulement des migrants intérieurs
et immigrants des pays voisins.
Liberia * -
27/3/2009 - 3 000 travailleurs de la plus grande plantation
d’hévéas, en grève depuis plusieurs semaines, séquestrent le
sénateur de la région qui tire lui-même dans la foule alors que la
police attaque pour le délivrer.
Afrique du Sud ’*3/6/2009 ’61 tués dans l’incendie d’une mine illégale abandonnée par Harmony Gold Mining.
Afrique du Sud –* 27/7/2009 ’Sur fond d’agitation sociale avec des grèves dans de nombreux secteurs, émeutes depuis le début de l’année dans les townships où vivent plus d’un million de parias. Plus de 25 manifestations violentes contre les conditions de vie (pas d’eau potable, pas d’électricité, pas de sanitaire). À Thokoza, à 40 km de Johannesburg, le 28 juillet, barrages de pneus enflammés, incendie d’une clinique, de bibliothèque. À 300 km de Johannesburg dans un autre township, la police est lapidée et répond violemment, des blessés. À Balfour (80 km de Johannesburg), les pillages, l’incendie de magasins et de voitures sont aussi violemment réprimés (des dizaines de blessés, des centaines d’arrestations). À Durban (port du nord), un mouvement des chômeurs sud-africains (SAUPM) oganise le pillage des supermarchés : 94 arrestations. La liste peut être allongée presque à l’infini.
note
1 En juillet 2009, une grève de quatre jours avait paralysé la mine de cuivre Kansanshi, une division de First Quantum Minerals (FM.TO).
12 novembre 2009
Murs virtuels ou murs réels, l’enfermement au nom de la protection
L’ORIGINE HISTORIQUE DE
L’ENFERMEMENT
Le passage du nomadisme à l’état sédentaire agricole a entraîné la nécessité de l’appropriation de la terre, moyen de production des besoins de la vie auquel le travail donnait et accroissait une valeur spécifique. Cette appropriation nécessitait des protections d’où l’apparition concomitante de systèmes politiques en fixant les limites juridiques et les moyens matériels (murs et force armée).
« Comparativement à l’ancienne organisation de la gens (de la tribu ou du clan), l’Etat se distingue premièrement par la répartition des ressortissants d’après la division territoriale.
[...] Le second trait distinctif de l’Etat, c’est l’installation d’un pouvoir public qui ne coïncide plus directement avec la population, laquelle s’organise en force armée. Ce pouvoir public spécial est indispensable parce que l’organisation de la population en armes est devenue impossible depuis la scission de la société en classes. [...] Ce pouvoir public existe dans chaque Etat. Il ne comprend pas seulement les hommes en armes mais encore des accessoires matériels, prisons et institutions coercitives de toutes sortes qu’ignore la société de la gens (1). »
Ainsi, la propriété voit se développer des organes matériels pour faire face aux menaces contre toute dépossession, à la fois contre les ennemis extérieurs et contre ceux de l’intérieur qui transgresseraient l’ordre social établi autour de la propriété du sol et de ses produits ou se révolteraient contre lui.
La nécessité de ces protections concerne les individus, et leur regroupement dans des royaumes petits ou grands, dans des empires. Tous ces regroupements doivent se construire pour protéger un ordre intérieur et se protéger contre des menaces extérieures : une fois qu’ils sont constitués, leur activité essentielle est de définir un ordre et d’assurer leur pérennité.
PROTECTIONS MATÉRIELLES ILLUSOIRES
Quelques exemples historiques : les empires romains, chinois
L’histoire est jalonnée de ces vaines protections qui devaient arrêter le cours de l’évolution historique des sociétés et assurer la pérennité d’une domination supposée être à l’abri de constructions territoriales matérielles.
Les empires chinois et romains eurent à la fois des marches de royaumes plus ou moins vassaux qui formaient des Etats tampons contre les « barbares » et que l’on ramenait à la raison par la force si besoin était. Mais face à des situations aléatoires, les deux empires romains et chinois construisirent des murailles.
