SPARTACUS

21 janvier 2020

G.Bad- Marx et Engels et la machinerie.

 

G.Bad- Marx et Engels et la machinerie.

 

musc3a9e_du_sucre

 

 Il est courant de lire que les marxistes seraient des grands adeptes du développement des forces productives, que le capitalisme est une entrave à ces forces productives matérielles et humaines .

 Le socialisme s'est souvent présenté, comme voulant libérer les forces productives entravées par l' anarchie du capitalisme.

  Pour rappel Marx dans son petit recueil à l' adresse des ouvriers « travail salarié et Capital » avait envisagé que :

  «  Si toute la classe des salariés était anéantie par le machinisme, quelle chose effroyable pour le Capital qui, sans travail salarié, cesse d’être du Capital » (travail salarié et Capital K Marx) 

  A son époque une telle situation pouvait sembler lointaine ou utopique, mais en ce début du XXIéme siècle, l' essor gigantesque des nouvelles technologies place le monde du travail devant cette hypothèse. Marx n' aura de cesse de dire que la machine est le pire ennemi des prolétaires.

  « Mais cela n'est pas la voie par laquelle le machinisme a surgi dans son ensemble, et encore moins celle par laquelle elle progresse dans le détail. Cette voie est celle de l'analyse qui, par la division du travail, transforme les opérations des ouvriers en opérations déjà de plus en plus mécanisées, si bien qu'à un certain point le mécanisme peut prendre place. Donc ici le mode de travail déterminé apparaît directement transposé de l'ouvrier au capital sous la forme de la machine, et la puissance de travail de l'ouvrier apparaît dévalorisée par cette transposition. D'où la lutte de l'ouvrier contre les machines. Ce qui était activité du travailleur vivant devient activité de la machine. L'ouvrier voit ainsi se dresser face à lui de manière crûment tangible l'appropriation du travail par le capital, le capital absorbant en lui le travail vivant « comme s'il avait l'amour au corps ».(Marx. Grundrisse. Tome 2. P. 192. Ed. Sociales.)

  Le Capital va par conséquent passer de « la domination formelle à la domination réelle », de l' extraction de la plus-value absolue à la relative, selon le développement des forces productives de chaque pays et du coût de la force de travail. Ce qui ne veut pas dire que les anciens modes d' exploitations « plus-value absolue » ont été remplacés, ils survivent encore y compris dans des pays dits développés, mais dans l' écrasante majorité la machinerie pénètre inexorablement toute la société au point de rendre superflu 80% de travailleurs de la planète terre, tel est l' équation pour les années à venir.

  Voici une des définitions que Marx fait du passage à la domination réelle du capital :

  « Le capital productif, ou le mode de production correspondant au capital, ne peut être que double : manufacture ou grande industrie. Dans la première c'est la division du travail qui prédomine, dans la seconde c'est la combinaison des forces de travail (avec un mode de travail uniforme) et l'utilisation de la puissance scientifique où la combinaison, et pour ainsi dire l'esprit collectif du travail, sont transférés à la machine. » (Marx. Grundrisse. Tome 2. P. 76. Ed. Sociales.)

  « Cependant le développement de la machinerie par cette voie n'intervient qu'à partir du moment où la grande industrie a déjà atteint un degré supérieur et où l'ensemble des sciences ont été capturés et mises au service du capital; et d'un autre côté, à partir du moment où la machinerie existante elle-même offre déjà des grandes ressources. » (Marx. Grundrisse. Tome 2. P. 192. Ed. Sociales.)

  Arrivé à ce stade, une question se pose, pourquoi Marx et Engels s'en prennent au Capital l' accusant de freiner le développement des forces productives et même par retournement dialectique de devenir des forces destructrices.

  «  Dans le développement des forces productives, il arrive un stade où naissent des forces productives et des moyens de circulation qui ne peuvent être que néfastes dans le cadre des rapports existants et ne sont plus des forces productives, mais des forces destructrices (le machinisme et l’argent), — et, fait lié au précédent, il naît une classe qui supporte toutes les charges de la société, sans jouir de ses avantages, qui est expulsée de la société et se trouve, de force, dans l’opposition la plus ouverte avec toutes les autres classes, une classe que forme la majorité des membres de la société et d’où surgit la conscience de la nécessité d’une révolution radicale, conscience qui est la conscience communiste et peut se former aussi, bien entendu, dans les autres classes quand on voit la situation de cette classe. »(L’Idéologie allemande, Editions sociales, pages 67-68 : « Feuerbach l’opposition de la conception matérialiste et idéaliste ».)

 Il est donc parfaitement démontré ici que ni Marx ni Engels encensaient le développement des forces productives sous le capitaliste et qu'ils approuvaient la révolte des ouvriers contre la machinerie. Cependant, sous le socialisme l'anarchie d'une production sans plan, devait donner aux forces productives un nouvel élan, c'est ce qui ressort de la critique faite de «Anti-Dühring « Notions théoriques » par Engels que je résume : Dans les trusts, la libre concurrence se convertit en monopole, la production sans plan de la société capitaliste capitule devant la production planifiée de la société socialiste. La bourgeoisie est incapable de gérer les forces productives ,la transformation des grands organismes de production et de communication en sociétés par actions et en propriétés d'État montre combien on peut se passer de la bourgeoisie. Le capitaliste n'a plus aucune activité sociale hormis celle d'empocher les revenus, de détacher les coupons et de jouer à la Bourse. Quant aux forces productives elles nous dominent, comme nous l'avons exposé dans le détail. Mais une fois saisies dans leur nature, elles peuvent, dans les mains des producteurs associés, se transformer de maîtresses démoniaques en servantes dociles.

 Voilà donc le cheminement qui devait mener au socialisme vrai et qui allait prendre sous Lénine la forme du capitalisme d'état durant la période dite de transition. C'est-à-dire que le Parti-Etat prenait en charge les tâches de la bourgeoisie, tout en promettant le socialisme pour demain, le socialisme dans un seul pays, contraint de maintenir et de renforcer son armée rouge contre la contre- révolution et de réprimer les « ennemis » de l' intérieur.

 Engels était conscient des limites de la concentration/centralisation du capitalisme d' Etat, mais il la recommandait comme moyen formel de passer au socialisme ( l'anti-chambre du socialisme)

 « Mais ni la transformation en sociétés par actions, ni la transformation en propriété d'État ne supprime la qualité de capital des forces productives. Pour les sociétés par actions, cela est évident. Et l'État moderne n'est à son tour que l'organisation que la société bourgeoise se donne pour maintenir les conditions extérieures générales du mode de production capitaliste contre des empiétements venant des ouvriers comme des capitalistes isolés. L'État moderne, quelle qu'en soit la forme, est une machine essentiellement capitaliste : l'État des capitalistes, le capitaliste collectif en idée. Plus il fait passer de forces productives dans sa propriété, et plus il devient capitaliste collectif en fait, plus il exploite de citoyens. Les ouvriers restent des salariés, des prolétaires. Le rapport capitaliste n'est pas supprimé, il est au contraire poussé à son comble. Mais, arrivé à ce comble, il se renverse. La propriété d'État sur les forces productives n'est pas la solution du conflit, mais elle renferme en elle le moyen formel, la façon d'accrocher la solution. » (Anti-Dühring « Notions théoriques »

Ce passage est avant l' heure une critique du socialisme d' État des bolcheviques.

La tendance aux trusts, aux monopoles à la prise en main par l' État à un moment donné des grandes infrastructures économiques, c' est faite dans plusieurs pays sous la forme du Keynésianisme période dite des trente glorieuses qui fut l' objet du dernier livre de Paul Mattick le dernier théoricien de la « gauche Allemande ». En France nous avons sous le gaullisme connu la planification et ses plans1, celui des nationalisations et ce jusqu' au programme commun de la gauche (PC-PS-radicaux de gauche)

Le retournement monétariste de 1979 va tout remettre en cause

C’est effectivement après 1979, qu’au niveau mondial la question de l’État et surtout de son surendettement vont être la cible d’une remise en question par les milieux financiers qui se rendent compte que les profits ne sont plus assez juteux, il y a crise de la rentabilité du capital au cours des années 70 . Le volet social de l’État va être la première cible, de ce mouvement qui portera le nom de « mondialisation » ou « globalisation ».

C’est sous le qualificatif de lutte contre l’État-providence qu’une formidable machine bureaucratique et judiciaire va remettre en cause l’ensemble des acquis sociaux dans le monde. L’argumentation des « libéraux » consiste à répéter « qu’ au cours des années soixante-dix, l’interventionnisme économique de l’État provoquait le dérèglement des mécanismes délicats de l’économie de marché, en retardant les adaptations nécessaires ». Les rigidités de l’état sont jugées insupportables par le courant monétariste, l’appareil bureaucratique de l’État est jugé comme une atteinte à la libre concurrence appelée pour la bonne cause « liberté individuelle ». On va critiquer le fait que l’État transforme peu à peu les « citoyens » en « assistés » passifs et irresponsables « les » nouveaux philosophes « (B-H. Lévy, A. Glucksmann, J.-M. Benoit, J,-P. Dollé...) vont jusqu’à considérer que l’État-providence est l’antichambre du totalitarisme.

Ce retournement  anti-étatique du capital vers la libre concurrence n’est en fait qu’un retour du capital à lui même en tant que capital autre, c’est-à-dire qu’il représente le comportement réel du capital . Comme Mattick l’avait prévu le Keynésianisme aura une fin, mais le retour à la libre concurrence annonce aussi la contradiction immanente de la production capitaliste, celle ou il est lui même une entrave à son libre développement et dont il n’a pas conscience. La « mondialisation » a cette caractéristique aujourd’hui de vouloir abolir les frontières et de provoquer le libre affrontement concurrentiel des marchandises et des capitaux au niveau mondial pour contrecarrer ( pour combien de temps et dans quelles conditions) la baisse du taux de profit . Seulement il faut le rappeler, la libre concurrence a déjà été niée une première fois à l’échelle mondiale par l’introduction du Keynésianisme et de l’économie mixte après la crise de 1929. Le recours depuis 1979 de nouveau et à l’échelle mondiale à l’économie de marché, a engendré plusieurs dévalorisations financière et notamment la crise dite des Subprimes de 2008.

 Après tout ce rappel, une question revient sur le tapis c' est quoi une économie véritablement socialiste, ce n' est pas une simple transformation des forces productives en propriété d' Etat, nous le savons maintenant avec l'expérience du bolchevisme. Ce n' est pas non plus l' économie mixte du keynésianisme et encore moins la libre concurrence.

 Le GIC dés 1930 fit une critique acerbe du socialisme d' état dans Principes fondamentaux de production et de répartition communistes dont voici un extrait

 « Avec leur nationalisation selon le principe des entreprises mûres, telle qu’elle a été appliquée en Russie, les bolcheviks ont porté au marxisme un coup en plein visage et ont adopté le point de vue social-démocrate de l’identité entre l’État et la Société. La contradiction existant en fait se manifeste actuellement dans toute son ampleur en Russie. La société n’a ni les moyens de production, ni le procès de production entre ses mains. Ceux-ci sont entre les mains de la clique au pouvoir, qui gère et dirige tout "au nom de la société" (Engels)... Ce qui veut dire, que les nouveaux dirigeants réprimeront d’une manière jusque là inconnue tous ceux qui s’opposent à la nouvelle exploitation. La Russie qui devait être un modèle du communisme, ainsi devenue l’idéal d’avenir de la social-démocratie.

