04 juillet 2009
Bangladesh: émeutes de prolétaires.
Bangladesh: L'industrie de l'habillement aux prises avec de nouvelles émeutes de prolétaires.
29
juin 2009-Dans la zone industrielle de la banlieue de Dhaka, les
émeutes sont montées à de nouveaux sommets. Des milliers de
travailleurs ( environ 50 000) ont manifesté leur colère en se
dirigeant vers Dhaka Export Processing ,Zone où de nombreuses usines
sont situées. La police a bloqué la manifestation et les
affrontements ont commencé , gaz lacrymogènes et balles en
caoutchouc .Il est fait état de 100 travailleurs blessés.
D'
autres travailleurs , qui ont rejoint les manifestants, les ont
informé que le travail se poursuit normalement à l'usine de Groupe
Hamim complexe. Vingt mille ouvriers ont donc commencé à marcher
vers ce complexe pour y déclencher la grève. Comme le nombre de
manifestants dans la région est passé à 50.000 , les forces de
sécurité ont été tout simplement dépassés; de Dhaka District de
police a dit: «400 policiers supplémentaires était à l'avant
garde des grandes usines. Nous avons essayé de notre mieux pour
disperser la foule, mais ils étaient trop nombreux " , Une
vidéo sur internet montrait une situation semblable en Chine, ou la
police fut mise en déroute totale pas la submersion du nombre.
On
signale que certains « travailleurs » (on ignore si ces
travailleurs sont les travailleurs du vêtement de sécurité ou de
l'usine et / ou de la gestion du personnel ); tentèrent de défendre
l'usine et se sont heurtés avec les manifestants alors qu'ils
s'approchaient .Les manifestants reprochaient aux ouvriers de la
Hamim complexe de ne pas avoir rejoint la protestation consécutive à
la mort de deux travailleurs du vêtement abattu par la police.
Finalement les travailleurs divisés en petits groupes prennent
d'assaut le complexe dans la matinée. Ils aspergeront les bâtiments
avec de l'essence, trois usines de vêtements, deux usines de
lavage, deux entrepôts de tissu ... plus de 8000 machines, une
énorme quantité de confection, de tissus, trois bus, deux
camionnettes de ramassage, deux minibus et une moto ont tous été
réduits en cendres.
Une fois les bâtiments en feu, les
émeutiers vont bloqués l'autoroute pour que les services d'incendie
ne puissent intervenir et stopper les incendies et ce jusqu' à ce
que les bâtiments soient réduits en cendres. Pendant ce temps, des
groupes issus d'autres travailleurs sillonnaient la zone et ont
attaqué et saccagé 50 usines et 20 véhicules. Une épaisse fumée
noire pouvait être vu au dessus de la ville.
Bien que dans
des déclarations publiques, les patrons de vêtements ont tenté de
maintenir la confiance en jouant de la santé économique de
l'industrie, il semble que certaines entreprises commencent à
ressentir le pincement de la crise économique.
C' est la fermeture des unités de S
Suhi Industrial Park Ltd qui a été au centre de la plus récente
agitation ouvrière des usines de vêtements dans les zones Ashulia
et Savar. Les travailleurs des unités fermées de même que d'autres
travailleurs mal rémunérés à proximité de certaines usines, qui
ne vont pas si bien, ont lancé un mouvement de réouverture des
unités et de revalorisation des salaires. A défaut de retrouver un
emploi, ils ont commencé à s'unir et à menacer d'arrêter la
production d'autres usines. La crise économique mondiale augmente
déjà la pression de conditions de travail, baisse des salaires
réels / pouvoir d'achat due à l'inflation et la réalité ou la
menace du chômage, au Bangladesh, une baisse de revenus est un pas
de plus vers la famine, de nombreux travailleurs du vêtement sont en
permanence sous-alimentés. Mais ce qui inquiète le plus la classe
dirigeante, c' est la propagation de cette lutte de classe à d'
autres régions, notamment la ville portuaire de Chittagong, un
autre centre de l'industrie du vêtement, avec 700 usines. La
sécurité a été renforcé par une surveillance spéciale de
Chittagong du fait du contexte de violence dans les usines de
confection de Dhaka.
( sources diverses)
03 juillet 2009
Dans le monde une classe en lutte- juin 2009
Dans le monde une classe en lutte- juin 2009
1°)-LES DIFFERENTES FORMES D’IRRUPTION DE LA VIOLENCE DE CLASSE DANS LE MONDE
La grève, sans plus
La grève sauvage et les grèves de solidarité
Les dirigeants séquestrés
Le sabotage
Le blocages d’usines, de dépôts, d’axes routiers ou ferroviaires par des piquets de grève ou des manifestations
Quand les militaires s’en mêlent
Les occupations de tous bâtiments (usines, bureaux, lieux publics…)
Manifestations sociales ou sous couvert politique. Émeutes conséquentes
Quand il est dangereux de faire grève ou quand on a tout épuisé
Trouver d’autres formes de lutte
Trouver d’autres organismes de lutte
2°)-UNE AUTRE PRESENCE DES LUTTES LE TISSU DES RESISTANCES
3°)-LES BATAILLES AUTOUR DE L’IMMIGRATION
4°)-LA REPRESSION DEVIENT GENERALE ET S’ETEND A TOUS LES DOMAINES
5°)-LA FONCTION DES SYNDICATS :-AMENAGER LA CRISE POUR SAUVER LE CAPITAL
6°)-LES RAVAGES DU CAPITAL
http://www.mondialisme.org/spip.php?article1302
02 juillet 2009
Equipementiers:les autorités allemandes dénombrent 45 faillites d'équipementier depuis novembre 2008
Infobref
-2 juillet 2009 N° 258
Secteur automobile
Alors que de sources officielle , les autorités allemandes dénombrent 45 faillites d'équipementier depuis novembre 2008, la liste s' allonge elle aussi en France. L' équipementier Sonas Automotive, vient d' être repris par le groupe Halberg, un sous traitant automobile qui emploi 4300 salariés ( France et étranger). Le nouveau propriétaire n' a pas caché qu'il entendait réduire les effectifs de 850 actuellement à 593. Les salariés licenciés, ont obtenu du tribunal des indemnités de l' ordre de 18 000 euros plus 400 euros par année d' ancienneté. Pour ceux de New Fabris, un spécialiste d'usinage de pièces pour PSA et Renault, la liquidation judiciaire a été prononcée et du même coup c' est 366 salariés qui recevront leur lettre de licenciement de cette entreprise de Châtellerault. Ceux de Heuliez, ont voté la fin de la grève, après avoir découvert dans la presse les repreneurs potentiels de l' entreprise, un plan social est tout de même envisagé en fonction du repreneur.
Michelin, quant a lui vient de confirmer (17 06 2009) son intention de réorganiser son secteur, il va mettre en place un nouveau plan social prévoyant la suppression de 1093 emplois. Les plus touchés sont ceux du site de Noyelle-lès-Seclin, dans le Nord de la France qui seront ventilés sur d' autres sites.
En Allemagne, Opel à réussi à obtenir que les salariés renoncent à une partie de leur salaire ( leur prime de vacances) afin d' acquérir des participations de l' entreprise.