Les Romains bâtirent le limes (mot latin qui signifie chemin de patrouille à la frontière), système de fortifications marquant la frontière entre l’empire et le monde barbare (les peuples ne parlant ni grec, ni latin). Les limes sont plus ou moins élaborés. Le plus célèbre est le mur d’Hadrien, construit à partir de 122 au nord de l’Angleterre. Le plus grand était établi le long du Rhin et du Danube, par une succession de tours de guet, de castella (fortins), de places fortes reliées par un réseau très dense de voies.
En Chine, la construction de la Grande Muraille a commencé sous la dynastie Qin, de l’an 221 à 206 av. J.-C. Son but était d’abord d’empêcher les troupeaux des tribus voisines de se mélanger avec ceux de l’Empire chinois, et ainsi d’éviter les conflits plutôt que d’empêcher une armée de passer : la muraille est aisément franchissable en raison de sa faible hauteur. Elle a pris au xviiie siècle sa forme actuelle pour empêcher les armées turques et mongoles d’envahir la Chine.
Aucune de ces « protections » n’a vraiment protégé les empires en question, même s’ils ont plutôt implosé que succombé à des invasions de l’ennemi de l’extérieur. Pas plus que les « murs » récents n’ont pérennisé une situation politique. La raison en est simple : les sociétés évoluent, soumises comme tout être vivant à un environnement économique et social, des techniques nouvelles apparaissent. Non seulement les murs deviennent obsolètes mais l’affaiblissement et les transformations internes font qu’ils ne correspondent plus aux situations qui les avaient fait paraître indispensables.
http://www.mondialisme.org/spip.php?article917
11 novembre 2009
RDA/RFA le mur tombe l' exploitation continue
Après
la grève de la métallurgie dans l’ex-Allemagne de l’est
Le 2 juin 2003, le syndicat IG Metall lançait un mot d’ordre de grève dans les cinq Länder de l’ex-RDA. Une grève que les " métallos " de l’Ouest n’ont pas toujours vu d’un bon oeil. Il reste bien deux Allemagne, mais la même tempête économique met à mal cinquante ans d’un système codifié de relations capital-travail. Il est difficile de comprendre ce qui s’est réellement passé dans les grèves des métallos d’Allemagne de l’Est, car leurs arrière-plans sont particulièrement obscurs :
les
difficultés politiques du pouvoir, qui doit faire face à une crise
économique majeure ;
les
restructurations, impératives pour le maintien de la compétitivité
et des profits, et qui mettent fin à un système basé sur une
croissance régulière, avec le plein emploi et une collaboration
étroite patronat-syndicats (la cogestion des grandes firmes) ;
l’intégration
dans l’Union européenne des pays de l’Est, tous limitrophes et
qui connaissent des coûts de main-d’oeuvre très inférieurs à
ceux des travailleurs allemands.
Quinze ans après la RDA, les nouvelles « Manifestations du Lundi »
Les « manifestations du lundi » tirent leur nom des manifestations populaires qui eurent lieu en République démocratique allemande (RDA) en 1989, précipitant la crise de la branche orientale du capital allemand. Le mouvement s’est développé à l’Est en réaction au projet gouvernemental « Agenda 2010 ». Pour restaurer les profits, il s’agit pour le capital en Allemagne, comme presque partout en Europe, d’intensifier l’exploitation et d’abaisser les coûts nécessaires à la reproduction de la classe ouvrière. L’offensive est brutale et multiforme : retraite à 67 ans, cherté des soins, allocations chômage réduites, chantages à la délocalisation, annualisation et allongement du temps de travail, précarisation accrue, salaires au rabais, etc. Les lois Hartz - refonte des allocations chômage et extension massive du travail précaire - touchent plus directement les Allemands de l’Est (avec un taux de chômage officiel de 20 %, soit plus du double de celui de l’Ouest), les « cobayes » depuis 1990 de ces plus ou moins nouvelles formes d’exploitation.