 Nous nous sommes arrêtés un peu plus longuement sur cette sorte de nationalisation, pour montrer que tout cela n’a rien à voir avec Marx et ne fait que compromettre le marxisme. C’est surtout après la Commune de Paris que Marx en vint à affirmer que l’organisation de l’économie ne doit pas être réalisée par l’État, mais par une union des associations libres de la société socialiste. Avec la découverte des formes dans lesquelles le prolétariat s’organise pour la lutte révolutionnaire des classes, pour conquérir le pouvoir économique et politique, sont aussi donnés les fondements, sur lesquels l’Association libre de la société doit se réaliser une nouvelle approche historiquement. »

 Depuis cette production du GIC, le mouvement se réclamant du communisme n' a pas progressé sur la question du contrôle de l' économie par les producteurs eux mêmes. Les forces productives ont poursuivi leur chemin en procédant, chaque jour à l' expulsion du prolétaire par la machinerie automatisée. L'informatisation/numérisation de la société exige aujourd'hui une nouvelle approche de ce que nous entendons par « communisme ».

 G.Bad janvier 2020

 

 

 



 



 

 

 

1Le refus du libéralisme économique classique au profit d'une économie orientée par l'État en vue d'un développement volontariste (la planification, l'aménagement du territoire, les grands projets publics, le keynésianisme. etc.).

 

Posté par spartacus1918 à 05:11 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

17 janvier 2020

Les violences de l' appareil d' Etat montent d'un cran

Depuis le mouvement des gilets jaunes, les éborgneurs de l'Etat n'ont eu de cesse de se placer en victime, les médias au pouvoir relayant en permanence ces informations. Eric Zemmour,Marine Lepen,Eric Ciotti allant dans le même sens.

Nos braves forces de l'ordre sont ainsi encouragés à déraper, toujours couverts par la justice de classe. Seulement, c'est smartphone en main que des milliers filment les « bavures » qui sont ensuite consultées sur le net et les réseaux sociaux.

Ces dernières semaines, c' est contre le mouvement gréviste contre la réforme des retraites, que les forces de l' ordre se sont déchaînées. Le jeudi 9 janvier 2020, la police et la gendarmerie ont redoublé d' effort ( matraquage et charges violentes) jusqu' au tir à bout portant diffusé à la télévision, de même qu'un policier fait un croche-pied à une manifestante interpellée .

« l’écart de traitement judiciaire entre forces de l’ordre et manifestants, est apparu clairement au plus grand nombre. En effet, entre des peines de prison pour un gilet jaune ayant frappé un fourgon et une relaxe totale lorsqu’un gendarme tue un manifestant, on a compris qu’il ne fallait rien attendre d’une justice d’Etat au service de la classe dominante et que, chien de garde de celle-ci, l’IGPN était un organe fantoche. Tout cela mis bout à bout participait au sentiment d’impunité qui a pu conduire, dernièrement, aux actes de violences, en pleine rue, qui ont causé la mort de Cédric Chouviat, une agression filmée qu’il sera difficile de cacher et qui entre en résonance avec l’affaire Adama Traoré que la justice tente sans relâche d’étouffer. » sources RP

Les vidéos témoignant des violences poliçières et des gardes à vue, n'ont fait que relancer le mouvement de grève selon un sondage Ifop, le taux de soutien à la grève augmente . De toute part le gouvernement est maintenant harcelé, l' appareil judiciaire est dans la rue , 1200 médecins , démissionnent à cause du désert médical, même Ségolène Royale vient de faire un coup d' éclat en se faisant licencier du gouvernement. Pendant ce temps les sbires à la solde du gouvernement ne cessent de parler des casseurs du petit commerce, victime des manifestations ( ils ont un métro de retard, le petit commerce depuis Gérard Nicoud et le CIDUNATI n' existe plus depuis victime des grandes surfaces)

Aujourd’hui, les pleureuses du gouvernement parlant d'un commissaire de la ville du Havre qui s' est fait arracher un doigt en ramassant un pétard, s' exclament en parlant d' accident grave, ce que les médias n'ont jamais dit quand les gilets jaunes se sont fait arracher des mains

Après 43 jours de grève la haine commence à monter

GB

 


 

LES COGNES A L'OEUVRE- pic.twitter.com/Vf4RLW1VBW

ACTE 62-VIDEO-Acte-62-La-police-attaque-le-cortege-des-Gilets-jaunes

SUD éducation dénonce la répression policière et judiciaire du mouvement social

Communiqué de la fédération SUD éducation
mardi 24 décembre 2019

 

Ces dernières semaines, comme depuis deux ans et en particulier depuis les manifestations massives de Gilets jaunes, une répression brutale, à la fois policière et judiciaire, s’abat sur les grévistes. Les lycéen-ne-s et personnels de l’Éducation nationale font partie des cibles de la répression.

Le 10 décembre dernier, des lycéen-ne-s à Chevrollier dans le 49 ont été gazé-e-s et frappé-e-s par la police. A Lille depuis le 11 décembre, la police a également fait un usage massif de gaz et de coups de matraque sur des lycéen-n-es des lycées Pasteur de Lille et Valentine Labbé.
Le 11 décembre lors d’une action de soutien aux camarades de la RATP en grève, un enseignant syndicaliste d’Aubervilliers a été violemment arrêté pour sa participation à l’action de blocage. Son procès aura lieu dans le courant de l’année 2020.
Le 12 décembre Roland Veuillet, enseignant retraité dans le Gard et adhérent à SUD éducation, a comparu après une interpellation brutale à son domicile et une garde à vue de 48 heures en raison de son activité militante. Son procès renvoyé au 9 janvier prochain, il a été placé en détention provisoire, alors même qu’on ne lui reproche que des faits mineurs et que son casier judiciaire ne comporte aucune inscription. SUD éducation condamne cette décision de justice liberticide.
Dans plusieurs départements, les préfectures ont tenté d’intimider les organisateurs et organisatrices de manifestations à la veille de la journée de grève et de manifestation du 17 décembre. Ces tentatives d’intimidations qui se sont matérialisées par des convocations en dernière minute dans les préfectures n’ont pas fait céder les organisations syndicales.
Mercredi 18 décembre, un militant de SUD éducation à été pris à partie par 5 policiers alors qu’il quittait une manifestation de soutien à une famille sans-papier à Auxerre. Il a été violenté, menacé, et humilié en pleine rue, le conduisant à déposer une plainte pour entrave concertée et avec menace à l’exercice de la liberté de manifestation.
Ces faits montrent que le syndicalisme de lutte, et plus largement le mouvement social qui s’organise contre la politique du gouvernement et en particulier sa contre-réforme des retraites, sont clairement dans le viseur des institutions policières et judiciaires. SUD éducation dénonce cette nouvelle attaque contre les libertés publiques et en particulier celle de manifester.

• La fédération SUD éducation réclame l’abandon des poursuites contre les personnels grévistes et les lycéen-ne-s

• SUD éducation dénonce la répression généralisée et la violence policière dont sont victimes les personnels grévistes et les lycéen-ne-s

• SUD éducation revendique l’abandon du projet Macron-Delevoye de contre-réforme des retraites.





Posté par spartacus1918 à 07:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

02 janvier 2020

DANS LA PRESSE REVOLUTIONNAIRE 2020

logos_alencontre

Les incendies en Australie montrent comment l’inégalité des richesses aggrave les catastrophes climatiques

21 - janvier - 2020 Publié par: Alencontre Commenter

Par Sharon Zhang Ce n’est pas la première fois que l’Australie est dévastée par un incendie. Il y a plus de dix ans, en février 2009, les incendies en Australie ont tué 173 personnes, blessé des milliers d’autres et détruit 2000 maisons. Le jour de l’incendie, le 7 février 2009, connu sous le nom de «Black Saturday», […]

 

Capture

logos_alencontre

Aux origines du salaire minimum

30 - décembre - 2019 Publié par: Alencontre Commenter

Par Michel Husson «Le coup de pouce au Smic, on sait que ça détruit des emplois, donc ça n’est pas la bonne méthode [1].» Cet argument sobrement résumé par Muriel Pénicaud, la ministre française du travail, a une longue histoire que cet article cherche à restituer. Il montre que la tension entre les doctes exposants […]

«Après l’explosion sociale du 21 novembre, la Colombie n’est plus le même pays»

25 - décembre - 2019 Publié par: Alencontre Commenter

Par Daniel Libreros Caicedo Le 21 novembre, la Colombie a connu une explosion sociale sans précédent dans l’histoire du pays depuis le milieu du siècle dernier. Ce jour-là, le Commandement National de Grève [CNP en espagnol] a appelé à une marche de protestation contre les annonces de contre-réformes économiques régressives. Le CNP est composé par les […]

Posté par spartacus1918 à 09:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

01 janvier 2020

Statistiques du site sur l' année 2019

Posté par spartacus1918 à 18:14 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

28 décembre 2019

INFOBREF N°534- grèves contre la réforme des retraites

534

Alors que les cheminots viennent de se faire isoler, le gouvernement Macron ayant reculé tactiquement sur le champ de bataille. Il vient de céder aux pompiers, aux flics, bien sur il ne touche pas aux armées mais à l' annonce de la grève des pilotes il cède aussi. Il ne reste plus que le corps enseignants à gagner et nos cheminots resteront sur le grill. Macron veut liquider toute référence à la lutte de classes et pour lui les cheminots sont le dernier bastion à abattre.

La télé et les médias ne cessent de parler de rémission du mouvement, en attendant ils ont tenus sans faire de trêve et c' est cela la vraie victoire. La retraite dite « universelle » n' est déjà plus cohérente même la classe politique le reconnaît. Le gouvernement vient de manœuvrer en donnant tactiquement l'assurance que rien ne bougera pour les (hôtesses et steward). En effet Les organisations syndicales du personnel volant et des pilotes de ligne appelaient à une journée de grève le 3 décembre 2020 le weekend de retour de vacances scolaires.

Ce n' est pas la perte d'un compagnon de route, bien qu'important qui peut porter un coup final au mouvement, la réalité nous la percevons très bien, les cheminots et la RATP viennent de provoquer la retraite tactique du gouvernement en franchissant le cap symbolique de la grève de 1995 qui fit tomber le plan Jupé.

Maintenant le rapport de force va se tendre surtout si l' état se rend compte que le nombres de grévistes augmentent de nouveau, que de nouveaux secteurs entrent en action, comme nous l' apprenons, les salariés de l' Opéra sont en grève et plus de 45 représentations on été annulées.

La pénurie de carburant elle aussi s'installe "C'est un deuxième niveau. Ils étaient déjà en blocage d'expédition, c'est à dire qu'il n'y avait pas de produits qui sortaient et maintenant, ils arrêtent les installations, ils arrêtent le moteur, comme le font ceux de Lavéra" explique Emmanuel Lépine, secrétaire général de la CGT Chimie sur BFMTV.

 A suivre

nnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn

Ce 28 décembre, pour l’acte 59 des Gilets jaunes, la police réprime à tout va. Tentant à tout prix de contrôler et d’encadrer le cortège, ils ont réprimé très violemment Jérôme Rodrigues. Matraqué et gazé à bout portant, il a été visé.

samedi 9 novembre 2019, par a_suivre (Date de rédaction antérieure : 9 novembre 2019).

Un étudiant de Lyon 2, âgé de 22 ans et originaire de Saint-Étienne, a tenté de mettre fin à ses jours en s’immolant par le feu, ce vendredi 8 novembre 2019 vers 14h50, devant le restaurant universitaire du 7e arrondissement de Lyon.