Nuevo exito de la huelga general en el sector del metal, que colapso todos los accesos a la factoria de Citroen
Extraits traduits du Gallicien( Galego) :
Nouveau succès de la grève générale dans le secteur de la
métallurgie qui a entraîné le blocage de l'usine Citroën de Vigo:
infos diffusées par la C.I G.
Dix-septième jour de grève.
Les ouvriers en assemblée votent pour une manifestation à St
Jacques de Compostelle( Santagio de Compostela) le lundi 29 juin.
Au
dix-septième jour de grève plusieurs milliers de travailleurs
ont bloqué les accès de Citroên-partiellement - et bloqué
totalement la circulation sur l'avenue où est situé cette usine.
la
manifestation et le blocage sont à la seule initiative de C.I.G.,
les CCoo et UGT préférant jouer aux jaunes ( galego: esquirois; esp
: esquiroles; ang : squirrel; fr : écureuil...)
Présence de plus
en plus massive des policiers
Piquets à Citroên : dès six
heures du matin malgré la présence massive des forces de l'ordre
qui ont réussi à empêcher la formation de piquets près de
l'usine. Les policiers étaient sur place depuis quatre heures du
matin et ont arrêté un ouvrier manifestant puis l'ont relâché.
Petite charge à Metalship
Forte présence des piquets à Metalship, arrêt de travail des
ateliers de cette usine, charge brutale des forces de l'ordre qui ont
tenté à coups de matraques et de balles caoutchouc de disperser les
piquets et ont opéré plusieurs arrestations.
Assemblée à
Barreras
A partir de neuf heures du mat jonction des
piquettistes à Barreras pour assemblée. Présence du secrétaire
confédéral pour les négociations collectivesl de C.I.G. Rappel par
le syndicalistes de la lutte de 2007, où des peines de prisons ont
été prononcées contre les grévistes ce qui a entraîné une
division syndicale.
Rupture de l'unité syndicale
Rappel de la position de C.I.G. sur les heures sup.en semaine et pour les week-end: pas d'heures sup tant que le patronat n'aurait pas de propositions concrètes, décision prise après deux mois de tergiversations patronale ; CCoo et UGT se sont abstenus à ce sujet. Le secrétaire confédéral a insisté sur l'attitude négative des deux syndicats et appelé à la reprise unitaire des actions.
Marche sur Compostelle/ Métal en lutte
Programmé pour ce
lundi 29 juin .
Manif en ville ( Vigo).
Délégation des travailleur/euses de l'Hôpital Général de Cies en soutien aux métalos.
Heurts devant Citroën . Nouvelles charges policières ;
rassemblement devant Citroën
Succès du blocage des avenues ;
retour à l'unité.
La
rencontre internationale des travailleurs de l'automobile (CITA) qui
va se tenir à Hanovre du 15 au 18 octobre se rapproche. Une fois
l'été passé, nous rentrerons dans la phase finale d'organisation
concrète du déplacement à Hanovre.
Dans le cadre de
la préparation à cette rencontre internationale, une
délégation de travailleurs de Daimler Benz d'Allemagne sera de
visite à Paris le week-end des 3, 4 et 5 octobre avec deux
temps forts :
-
Vendredi
3 juillet
sur le parking de PSA à Aulnay à la relève des équipes (14h)
-
Samedi
4 juillet
pour une rencontre et débats, à 15h à la Bourse du Travail de
Saint-Denis (M° Porte de Paris)
Prestataires de service
Le centre d' appels téléperformance le Mans en grève pendant 9 jours
( extrait la FEC FO)
Après neuf jours d’arrêt de travail à Téléperformance du Mans, les grévistes ont dû, ce lundi 4 mai, forcer le barrage des vigiles, investir les locaux et bloquer la direction face à l’intransigeance de celle-ci sur la revendication de la généralisation de la prime objectivée à tous les salariés.
Rappelons que la revendication à l’origine de la grève était celle de l’attribution d’une prime fixe de 600 euros.
La direction générale de Téléperformance France a, dès le début du mouvement, opposé son veto à toutes négociations sur la fixité de la prime, préférant engager un véritable bras de fer avec les salariés, escomptant ainsi sur leur épuisement financier et physique.
Assurances
Aux AGF, des licenciements...qui ne disent pas leur nom
( extrait du bulletin du Syndicat Démocratique des Employés Mécontents) SDEM.du 2/7/2009
On nous avait servi la cuisine du « zéro licenciement » en février 2008 à l’annonce de la fermeture de Reims, Montpellier, Nice et Grenoble prétendant qu’il ne fallait pas s’inquiéter car tout se passerait bien avec de bonnes négociations.
Eh bien, force est de constater qu’il n’en est rien, au moment où l’on nous annonce par mail «actualités opérations» la fermeture de Nice dans des termes plus que douteux : « Je tiens tout particulièrement à souhaiter aux collaborateurs qui s'engagent dans un nouveau départ, au sein de l'Entreprise ou en-dehors, une pleine réussite dans leur futur projet. »En effet, si certains s’en tirent correctement, combien de nos collègues sont aujourd’hui «en dehors» des AGF sans qu’ils ne soient aucunement volontaires ? Combien y a-t-il exactement de salariés licenciés sur les sites qui ferment ? Très difficile à savoir.
Un exemple : Reims. La fermeture a eu il y a trois mois le 30 mars. On devrait donc tout savoir avec précision sur ce site où il y avait 71 salariés. Si l’on prend la revue (N°63 04/09) de l’amicale des retraités AGF qui a suivi l’affaire de près, on a 40 retraites, pré-retraites ou « négociations », une dizaine de mobilités sur Paris, une sur Châlons-en-Champagne et 10, ayant opté pour une « démission » (!) faute de solutions adéquates. On pourra penser que la revue est mal renseignée ?
Prenons donc les chiffres « officiels » de la DRH centrale à la réunion de CEC du 25 mai (Plan d’adaptation : point d’avancement de la mise en œuvre sur le volet RH) : sur 71 salariés, 16 préretraites, 12 mobilités acceptées, 2 départs volontaires, et 41 « notifications », rubrique fourre tout dans laquelle la direction met à la fois des seniors qui préfèrent être licenciés et aux Assedic qu’en préretraite, et des salariés qui se retrouveront chômeurs. Donc combien de licenciés ?
On ne sait pas exactement.
La direction a choisi le brouillage et l’opacité pour mieux dissimuler ses sales coups !
Informatique : surmenage et salariés prestataires virés !
Fin 2007, les études informatiques furent scindées en deux directions : DSI (Directions de Systèmes Informatiques) chargés des études, et Direction du Développement, chargée de la réalisation. L’objectif annoncé était une optimisation du travail mais pour beaucoup d’entre nous, le travail fut parcellisé, les équipes éclatées. Cette restructuration semblait un préalable à l’externalisation à terme du développement informatique.
Cette nouvelle organisation nous avait été « vendue » à « iso effectif » (effectif sans changement) par la direction mais dès le début, les effectifs des équipes ont diminué, avec, au mieux, remplacement par des salariés en contrats de prestation. Et la direction a engagé jusqu’en 2010 un plan de 29 suppressions de postes à la Direction du Développement mainframe, avec convocations individuelles à la DRH pour susciter, obliger parfois, à la mobilité, interne ou externe aux AGF. En même temps s’est ajouté au travail réel une couche exacerbée de tâches bureaucratiques, souvent artificielles :
Coaching, « reporting », « validationning », autant de temps passé pour conforter l’autosatisfaction des dirigeants d’AGF dans leur politique !