Devant l’ampleur des manifestations (plus de 100 000 personnes à l’Est), le gouvernement rouge-vert s’est empressé de critiquer la reprise de l’expression « Manifestations du lundi », si lourde de sens (quinze ans presque jour pour jour après les faits), se permettant de dispenser à cette foule qui se rassemble en masse, depuis maintenant sept semaines tous les lundis à 18 heures, quelques leçons d’histoire officielle : la République fédérale allemande (RFA) n’étant pas une dictature, parler de « Manifestations du lundi » serait une « calomnie historique ».
Les luttes des ouvriers du bâtiment de Berlin (Echanges n° 80 (juillet-décembre 1995).
Quelques informations de base : Crise et expansion
Aujourd’hui, le secteur du bâtiment de Berlin-Brandebourg est à la fois dans une situation d’expansion et de crise. La plupart des entreprises ont une productivité relativement basse et sont souvent lourdement endettées. Ces secteurs du bâtiment et des travaux publics qui dépendent des investissements publics (la construction des routes, par exemple) souffrent des réductions de crédits affectés au développement des infrastructures par les autorités régionales et locales. De plus en plus de sociétés font faillite, particulièrement celles d’Allemagne de l’Est. Souvent, celles qui sont des sous-sous-traitantes sont le plus sévèrement touchées par la concentration du capital.
10 novembre 2009
Un article de Cajo Brendel, A. Vega
Signification de la révolte de Juin 1953 en Allemagne orientale
Les événements de juin 1953 en Allemagne Orientale sont une manifestation de la crise générale du bloc russe. L’élément essentiel de cette crise est la résistance de la classe ouvrière à l’exploitation de la bureaucratie (1).
Le mouvement d’Allemagne fait écho aux grèves de Tchécoslovaquie, à la sourde opposition des ouvriers russes qui a déterminé les récentes concessions du régime en U.R.S.S.
L’élément fondamental de la production, le prolétariat, refuse de collaborer à des tâches qu’il ne reconnaît plus comme les siennes. La division du régime bureaucratique en classes et l’antagonisme irréductible des intérêts de ces classes, apparaissent au grand jour.
Cliquer pour la suite
http://www.mondialisme.org/spip.php?article972
09 novembre 2009
A Berlin, un mur est tombé, mais la misère continue!
Un
mur tombe
et la misère continue!
1. A l'Est, rien de nouveau!
Depuis quelques mois, les bourgeois de l'Est de l'Europe opèrent localement une transformation spectaculaire (1) dans la gestion du capital et l'encadrement du prolétariat. En Pologne, en Hongrie, en Allemagne de l'Est et en Tchécoslovaquie, on réforme à tout va, on restructure, on multipartise, on "libéralise" la presse, etc., dans "un grand souffle de liberté", comme le chante la langue de bois démocratique des médias mondiaux. Mais que cachent ce chambardement, ce réel remodelage des fonctionnements de la bourgeoisie et à quoi correspondent ces réformes? Elles correspondent essentiellement à la nécessité pour la bourgeoisie de gérer la crise en défendant son taux de profit, tout en prévenant et en court-circuitant les inévitables révoltes consécutives à la pression économique que subit le prolétariat.
La crise du Capital n'a pas de frontières... mais elle s'exprime différemment selon la façon qu'ont les bourgeois locaux de l'endiguer! L'économie des pays de l'Europe de l'Est est ruinée, effondrée. Des informations recueillies çà et là illustrent l'absence de travail et la faiblesse de la productivité: tel ouvrier, en Tchécoslovaquie, dit que dans son imprimerie "on ne travaille réellement que deux jours par semaine"; tel autre, toujours en Tchécoslovaquie, dit que les ouvriers "perdent parfois la moitié de leur temps de travail à cause d'une mauvaise organisation". D'ailleurs, là-bas, les prolétaires appellent leur paie un "soutien au chômage" car ils se considèrent tous à moitié chômeurs; telle ouvrière en RDA, parle de 5O% d'absentéisme dans les usines. Un ouvrier russe résume bien la situation par cette boutade: "on fait semblant de travailler et l'Etat fait semblant de nous payer"!