Dans un message qu’il a posté sur Facebook il parle de la perte de sa bourse étudiante, de la survie, du chômage de masse et du fascisme.

Il est brûlé sur 90% du corps. Avant son geste ultime, il appelait, en guise de dernière volonté, à continuer à lutter. Voici sa lettre :

« Bonjour,
« Aujourd’hui, je vais commettre l’irréparable, si je vise donc le bâtiment du CROUS à Lyon, ce n’est pas par hasard, je vise un lieu politique, le ministère de l’enseignement supérieur et la recherche et par extension, le gouvernement.
« Cette année, faisant une troisième l2, je n’avais pas de bourses, et même quand j’en avais, 450€/mois, est ce suffisant pour vivre ?
« J’ai eu la chance d’avoir des personnes formidables autour de moi, ma famille et mon syndicat, mais doit-on continuer à survivre comme nous le faisons aujourd’hui ?
« Et après ces études, combien de temps devrons nous travailler, cotiser, pour une retraite décente ? Pourrons nous cotiser avec un chômage de masse ?
« Je reprends donc une revendication de ma fédération de syndicats aujourd’hui, avec le salaires étudiant et d’une manière plus générale, le salaire à vie, pour qu’on ne perde pas notre vie à la gagner.
« Passons à 32 heures de travail par semaine, pour ne plus avoir d’incertitudes vis à vis du chômage, qui conduit des centaines de personnes comme moi chaque année à ma situation, et qui meurent dans le silence le plus complet.
« Luttons contre la montée du fascisme, qui ne fait que nos diviser et créer et du libéralisme qui crée des inégalités.
« J’accuse Macron, Hollande, Sarkozy et l’UE de m’avoir tué, en créant des incertitudes que l’avenir de tous-tes, j’accuse aussi le Pen et les éditorialistes d’avoir crée des peurs plus que secondaires.
« Mon dernier souhait, c’est aussi que mes camarades continuent de lutter, pour en finir définitivement avec tout ça.
« Vive le socialisme, vive l’autogestion, vive la sécu.
« Et désolée pour l’épreuve que c’est.
« Au revoir »

Toutes nos pensées vers cet étudiant désespéré, entre la vie et la mort ce soir.

Sources :

Le Progrès https://www.leprogres.fr/rhone-69/2…

Nantes Révoltée https://www.facebook.com/Nantes.Rev…


REMARQUE : 24 h après le sacrifice dramatique de ce jeune, aucun commentaire dans les médias, rien aux infos, bref, le mépris habituel de la classe dirigeante. Tout mon soutien à sa famille et à ses proches.

A suivre



D'une immolation à l'autre

Enregistré sur France 3 le 25 novembre 2019 après 19h30



    Bonjour à toutes et à tous,

Moins de 20 jours après une première immolation par le feu d'un jeune en détresse, en voici un deuxième qui s'immole aussi. À quand le troisième ?

Cette fois, c'est une jeune fille. "Ils" ont tenté de faire croire que si elle s'était immolée c'était uniquement parce qu'elle avait des problèmes psychologique. Il n'empêche qu'en peu de temps, cela fait deux étudiants qui s'immolent sur leur lieu de travail ou au CROUS. Nier les problèmes liés aux études serait un mensonge, et même un crime.

Car pousser les jeunes dans un tel désespoir qu'ils en viennent à se suicider est un CRIME. Et, un suicide par immolation est un suicide qui dit quelque chose, c'est un suicide qui accuse.

    Bien à vous,
    do
« J'ACCUSE MACRON, HOLLANDE, SARKOZY ET L'UE DE M'AVOIR TUÉ »



Les bourses à Macron ne sont pas vides

Récemment, nous avons appris que l' Etat français était prés à utiliser 300 milliards de nos impôts pour les armées d' ici 2025 sources lemonde.fr Les militaires engagés y voyaient déjà des possibilités d' augmentation de leur solde « la moitié des militaires ont perçu, en 2018, une solde de 2076 euros, au lieu de 2114 en 2017 » selon le canard enchaîné du 27/11/2019. Ce même journal révèle « que plus le budget de la Défense augmente, moins les « personnels militaires » (206320 au total en bénéficient). A la question où passe l' argent, il nous faut répondre à moderniser les armées avec en filigrane l' ambition française de prendre la tête de la défense européenne, d' ou la réflexion de Macron sur le fait que l' OTAN est « en mort cérébrale » une manière de faire comprendre aux divers pays européens qu'ils doivent passer à la caisse et ne plus compter sur l' OTAN. Ce n' est pas un hasard si à diverses reprises les américains appellent les européens à prendre leur défense en mains. Un dernier coup de collier ce prépare à cet effet ;l’alliance prépare pour 2020 un exercice énorme en Europe, baptisé Defender Europe 20, qui impliquera 37.000 soldats de l’alliance, dont 20.000 projetés des Etats-Unis,

Les bourses à Macron ne sont pas vides

LA CAGNOTTE RETRAITE DE 127 MILLIARDS

Les retraites sont-elles un faux problème ? C’est la thèse, qui peut paraître surprenante, défendue par Gilles Raveaud, un professeur d’économie à l’université Paris-VIII. Il a longuement expliqué, sur BFM Business, le 25 novembre, pourquoi, à son sens, l’équilibre du système ne serait tout simplement pas menacé, car il existerait une manne de l’ordre de « 150 milliards d’euros pour les retraites ».

Ce chiffre englobe le Fonds de réserve pour les retraites (FRR), « doté de plus de 30 milliards » et les caisses des complémentaires, avec « 116 milliards d’euros ». Et ce sans même compter la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), qui représentera à partir de 2024 une manne supplémentaire de « 24 milliards d’euros » par an.

Selon Gilles Raveaud, « en fait, il n’y a pas de problème de financement des retraites ». Son intervention a été visionnée des millions de fois sur Facebook et de nombreux sites Internet comme Economiematin.fr ou Planetes360.fr l’ont également relayée pour critiquer la réforme voulue par le gouvernement.

POURQUOI C’EST PLUS COMPLIQUÉ

1. Il existe bien une « cagnotte », mais elle est dispersée

Le constat de départ de Gilles Raveaud est tout ce qu’il y a de plus sérieux : il existe bien des réserves financières considérables dans le système de retraites français à l’heure actuelle. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) le confirme dans son rapport publié le 21 novembre : si l’on compte l’ensemble des réserves et dettes existantes dans les différents régimes ainsi que dans le FRR, il y a globalement 127,4 milliards d’euros de réserves nettes dans le système (déficits déduits). Soit peu ou prou l’équivalent des 150 milliards d’euros évoqués par l’économiste.

Il existe bien une « cagnotte » de 127 milliards d'euros pour financer les retraites

Soldes nets des trois deux grands types de régimes ainsi que du Fonds de réserve pour les retraites et de la CADES fin 2017.

 

Régime de base et intégrés 10,8 milliards

Régimes complémentaires 126, 1 milliards

Fonds de réserve pour les retraites 36,4 milliards

Dette de la Cades (retraites uniquement) 45,9 milliards

 

(chiffres e n décembre 2017)

 

L'opposition à la réforme des retraites se confirme !

CGT

Avec 1 million de manifestants dans plus de 200 manifestations organisées ce mardi 10 décembre, c'est une nouvelle journée de mobilisation réussie alors même que cette date est apparue très récemment dans le calendrier après une première journée d'ampleur historique.

Enfermé dans son déni, le Gouvernement et sa majorité tenteront de réduire l'action d'aujourd'hui au seul nombre de manifestants présents dans les rues. Il apparaît clairement que l'opposition sur le fond de la réforme s'installe durablement dans l'opinion publique.

Ainsi, les actions de grève se multiplient dans des entreprises du secteur privé à l'instar des raffineries, dans les secteurs de l'Agro-alimentaire (Madrange, Danone, Bonduelle...) de la métallurgie (à l'instar d'Airbus, Téfal ...) ; dans l'énergie où les baisses de production sont importantes ; comme dans le secteur public où les taux de grévistes restent élevés amenant des fermetures d'écoles et d'administrations diverses.

L'excès de communication déployé par le Gouvernement pour tenter de désamorcer la situation est un échec, force est de constater que le monde du travail, de la jeunesse et des retraité.e.s se sont de nouveau massivement mobilisés ce jour pour exprimer leur volonté de bénéficier d'un régime de retraite solidaire et intergénérationnel à l'opposé du projet présidentiel. Allant même jusqu'à entraîner la mobilisation de secteurs professionnels peu enclin à la manifestation à l'instar des syndicats de la Police Nationale.

Au regard de cette journée, la CGT appelle celles et ceux qui ne se sont pas encore mobilisés à s'inscrire dans les prochaines mobilisations interprofessionnelles du jeudi 12 décembre et du mardi 17 décembre 2019.

Posté par spartacus1918 à 12:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

21 décembre 2019

La mayonnaise de la grève générale commence à prendre

 

general_strike1

La mayonnaise de la grève générale commence à prendre, de partout le mouvement va s'amplifier

 

Alors que le mouvement de grève des cheminots, de la Ratp, de l’Éducation nationale ou encore de la santé sont en grève reconductible depuis le 5 décembre 2019, la grève touche d' autres secteurs.

 

Les électriciens et les gaziers, qui s’étaient déjà massivement mis en grève dès le 5 (41,4 % de grévistes chez EDF, 39 % des salariés embauchés au statut chez Engie, plus de 60 % chez Enedis), ont décidé mardi 10 décembre de provoquer des coupures de courant localisées. des coupures ciblées ont eu lieu “sur certains bâtiments publics, une zone commerciale à Bordeaux, une université à Lyon et même un centre hospitalier”. Les pompiers eux aussi étaient de la partie.

Chez Air France et EasyJet, mais également chez d’autres compagnies aériennes, c’est une bonne partie des vols qui ont été annulés. La grosse surprise, pour le gouvernement, est venue du côté de l’Education nationale. Les taux de grévistes au niveau de la maternelle et du primaire ont avoisiné les 55% au niveau national, dépassant les 78% à Paris. Dans la capitale, le « service minimum » que sont censées mettre en place les mairies n’a pu être assuré que dans une poignée des plus de 650 écoles parisiennes.

 Ile-de-France : à La Poste, les facteurs sont en grève à partir du 9 décembre.Les postiers sont en grève illimitée depuis lundi 9 décembre 2019, en Seine-et-Marne, l'Essonne, le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis. La distribution du courrier est perturbée.

Ce préavis de grève ne concerne pas uniquement la Seine-et-Marne, mais aussi la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et l’Essonne. Dans ces quatre départements franciliens, La Poste emploie 4 098 facteurs

 

Le gouvernement commence à flipper et en appelle au « Pére Noël » il veut comme en 14/18 une trêve dans les tranchées. Seulement pour nous tous la trêve aujourd'hui c' est la crève demain.

 

Notre force c'est que la mobilisation commence à recevoir des renforts, et ce n' est pas en faisant sauter le fusible Jean-Luc Delevoye (le haut commissaire aux Retraites) qui a omis de déclarer qu’il était administrateur au sein d’un institut de formation de l’assurance, que la paix sociale va revenir.