Et maintenant, c’est l’arrêt précipité des contrats d’une centaine de prestataires en informatique qui est annoncée pour début Juillet 2009.
Il s’agit bien à nouveau de réelles suppressions de postes à l’informatique déjà complètement surchargée, puisque ces salariés de sociétés prestataires effectuent de fait le même travail que les salariés AGF. C’est un sale coup pour eux et cela signifie le report du travail sur ceux qui restent. L’avenir n’est pas dans la réduction du nombre d’informaticiens et le camouflage de la dégradation des conditions de travail, mais au contraire dans l’embauche de nombreux jeunes etde tous les prestataires qui le souhaitent !
30 juin 2009
Grève sauvage chez Total en Grande-Bretagne
De nouveau une grève sauvage qui rapidement fait tache d’huile
« Pour moi et pour les
900 autres, les dés sont jetés. Je n’ai jamais encore fait grève
de ma vie. Total doit comprendre que les chiens sont lâchés »
(un ouvrier sur le site de Lindsey)
Dans le n° 128 d’Echanges (p.16) nous avions analysé une grève sauvage de travailleurs contractuels employés par des sous-traitants dans des chantiers d’aménagements de centrales électriques. Nous avions souligné qu’au-delà de certaines connotations nationalistes xénophobes, cette lutte avait signé un événement très significatif pour la lutte de classe dans le Royaume Uni : le retour des grèves sauvages et de grèves de solidarité de grande ampleur, précisément ce que la législation conservatrice des années 90 sous Thatcher avait cherché à éliminer et que les gouvernements Labour avaient préservé.
La grève sauvage qui vient de se dérouler dans la deuxième quinzaine de juin présente les mêmes caractères. Le fait qu’elle ait éclaté sur le même site et se soit étendue dans les mêmes sites qu’en février dernier confirme bien cette tendance d’une libération de la camisole de force que toute cette législation prétendait imposer aux luttes. Avant d’aborder cette dernière lutte, il nous paraît nécessaire de rappeler brièvement de quel tissu était fait ce conditionnement législatif très contraignant de toute initiative de base dans le conflit capital-travail.
La grève n’est légale que si elle a été précédée d’un vote majoritaire par correspondance à bulletins secrets organisé par un syndicat sur une revendication précise concernant les seules conditions de travail des seuls travailleurs liés par contrat à une entreprise juridiquement définie (ce qui exclut toute grève à caractère politique ou toute grève de solidarité). Toute action découlant de ce vote majoritaire ne peut être lancée, pour cette seule revendication que dans un délai de six semaines après le vote en question. Les piquets de grève qui peuvent être établis au cours de cette action sont limités à six travailleurs et ne peuvent concerner que l’entreprise considérée : tout piquet « secondaire » qui pourrait être établi ailleurs pour soutenir ou étendre la grève est strictement interdit. Une grève qui ne respecterait pas strictement cet arsenal de conditions est illégale et en même temps « inofficielle » car il est interdit, sous peine de sanctions sévères, à un syndicat de la patronner et de la soutenir même « officieusement ». Les sanctions pour le syndicat qui se placerait dans l’illégalité peuvent jusqu’à la confiscation de tous ses biens, ce qui n’est pas de pure forme car une telle confiscation a été prononcée à plusieurs reprises. En fait, aujourd’hui, aucun syndicat ne se risque à soutenir une grève sauvage, encore moins à organiser une grève « illégale »
Le théâtre d’origine de la présente grève sauvage est de nouveau la raffinerie Total de Lindsey (Lincolnshire) (Lindsey Oil Refinery, LOR) et la grève va s’étendre dans les autres sites en réparation ou construction des raffineries et des centrales électriques. Le point qui mérite d’être souligné est que tous ces mouvements touchent d’une part le secteur privé (alors que la plupart des luttes concernaient le secteur public ou parapublic) et d’autre part le secteur crucial de l’énergie au point que certains ont pu parler de coupures possibles d’alimentation électrique (une réminiscence des jours sombres de 1973 où l’Angleterre s’était trouvé sans chauffage, sans trains et contrainte à trois jours de travail par semaine) (1). Au même moment où éclate cette nouvelle grève, la Grande-Bretagne connaît depuis des mois une récurrence de grèves notamment dans les transports, les services municipaux et les postes ; la crise a aussi aggravé les difficultés de beaucoup des « assistés » (2). Une vague de grève dans ce secteur clé de l’énergie pourrait entraîner une crise sociale beaucoup plus grave. C’est la raison pour laquelle le porte parole du gouvernement tout affirmant que cette nouvelle grève de Lindsey est une affaire privée « entre la compagnie et les travailleurs » ajoute que le premier ministre « espère que cette situations sera résolue aussi rapidement que possible ». C’est assorti d’une observation lourde de menaces mais aussi aveu d’impuissance que « la position du gouvernement est que les grèves sauvages et les manifestations ne sont jamais la bonne réponse aux problèmes de relations sociales »
Sur le site de Lindsey, 9 entreprises sous-traitantes oeuvrent pour la construction d’une unité d’hydrodésulphurisation du pétrole de la raffinerie Total. Cette multinationale a déjà, lors de la grève de février dernier, souligné le retard pris dans cette construction (plus de 6 mois aujourd’hui), ce que des commentateurs financiers avait attribué à l’impossibilité d’imposer aux prolétaires britanniques une productivité « normale » (3). Total en rajoutera cette fois-ci en soulignant la « performance excessivement médiocre » et la « faible productivité » des travailleurs sur le site. La fin de la grève de février n’avait pas atténué la combativité sur le site de Lindsey. Le 6 mai dernier, 30 travailleurs du site s’étaient mis en grève, semble-t-il sur la même question de l’emploi de travailleurs non britanniques qui avait été au cœur de la grève de février. Aussi en mai une autre grève similaire avait éclaté sur le site de Milford Haven et avait commencé à faire aussi boule de neige (4). Il est possible que les sous-traitants tout comme Total aient voulu reprendre le dessus suite à la capitulation de février dernier et risquer ainsi l’épreuve de force. Il est difficile de dire si le moment était bien ou mal choisi : les deux syndicats GMB et UNITE impliqués dans la représentation des 30 000 métallos de la construction de ces unités industrielles organisaient présentement un vote dans l’éventualité d’une grève sur les salaries et la sécurité d’emploi ; dans les préparatifs de ce vote, ils se heurtaient à un refus de coopération de la part tant des entreprises concernées que du syndicat patronal de ce secteur.