L'hypocrisie démocratique s'illustre encore une fois particulièrement à travers les "cris du coeur" des médias: "il faut aider la Pologne à passer l'hiver!". Comme si le Capital laissait une place à l'aide, à la solidarité, à la fraternité! La seule raison pour laquelle les bourgeois lâchent du pain, est leur peur de voir la faim se transformer en une remise en question violente de leur ordre terroriste. Les émeutes de la faim en Argentine viennent encore de nous montrer récemment la vitesse avec laquelle les bourgeois savent se montrer généreux lorsque le prolétariat s'énerve: quelques heures après la première émeute, des camions entiers de nourriture étaient envoyés dans les quartiers ouvriers!
Le protectionnisme relatif défendu à l'Est ainsi que la structure rigide de l'Etat dans cette zone, a eu comme effet que dans la guerre impitoyable que se livrent les bourgeois entre eux, les constellations capitalistes et fractions aujourd'hui dominantes que représentent, par exemple, la CEE ou les USA ont pris le dessus et ont dicté leur loi aux accents plus franchement libre-échangiste.
Il était donc d'une nécessité criante pour ces nations d'Europe centrale de restructurer "leur" économie, à la fois pour compenser, par la baisse du salaire social des ouvriers, les pertes capitalistes, et à la fois pour empêcher que les prolétaires ne se révoltent et ne rejettent tout réformisme, toute alternative bourgeoise. Ici encore, la bourgeoisie a su s'adapter avec une rapidité et une souplesse incroyable.
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du GCI ( groupe communiste internationaliste)
02 novembre 2009
Pourquoi faut il que la sécu soit en déficit permanent ?
Nous
avons déjà, à plusieurs reprises, dénoncé le scandale de la CSG
et CRDS organisé par l' état tant de gauche que de droite. Dénoncé
ce fait qu'il faut que la sécu
soit en permanence en déficit, car sa dette est transformée en
produit financier directement prélevé sur la quasi-totalité des
revenus, y compris les allocations familiales, les allocations
chômage et prochainement sur les produits d'épargne1.
Cet impôt instauré en 1996 ce voulait provisoire et devait, par l' emprunt sur les marchés internationaux combler les déficits de la Sécurité sociale entre 1993 et 1995. L'Etat se chargeant d' endetter le peuple à son insu, en mettant à la disposition du capital international, l' un des meilleur placement financier de la planète, une rente de situation directement prélevée sur les salaires, pensions ...) qui sera noté au plus haut niveau par les principales agences de notation.
Ici, nous passons sur tout l' historique ayant mené à cette situation, Nous l'avons déjà fait dans un article en 2004 « CSG et CRDS, un racket permanent de l’Etat (Echanges 110-Automne 2004) ». Nous retiendrons seulement que le scandale était si énorme que Simone Weil accusa le gouvernement de « faire payer deux fois les Français ».2
En effet, un véritable complot a été ourdi, pour liquider le système de protection sociale, au profit des sociétés d’assurances ( les complémentaires santé). La loi du 30 décembre 1995 autorisa le gouvernement, en application de l’article 38 de la constitution, à réformer le système de protection sociale .La voie était enfin dégagée pour que l’Etat, mette en place un nouvel étage de prélèvement sur le monde du travail par la création de la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades).
Mise en place le 24 janvier 1996, sa dénomination indique le sens de sa mission : faire payer aux salariés, retraités, chômeurs... les 137 milliards de francs de dette de la Sécurité sociale d’ici 2009, plus les intérêts exigés par les prêteurs.
Le déficit chronique de la Sécurité sociale doit continuer, pour alimenter le juteux marché de la dette sociale et des placements financiers auprès de la Cades. Donc en 1997, le ministère de l’économie et des finances annonce le prolongement de la Cades pour cinq ans (du 31 janvier 2009 au 31 janvier 2014) pour éponger les nouvelles dettes.
Nous sommes fin 2009 , et le trou de la sécu est de nouveau au rendez vous. Il devrait se situer aux alentours de 20 milliards d'euros, en hausse par rapport aux précédentes estimations qui évaluaient le déficit à 15 milliards. Même le sénat commence a se poser des questions sur l' utilité de la CADES.