 

Les raffineurs sont dans la bataille. La presse et le gouvernement essayent de minimiser l’impact, mais il est bien là. « En région parisienne, au jour d’aujourd’hui, le dépôt de Gennevilliers est vide. Il n’y a plus de combustible. Pour le réseau Total, c’est catastrophique. S’il y a du réapprovisionnement, ce sera en très petites quantité. Et, de toute façon, les camions, avec la circulation, ne peuvent pas faire leurs tournées habituelles. Pour la Bretagne, la situation va devenir de plus tendue aussi. La raffinerie de Donges a repris, mais les copains vont rebloquer en début de semaine prochaine. A chaque fois, c’est des millions de litres qui ne sortent plus, et il n’y aura plus de carburant sur le gros dépôt de Rennes ». Entretien avec Eric Sellini, Coordinateur CGT du Groupe Total.

 

Et comble de bonheur pour les grévistes, le 16 décembre les transporteurs routiers entre dans l' action au plan national, nous apprenons que le marché de gros Corbas, au sud-est de Lyon est bloqué par plusieurs centaines de camions.

 la trêve aujourd'hui c' est la crève demain.

Video répression pleyel:https://twitter.com/i/status/1206853045973377024

Ce matin au Dépôt de Pleyel (93), la mobilisation des soutiens a été exceptionnelle. « Depuis ce matin, à 5h, sur le piquet, il y a beaucoup de monde, 150 personnes ». Pour accueillir les quelques 70 grévistes et leurs soutiens, des policiers et leurs renforts. S’en est suivi une très forte répression, 3 interpellations. Un étudiant qui a pris un « coup de matraque dans le nez ». La trêve de Noel à coup de matraque. Mais les grévistes en ressortent plus déterminés que jamais.

Nous recevons ce communiqué

 

Hier, il y a eu plus de grévistes et des manifestants que lors de la première manifestation monstre du 5 décembre.

Le succès de la mobilisation du 17 décembre est une preuve claire de la détermination de la base syndicale, des Gilets Jaunes qui se sont joints partout aux cortèges et de la population en général de ne pas se faire avoir encore une fois par des « réformes » dont le seul but est de détricoter ce qui reste du salaire indirect des travailleurs et transférer les fonds accumulés dans les mains des banques et des financiers.

 Cette manifestation, plus réussie que celle du 5 décembre, va rendre plus difficile les manœuvres du gouvernement et les candidats à traitres qui, forcés par leurs bases, se sont joint tout récemment au mouvement.

Une des caractéristiques le plus intéressant de ce mouvement est la constitution au niveau local pour le moment, des comités de grève et autres Assemblées Générales qui laissent l’organisation et la conduction du mouvement à la base syndicale très méfiante des « accords » trop souvent passés qui liquident les mouvements sociaux après des « promenades syndicales » une toutes les mois, faits de manière ennuyeuse et sans combativité.

Cette caractéristique, on peut le dire presque sans risque de se tromper, vient de l’exemple de lutte des Gilets Jaunes qui, par leur anti conformisme, par la cassure du train-train et par leur refus de céder, par leur combat contre une répression policière féroce, ont imprégné profondément l’esprit des secteurs le plus combatifs des travailleurs et même bien au-delà.

La lutte des travailleurs contre le projet de retraites par points est suivie attentivement partout dans le monde.

Aujourd’hui, les travailleurs et les peuples suivent fiévreusement ce qui se passe dans d’autres pays et apprennent très rapidement les uns des autres. L’exemple venu de France, d’abord avec les Gilets Jaunes qui a suscité des nombreux autres exemples de révoltes spontanées comme au Chili, en Irak en Inde récemment est aujourd’hui regardé avec une profonde attention car c’est la classe ouvrière, les travailleurs qui se mettent à la tête de la lutte contre le capitalisme s’organisant avec mais aussi indépendamment des bureaucraties syndicales qui les ont si souvent trahis.

La méfiance antisyndicale des mouvements spontanés est venue de là et elle ne disparait que quand la classe se met en mouvement.

Ainsi, cette nouvelle étape de la lutte, car tout le monde s’est rendue compte que sans la participation des travailleurs qui contrôlent tout dans un pays, la production de la richesse en premier lieu, il ne peut pas avoir d’issue favorable pour des mouvement spontanés que, malgré leur combativité n’ont pas d’autres force que leur nombre toujours combattu de la manière la plus sauvage par des polices détestées.

Une année de lutte des Gilets Jaunes, comme quelques mois de lutte au Chili et ailleurs, ont mis à nu la nature réelle de l’État capitaliste et de ses forces de répression, soient-elles juridiques, politiques ou policières-militaires.La lutte est donc internationale et anticapitaliste et elle n’aura d’issue réelle pour la grande majorité de l’humanité que quand les travailleurs de partout la rejoindront massivement.

 Les travailleurs en France ont déjà décidé de continuer malgré les Fêtes de Noel et d’aller jusqu’au retrait du plan de réformes des banquiers et financiers qui avance Macron.

Il est temps que tous les travailleurs du monde s’unissent et donnent le coup d’épaule nécessaire pour mettre fin au capitalisme. Sans cela ce système pourri, moribond, mènera l’humanité ou à une nouvelle crise économique majeur, ou à une crise écologique qui menace la survie de la planète ou à la guerre comme il l’a fait chaque fois qu’il s’est vu confronté à une crise économique de capitalisation excessive et/ou à la révolte des peuples et des travailleurs.

Ou la révolution arrête le capitalisme

--------------------------------------------------------------------------------------

sur la journée du 17 décembre voir aussi le témoignage suivant

https://lamouetteenragee.noblogs.org/post/2019/12/18/mardi-19-decembre-greves-manifestation-et-actions-directes/

 

 

 

 

 

Posté par spartacus1918 à 08:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

20 décembre 2019

DANS LA PRESSE REVOLUTIONNAIRE

DANS LA PRESSE REVOLUTIONNAIRE 2019

 

logos_alencontre

 

 

«Economie numérique»: quels impacts sur la structure économique et l’emploi?

 

 Qui vise-t’on avec la nouvelle loi sur le travail au noir ?

 

 

la_mouette

https://lamouetteenragee.noblogs.org/post/2019/12/11/retraites-et-pas-que-premier-tour-dhorizon-radiophonique-de-la-mobilisation/

Mobilisation et actions dans le boulonnais

Comme partout ailleurs, la journée du 5 décembre fut un succès à Boulogne-sur-mer.

Dans la nuit du 4 au 5 décembre, des ouvriers de la marée ont tenté sans succès d’investir la zone industrielle de Capécure. Des forces de polices, semble-t-il dépêchées depuis Calais, sont intervenues malmenant physiquement et verbalement les ouvriers, les empêchant même de distribuer leurs tracts. Certains d’entre eux auraient été conduits au commissariat.

La bourgeoisie, sa police et son préfet

Dans la nuit du 5 au 6 décembre, une action de blocage est menée au dépôt de bus desservant l’agglomération. La RATP a récupéré la délégation de service public et comme il sera dit à la presse : «  on ne veut pas les laisser partir car c’est le seul moyen de transport disponible aujourd’hui. Et on n’a pas vu Marinéo, en grève hier avec nous ». Précisons toutefois que les ouvriers de l’atelier étaient à l’arrêt le 5 décembre et présents à la manifestation. Seul le roulement fonctionnait et en partie seulement comme nous l’expliquera le conducteur du premier bus sorti du dépôt. Lui même était gréviste la veille. Une chose est certaine, la cfdt est majoritaire dans la boîte depuis longtemps et Berger se félicite d’avoir inspiré l’idée de la « retraite universelle » à Macron …La suite

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

  • [Chili] Assemblées territoriales : organes autonomes créés par la communauté en lutte
  • Assemblées destituantes pour l’abolition du Capital, de l’Etat et du travail salarié
  • Notes provisoires sur la révolte « anarchique » de masse qui secoue la région chilienne
  • Chili : Où allons-nous ? Vers l’incertitude et la conflictualité permanente ! Quelques mots de et pour la révolte d’octobre
  • Depuis le Chili : Un regard anarchiste sur la situation de révolte et de répression

[Chili] Assemblées territoriales : organes autonomes créés par la communauté en lutte

https://www.autistici.org/tridnivalka/protestas-en-chile-fr/

LO

Le piège de la « lutte contre l’islamophobie »

 

Lutte de Classe n°181 - février 2017

Une politique de construction de fronts pour « lutter contre l’islamophobie » est de plus en plus défendue par une partie de l’extrême gauche. Au point de perdre tout repère de classe, et d’user de démagogie vis-à-vis de l’islam politique.

Le débat sur cette question s’est amplifié avec les différentes affaires de jeunes filles voilées à l’école, à partir de 1989, et surtout après la loi de 2004 sur l’interdiction du voile à l’école. Il s’est poursuivi avec la polémique sur l’interdiction du voile intégral dans l’espace public, adoptée en 2010.

Depuis les attentats de 2015 et 2016, cette question a pris de l’ampleur. Par exemple, le lamentable épisode de l’affaire du burkini a remis en lumière, l’été dernier, la façon dont les politiciens de droite comme de gauche sont prêts à faire feu de tout bois pour détourner l’attention de l’opinion des problèmes essentiels du moment, par démagogie électorale.

Cette récupération de la question du voile, de la burqa ou du burkini par des politiciens qui se moquent de l’oppression des femmes et ne sont laïcs que lorsqu’ils parlent de l’islam, est choquante. C’est une campagne raciste.

Pour autant, en tant que militants communistes, nous sommes aussi des adversaires résolus de toutes les religions et de toute oppression, et l’actuelle campagne ne doit pas faire perdre aux révolutionnaires toute boussole.

 

Kurdes de Syrie : otages de la politique impérialiste

 

Mercredi 9 octobre, la Turquie a lancé une offensive militaire contre le Rojava, la zone kurde autonome du nord de la Syrie. Le gouvernement Erdogan s’est visiblement senti autorisé à mener cette attaque après les communiqués de Trump annonçant le retrait des troupes américaines de cette zone.

 

Il est vrai que Trump avait contrebalancé ses déclarations en menaçant de détruire l’économie turque si la Turquie « dépassait les limites ». Mais pour les Kurdes la menace était claire.

 

Ils sont 30 à 40 millions, dispersés sur plusieurs pays, essentiellement la Turquie, l’Irak, l’Iran et la Syrie. Privés de droits nationaux et opprimés, les Kurdes ont espéré voir leur situation s’améliorer après les guerres en Irak et en Syrie. Le Kurdistan autonome irakien existe officiellement depuis 2005, et depuis 2012 les Kurdes de Syrie ont pu, eux aussi, gérer le territoire autonome du Rojava, qui constitue l’ouest du Kurdistan revendiqué par les nationalistes. Il a fait la une de l’actualité lors de la bataille de Kobané en 2014-2015, quand les combattants des YPG (Unités de protection du peuple) ont résisté à l’avancée de l’État islamique, ou lors de l’attaque contre Afrin (entre janvier et avril 2018), quand à l’inverse ils ont été repoussés par l’armée turque.

 

Les États-Unis se sont appuyés sur les milices kurdes syriennes, les YPG, pour lutter contre l’organisation État islamique (EI) dans la région. Onze mille combattants kurdes ont péri dans ces combats. Ces milices se chargent encore aujourd’hui de maintenir en détention 10 000 membres des milices de l’EI. Mais, l’organisation État islamique ne semblant plus présenter un danger, l’intérêt d’une alliance avec ces milices kurdes syriennes a considérablement diminué, d’autant que les dirigeants impérialistes ont besoin de la Turquie pour maintenir un certain ordre dans la région. Or Erdogan veut absolument s’opposer à l’autonomie des Kurdes syriens.