Il est difficile de démêler l’origine du conflit tant du côté patronal que du côté ouvrier. La position patronale peut sembler dans la logique du monde des affaires : le sous-traitant Shaw terminant son programme de travaux trouve normal de licencier 51 (5) des travailleurs qu’il a employés jusqu’alors sur le chantier. Cela alors qu’au même moment un autre sous-traitant auquel est confiée une autre tâche embauche pour les travaux qu’il a sous-traité : il n’a, en principe, aucune obligation d’embaucher les travailleurs licenciés par l’autre sous-traitant. Mais l’ensemble des travailleurs de la sous-traitance voient les choses différemment au nom de conventions qui semblent plus coutumières qu’écrites (il est question dans les récits de la grève d’un « Blue Book » qui comporterait de tels engagements) et que leur respect dépende autant du rapport de forces que du bon vouloir patronal : s’il y a de l’embauche sur le chantier, les licenciés auraient une priorité d’embauche chez les autres sous-traitants. Une telle promesse aurait été réitérée lors du règlement de la grève de février 2009. Ils semblait aussi entendu qu'aucun licenciement n’aurait lieu tant que des ouvriers étrangers travailleraient sur le site .Tout le conflit va porter au départ dans le non-respect sur le site de cette « convention » et au-delà de ce non-respect, il est impossible de ne pas voir dans l’enchaînement de ce qui va suivre un prétexte dans une tentative de mise au pas des travailleurs dans une complicité tacite tant des sous-traitants que de Total.
L’annonce du licenciement des 51 est faite le jeudi 11 juin 2009. Presque dans l’instant 600 contractuels (6) du chantier de construction salariés de différents sous-traitants débraient et installent des piquets. 50 d’abord qui seraient plus de 300 le soir même, plus de 600 le lendemain rejoints par des centaines d’une raffinerie voisine ( Conoco Philips) avec lesquels ils barrent la route interdisant toute circulation notamment des camions citerne. Toute tentative de conciliation avec l’intervention d’ACAS (7) se heurte à l’intransigeance tant des sous-traitants que de Total : le vendredi 19 juin tous ceux qui se sont mis en grève par solidarité sont licenciés, 647 reçoivent une lettre de licenciement précisant qu’ils seront réembauchés le lundi 22 juin au cas par cas, dans l’intention évidente de « faire le tri ». A ce moment 1 200 travailleurs (sur 1550 au total au travail sur le site de la raffinerie, permanents et temporaires) sont en grève. « Virés par des patrons cupides. Pas de travail au rabais. Rejoins la grève. Partage du travail » affirment les pancartes faites à la hâte sur l’entrée bloquée du site. Les lettres de licenciement sont brûlées dans une sorte de show spectaculaire à la porte de la centrale.
C’est alors que, suivant le même schéma de propagation de la grève en février, la grève s’étend sur tous les autres sites des raffineries et centrales électriques. Le message envoyé par les grévistes de Lindsey est clair : « Cometh the hour, cometh the man (8) Si tu veux soutenir tes frères dans tout le pays, merci. Si tu n’es pas prêt de le faire, sache que la prochaine fois ce pourrait être toi. Tu dois combattre ça dès maintenant ». Le lundi 22 juin, 17 sites sont ainsi touchés par la grève dans toute la Grande-Bretagne (9) ; il est aisé de deviner les raisons de la rapidité de l’extension de la grève sauvage de solidarité indépendamment d’une similarité de situation : des piquets volants ont essaimé dans les sites proches (c’est tout autant interdit que les piquets de masse) (10), l’utilisation des portables et du réseau (préexistant en partie) qui s’était constitué lors de la grève de février.
La raison d’Etat, devant cette extension et la menace d’un conflit social de grande ampleur, fait mettre au pas Total et ses sous-traitants qui finissent par accepter la médiation d’ACAS, d’autant plus facile que les syndicats GMB et UNITE, arguant qu’il s’agit non d’une grève sauvage mais d’un lock out soutiennent maintenant la grève en se sachant bien protégé »s par le rapport de force créé, à leur insu et leurs réticences du début, par l’action des travailleurs.
Rapidement un accord est conclu : réintégration de tous les licenciés, pour les 60 licenciés d’origine il leur est garanti quatre semaines de travail et l’intégration dans un autre emploi ou une indemnisation.
Cet accord est accepté par les grévistes et les grèves de solidarité sur les autres sites cessent immédiatement
Ces grèves sauvages répétées depuis le début de l’année posent des problèmes sur le front de la guerre de classe -qui ne concernent pas seulement les travailleurs britanniques.
Tout d’abord, on ne peut que souligner que toute législation visant à régler « pacifiquement » les conflits du travail ou a limiter le droit de grève ne pèse rien en face de travailleurs déterminés dans une solidarité de classe dont l’extension contraint le pouvoir à céder pour ne pas se trouver devant un mouvement de plus grande ampleur.
Même dans une situation de récession, les travailleurs qui se trouvent dans une situation de force, conscients en même temps de leur force collective peuvent engager une épreuve de force non seulement avec leurs employeurs mais aussi avec le pouvoir politique.
La guerre de classe se mène avec deux adversaires face à face. Dans le mouvement dont nous venons de parler comme des autres qui se sont déroulés dans ce secteur, on assiste à une offensive patronale qui tend, face à la détérioration économique à rétablir une profitabilité aux dépens des travailleurs et partant à affirmer son autorité au besoin en reniant les engagements antérieurs. Pour les travailleurs, la défense, dans cette période de crise, ne concerne pas les salaires mais directement les conditions de travail et leur emploi. Même si cette lutte ne concerne qu’un secteur, son extension spontanée à l’ensemble de ce secteur sur tout le territoire national, ne peut manquer d’avoir une influence sur d’autres luttes, pour l’ensemble des travailleurs ; mais il est difficile de savoir comment, où et quand. D’autant que l’adversaire le sait également et tente de parer d’avance à cette inconnue.
H.Simon juin 2009
Notes
(1) voir à ce sujet l’ouvrage de Cajo Brendel « Lutte de classe autonome en Grande-Bretagne, 1945-1977 » Echanges et Mouvement, toujours disponible
(2) Le chômage en Grande Bretagne a été masqué pendant longtemps par une mise en invalidité plus que libérale de chômeurs par centaines de mille. Aujourd’hui la crise et le manque de moyens financiers contraint le gouvernement à promouvoir la « mise au travail » de ces « invalides »
(3) Financial Times, 7 février 2009
(4) Sur le site de construction d’une usine de liquéfaction de gaz naturel de South Hook (Pays de Galles) un accord (Supplementary Project Agreement) stipulait qu’aucun travailleur étranger ne pouvait être embauché sur le site tant que des travailleurs britanniques pouvaient être recrutés pour le même emploi qualifié. Prétextant un manque de candidats britanniques, un sous-traitant Hertel amène sur le site 40 travailleurs polonais. Immédiatement, le 20 mai, 200 travailleurs débraient y compris les 40 nouveaux. La grève s’étend sur 16 autres sites voisins et même jusqu’à Lindsey. Le 21 mai, la firme renonce à cette nouvelle embauche et la grève cesse après un vote.
(4) suivant les sources les chiffres de ces premiers licenciés varient de 51 à 65
(5) de même que pour les premiers licenciés, celui de la deuxième vague de licenciement varie selon les sources entre 600 et 900
(6) ACAS : Advisory Conciliation and Arbitration Service, organisme officiel de médiation créé par les conservateurs lors des grandes réformes du droit de grève pour tenter de régler « pacifiquement » les conflits sociaux.
(7) sorte de proverbe anglais remontant au 14ième siècle que l’on retrouve dans différentes œuvres littéraires au 19ième dont Walter Scott et qui peut se traduire par « l’opportunité fait l’homme » ou « l’occasion fait le larron ». A l’origine, le proverbe aurait été « cometh the hour, cometh the thief »
(8) les principaux sites touchés sont les centrales de Sellaffield ( centrale atomique, Cumbria, 900 grévistes), Fiddlers Ferry (Cheshire) (450 en grève), Ratcliffe et Staythorpe (Nottinghamshire) (450 en grève), Didcot (Oxforshire) ( 360 en grève), Aberthaw (300 en grève) et South Hook (Pays de Galles sud) (600 en grève), Drax, Feerybridge et Eggborough (Yorkshire) (600 en grève), la raffinerie BP de Hull, 1 000 grévistes à Wilton Teeside (usine de carburant bio en construction)
(9) par exemple 200 travailleurs installent un piquet de grève à l’entrée de la centrale électrique Eggborough dans le Yorkshire
25 juin 2009
Menace de dévaluation et émeutes en Europe centrale.
Nous avions vu dans un
précédent texte, comment la locomotive des pays dits émergents
s'est soudain transformée en son contraire, un immense boulet,
tirant certes l’économie mondiale, mais vers le fond. Tous les
pays ayant antérieurement subi des déferlantes de dévalorisation
financière ont rechuté. L’Argentine est contrainte de
nationaliser les système de retraite, et les industriels s'attendent
au pire. La Russie, la Corée du Sud, le Mexique reviennent à la
case départ. De nouveaux candidats ont émergé, mais pas dans le
sens souhaité par le capital international. Alors le FMI est
contraint d’intervenir dans l’urgence et met sur la table 209
milliards de dollars qui devraient être répartis entre le Mexique,
la Pologne,l’Argentine, l’Islande, la Hongrie, l’Ukraine ,les
Etats baltes (tous plus vulnérables aux capitaux étrangers).
L’Ukraine obtenait un prêt de 16,5 milliards de dollars.
Depuis la dégringolade prévisible des pays Baltes, déjà perceptible en février ne s' est pas fait attendre. La récession des « tigres Baltes » est si importante ( -18% pour la Lettonie, - 15,6% pour l' Estonie, -13,6% pour la Lituanie) qu'ils sont au bord de la cessation de paiement. Ils ne doivent leur salut provisoire qu' avec « l' aide » de l' Union Européenne et du FMI c' est à dire de nouvelles dettes pour rembourser les anciennes, le tout accompagner de plans de rigueur draconiens.
Prenons le cas de la Lettonie, pays où la dévaluation de la monnaie le lat, a été évoqué. Ce pays emprunte en euros et rembourse en lats, si l' économie s'effondre les investisseurs internationaux seront refaits. Il faut donc pour sauver la représentation de l' argent ce dieu suprême faire quelques sacrifices. Alors malgré les émeutes de février à Riga qui ont fait tomber le gouvernement, et une inflation de 15,4% en 2008, Un plan de rigueur (en fait de misère) tombe sur le peuple, des coupes de 10% sur les allocations retraite et de 20% sur le traitement des fonctionnaires, et bien sur des coupes massives dans le budget hospitalier, il paraît même que la rémunération des médecins passerait en dessous du minimum légal. Afin de marquer sa désapprobation, le ministre de la santé, Ivar Eglitis a démissionné le 17 juin, il ne veut sans doute pas être responsable des conséquences de la fermeture d' hôpitaux. En Estonie, Le gouvernement estonien a annoncé qu'il cessera à partir du 1er juin de payer sa contribution au régime de retraite complémentaire géré par les fonds de pension ( l' AGFF de l' Estonie). Pour le moment, les personnes qui participent à ce programme paient 2% de leur salaire, et l'Etat en ajoute 4%.
Depuis le début de l' année, des émeutes et mouvements radicaux déferlent sur l' UE . Durant le mois de janvier 2009, la Lituanie, la Bulgarie, la Lettonie ont été le théatre d' émeutes et de répression des états. Dans ces trois pays, les rassemblements devant les parlements se voulaient pacifiques mais se sont terminés par des affrontements violents avec les forces de l' ordre notamment à Vilnius capitale de la Lituanie .En Bulgarie, l’émeute de Sofia a été plus importante qu’en 1997, lorsque grèves et manifestations s’opposaient au gouvernement socialiste qui plongeait le pays dans l’abîme économique. Le rapport de Transparency International Bulgarie avait dépeint la Bulgarie comme le plus corrompu des états de l’UE nation, comparable à la Roumanie voisine.
Ces événements vont
inquitéter le Figaro : « Après la Grèce, les pays Baltes,
l’Islande et la Bulgarie connaissent des mouvements sociaux qui
inquiètent l’Union européenne.La peur d’une insurrection
populaire nourrie par la crise commence à s’insinuer dans les
esprits des dirigeants européens. Pour l’heure, elle est
irrationnelle.
La contestation ne touche actuellement que les
marges de l’Union. Dans les pays Baltes, en Islande et en Bulgarie,
les mouvements sociaux et la colère de foules toutefois se
multiplient. Les raisons de la révolte sont d’abord nationales.
Mais aucune solution n’étant vraiment discernable, ce mouvement
contestataire ne risque-t-il pas de gagner, à mesure que la crise
s’approfondit, l’Europe tout entière ? » le 26 01
2009
En Avril, c' est la Moldavie qui sera aux prises avec des émeutes , des milliers de jeunes, qui avaient aussi brièvement pris d'assaut la présidence, pour protester contre la victoire des « communistes » aux législatives. Nous retrouvons ici toute l' ambiguïté de ces luttes et révolutions de couleurs de cette région toujours prise en tenailles entre le camp occidental et la Russie et l' approvisionnement énergétique.
Depuis, le démantélement de la Yougoslavie et le bombardement par les forces de l' Otan de la Serbie, pour qu' elle cède le Kosovo, les Balkans sont devenus une poudrière du même type que celle du proche orient ( Israel, Palestine, Liban, Iran). Le paradoxe pour nous anti-parlementariste est de constater que chaque élection, au lieu d'endormir le peuple, déchaîne au contraire sa colère, le dernier exemple étant l' Iran..
11 juin 2009
La météorite de l' hyperinflation fonce sur la planète ?
Alors que le ( Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France CNCCEF ) constate une amélioration rapide de la situation économique, allant jusqu'à dire que la reprise prévue pour 2010, sera au rendez vous dés cet été. J. Attali nous prédit une hyperinflation et un Weimar planétaire.
Si J.Attali à le mérite, chiffre à
l' appui de nous avertir qu' une météorite type Weimar va frapper
la planète, sa conclusion consistant à dire que l' UE doit encore
s'endetter pour sortir de la dette nous laisse perplexe. Résumons
ses informations: La dette totale des Etats-Unis représentait en
janvier 2009, 500% du PIB, alors qu' en janvier 2008 elle s' élevait
à 350% du PIB. Ce qui traduit en dollars nous amène à la somme
démentielle de 54 000 Mds de dollars ( une centrale nucléaire coûte
4 milliards d' euros.)
Ensuite, J.Attali met l' accent sur la dichotomie des encours des banques par rapport à leur fonds propres, mettant ainsi en exergue l' importance du capital fictif. Aussi quand les encours se montent à 84 000 milliards de dollars, les fonds propres n' en représentent que 4000 milliards, soit un ratio de 20% alors que celui-ci ne doit jamais dépasser les 15%.
Les Etats-Unis ont injecté 12000 milliards de dollars pour juguler la catastrophe, dont 1800 milliards ont servi à renflouer les banques dont les fonds propres ne dépassent pas les 1300 milliards. Il en résulte selon J.Attali « qu' elles sont, à ce point, techniquement en faillite ».
J.Attali indique que pour lui le facteur aggravant de la crise provient du fait que les banques centrales, financent directement des entreprises en difficultés, ce qui revient à créer les conditions du pire. Ceci pourrait expliquer en partie l' effet viagra d'une reprise imminente pronostiquée par le CNCCEF.
Ensuite, J.Attali aborde la question du financement de l' économie mondiale. Celle ci se débat dans une crise de surproduction dont nous ne voyons pour l' instant que la pointe de l' Iceberg, mais déjà des colosses comme GM sont nationalisés. J.Attali semble vouloir relancer le système en injectant des milliards et des milliards de dollars dans l' économie monde.
100 000 milliards de dollars, c' est le chiffre qu'il avance pour sauver la planète, mais il s' interroge: qui aujourd 'hui peut prêter ce fric ? Les marchés de capitaux , il ne faut pas y compter, il ne reste plus que les états, mais ceux ci deviennent aussi suspectes. L' économiste américain Nouriel Roubini vient de pronostiquer sur son blog la faillite prochaine de l' Angleterre.
L' économiste J.Attali , en arrive finalement à dire que personne ne viendra cracher au bassinet, les pétromonarchies du Golfe victimes de la chute des cours du pétrole, se tâtent pour acheter les Rafales de Sarko, quant aux chinois ils ne disposent que de 2000 milliards de dollars. J;Attali ne nous propose même plus la micro finance , comme facteur de relance. Seule subsiste pour lui la perspective d'une hyper-inflation.
L' histoire économique du capitalisme, montre que celui-ci est dual et qu'il est contradiction en actes, voilà pourquoi il peut passer du Keynésianisme, au monétarisme et en revenir à un néo keynésianisme son pragmatisme n' est plus à démontrer. La boussole qui le dirige, encore plus actuellement qu' hier c' est que l' argent rapporte de l' argent comme le poirier des poires ( l' expression est de K. Marx). Comme le capital financier est parvenu au travers de l' argent ( de la monnaie marchandise) à « s'autonomiser » jusqu' à devenir capital fictif, il ne faut pas s' étonner qu'il se débatte toujours dans sa propre sphère, celle de la circulation du capital pour se sortir du marasme.
C 'est la qu' intervient la politique monétaire, qui va du resserrement du crédit à la planche à billet, de l' inflation à la déflation, de la déflation à la reflation ...La sphère de production, celle ou la richesse se créée, par le travail salarié et l' extorsion de la plus value, apparaît à cette classe capitaliste comme une entrave à la réalisation de leurs profits, ils se présentent non seulement comme des prédateurs de la classe prolétaire, mais aussi du capitalisme lui même au sens ou Marx le faisait remarquer « La véritable barrière de la production capitaliste, c'est le capital lui-même »1
La question de savoir, si nous nous dirigeons vers une hyper-inflation généralisée , nous semble mal posée. D'une part parce que cette hyper-inflation existe déjà dans nombre de pays, et d' autre part parce que cette dernière est une entrave au taux de profit. Plus le système de crédit est développé, et plus la maîtrise de l' inflation devient nécessaire, le monétarisme des années 1980, pour cette raison a tout fait pour juguler l' inflation , mais elle a pris un autre chemin celui de l' endettement généralisé.
Bien entendu l' utilisation de la planche à billet est un facteur qui dévalorise la monnaie. Tant que cette création de monnaie jugule la déflation ( chute des prix) les capitalistes la trouve acceptable. Mais avec les chiffres que nous livre J. Attali, le système va se trouver dans l' impossibilité d' emprunter sur les marché internationaux, il ne lui restera plus que la planche à billet.
Un signe précurseur, le 18 mars 2009 , la Federal Reserve Bank, la banque centrale américaine, a annoncé sa décision de racheter les bons du trésor américain (dette à long terme des USA). Autant dire que les Etats-Unis, veulent réduire leur dette en se transformant en faux monnayeur, la banque centrale américaine, celle de la monnaie mondiale la gardienne de l' équivalent universel, a décidé depuis le 18 mars 2009, que la garantie sur cette monnaie repose sur un fond de réserve de créances pourries. De plus la FED se propose même de racheter les dettes privées de grandes sociétés nationales en quasi faillite ex : Général Motors.
On ne réanime pas un noyé en lui faisant boire de l' eau.
C 'est pourtant ce que le monde financier essaye de faire en se transformant en usine à papier monnaie reposant de plus en plus sur rien , sur aucune valeur et aucune richesse. Ce qui fait régulièrement réagir les pays détenteurs de dollars comme la Chine et la Russie qui proposent de remplacer le dollar par une unité de compte internationale du type des droits à tirages spéciaux. D' autres proposent le retour à l' étalon or ...
Notre propos ici n' est évidemment pas de donner des recettes, pour sauver le capitalisme mais de démontrer les conséquences et affres de son maintien. Il ne fait aucun doute que le transfert de la faillite du système financiers sur les états ( la fiscalité et les impôts) la « monétisation des déficits » comme ils disent, aura des répercutions catastrophiques pour les peuples dont certains subissent déjà l' hyperinflation. Cette hyperinflation telle la gangrène va t' elle remonter toute l' économie mondiale ? Si tel était le cas, les salaires réels perdraient du pouvoir d' achat du jour au lendemain, les retraites seraient laminées , comme lors de la crise Argentine, les fonctionnaires comme pour l' Afrique attendraient d' être payés. Le chômage augmenterait et serait de moins en moins indemnisé rendant la crise sociale insupportable .
1Capital,III, ed.sociale,I, p.263;P.II,p.1032.
08 juin 2009
Affrontements à Vigo Espagne (suite)
Affrontements à Vigo Espagne
Espagne, Vigo au 6eme jour de grève des
métallurgistes et durs affrontements avec la police
(source : La Haine 04/06/09, traduction Futur Rouge)
De durs affrontements durs au centre de Vigo. 6eme jour de grève
13.00h : Les grévistes métallurgistes prennent le centre de Vigo et répondent aux charges de la police avec des barricades de feu, des pierres, écrous et vis. En ce moment 1.500 travailleurs se retirent aux environs du chantier naval où les affrontements continuent.
Quatre grévistes et cinq policiers blessés dans
les affrontements d’hier. Ils annoncent que la réponse à la
violence policière sera aujourd’hui plus ferme.
Actualisation
13.00h : Depuis le début de la matinée les affrontements entre les
travailleurs du secteur métallurgique à Vigo et la police se sont
succédé dans le centre de la ville de Vigo.
(Lire
la suite)
26 mai 2009
Guerre de classe au Bangladesch et à Gijon en Espagne.
En cette fin du mois de mai 2009, les mouvements sociaux radicaux se sont multipliés alimentés par la crise de surproduction mondiale. Dans les pays de surexploitation des usines manufacturières les répliques ouvrières sont à la mesure non seulement du taux d' exploitation, mais aussi de l' inflation en moyenne de 20%. Elles sont directement violentes et « enragées » comme le dit la presse. Mais tout aussi enragées sont les forces de répression qui du nord au sud interviennent de plus en plus , contre le prolétariat cet ennemi intérieur du Capital.
Au Bangladesh, la classe ouvrière de
l' industrie textile est en révolte constante contre l' organisation
patronale (BGMEA). Depuis le 10 mai 2009, un mouvement quasi
insurrectionnel est monté d'un cran, des dizaines d'usines seront de
nouveau incendiées et détruites par les prolétaires.
Tout semble avoir débuté, quand un groupe d'ouvrier ( non payé depuis des mois) a exigé le paiement des salaires. Le lendemain ils auront la réponse, ils trouvent l' usine fermée. Ils ne restait plus aux travailleurs qu' à manifester devant les autres usines et d' en appeler à la solidarité. A cause commune réplique commune, des milliers d' exploités vont les rejoindre et trouveront rapidement en face d'eux les agents de sécurité des usines, qu'ils vont affronter. Plus de, 20 000 prolétaires sont dans les rues, bon nombre d' entre eux commencent alors à incendier les usines textile et de filature. Les principales autoroutes sont bloquées par des véhicules en flamme. L' armée va alors intervenir transformant les rues en champ de bataille, mais aussi déclenchant dans tout le pays une solidarité active de classe. Les principales villes manufacturières du ays, sont aux prises avec des émeutes, la fédération patronale (BGMEA) exige plus de « sécurité » et menace même de fermer tous les sites de production. Certains patrons, décident malgré l' interdiction de BGMEA de revaloriser les salaires de 20 %, c' est à dire selon le taux d' inflation lui aussi de 20%.
Les syndicats officiels, complètement débordés, ont condamné ces “coups de folie”, ainsi que “la destruction insensée du matériel”.
Gijon, Espagne: Les travailleurs des chantiers navals affrontent les forces anti-émeute
C' est l' annonce de la fermeture du site pour le 31 mai 2009 et
le sort des préretraités1,
qui vient de mettre le feu aux poudres. Depuis plusieurs jours et
notamment depuis la charge d' une manifestation le 17 mai par les
forces anti -émeutes la tension ne cesse de monter. Une véritable
guérilla avec les forces de l' ordre drivé par un hélicoptère qui
survol le chantier va s' engager. Les prolétaires assiégés, vont
riposter avec des cocktail molotov, des boulons, des frondes, des
fusées... Même des grues seront mises à contribution pour déposer
des containers en feu comme barrage. Ici aussi la solidarité de
classe est indispensable pour lutter efficacement contre les forces
de l' Etat, depuis le début du conflit ils ont le soutien d'un autre
chantier, Juliana, lui aussi, menacé de fermeture. Le propriétaire
Factorías Vulcano a même essayé de récupérer le matériel pour
le déménager vers un autre de ses chantiers situé à Vigo. Le
chauffeur du camion dépêché pour effectuer ce déménagement en a
été empêché par les travailleurs du chantier naval Juliana de
Gijón .
Vigo: les métallos dans les rues.
Dans la région voisine, à Vigo les ouvriers de la métallurgie sont eux aussi en action la grève du secteur vise à débloquer les négociations autour du renouvellement d'une convention collective qui concerne 27 000 personnes .Des barricades enflammées ont été dressées pour bloquer les accès des principaux polygones industriels.
Après les assemblées générales du matin, les ouvriers sont
partis en manifestations, ils vont bloquer les principaux carrefours
de la zone portuaire, ainsi que tous les accès de la ville, routes
et autoroutes.Les blocages de routes et les affrontements consécutifs
aux interventions policières pour dégager les manifestants se sont
étendus à d'autres endroits de la ville : barricades enflammées,
coupures de grandes avenues avec des bobines de
bois, bagarres dans les chantiers naval de Barreras et Vulcano où
les travailleurs se sont enfermés et ont attaqué la police. Dans le
centre de la ville, au moins quatre des principales agences bancaires
sont bloquées.
Chantiers
navals de Gijon (Asturies-Espagne) : violents
affrontements (photos et videos)
mercredi 20 mai 2009 (22h42)
Chantiers navals de Gijon (Asturies-Espagne) : violents affrontements (photos et videos)
1
Il s' agit de la défense d'un accord signé par les syndicats
jaunes de la gauche politique au pouvoir (UGT et CCOO), dans lequel
a été « oublié » le sort des préretraités. Les deux syndicats
maintiennent leurs positions, disant que « tout est réglé » et
exigent des travailleurs qu'ils abandonnent l'occupation du chantier
Pour leur part, les préretraités demandent à voir de leurs
propres yeux la police d'assurance signée garantissant le versement
de leur pension et ont réaffirmé que si tel était le cas, ils
abandonneront le chantier « en cinq minutes». C'est manifestement
là-dessus que cela coince car les travailleurs ne font aucunement
confiance à des patrons et des administrateurs qui se sont permis
d'accumuler les retards de paiement de leurs indemnités et qu'ils
n'ont pu obtenir que par la lutte.
17 mai 2009
Le déficit public: passer à la caisse ou engager la lutte anti-capitaliste.
"La dette publique, en d'autres termes l'aliénation de l’état qu'il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l'ère capitaliste. La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c'est leur dette publique."
(K. Marx, T. 1 p. 721 du Capital éd. Moscou)
Sous
le titre « les déficits explosent, les impôts vont suivre »
le journal La Tribune du 13 mai 2009, reprend les sombres prévisions
du FMI pour 2009. La crise économique coûtera 9,4 points de PIB aux grandes économies européennes.La dette publique des pays européens qui se voulait être un moyen de juguler la tendance à la
chute des prix par de la création monétaire est en train d' exploser.
Qui peut croire aujourd'hui que le doublement des déficits publics des pays de l' OCDE entre mars 2008 et mars 2009 avait cet objectif. La réalité est bien plus grave, les états ne contrôlent plus la situation, ni même les réunions des gouvernements G 8,G 20 ...
La question va vite se poser de savoir comment et où encore emprunter, pour retarder le fiasco international dés lors qu'aucun pays est maintenant dans la capacité de refinancer les montagnes de dettes.
En Allemagne , il est question d' un effondrement de recette fiscale de 40Mds d' euros, aux Etats-Unis le déficit dépasse maintenant 13% du PIB, au Japon il passe en une année de 5,6% à 9,9%, en Grande Bretagne de 5,4% à 9,8% et en France de 3,4% à 6,2%.
Les critères de Maastricht visant à limiter le déficit public à 3 % font maintenant partis du musée de l' histoire, il n'y aura plus de contrôle de l' inflation et Bruxelles sera dans l' incapacité de mettre sous son contrôle autant de pays.
La situation n'offre pas beaucoup de solutions aux gouvernements, ils doivent comprimer les finances publiques1, mais pas au point de mettre en danger le pouvoir des états, qui vont devoir faire face à la vindicte populaire montante.
D' ailleurs nous constatons une montée en charge de la répression, notamment en France où l' appareil judiciaire est en action pour intimider les grévistes; les arrestations et gardes a vue tendent à criminaliser le mouvement gréviste. Le dernier exemple concerne 74, grévistes d' EDF-GDF, placés en garde à vue après avoir été encerclé, par les CRS et répartis dans les commissariats parisiens.
La répression de l' état-patron, est devenue systématique, les travailleurs de nombreuses entreprises, doivent maintenant faire face aux vigiles, huissiers, CRS et nervis privés, comme chez l' équipementier Faurecia.
Dans la période qui va suivre, il y aura une attaque fiscale importante en direction des classes moyennes ( elle vient de commencer aux USA et en Grande Bretagne), et la poursuite des fermetures d'entreprises pour sauver le capital. Cette situation entraînera un affaiblissement du pouvoir dans tous les états, et une prise de conscience plus générale de l'impasse capitaliste.
À suivre
1Ils s' attaquent comme en France aux hôpitaux publics, alors que la pandémie se répand et devrait toucher le pays d' ici Octobre 2009.
07 mai 2009
Secteur automobile: accroissement de la concurrence et du chômage technique.
Bien avant que n'éclate la crise financière, la bulle du capital fictif, la restructuration du secteur automobile était programmée. Des la fin des années 1990 on pouvait déjà en pressentir le mouvement quand GM et Ford commencèrent respectivement à de filialiser Delphi et Vistéon pour mieux les démanteler ensuite. La restructuration à grande échelle se manifestera au Mexique, avec le rapatriement des pièces détachées, facilité par les accords ALENA. La crise des Big3 (GM, Ford et Chrysler) montre la fin d’un cycle économique basé sur un marché intérieur protégé jusqu’au début des années 1990. Général Motors est en train de se purger en se débarrassant de la moitié de ses usines et de la moitié de ses effectifs en moins de 5 ans ! Il parait peu probable qu’il disparaisse quitte à s’allier avec Ford si besoin pour se lancer à son tour dans les véhicules propres ! Quant aux équipementiers, ils réduisent tous la voilure sur le dos du salariat (voir la grève de 87 jours de AXLE Echanges N°125).
Aux dernières nouvelles, l'industrie automobile américaine serait quasiment nationalisée, Général Motors se retrouverait avec un contrôle du capital de 89% par l’Etat fédéral, et le syndicat UAW qui gère l’assurance maladie des retraités. Pour Chrysler, le syndicat UAW, prendrait 55% du capital, si alliance avec Fiat qui détiendrait alors 35% du capital. Autant dire que Fiat prendrait le contrôle de Chrysler. Le statut du syndicat UAW reste encore à définir chez GM et Chrysler. Ils n’ont pour l‘instant décroché qu’un vague strapontin au conseil d’administration. L’UAW sert plus de caution politique au système mis en place et ne peut prétendre à un rôle de dirigeant sur les décisions stratégiques.
En Europe occidentale,
c'est la concurrence des ouvriers de l’ouest avec ceux de l’est,
qui provoquera une première vague de délocalisation vers les pays
de l’est vers la fin des années 1990.
PSA en Slovaquie et Renault via la Roumanie pour la Logan ou la Slovénie pour la Twingo, de même pour les autres constructeurs européens. A signaler, l’importante grève (en 2008) chez Dacia Renault en Roumanie ou 8000 salariés sur 13000 se mettent en grève illimitée, pour une augmentation de salaire de 50% à 70%, quand dans le même temps ceux d’AXLE aux états Unis luttent contre une chute de 50% de leur salaire.
Mais d’autres alliances se profilent déjà avec la prise de contrôle total de Wolkswagen par Porsche, BMW qui probablement finira par s’allier à PSA voire Renault-Nissan qui semble candidat à la reprise d’une des marques de GM, Saturn. C’est dire comment le paysage automobile est entrain de se redessiner. Pour le moment, les deux marques suédoises Volvo et Saab sont elles, menacées de disparaitre si elles ne trouvent pas de repreneurs.
En Allemagne le sort d’Opel intéresse GM qui ne veut pas le céder en cherchant d’autres capitaux pour en partager les bénéfices. Fiat à l’ambition de reprendre et cherche avec ce dernier la taille critique pour ne pas disparaître. Seul Ford ne cherche aucune aide fédérale pour le moment !
Enfin la Chine et l’Inde, dont certains comme Cai Chongguo pensaient qu'ils étaient incapables de produire durablement des voitures par eux mêmes, doivent aujourd'hui se rendre à l’évidence qu'ils doivent maintenant compter avec de redoutables concurrents capables de produire des véhicules électriques où à zéro émission. La Chine ne veut pas louper le coche en se maintenant dans des technologies type moteur thermique dont le déclin est inexorable. Il faudra creuser cet aspect des choses tellement la question est compliquée du fait du tout électrique et les différentes solutions hybrides associant électrique et thermique essence ou diesel sans compter la solution hydrogène !
L’accompagnement social du chômage.
L’accompagnement, voilà un mot qui revient en boucle, c’est encore un euphémisme qui cherche à arrondir les angles de la crise en déployant toute une série de passages obligés, visant à la réinsertion. Nous le voyons aujourd'hui, dés qu'une grève un peu sérieuse se déclenche, on essaye tout de suite de juridicialiser la grève, en passant les dits meneurs devant les tribunaux et pour intimider les autres grévistes la présence d’huissiers. Tout cela pour que finalement le mouvement gréviste finisse dans les dédales de multiples promesses de reclassement, via la formation et la sécurité sociale professionnelle de la très réformiste CGT.
Le choc de la crise, a visiblement bouleversé toutes les mesures d’accompagnement des restructurations mises en place au niveau de l’UE, et contraint cette dernière à des mesures plus radicales afin d’essayer de gérer la crise.
Dans l’industrie automobile européenne, c’est le chômage partiel qui est à l’ordre du jour. Pendant que les équipementiers sont petit à petit liquidés pour n’en garder qu’une poignée, les deux constructeurs Renault et PSA instituent le chômage partiel payé à 100%. Objectif : chloroformer les salariés dans le but reporter à la fin 2009 ou courant 2010 voire 2011 rien ne presse !!, les possibles ajustements des effectifs rendus nécessaires par la crise de surproduction du secteur qui lui, mettra des années à retrouver les chiffres de production d’avant la crise.
Mais, pourquoi mettre des travailleurs en chômage partiel si nous pouvons les prêter à d’autres entreprises qui ont besoin de main d'œuvre s’interrogent les managers. Voilà ce qui se développe depuis quelque temps, souvent en dehors de la loi. Cela s'appelle la mise à disposition de personnel à une autre entreprise et nécessite un contrat de mise à disposition, en pratique pas respecté. Dans les faits, les employeurs qui pratiquent le prêt de personnel se substituent aux boites d'intérim et entreprises de portage. C'est le journal le Monde du 4 avril 2009, qui a révélé cette nouvelle tendance « le prêt de salariés » qui cadre bien avec la tendance à la précarisation du salariat.
A suivre)
Voir aussi: Exacerbation de la concurrence dans le secteur automobile mondial
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