« A titre d’exemple, si la CADES avait été préservée de toute manipulation (hormis la réouverture de 1998), elle aurait pu dans le cadre du scénario central, amortir la totalité de ses dettes au minimum dès 2011 épargnant aux contribuables le versement de deux ans de CRDS, soit 14,2 milliards d’euros, soit plus de 90 milliards de francs.(extrait du Rapport N° 248 du sénat 2002/2003 sur la situation de la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES), Par M. Alain VASSELLE, Sénateur. )
Mais comme on dit « a qui profite le crime » ?Il n' est pas facile de le savoir, ce n' est certes pas secret mais plutôt discret, néanmoins voici ce que nous avons glané, sur le site de la CADES qui fait état des intérêts servis aux prêteurs:
10 milliards de francs 4% à l'échéance 12 octobre 2000.
18,859 milliards de francs 5,50% à échéance 25 avril 2002.
15,299 milliards de francs à 6% à échéance 25 juillet 2005.
17,123 milliards de francs 6,25% à échéance 25 octobre 20007.
650 millions de francs 5,18% à échéance 16 avril 2003/2008.
La facture finale, des intérêts de la dette, est colossale. Selon la cours des comptes, la charge d’intérêts des emprunts contractés par la cades s' élève à (2,9 Md€ par an en moyenne sur la période 2005-2009 ,contre 1,4 Md€ sur la période 1996-2004), soit un total de 25,7 milliards euros versé au capital financier depuis 1996. A noter qu' en dehors d’une modification de son assiette en 2004 (qui est passée de 95 % à 97 % des revenus) la progression de la CRDS résulte uniquement de la dynamique des revenus. De 1996 à 2005, le produit de la CRDS a augmenté de 61,4 %. Or dans le même temps, (du fait de la charge des intérêts de la dette ) la dette à résorber à été multipliée par 2,4. et avec la crise et le chômage, les recettes s' amenuisent amplifiant l' endettement.
Les grands bénéficiaires sont :
« Une compagnie d’assurance-vie a pris 1 milliard d’un coup » ( La Tribune du 27 septembre 1996) selon le même journal l’emprunt a trouvé preneur « auprès d’une communauté d’investisseurs diversifiée, incluant principalement des assureurs et des gestionnaires français, certes, mais aussi des banques allemandes, belges et luxembourgeoises, des fonds britanniques et italiens, et jusqu’à une banque centrale du Moyen-Orient ».
Mais aussi ,ABN Amro Barclays Capital BNP-Paribas CDC Ixis Crédit Agricole Indosuez Crédit Suisse First Boston Deutsche Bank Dresdner Kleinwort Wasserstein HSBC-CCF JP Morgan Lehman Brothers Merrill Lynch Morgan Stanley Natexis Banques Populaires Nomura Schroder Salomon Smith Barney Société Générale.
Le dernier emprunt de la CADES, le cinquième en 2009 , s'élève à 1,25 milliard de dollar US ce placement va alimenter le capital financier international dans les proportion suivantes:
En
Europe pour 47 %, en Asie pour 30%, au Moyen-Orient pour 16%, et en
Amérique pour 7 %,
L’emprunt a été majoritairement souscrit
par les banques et les banques centrales pour respectivement 45% et
41%, 10% par des gérants de fonds et par d’autres investisseurs
(assurances et banques de détail) pour 4%.
Voir aussi l' article percutant du CROAC cliquer sur dossier en haut puis sur l' article « « le trou » de la sécu après les truquages le délire ! » et le site du journaliste Denis Robert contraint de jeter l' éponge ( sa vidéo).
Gérard .Bad novembre 2009
Notes
1Le gouvernement souhaite désormais soumettre aux prélèvements sociaux (CSG et CRDS) les contrats multisupports dont le capital était exonéré de CSG et de CRDS (12,1%) en cas de décès. Selon la presse, les recettes escomptées pourraient atteindre 270 millions d'euros.
2 Cette dette de 110 milliards de francs aura donc été payée deux fois : une première fois via la hausse de la CSG décidée en juillet 1993 (1,4 point) et la seconde par l’instauration de la CRDS.
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