 

Les dirigeants américains pourraient maintenant lâcher complètement les milices de l’YPG, après les avoir utilisées contre l’EI. Ce ne serait pas la première fois que l’impérialisme opérerait un tel retournement.

 

Ainsi, en 1991 et sans remonter plus loin, lors de la première guerre du Golfe, les dirigeants américains avaient appelé le peuple irakien à se soulever contre Saddam Hussein, coupable de les avoir défiés en occupant le Koweït. Cela entraîna une insurrection kurde, que les dirigeants américains laissèrent l’armée de Saddam Hussein réprimer, avec la complicité de toutes les autres puissances impérialistes, dont la France. Ce n’est qu’une fois assurés que tout risque révolutionnaire était écarté qu’ils protégèrent le Kurdistan irakien, ce qui lui permit de gagner une autonomie bien fragile et toujours susceptible d’être remise en question.

 

L’autonomie conquise au Rojava à la faveur des combats est maintenant remise en cause par la politique impérialiste, qui ne défend les droits des peuples qu’en fonction de ses besoins et de l’évolution de ses alliances.

 

A. R.

 

 Union_communiste_libertaire

Le Rojava doit vivre, il faut stopper l’invasion par l’armée turque

 

 

 

Avec le feu vert des États-Unis, l’armée turque et ses supplétifs islamistes ont débuté l’attaque. Début 2018, avec un feu vert similaire de la Russie, les mêmes avaient envahi le canton d’Afrîn, avec pour résultat destructions, massacres et un vaste nettoyage ethnique. Aujourd’hui on peut redouter une répétition de ce scénario. L’équilibre entre impérialismes rivaux, qui avait profité pendant cinq ans à la gauche kurde, est à présent rompu. Cette trahison était attendue. La gauche kurde est désormais seule face aux tanks et à l’aviation turcs. Soutien total à la résistance populaire en Syrie du nord !

 

 

GILETS JAUNES LES BILANS

 

Voir la brochure de Henri Simon « Mathématiques et « Gilets jaunes » Déterminisme et relativisme.

 

 

 

nouveau supplément GJ n°8 au n°19 de Temps critiques

 

Et aussi pour ceux qui veulent en savoir plus sur notre intervention au sein du mouvement, voir le "clap de fin" dur le blog

http://blog.tempscritiques.net/archives/2231

et récapitulatif est aussi à donner à mon avis :

http://blog.tempscritiques.net/archives/3060

 

AUTOPSIE DU MOUVEMENT DES GILETS JAUNES

 

Robert Bibeau, Khider Mesloub

 

Collection : Questions contemporaines

 

ACTUALITÉ SOCIALE ET POLITIQUE SCIENCES POLITIQUES SOCIOLOGIE

Date de publication : 16 septembre 2019

 Livre papier : 20 € --Version numérique* :14,99 €

 

logos_alencontre

http://alencontre.org/europe/france/france-les-gilets-jaunes-ce-nest-quun-debut.html

France. Les «gilets jaunes»: ce n’est qu’un début…

Par Alain Bihr

Tous ceux qui avaient pronostiqué voire espéré que le mouvement des « gilets jaunes » (GJ) ne franchirait pas le cap des fêtes de fin d’année en auront été pour leurs frais. Passée la traditionnelle trêve des confiseurs, les GJ sont réapparus dans le paysage, notamment sous la forme de leurs désormais rituelles manifestations du samedi. Néanmoins différents signes (des cortèges moins fournis, des blocages et des occupations de ronds-points moins nombreux) témoignent d’un essoufflement certain même si, localement, leur détermination peut rester entière. Inversement, des initiatives sont en cours pour relancer le mouvement sur de nouvelles bases. Le mouvement est donc visiblement à la croisée des chemins. C’est l’occasion d’en dresser le bilan et de tracer quelques perspectives pour son avenir.

Deux mois de gilets jaunes : premier bilan

Ce que nous devons aux Gilets jaunes - Matière et Révolution



logos_alencontre

 

Auto-Crash. L’industrie automobile au cœur de la crise à venir

Publié par Alencontre le 5 - septembre - 2019

Par Winfried Wolf

Depuis la mi-2019, nous vivons le prélude à une crise profonde dans le secteur industriel le plus important du capital mondial.

L’industrie automobile, premier secteur manufacturier du capitalisme, est confrontée à une crise. Dès 2018, la production automobile totale en Allemagne était en déclin. En juin 2019, il y a eu une forte baisse de 4,7% des nouvelles immatriculations (par rapport à juin 2018). En août, les fabricants produisant dans la seule Allemagne ont annoncé la perte de plus de 30’000 emplois. La contradiction chez Opel est typique. Cette filiale du groupe français Peugeot serait enfin dans les chiffres noirs. Mais à quel prix? Pour ce qui est de l’emploi, les chiffres sont d’un rouge foncé. Depuis la reprise par PSA [en février 2017], 8000 emplois ont été supprimés chez Opel, ce qui correspond à 25% du total; la réduction de 2500 emplois supplémentaires est envisagée, au même titre que la fermeture d’un des trois sites de production.

Aux Etats-Unis, GM et Ford réduisent leurs investissements depuis des mois. L’industrie automobile japonaise s’affaiblit également. Un vaste processus de consolidation est actuellement en cours dans ce pays, au cours duquel seuls quatre des huit groupes actuels ont des chances de survivre en tant que sociétés indépendantes. Cela sera associé à la suppression de dizaines de milliers d’emplois.

La situation en Chine est extrêmement sombre. Le 29 juillet, le Financial Times a titré en première: «La chute des ventes de voitures en Chine». Là-bas, les ventes de voitures ont déjà chuté de 4% en 2018. Dans la première moitié de 2019, une baisse spectaculaire de 14% a été constatée. La Chine est le plus grand marché pour la plupart des constructeurs automobiles occidentaux. Par exemple, les ventes de Ford en Chine ont chuté de 27% au premier semestre 2019. Une nouvelle usine Peugeot en Chine n’a vendu que 201 voitures au premier semestre 2019.

Malaise dans l’économie dominante

Publié par Alencontre le 4 - septembre - 2019

Par Michel Husson

« Nos certitudes sur l’économie s’effondrent » vient de déclarer Alain Minc dans Le Figaro [1]. Patrick Artus reconnaît qu’on « ne sait plus analyser la situation à long terme des économies [2] ». Effectivement, le monde dans lequel nous vivons n’est plus celui des manuels d’économie (s’il l’a jamais été). Petit tour d’horizon des raisons de ce trouble.

Borne zéro et trou noir

Les politiques menées par la BCE, déjà qualifiées de “non conventionnelles”, ont pu amortir en partie certains des effets de la crise, mais elles ont aussi contribué à l’apparition d’une configuration étrange où les taux d’intérêt sont orientés à la baisse, jusqu’à devenir négatifs. Bref, on a atteint la borne zéro (Zero Low Bound) qui désarmerait les banques centrales face à une nouvelle récession.

 

LE PROBLÈME PRINCIPAL DE L’HUMANITÉ

 

Par Nuevo Curso. Traduction

 

Voici un article qui à le mérite de bien appréhender les limites actuelles du système capitaliste, de mettre en avant que de système de production il est devenu un système de destruction. En effet, tous les secteurs sont actuellement touchés par le remplacement historique de l'être humain par la machinerie préparant ainsi la grande révolution mondiale à un titre humain, tel est l' enjeu du XXIéme siècle. Le constat de cette situation globale à été fait, rappelons le lors d’une importante réunion de 500 membres de l’élite mondiale, à San Francisco entre le 27 septembre et le 1er octobre 1995.
Les « grands » de ce monde vont s’interroger sur l’avenir de ce qu’ils allaient appeler le 20/80. Pour eux 20 % de la population mondiale peut faire tourner l’économie et il faut se préparer à gérer les surnuméraires. Il y aura bientôt 80 % de la population qui s’avérera superflu, qu’il faudra « occuper ». Pour maintenir la paix sociale, Brezinski avait proposé le « tittytainment », un mélange d’aliment physique et psychologique qui endormirait les masses et contrôlerait leurs frustrations et protestations prévisibles.
Depuis, nous avons vu se développer des revendications d’adaptation au capitalisme, comme le revenu universel, mais aussi le changement législatif de la loi El Khomri mettant dorénavant sur le même plan droit du salarié et droit de la personne, tout cela dans le cadre de l’offensive sur le numérique et du capitalisme de plateforme.

 

 

 

Courant Alternatif 292 été 2019

 

L’ENVERS DE FLINS

 

Une féministe révolutionnaire à l’atelier

 

lundi 29 juillet 2019, par OCL Reims

 

« Ce livre n’est donc pas une étude sociologique, économique ou même politique sur une grande usine mythique de l’automobile. Ni un plaidoyer nostalgique sur la prétendue disparition de la classe ouvrière. Il est seulement le récit d’un parcours de vie de femme engagée dans une usine d’hommes. Avec la volonté de faire découvrir, par le prisme de mon engagement féministe et révolutionnaire, l’envers d’une usine plus connue pour ses images médiatiques que pour sa vraie vie bouillonnante et complexe. Au-delà du mythe et des préjugés. » Fabienne Lauret, née en 1950, a été une « établie » ouvrière post-68. Au début des années 70, avec d’autres camarades du groupe Révolution ! (futur OCT – Organisation Communiste des Travailleurs) auquel elle appartenait, elle s’installe dans la région mantaise (dans les Yvelines) et est embauchée à l’atelier de couture des sièges de l’usine Renault de Flins, en compagnie de quelques camarades. Elle raconte dans son livre 36 ans de vie quotidienne à l’usine et dans la région, son implication dans les luttes ouvrières au sein de la CFDT, les luttes des prolétaires immigrés, les pratiques managériales destructrices au CE, ainsi que la bataille contre le sexisme au travail, qu’il soit patronal, syndical ou ouvrier.

 

Voir la suite

 

 

 

Cédric Villani à Grenoble : l’intelligence artificielle de La République en Marche

 

samedi 29 juin 2019 par Pièces et main d’œuvre

 

Il fallait Cédric Villani à la Maison du Tourisme pour tirer de chez eux des Grenoblois écrasés par 39° de canicule, ce jeudi 27 juin 2019. La réunion, intitulée « Intelligence artificielle et transition écologique : paradoxe ou opportunité ? », était organisée par deux députés locaux de La République en Marche, Emilie Chalas et Olivier Véran. Ambiance de fan club, smartphones à bout de bras, rires et applaudissements à chaque allusion politicienne, bruyante réprobation de toute critique. Nous n’étions pourtant que trois Chimpanzés du futur à contester le mathématicien député Villani, président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) et auteur d’un rapport sur la stratégie nationale en intelligence artificielle « pour repositionner la France et l’Europe au premier plan de ces transformations et en saisir les opportunités ».

 

 

Une brochure sur le mouvement

des Gilets Jaunes à Boulogne-sur-mer

Chronique locale d’une révolte sociale 

Novembre 2018 – Mai 2019 

 

«Tout ce que vous devez savoir sur les manifestations de Hongkong»

Les Etats-Unis modernisent leur arsenal nucléaire: coûts et risques explosent

Publié par Alencontre Le 19 - juillet - 2019

 

Chine. Les protestations des travailleurs s’intensifient alors que l’industrie automobile chinoise se contracte

7 - août - 2019 Publié par: Alencontre Commenter

 Matière et révolution

C'est la mafia qui règne - Matière et Révolution

Toute l’Afrique (et une bonne partie du monde) a les yeux fixés sur la révolution au Soudan

jeudi 16 mai 2019, par Robert Paris

Ce que nous devons aux Gilets jaunes

vendredi 3 mai 2019, par Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed

 

250 ans de capitalisme

Introduction

I. Rapide survol de 250 ans de capitalisme
Du capitalisme sauvage à la fin de la double bipolarisation du monde
Les quatre temps du rapport de force entre les classes

II. La lutte des classes de 1760 à la révolution russe
Travailler plus pour gagner moins
Part des profits et taux de profit
De grands sacrifices pour de maigres résultats
Des témoignages accablants

A suivre...



Le prolétariat universel

A PROPOS DE LA VACANCE DE LA CLASSE OUVRIERE



Posté par spartacus1918 à 09:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

12 décembre 2019

INFOBREF N°534-suicides et retraite par point

inf_534

Manifestation interprofessionnelle parisienne

CGT Paris

14h. Nation République

De partout s'est exprimé le rejet du projet Macron-Delevoye avec le système de retraite par point qui va contraindre tous les salariés, quelque que soit leurs régimes, à travailler plus longtemps pour gagner moins !

Preuve en est, les manifestations parisiennes des 5 et 10 décembre ont rassemblé précaires, privés d'emplois, salariés du public comme du privés, retraités, jeunes…

Il est donc de la responsabilité du gouvernement d'abandonner son projet et d'ouvrir de nouvelles négociations à partir des revendications portées par les organisations syndicales.

  • Maintien des régimes de retraites : régime général, régimes spéciaux, régimes complémentaires, code des pensions civiles et militaires,

  • Retrait du plan Macron-Delevoye,

  • Retour à la retraite à taux plein à 60 ans,

  • Taux de remplacement de 75 % de la rémunération d'activité sur la base des 10 meilleurs années dans le privé et des 6 derniers mois dans le public, pas de retraite inférieure au smic,

  • Prise en compte de la pénibilité, des périodes de formation et aménagement des fins de carrière.

Nous appelons à amplifier le mouvement, à organiser des assemblées générales, et des initiatives partout.



« J’ACCUSE MACRON, HOLLANDE, SARKOZY ET L’UE DE M’AVOIR TUÉ »

samedi 9 novembre 2019, par a_suivre (Date de rédaction antérieure : 9 novembre 2019).

Un étudiant de Lyon 2, âgé de 22 ans et originaire de Saint-Étienne, a tenté de mettre fin à ses jours en s’immolant par le feu, ce vendredi 8 novembre 2019 vers 14h50, devant le restaurant universitaire du 7e arrondissement de Lyon.

Dans un message qu’il a posté sur Facebook il parle de la perte de sa bourse étudiante, de la survie, du chômage de masse et du fascisme.

Il est brûlé sur 90% du corps. Avant son geste ultime, il appelait, en guise de dernière volonté, à continuer à lutter. Voici sa lettre :

« Bonjour,
« Aujourd’hui, je vais commettre l’irréparable, si je vise donc le bâtiment du CROUS à Lyon, ce n’est pas par hasard, je vise un lieu politique, le ministère de l’enseignement supérieur et la recherche et par extension, le gouvernement.
« Cette année, faisant une troisième l2, je n’avais pas de bourses, et même quand j’en avais, 450€/mois, est ce suffisant pour vivre ?
« J’ai eu la chance d’avoir des personnes formidables autour de moi, ma famille et mon syndicat, mais doit-on continuer à survivre comme nous le faisons aujourd’hui ?
« Et après ces études, combien de temps devrons nous travailler, cotiser, pour une retraite décente ? Pourrons nous cotiser avec un chômage de masse ?
« Je reprends donc une revendication de ma fédération de syndicats aujourd’hui, avec le salaires étudiant et d’une manière plus générale, le salaire à vie, pour qu’on ne perde pas notre vie à la gagner.
« Passons à 32 heures de travail par semaine, pour ne plus avoir d’incertitudes vis à vis du chômage, qui conduit des centaines de personnes comme moi chaque année à ma situation, et qui meurent dans le silence le plus complet.
« Luttons contre la montée du fascisme, qui ne fait que nos diviser et créer et du libéralisme qui crée des inégalités.
« J’accuse Macron, Hollande, Sarkozy et l’UE de m’avoir tué, en créant des incertitudes que l’avenir de tous-tes, j’accuse aussi le Pen et les éditorialistes d’avoir crée des peurs plus que secondaires.
« Mon dernier souhait, c’est aussi que mes camarades continuent de lutter, pour en finir définitivement avec tout ça.
« Vive le socialisme, vive l’autogestion, vive la sécu.
« Et désolée pour l’épreuve que c’est.
« Au revoir »

Toutes nos pensées vers cet étudiant désespéré, entre la vie et la mort ce soir.

Sources :

Le Progrès https://www.leprogres.fr/rhone-69/2…

Nantes Révoltée https://www.facebook.com/Nantes.Rev…


REMARQUE : 24 h après le sacrifice dramatique de ce jeune, aucun commentaire dans les médias, rien aux infos, bref, le mépris habituel de la classe dirigeante. Tout mon soutien à sa famille et à ses proches.

A suivre



D'une immolation à l'autre

Enregistré sur France 3 le 25 novembre 2019 après 19h30



    Bonjour à toutes et à tous,

Moins de 20 jours après une première immolation par le feu d'un jeune en détresse, en voici un deuxième qui s'immole aussi. À quand le troisième ?

Cette fois, c'est une jeune fille. "Ils" ont tenté de faire croire que si elle s'était immolée c'était uniquement parce qu'elle avait des problèmes psychologique. Il n'empêche qu'en peu de temps, cela fait deux étudiants qui s'immolent sur leur lieu de travail ou au CROUS. Nier les problèmes liés aux études serait un mensonge, et même un crime.

Car pousser les jeunes dans un tel désespoir qu'ils en viennent à se suicider est un CRIME. Et, un suicide par immolation est un suicide qui dit quelque chose, c'est un suicide qui accuse.

    Bien à vous,
    do
« J'ACCUSE MACRON, HOLLANDE, SARKOZY ET L'UE DE M'AVOIR TUÉ »



Les bourses à Macron ne sont pas vides

Récemment, nous avons appris que l' Etat français était prés à utiliser 300 milliards de nos impôts pour les armées d' ici 2025 sources lemonde.fr Les militaires engagés y voyaient déjà des possibilités d' augmentation de leur solde « la moitié des militaires ont perçu, en 2018, une solde de 2076 euros, au lieu de 2114 en 2017 » selon le canard enchaîné du 27/11/2019. Ce même journal révèle « que plus le budget de la Défense augmente, moins les « personnels militaires » (206320 au total en bénéficient). A la question où passe l' argent, il nous faut répondre à moderniser les armées avec en filigrane l' ambition française de prendre la tête de la défense européenne, d' ou la réflexion de Macron sur le fait que l' OTAN est « en mort cérébrale » une manière de faire comprendre aux divers pays européens qu'ils doivent passer à la caisse et ne plus compter sur l' OTAN. Ce n' est pas un hasard si à diverses reprises les américains appellent les européens à prendre leur défense en mains. Un dernier coup de collier ce prépare à cet effet ;l’alliance prépare pour 2020 un exercice énorme en Europe, baptisé Defender Europe 20, qui impliquera 37.000 soldats de l’alliance, dont 20.000 projetés des Etats-Unis,

Les bourses à Macron ne sont pas vides

LA CAGNOTTE RETRAITE DE 127 MILLIARDS

Les retraites sont-elles un faux problème ? C’est la thèse, qui peut paraître surprenante, défendue par Gilles Raveaud, un professeur d’économie à l’université Paris-VIII. Il a longuement expliqué, sur BFM Business, le 25 novembre, pourquoi, à son sens, l’équilibre du système ne serait tout simplement pas menacé, car il existerait une manne de l’ordre de « 150 milliards d’euros pour les retraites ».

Ce chiffre englobe le Fonds de réserve pour les retraites (FRR), « doté de plus de 30 milliards » et les caisses des complémentaires, avec « 116 milliards d’euros ». Et ce sans même compter la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), qui représentera à partir de 2024 une manne supplémentaire de « 24 milliards d’euros » par an.

Selon Gilles Raveaud, « en fait, il n’y a pas de problème de financement des retraites ». Son intervention a été visionnée des millions de fois sur Facebook et de nombreux sites Internet comme Economiematin.fr ou Planetes360.fr l’ont également relayée pour critiquer la réforme voulue par le gouvernement.

POURQUOI C’EST PLUS COMPLIQUÉ

1. Il existe bien une « cagnotte », mais elle est dispersée

Le constat de départ de Gilles Raveaud est tout ce qu’il y a de plus sérieux : il existe bien des réserves financières considérables dans le système de retraites français à l’heure actuelle. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) le confirme dans son rapport publié le 21 novembre : si l’on compte l’ensemble des réserves et dettes existantes dans les différents régimes ainsi que dans le FRR, il y a globalement 127,4 milliards d’euros de réserves nettes dans le système (déficits déduits). Soit peu ou prou l’équivalent des 150 milliards d’euros évoqués par l’économiste.

Il existe bien une « cagnotte » de 127 milliards d'euros pour financer les retraites

Soldes nets des trois deux grands types de régimes ainsi que du Fonds de réserve pour les retraites et de la CADES fin 2017.

 

Régime de base et intégrés 10,8 milliards

Régimes complémentaires 126, 1 milliards

Fonds de réserve pour les retraites 36,4 milliards

Dette de la Cades (retraites uniquement) 45,9 milliards

 

(chiffres e n décembre 2017)

 

L'opposition à la réforme des retraites se confirme !

CGT

Avec 1 million de manifestants dans plus de 200 manifestations organisées ce mardi 10 décembre, c'est une nouvelle journée de mobilisation réussie alors même que cette date est apparue très récemment dans le calendrier après une première journée d'ampleur historique.

Enfermé dans son déni, le Gouvernement et sa majorité tenteront de réduire l'action d'aujourd'hui au seul nombre de manifestants présents dans les rues. Il apparaît clairement que l'opposition sur le fond de la réforme s'installe durablement dans l'opinion publique.

Ainsi, les actions de grève se multiplient dans des entreprises du secteur privé à l'instar des raffineries, dans les secteurs de l'Agro-alimentaire (Madrange, Danone, Bonduelle...) de la métallurgie (à l'instar d'Airbus, Téfal ...) ; dans l'énergie où les baisses de production sont importantes ; comme dans le secteur public où les taux de grévistes restent élevés amenant des fermetures d'écoles et d'administrations diverses.

L'excès de communication déployé par le Gouvernement pour tenter de désamorcer la situation est un échec, force est de constater que le monde du travail, de la jeunesse et des retraité.e.s se sont de nouveau massivement mobilisés ce jour pour exprimer leur volonté de bénéficier d'un régime de retraite solidaire et intergénérationnel à l'opposé du projet présidentiel. Allant même jusqu'à entraîner la mobilisation de secteurs professionnels peu enclin à la manifestation à l'instar des syndicats de la Police Nationale.

Au regard de cette journée, la CGT appelle celles et ceux qui ne se sont pas encore mobilisés à s'inscrire dans les prochaines mobilisations interprofessionnelles du jeudi 12 décembre et du mardi 17 décembre 2019.

Posté par spartacus1918 à 12:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

01 décembre 2019

La réforme des retraites c'est « le lit de Procuste »

 

A la veille de la mobilisation syndicale en France du 5 décembre 2019 contre une nouvelle réforme des retraites , il est inutile dans ce texte de détailler la dite réforme des retraites ; de même pour d' autres pays, il suffit de se reporter à l' observatoire des retraites. pour cela.

Il nous faut simplement rappeler que la question des retraites est mondiale et qu' elle exige une réplique mondiale du peuple prolétaire. Cette réplique a commencé dés le début des années 1980 juste après le « retournement monétariste de 1979 ». C’est dans ce contexte que la privatisation des systèmes de retraite a été menée d’abord au Chili (1981). Le Chili de Pinochet servira de modèle pour étendre la privatisation des systèmes de retraite : au Pérou (1993), en Argentine et en Colombie (1994), en Uruguay (1995), au Costa Rica (1996) et au Mexique (1997). Les anciens systèmes de retraite par répartition ont été remplacés (totalement ou partiellement) par des fonds de pension privés. Quand la crise argentine de 2001-2002 éclate, le peso argentin s’effondre, des millions d’épargnants et de retraités se retrouvent sans rien. Des manifestations, puis de véritables émeutes s’emparent de Buenos Aires provoquant la chute de deux présidents de la République successifs (le mandat d’Alfonso Rodriguez Saá ne dure que cinq jours). Avec l’adoption d’un système de retraite par capitalisation, ce sont des millions de retraités qui vont perdre leur épargne en 2001-2002.

L’apparition  d’un nouveau modèle  de retraite au Chili

Le Chili fournit un bon exemple de cette dérive. Son système de retraite fragmenté, injuste, devient de plus en plus onéreux et insoutenable. En 1981, il procède à une réforme radicale et abandonne le modèle Bismarck. Il s’affranchit des normes internationales fixées par la convention 102 de l’OIT et invente un nouveau modèle de sécurité sociale, toujours obligatoire pour les salariés, mais individualisée, privatisée et financée en capitalisation (Voir page 57). Les cotisations sont versées à des fonds de pension gérés par des sociétés privées à but lucratif et en concurrence. Elles s’accumulent dans des comptes individuels. Elles constituent un capital dont chaque assuré est propriétaire, et dont il dispose librement à partir d’un certain âge. Malgré les doutes exprimés notamment par le BIT, cette réforme est d’abord couronnée de succès. Le nombre de cotisants, qui ne cessait de diminuer, remonte. Les fonds de pension contribuent à la privatisation des entreprises nationales et obtiennent des rendements enviables pendant une vingtaine d’années. Le Chili, avec son strict équilibre budgétaire, fait figure de modèle, alors même que  l ’Amérique latine connaît une crise économique avec une très forte inflation et un endettement massif. ( Sources l' observatoire des retraites)





Des manifestants lancent des pierres sur les forces de police, le 18 décembre 2017 à Buenos Aires, en Argentine afp.com/EITAN ABRAMOVICH

15 ans plus tard ,fin 2017, des milliers de manifestants à Buenos Aires sont dans les rues contre une nouvelle purge des retraites votée par les députés. Cette réforme retarde l'âge de départ à la retraite et change le calcul pour la revalorisation des pensions. Dans un pays où l'inflation galopante n'a cessé de rogner leur pouvoir d'achat les retraités se trouvent acculés à une paupérisation qui déchaîne la colère.

2019 au Brésil 45 millions de travailleurs grévistes

Des manifestations avaient lieu dans 188 villes des 27 États du Brésil, a indiqué le site G1 en début de soirée. Les syndicats ont fait état de 45 millions de travailleurs grévistes dans 300 villes.



Partout les illusions vont tomber, pour la simple raison que l' attaque du capitalisme visant à repousser l' âge de la retraite jusqu' à l' anti-chambre de la mort n' est plus à démontrer mais à combattre.

Le Mexique est lui aussi entraîné dans la tourmente mondiale des déficits. Selon le Forum économique mondial les engagements non couverts en matière de retraite sont une véritable bombe à retardement. Ils atteignaient les 70 000 milliards de dollars en 2015, et pourraient dépasser les

400 000 milliards en 2050 dont 137 000 milliards pour les Etats-Unis. Les pays émergents sont concernés par cette dérive. La Chine et l’Inde devraient voir leur besoin de retraite non couvert progressé de 7 et à 10 % par an.

Le nouveau Président Andrés Manuel López Obrador (AMLO) élu fin 2018, a annoncé la mise en place à court terme d’une pension universelle, comme E.Macron en France

« La première mesure prise par le nouveau Président est la mise en place d’une retraite universelle, sur le modèle de celle mise en place dans la ville de Mexico lorsqu’il en était gouverneur. Celle-ci viendra remplacer les programmes actuels et doublera le montant des aides ; elle sera versée sans conditions de revenus. Les retraités toucheront désormais une pension de 1 200 pesos mensuels, soit le double de la pension actuelle (580 pesos) ; l’âge minimum pour l’accès à cette aide est en revanche relevé à 68 ans (contre 65 actuellement), à l’exception des peuples indigènes qui pourront toujours en bénéficier dès 65 ans – mesure appliquée dès le 1er janvier 2019[4]. Le budget approuvé pour 2019 prévoit une augmentation de 150% des ressources dédiées à ces aides, passant de 2 Mds USD à 5 Mds USD – ce qui devrait permettre à 6,5 M de retraités mexicains de recevoir cette pension ; les ressources budgétées ne permettent en revanche pas de verser cette pension à 8 millions de bénéficiaires, comme initialement annoncé par le Président. Cette mesure a globalement suscité des réactions positives, bien que certaines critiques demeurent quant à l’effet d’aubaine lié au caractère universel de la prestation : même les plus riches pourront en bénéficier. » sources ministére de l' économie et des finances

Pas d'illusion à se faire à moyen terme et long terme.

En attendant, les gouvernements vont nous vendre de l'(illusion à la Procuste) sous le couvert d'une nouvelle mutualisation du coût des retraites dites Universelles qui consiste à déshabiller pierre pour habiller Paul.

 Dans les pays de l’UE, c’est à qui avancera le plus vite pour faire sauter toute référence d’âge pour prendre sa retraite et reculer la date de cette retraite à coup de loi tout en gelant ou baissant les pensions. Cette offensive de la classe capitaliste s’effectue de manière différente selon les pays.

Dès les années 1990, les États européens s'attaquent aux systèmes de retraite : En Allemagne « réforme 1992 », Italie réforme Amato (1992) et Dini (1995), France réforme Balladur (1993) et plan Juppé ( mis en échec par le mouvement social de 1995). D’autres comme les Pays-Bas, l’Irlande, le Danemark, l’Espagne conclurent des pactes sociaux visant à réformer les systèmes de retraite en fonction des critères de Maastricht.

Dés les années 2000, poursuite des mesures contre les retraités, la traite se fait par les deux bouts , allongements du temps de travail pour prendre sa retraite , et gel des revalorisations des pensions. Le socialiste espagnol Zapatero donne l' exemple et prolonge la possibilité de prendre sa retraite de 65 ans à 67 ans et à partir de 2010 supprime la revalorisation des retraites. Il procédera en 2011 au gel des salaires des fonctionnaires, le Portugal suivra, la Grèce est dans le même sillage. L' Allemagne et la France vont suivre. En France le président Hollande poursuit les réformes de son prédécesseur Nicolas Sarkozy. Ce dernier avait allongé de six trimestres le temps de cotisation entre 2003 et 2019 pour avoir une retraite à taux plein. Le président Hollande poursuit lui aussi en augmentant de six trimestres de 2020 à 2035. Ce qui veut dire que les salariés nés en 1973 seront dorénavant rivés au boulot jusqu’à 68 ans.

 le mouvement contre la réforme Fillon II en 2010.

La « réforme Fillon  I» (ou « loi Fillon  août 2003») instaure une transition progressive de la durée de cotisation de tous les régimes, sauf les régimes spéciaux, vers 42 ans. Est ainsi décidé dans un premier temps d'aligner la durée de cotisation des fonctionnaires : elle est ainsi allongée de 37 ans et 1/2 à 40 ans à l'horizon 2008, à raison d'un semestre par an.

Les deux réformes Fillon ont révélé la faiblesse tant de la bourgeoisie que de celle du monde du travail. Nous avons déjà montré la force et la faiblesse des manifestations contre la réforme des retraites (voir Le mouvement contre la réforme des retraites est aussi un mouvement contre la précarité et la paupérisation, Echanges n°134, automne 2010) . Notamment que les syndicats étaient toujours les seuls à pouvoir organiser des manifestations significatives à l’échelle de toute la France ; et les grèves syndicales sont pipées parce qu’elles rassemblent surtout des professionnels de la manif.

Débuté en mars 2010, le mouvement social contre la réforme des retraites en France en 2010 a mobilisé à huit reprises plusieurs millions de salariés dans les secteurs public et privé. L'objet immédiat est de protester contre le relèvement de 60 à 62 ans de l'âge légal de départ à la retraite et de 65 à 67 ans de l'âge auquel un salarié n'est plus pénalisé par le système de décote. Le gouvernement met en place une approche par réduction des dépenses publiques (retraites, santé). L'opposition estime ce projet socialement injuste et économiquement dangereux : elle souhaite plutôt augmenter les entrées fiscales en supprimant les niches fiscales et en augmentant les prélèvements obligatoires.

 En Russie, c’est durant la période 2004-2005 que le président Poutine a fait appliquer la loi dite de « monétarisation des avantages sociaux » ; cette loi vise les acquis notamment des retraités, anciens combattants, vétérans de la seconde guerre mondiale et invalides du travail. C’est aussi une attaque en règle contre la gratuité des transports publics, de certains médicaments et du téléphone. Dès le début du mois de janvier 2005, la riposte du peuple russe sera imposante, avec des actions radicales : blocage des rues et des axes routiers. Les manifestants réclameront la démission de Poutine, posant ainsi la question du pouvoir. En 2018, Poutine s'attaque comme ses confrères occidentaux à l' âge pour prendre sa retraite, d'importantes manifestations auront lieu dans tout le pays le 28 juillet 2018. C' est le premier ministre Dimitri Medvedev qui annonce que le seuil pour partir en retraite passe à 65 ans pour les hommes d'ici 2018 et 63 ans pour les femmes d'ici 2034. Soit huit années de plus pour les femmes, cinq pour les hommes.

De l’importance de la lutte contre les réformes des retraites

 Tout d’abord cette lutte touche le plus grand nombre et elle est la plus unificatrice du monde du travail, elle intéresse les jeunes comme les seniors (on est senior à partir de 45 ans). Elle dépasse les frontières nationales et est commune au secteur privé et public. Elle est directement politique ; elle cible non seulement l’Etat, mais le capital financier à l’échelle mondiale. En France la « bataille des retraites » aura connu deux points forts :

-le mouvement de 1995 centré sur la fonction publique à demi-victorieux puisque le projet Juppé fut retiré .

-Celui de 2010 contre la réforme Fillon II

-Le projet Macron-Philippe il a pour objectif de s'attaquer à la Fonction publique et aux régimes spéciaux.

G.Bad

Nous vous invitons également à essayer le simulateur de Sud Education !
Et la brochure en PDF https://retraites.sudeducation.org/brochure/brochure-retraites.pdf



Posté par spartacus1918 à 17:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

23 novembre 2019

Islamophobie: arme de dissuasion massive de la critique du dogme islamique

 

anti_fid_isme

This article is available in 5 languages on this webmagazine:
14.10.2019-Islamofobia-English-Italian-Spanish-Portuguese

 

Récemment, au cours des universités d’été (1) de la France insoumise, parti politique dirigé par Jean-Luc Mélenchon, le philosophe Henri Peña-Ruiz a fait l’objet d’une condamnation sans appel pour ses déclarations tenues lors de son intervention sur le thème de la laïcité. Pour quel motif le philosophe a été condamné ? Il aurait affirmé, selon certains thuriféraires de l’islamo-gauchisme spécialistes de la manipulation : « on a le droit d’être islamophobe ». Cette phrase a suscité un déluge de réactions courroucées sur les réseaux sociaux et une tempête de protestation au sein de la France insoumise.

En réalité, une phrase totalement sortie de son contexte. Qu’il convient donc de réintégrer dans le reste de sa longue phrase pour restituer le sens exact de son propos délibérément déformé pour l’incriminer injustement : « Le racisme, c’est la mise en cause d’un peuple ou d’un homme ou d’une femme comme tel. Le racisme antimusulman est un délit, la critique de l’islam, la critique du catholicisme, la critique de l’humanisme athée n’en est pas un, on a le droit d’être athéophobe comme on a le droit d’être islamophobe, comme on a le droit d’être cathophobe. ».  Pour quiconque connaît les travaux philosophiques d’Henri Peña-Ruiz, il serait malhonnête de porter des accusations diffamatoires contre lui. À titre personnel, je ne partage absolument pas les idées politiques d’Henri Peña-Ruiz. Cependant, au plan intellectuel, j’adhère à ses travaux philosophiques. Dans son intervention, en vérité il a affirmé qu’il est condamnable de discriminer ou d’outrager des croyants en raison de leur religion, mais il est légitime de débattre et de critiquer les dogmes religieux. Mais certains adeptes radicaux du dogme musulman ont décrété que la religion islamique ne souffre aucune critique, n’admet aucun débat philosophique, ne tolère aucune controverse théologique. Pour discréditer Henri Peña-Ruiz on a extrait une phrase hors de son contexte pour lui imprimer une connotation xénophobe. Au lieu de rebondir positivement sur l’invitation du philosophe à ouvrir un débat critique sur l’islam – et sur la religion en général –, les tenants de la doxa islamiste ont brandi leur arme favorite, l’islamophobie, pour déshonorer moralement Henri Peña-Ruiz, accusé odieusement de racisme. Dès lors, l’orientation du débat sur l’islam a  été déviée, éludée, obstruée, au nom du panneau d’interdiction (islamophobie) érigé par l’islamomosphère, cette police de la pensée archaïque totalitaire, survivance anachronique d’un monde féodal oriental maintenu en vie grâce aux pétrodollars.

Pour la clarification du débat ou de l’analyse, il importe d’emblée, par souci de rigueur intellectuelle, de procéder à une définition rigoureuse des termes islamophobie et antimusulman. Tout le monde s’accorde sur la fabrication idéologique récente du néologisme « islamophobie ». Ce terme est formé du radical islam et du suffixe phobie. Si le premier mot appartient à l’usage courant du vocabulaire, compréhensible par tout le monde, le second vocable, en revanche, relève de la terminologie psychiatrique. Il définit la peur irrationnelle de quelque chose, la crainte irrationnelle relevant de la psychopathologie. Autrement dit, islamophobie signifie : la peur irrationnelle de l’islam. L’auteur du rejet de l’islam serait ainsi victime d’une pathologie psychiatrique. Il n’est donc pas responsable de son acte. Juridiquement, il pourrait bénéficier de l’irresponsabilité pénale car il était,  au moment de la commission de son islamophobie, atteint d’un trouble psychique ayant aboli son discernement ou sa perception de l’islam. Ainsi, même le choix spécieux du terme islamophobie est inapproprié. Pour notre part, haine-de-l’islam serait plus adéquat pour désigner une personne exprimant un rejet viscéral du culte musulman. Cette locution implique une dimension active et rationnelle de l’expression du rejet de l’islam, et n’exonère aucunement son auteur de sa responsabilité. Les idéologues islamistes s’embourbent eux-mêmes dans leur néologisme à connotation psychiatrique. La folie religieuse engendre une sémantique folle.

A l’évidence, associer deux termes aussi radicalement dissemblables est une opération tendancieuse. Dès sa création et sa propagation, le mot islamophobie (à l’évocation terrifiante) visait à jeter le trouble (au sens pathologique) dans l’appréhension de la question de l’islam. Subrepticement, ce terme a été introduit comme une arme contre toute critique de l’islam. Ce n’est pas un hasard qu’il se soit exclusivement imposé et répandu en Europe et dans les autres pays occidentaux, dans lesquels la notion du blasphème est absente.

Depuis longtemps tombé en désuétude, le blasphème ne fait en effet pas partie du paysage intellectuel de la France, et de manière générale des pays  occidentaux. Ainsi, ces pays n’interdisent pas la critique libre de la religion. Le blasphème n’est donc pas criminalisé, contrairement aux pays musulmans. De façon concertée, afin de contourner l’absence de législation sur le blasphème,  dans le dessein d’instaurer l’interdiction de toute critique de l’islam, d’aucuns ont pondu un clone du blasphème édicté comme une fatwa : l’islamophobie. Pour l’imposer dans les consciences et lui donner une certaine légitimité, le terme islamophobie est assimilé, pour ne pas dire rendu synonyme, au vocable antimusulman. Et le tour de prestidigitation idéologique a bien réussi. De fait, alors que la critique de l’islam ressortit du débat d’idées, de la liberté de mener des controverses philosophiques sur la religion, elle est maintenant considérée comme une atteinte aux musulmans, voire comme un attentat contre les musulmans. Comme si le fait de critiquer l’islam revenait à s’attaquer aux musulmans (en chair et en os).

En effet, associer la critique de l’islam à une attaque contre les musulmans est très insidieux, pernicieux. Car, si la critique des musulmans relève du racisme, légitimement condamnable et répréhensible, du reste c’est un délit (elle est passible de condamnation judiciaire) ; la critique de l’islam, elle, ne vise qu’à débattre librement des dogmes de la religion musulmane.

En Occident, la liberté de conscience comme le droit de critique de la religion sont communément admis. En particulier, lorsqu’il s’agit de pays laïcs comme la France connue pour ses controverses anticléricales, en l’espèce, la liberté de critique prime sur toute autre considération, qui plus est religieuse. Pour insister sur le cas de la France, il ne faut pas oublier qu’elle fut le premier pays à mener une guerre impitoyable contre l’Eglise, notamment pendant la Révolution de 1789. Sans omettre les diatribes corrosives anticléricales initiées par les grands philosophes des Lumières durant tout le XVIIIe siècle. La France est ainsi un pays où la critique contre la religion est ancestrale. Où le débat-réquisitoire sur les religions est ancré dans l’univers philosophique et politique.

Au vrai, la question philosophique et politique qui se pose à notre époque moderne sécularisée est la suivante : est-il légitime de critiquer librement l’islam ? Est-il légitime ou irrationnel, à notre époque marquée par l’islamisme, d’identifier comme radicalement dangereux certains courants de l’islam, notamment le salafisme engagé dans une croisade verte totalitaire contre toute l’humanité, au nom de son dogme musulman doctrinaire, son islam coranique littéraliste théocratique ? Doit-on les combattre ou respecter leurs pratiques islamistes pour ne pas être accusés d’islamophobie ? N’est-ce pas au nom de l’islamophobie qu’on veut réduire au silence toute critique du dogme islamique ? Paradoxalement, ce sont les musulmans intégristes qui invoquent l’islamophobie pour circonscrire tout débat sur les questions relatives au dogme de l’islam, particulièrement ses aspects rétrogrades défendus avec obstination par les islamistes.  L’arme massive dissuasive islamophobie a été inventée par les islamistes pour criminaliser et pathologiliser toute critique de la religion islamique. Pour verrouiller tout débat contradictoire, libre et démocratique sur l’islam.

A l’évidence, aujourd’hui, pour prouver leur sincérité dans leur souhait d’impulser un débat en vue de moderniser l’islam, les musulmans devraient accepter de dissocier les deux vocables « islamophobie » et antimusulman. S’il faut absolument conserver le second terme pour lutter contre le racisme antimusulman (en vrai anti-arabe), notamment auprès des juridictions afin de condamner les coupables ; il faudrait a contrario fondamentalement bannir l’usage du premier vocable forgé politiquement pour museler tout débat critique sur l’islam.  A cet effet, pour commencer, les musulmans ne devraient plus brandir ce glaive (islamophobie) pour trancher (proscrire) toute critique de l’islam, sous couvert d’atteinte à la croyance musulmane.

De manière générale, à l’évidence, à dessein, on confond délibérément deux registres : « race » et religion. Deux entités qu’il faut absolument différencier. En effet, la nationalité n’est pas réductible à la religion. La nationalité est une entité juridique reconnue internationalement. Pour prendre l’exemple de l’Algérie, on naît algérien(enne) car nous sommes procréés par des parents algériens. Rien ne peut réfuter cette donnée. Nous portons notre identité algérienne de la naissance à la mort. Même si on change de pays, de nationalité, on demeurera toujours le fruit de géniteurs algériens.

En revanche, la religion, elle, relève d’un choix individuel, de la seule conscience de la personne. La religion n’est pas imprimée dans les gènes de la personne dite croyante. C’est le résultat de la transmission éducative, pour ne pas dire de l’endoctrinement. On ne naît pas musulman, on le devient. En outre, Musulman ne constitue pas une caractéristique héréditaire immuable. À plus forte raison, « les Musulmans » ne sont absolument pas un peuple. Un Algérien peut, au cours de sa vie, se convertir à une autre religion, à de multiples successifs dogmes, perdre la foi. En dépit de ses multiples conversions religieuses, il demeure Algérien.

Une fois admis ce postulat, la distinction entre « race » (ou nationalité) et religion deviendra aisément acceptable pour l’Algérien. Et par extension, l’admission de la possibilité d’être algérien et adepte d’une religion autre que l’islam, Algérien et libre penseur ou athée, Algérien chrétien ou bouddhiste. Algérien n’est pas synonyme de musulman, tout comme musulman n’est pas synonyme d’Algérien.

Par ailleurs, afin de pouvoir débattre librement, les musulmans devraient d’abord désacraliser la religion musulmane. Sans ce préalable de désacralisation, indispensable à l’ouverture d’esprit pour un dialogue dépourvu de toute emprise irrationnelle, de toute passion irraisonnable, de toute appréhension hérétique, de toute terreur profanatrice, de tout sentiment  blasphématoire, les proclamations d’intention des musulmans désireux d’amorcer des réformes demeureront lettre morte. Une fois seulement cette condition acceptée et accomplie, ils pourront plus aisément engager des débats controversés sur l’islam sans se sentir personnellement offensés ni éprouver quelque culpabilité religieuse, sans éprouver le sentiment de commettre un sacrilège.

Car, rationnellement, dans une discussion critique sur l’islam, ce qui est sacré c’est le locuteur et l’interlocuteur, et non l’islam, doctrine religieuse, objet de discussion. La critique libre de la religion est plus sacrée que l’interdiction de la critique religieuse consacrée.


1-   Université d’été est le nom généralement donné, en France, à un rassemblement de militants de responsables d’un mouvement politique sur quelques jours à la fin des vacances d’été. Y sont souvent conviés des universitaires, des intellectuels, des acteurs de la société civile pour des sessions de conférences, de débats et de formation.

 

Posté par spartacus1918 à 19:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :