29 décembre 2008
Le piége de la séparabilité et contrat de transition professionnelle
Sur le contrat de transition professionnelle.
Nous avons amplement parlé, de tout les plans et rapports gouvernementaux, visant à l' accompagnement du salariat jugé obsolète vers la précarisation. Accompagnement cadré dans la plupart des cas par des accords patronat syndicats sur la formation tout au long de la vie inclus dans un système de flexisécurité que revendique aussi la CGT sous le vocable de sécurité sociale professionnelle.
Depuis le sinistre accord du 11 janvier 2008, non combattu par l' ensemble des syndicats, le patronat a obtenu sa grande victoire. La lame tranchante de la séparabilité est tombée sur le monde du travail, sans aucune grève et sans aucune réaction et information. Cette victoire du patronat et du gouvernement sera finalisée par la loi du 25 juin 2008.
Dés lors, il était possible de mettre les bouchées double, le nombre de licenciement se démultipliant sous l' effet de la crise économique. La décision fut prise d' étendre « le contrat de transition professionnelle », actuellement en action dans sept bassins d' emploi sinistrés, dans d' autres sites sinistrés , on parle de 20 à 30 supplémentaires, selon la CFE-CGC. Le secteur qui préoccupe le plus le pouvoir c' est l' industrie automobile, ou déjà , nombre de travailleurs sont au chômage partiel, ou en congé obligatoire, mais après ? Après , il y aura soit la « séparation amiable » soit la transition vers un autre emploi après une formation et dans le meilleur des cas un retour à l' emploi payé au smic. A ce niveau, il n' y a plus aucune réaction collective, c' est la victoire de l' individualisme contre l' action collective, c' est la lutte de tous contre tous qui commence.
Inscrite dans la loi du 25 juin 2008, la « séparation amiable » vient de faire sa première expérience au conseil des prud hommes de Valence. C 'est la journal La Tribune du 21 12 2008 qui commente l' affaire « Le conseil des prud' hommes de Valence à infirmé, le 14 octobre, la décision de la DDTE, qui avait refusé d' homologuer la rupture jugeant le montant de l' indemnité insuffisant »; On peut s' interroger, voilà qu'un conseil des prud' hommes juge en dessous de la loi . Pour avoir la réponse cliquer ici et charger les commentaires très intéressants de Tiennot Grumbach, Avocat honoraire.
A lire la presse, le gouvernement semble très satisfait de sa loi, fin octobre la Direction générale du travail enregistrait 6147 ruptures conventionnelles, « cela risque de coûter cher aux Assedic, la question du montant de l' indemnisation n' est pas gagnée et il se pourrait que celle-ci soit revue à la baisse, comme le préconisait le rapport de Virville de 2004 » (La Tribune 21 12 2008)
GB
Nos différents articles sur ces sujets.
Retraites :
l’Etat organise la misère sociale, et le capital, la
paupérisation
Les
méthodes d’encadrement idéologique et productiviste du monde du
travail
La
« nouvelle usine »
Les
négationnistes de la lutte de classe
le
sens de la loi fillon sur les conventions collectives
FORMATION :
De l’adaptation permanente à l’emploi, à la gestion des
situations de crise de l’ emploi
CPE,
flexsécurité, Sécurité sociale professionnelle : des mesures
d’accompagnement de la précarité.
Le
Capitalisme n’a comme perspective à offrir que la relance de la
précarité.
Quand
l’Europe adapte ses droits sociaux à la précarisation permanente
(1)
Quand
l’Europe adapte ses droits sociaux à la précarisation permanente
(2)
Vue
d’ensemble de l’offensive capitaliste contre le monde du
travail.
Retraite :
Les syndicats silencieux sur le renouvellement de l’AGFF,
pourquoi ?
Réflexions
sur l’accord de « modernisation du marché du travail »
du 11 janvier 2008
23 décembre 2008
Douai : Jonction Ouvriers - Lycéens !Saint-Etienne du Emeutes en Grèce Rouvray : Les postiers du centre de tri en grève
Sites qui parlent des grèves et émeutes
La Catenaire qui cachait la Forêt
dimanche 23 novembre 2008 par des précaires collectif RTO
Dans ce pays, l’inflation répressive n’a d’égale que l’inflation verbale généralisée qui l’accompagne.
D’un côté dix personnes interpellées après que plusieurs sabotages de caténaires aient eu lieu, et selon plusieurs méthodes différentes. Les sabotages en question ont occasionné quelques heures de retard, ont été réparés en moins de vingt quatre heures, c’est-à-dire à peu près autant de dégâts que lorsqu’une vache s’avise de traverser la voie.
Mais au grand regret des médias et du Ministère de l’Intérieur, la théorie d’un complot terroriste bovin paraît encore un peu saugrenue, même pour le Figaro.
Tant mieux pour les vaches, tant pis pour les habitants de ce pays qu’on peut désormais perquisitionner et placer en garde vue quatre jours de suite, puis emprisonner en préventive sur la base d’une « mauvaise réputation », de quelques bouquins écrits ou possédés, et de rumeurs de « preuves ». La suite
Douai : Jonction Ouvriers - Lycéens !
A
L’APPEL DE L’UL DES SYNDICATS CGT DU DOUAISIS REJOINTE PAR LA
CFTC, LA FSU, LA CONFEDERATION PAYSANNE…
Les travailleurs des entreprises douaisiennes, pour la plupart en congés forcés ou en chômage technique, comme Wagon, Afr, Faurecia Somain, Aldi, Renault, St Gobain, Agc Automotiv, Auchan, Inoplast, Siac, les Retraités, etc, etc (excusez, la liste est trop longue pour les citer tous) ont fait la jonction avec les lycéens en grève contre les projets contre l’enseignement public de Sarkosy et les siens.
Des délégations de toutes la Région, Seclin, Valenciennes, Arras, Lillers, Avesnois, etc, etc étaient venues manifester avec eux. Les travailleurs de Dunkerque avec leur UL manifestaient à la même heure dans leur ville.
Pendant 1h30, dignement, jeunes et travailleurs côte à côte, avec les mêmes slogans contre la misère, le capitalisme, l’Europe, ont battu les pavés douaisiens. La manif s’est achevée et tous, TOUS ENSEMBLE, ont décidé de relancer l’action et préparer la grève générale dès le début janvier. Un des principaux slogans était : “CONTRE LE CAPITALISME LA GREVE GENERALE !!!” A Douai, la centaine de syndicats fidèles à leur UL, travaillent pour créer les conditions de la grève générale seul moyen de mettre à genoux patrons et gouvernement. Il est à noter que les les dirigeants des UD du Nord et du Pas de Calais et de la Région avaient ordonné à leurs UL et à certains syndicats de ne pas se joindre à la manifestation de Douai ce 18 décembre. Le motif officiel est que l’UL CGT de Douai serait illégitime (alors qu’elle regroupe l’écrasante majorité des bases organisées et de masse) mais le fond est d’essayer de casser qui luttent et résistent au réformisme à la sauce CES.
Quel camouflet pour ces briseurs de grève !!!
Grévistes de décembre 2008 : gagner plus, passer moins de temps au boulot ! (Actualite des greves)
dimanche 21 décembre 2008 par Des grévistes du travail qui ne chôment pas
Il est difficile de rendre compte du foisonnement de conflits liés au travail, et surtout d’avoir suffisamment d’informations pour montrer en quoi des centaines de conflits locaux font en réalité écho à d’autres. Nous avons besoin de partager ces grèves et ces actions, alors à vos claviers ! La grève, ça laisse du temps libre pour écrire, non ? > suite
Saint-Etienne du Rouvray : Les postiers du centre de tri en grève
N
ormandie
: Ça pourrait bien bouchonner au centre de tri les veilles
de Noël et du jour de l’An. « Si la direction ne rouvre pas
les négociations, nous serons à nouveau en grève les 24 et 31
décembre », préviennent les syndicats Sud et CGT du centre
de tri du Madrillet.
Hier, les postiers ont envoyé un premier avertissement à leur direction en observant un mouvement de grève (suivi à 80 %) et en manifestant devant le centre de tri et dans les rues de Saint-Etienne.
« La direction prévoit la suppression de 77 postes, explique Pascal Devernay, de Sud PTT. Soit environ 20 % de l’effectif de 440 postiers. Par ailleurs, elle prévoit de remettre en cause nos horaires de travail. Elle entend imposer de nouveaux horaires en 2009, alors qu’ils ont été refusés massivement par le personnel ».
Enfin, l’arrivée de nouvelles machines de tri pour les courriers de petit format est à l’origine d’un autre conflit qui dure depuis plusieurs mois.
« Un accord signé en 2005 prévoit que nous soyons quatre postiers par machine, poursuit Pascal Devernay. Comme les nouvelles sont plus rapides, la direction veut descendre à trois. Mais ces machines, c’est nous qui les remplissons et les vidons : le travail n’est pas moins pénible ».
Emeutes en Grèce : la web révolution

BAKCHICH TV / 18 décembre par Jean-Baptiste Rivoire, Anthony Lesme
En diffusant les images des manifestations sur Internet, la jeunesse grecque a empêché son gouvernement de mentir sur le développement des heurts. Une web révolution décryptée par Bakchich.
Grèves : de la colère, il y en a, mais si on la rendait plus efficace ? (Actualite des greves)
lundi 1er décembre 2008 par Des grévistes du travail qui ne chôment pas
La délocalisation intra muros, un bon moyen de pression sur les salari(é)es L’ex-usine Beghin Say, désormais Tereos est en grève : les 172 salariés ont appris la fermeture de l’usine, dont la production va être délocalisée en …Espagne : et oui, pas besoin d’aller à l’autre bout du monde, quelques (...) > suite
1.200 emplois menacés chez Continental France
Publié il y a 3 jours dans force ouvriere
D’après la fédération CFDT énergie chimie, de lourdes menaces pèsent sur le site de Clairoix (Oise). L’USINE Continental de Clairoix (Oise), près de Compiègne, sera-t-elle la prochaine victime de...
Publié il y a 3 jours dans force ouvriere
La chute du marché, la hausse du yen et les provisions sur les activités de financement pourraient valoir une perte d'exploitation du constructeur. Selon le quotidien japonais Nikkei, Toyota...
Grèves dures ou grèves sur la durée ? (novembre 2008) (Actualite des greves)
vendredi 28 novembre 2008 par Des grévistes du travail qui ne chôment pas
Piquet de grève : à défaut de blocage, le ralentissement Employés de Postes Canada Il n’y a pas qu’en France que les postiers sont mobilisés. Au Canada, 2000 employés (services techniques et administratifs, centres d’appel), sur les 77 000 que compte Postes Canada, se sont mis en grève le 17 (...) > suite
Grèves mi-novembre 2008 (Actualite des greves)
lundi 17 novembre 2008 par Des grévistes du travail qui ne chôment pas
Travailler plus, on ne
connaît plus que ça. Le gagner plus, pour incertain qu’il était,
n’est même plus agité comme carotte ou est tout simplement
refusé par les salariés. Des pilotes d’avion qui ne veulent pas
taffer 5 ans de plus avant la retraite, les salariés d’une usine
de Boulogne sur mer qui préfère faire grève toute la journée
plutôt que des heures sup majorées le samedi après midi, de
futurs licenciés accusés par la direction de parler du plan social
au lieu de bosser...
Notre temps, c’est bien ce qui leur fait
gagner de l’argent ! > suite
20 décembre 2008
GRECE: journées d' émeute
DECLARATION
DE L’ASSEMBLEE GENERALE DES TRAVAILLEURS INSURGES DE ATHENES
depuis le bâtiment libéré de la GSEE
mercredi 17 décembre
2008
Nous déterminerons notre histoire nous même ou nous la laisserons être déterminée sans nous.
Nous, travailleurs manuels, employés, chômeurs , intérimaires
et précaires, locaux ou migrants, ne sommes pas des téléspectateurs
passifs. Depuis le meurtre d’Alexandros Grigoropoulos le samedi
soir, nous participons aux manifestations, aux affrontement avec la
police,aux occupations du centre ville comme des alentours. Nous
avons dû maintes et maintes fois quitter le travail et nos
obligations
quotidiennes de prendre les rues avec les lycéens,
les étudiants et les autres prolétaires dans la lutte.
NOUS AVONS DECIDE D’OCCUPER LE BATIMENT DE LA CONFEDERATON GENERALE DES TRAVAILLEURS EN GRECE (GSEE)
Pour le transformer en un espace de libre expression et un point
de rendez-vous pour les travailleurs, Pour dissiper les mythes
encouragés par les médias sur l’absence des travailleurs des
affrontements, que la rage de ces derniers jours ne serait que
l’œuvre de quelques 500 « cagoulés »(koukoyloforon),
«hooligans », ou d’autres histoires farfelues, alors que dans
les journaux télévisés les travailleurs sont présentés comme
des victimes de ces affrontements, et alors que la crise capitaliste
en Grèce et
dans le Monde mène à des licenciements
innombrables que les médias et leurs dirigeants considère comme un
« phénomène naturel ».
Pour démasquer le rôle honteux de la bureaucratie syndicale
dans le travail de sape contre l’insurrection, mais aussi d’une
manière générale. La Confédération générale des travailleurs
en Grèce (GSEE),et toute l’intégralité de la machinerie
syndicale qui le soutient depuis des dizaines et des dizaines
d’années, sape les luttes, négocie notre force de travail contre
des miettes, perpétue le système d’exploitation et d’esclavage
salarié. L’attitude de la GSEE mercredi dernier parle d’elle
même : la GSEE a annulé la manifestation des grévistes pourtant
programmée, se rabattant précipitamment sur un bref rassemblement
sur la place Syntagma, tout en s’assurant simultanément
que
les participants se disperseraient très vite, de peur qu’ils ne
soient infectés par le virus de l’insurrection.
Pour ouvrir cet espace pour la première fois, comme une
continuation de l’ouverture sociale créée par l’insurrection
elle-même,espace qui a été construit avec notre contribution mais
dont nous avons
été jusqu’ici exclus. Pendant toute ces
années nous avons confié notre destin à des sauveurs de toute
nature, et nous avons finit par perdre notre dignité. Comme
travailleurs, nous devons commencer à assumer nos responsabilités,
et cesser de faire reposer nos espoirs dans des leaders « sages »
ou des représentants « compétents ». Nous devons commencer à
parler de notre propre voix, nous rencontrer, discuter, décider et
agir par nous même. Contre les attaques généralisées que nous
endurons. La création de collectifs de résistance « de base »
est la seule solution.
Pour propager l’idée de l’auto-organisation et de la
solidarité sur les lieux de travail, de la méthode des comités de
luttes et des collectifs de base, abolir les bureaucraties
syndicales.Pendant toutes ces années nous avons gobé la misère,
la résignation,la violence au travail. Nous nous sommes habitués à
compter nos blessés et nos morts - les soit disant « accidents du
travail ». Nous nous sommes habitués à ignoré que les migrants,
nos frères de classe -étaient tués. Nous sommes fatigués de
vivre avec l’anxiété de devoir assurer notre salaire, de pouvoir
payer nos impôts et de se garantir
une retraite qui maintenant
ressemble à un rêve lointain.
De même que nous luttons pour ne pas abandoner nos vies dans les mains des patrons et des représentants syndicaux, de même nous n’abandonnerons pas les insurgés arrêtés dans les mains de l’Etat et des mécanismes juridiques.
LIBERATION IMMEDIATE DES DETENUS
RETRAIT DES CHARGES CONTRE LES INTERPELLES
AUTO-ORGANISATION DES TRAVAILLEURS
GERVE GENERALE
ASSEMBLEE GENERALE DES TRAVAILLEURS DANS LES BATIMENTS LIBERES DE LA GSEE Mercredi 17 décembre à 18 heures
L’assemblée générale des travailleurs insurgés
~ par émeutes sur décembre 17, 2008.
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17 décembre 2008
AGFF sa reconduction, Côte d' Ivoire- les agents de la poste se payent sur les recettes,grève chez Ikéa st étienne
AGFF: Le syndicat FO conseille les salariés à prendre leur retraite avant le 1er avril 2009.
L' accord AGFF qui devait être renégocié avant la fin décembre 2008, a été prorogé jusqu' en avril 2009 pour des raisons purement techniques. Depuis l' annonce de la possibilité de laisser travailler les seniors jusqu' à 70 ans, on peut s' attendre que l' accord AGFF ne soit plus reconduit, mettant ainsi des milliers de futurs retraités dans l' obligation de travailler au delà de 60 ans pour toucher une complémentaire retraite sans abattement.
Le syndicat FO vient de confirmer nos craintes « La menace proférée par le négociateur patronal de ne pas reconduire l'accord AGFF, dans le cadre de la renégociation de l'accord ARRCO/AGIRC qui s'ouvre fin janvier, ne doit pas être prise à la légère. Les retraites complémentaires pourraient être amputées jusqu’à 22 % pour celles qui seraient liquidées après le 1er avril 2009. »
Chaque foi que le gouvernement à voulu s'attaquer au non renouvellement de l' AGFF il a été confronté à des répliques grévistes importantes, actuellement celui-ci fulmine de ne pas avoir obtenu par la loi un recul de l' âge légal à 62 ans , voire 63 ans. Voilà pourquoi « Jean-René Buisson, Président de la Commission protection sociale de l’organisation patronale se livre par voie de presse à une attaque d’une rare violence contre l’édifice conventionnel des régimes paritaires de retraite complémentaire. » déclare FO
La suppression de l' AGFF ( cotisation tant salariale que patronale) ferait bien l' affaire du Medef qui ne cesse de réclamer la baisse des charges sociales
Côte d' Ivoire- les agents de la poste décident de bloquer les recettes afin de se payer les arriérés de salaires.
Les 980 agents de la Poste, ne se sont pas laisser duper, par les négociations entre l' Etat et le syndicat maison le Synaspostel. Celà fait plus de cinq mois d' arriérés de salaire que l' Etat leur doit, la solution ils l' ont trouver eux mêmes se payer sur les recettes.
C' est par le truchement de la mutuelle des receveurs de la poste (MURESPOST), que l' opération va être menée. En Côte d' Ivoire, chaque bureau de poste est censé payer directement ses agents pour les services rendus, la MUREPOST a donc décidé de payer tous les arriérés de salaire.
Mouvement de grève chez Ikéa
Les salariés du magasin Ikéa, à Saint-Etienne, se sont mis en grève, samedi 13 décembre pour réclamer une augmentation collective de 4% sur leurs salaires. Le mouvement avait lieu à l'appel d'une intersyndicale CFDT/FO/CGT et a mobilisé la majorité des 250 employés du magasin qui ont exprimé aussi leur inquiétude face à l'ouverture du magasin les dimanches. D'autres actions pourraient avoir lieu.
Santander supprime des emplois
Le banquier espagnol Santander vient d'annoncer la suppression de 1.900 emplois dans les trois banques qu'il détient au Royaume-Uni (Abbey, Alliance & Leicester et Bradford & Bingley). Santander est pourtant l' une des banques européenne la moins touchée par la crise financière, mais visiblement ces licenciements sont le résultat d' un plan visant à éponger l' acquisition d'Alliance & Leicester (qui a été suivie de la reprise des meilleurs actifs de la banque Bradford & Bingley, dont le reste des activités ont été nationalisées) . La Banque espagnole compte ainsi économiser 180 millions de livres d' ici 2011, à moins que l' affaire Madoff nevienne lui chauffer les fesses.
Auchan accélère le déploiement des caisses automatiques sans garantie sociale
A partir de 2009, Auchan va étendre ses systèmes de caisses automatiques. Le rythme d' implantation sera de 20 à 30 magasins par an. Le "R.A" alias le Rapid'Auchan est un prédateur d' emplois, le client prend ainsi la place de la caissière qui n'a même plus à encaisser pour peu le R.A soit couplé avec le SPIDDE (borne d'encaissement). La direction d' Auchan proclame qu’il n’y aura pas de suppressions d’emplois (air connu). Ce n' est pas pour rien , que partout il est mis en place des accords de Gestion Prévisionnelle des emplois et Compétences GPEC et que d' ouvre cette négociation à Auchan .
De la reconversion professionnelle en perspective alors qu'Auchan se trouve en pleine négociation de la GPEC. Pour la CFDT, les implantations d’automates se font sans garanties sociales. « Qui est assez naïf pour croire qu’Auchan va garder toutes ses hôtesses avec des 100K€ minimum à amortir par site ? Plus besoin d’hôtesses à part quelques contrôles aléatoires ! », lance le syndicat à l’origine en 2007 d’une campagne baptisée SBAM (Sans Bornes Automatiques Merci) à l’adresse des clients avec 80 000 pétitionnaires au compteur.
L' Oréal veut un dégraissage préventif.
Le numéro un mondial des cosmétiques veut protéger sa rentabilité, en supprimant 500 postes sur les 10.500 que comptent les Etats-Unis d'ici la mi-2009. En octobre dernier, l'Oréal avait abaissé drastiquement ses prévisions de résultats pour 2008, en raison d'un net ralentissement de son activité en Europe de l'Ouest et d'une chute de ses ventes aux Etats-Unis. Il avait alors annoncé la fermeture, de deux usines européennes, une au Pays-de-Galles, à Llantrisant, et une autre à Monaco pour le 31 mars 2011 .
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07 décembre 2008
Emeutes en Algérie , en Guyanne,en Grece . France, chasse aux malades
Dimanche 7 décembre N°248
http://berthoalain.wordpress.com/
France:la chasse aux malades est ouverte
Le recours renforcé des contrôles maladie, voilà encore une manifestation de la crise sociale qui commence à sévir. D' un coté l' augmentation de la productivité et de l' insécurité sociale , de l' autre la fatigue, le stress, les dépressions et les suicides. Pas étonnant que les arrêts maladies soient plus nombreux. Alors comme toujours, l' exploité devient un suspect qu'il faut contrôler et encore contrôler.
Nous connaissions déjà la fameuse entreprise Sécurex,(1) mais aujourd'hui ce secteur est en pleine expansion et une centaines d' entreprises privées, viennent doubler la sécurité sociale pour faire la chasse « aux faux malades ».
Des expériences sont actuellement en cours, dans six départements ( le Morbihan, l' Aude, l' Eure et loire, la Marne et le Vaucluse). L' assurance maladie est de la partie , et n'hésite pas à interrompre le versement des indemnités journalières si le médecin de ces sociétés privées le juge.
Même la RATP, utilise les services de ces entreprises, pour vérifier la présence des malades à leur domicile.
Emeutes en Guyanne
28
11 2008-Reçu très indirectement de quelqu'un qui vit en
Guyane:
bonjour à tous..
bon il n'y a pas
encore l'armée au détour des rues.. mais ce qui se passe est assez
impressionnant :
depuis lundi dernier après de multiples
négociations, des associations de consommateurs, les
socio-professionnels du transport ont décidé de mettre en place des
barrages dans tout le département à l'entrée des villes et même à
l'intérieur de cayenne. résultat : plus d'essences, boutiques
d'alimentation et autres banques fermées, établissements scolaires
fermés, hbts bloqués dans leur ville, campagne ou village, centre
spatial paralysé..
C'est un mouvement très populaire, soutenu
par les syndicats et différentes associations.. les habitants vont
sur les barrages pour soutenir :en effet, l'essence est à 1,77 euros
et le prix doit baisser au moins de 50 ctes d'euros.. chacune se
renvoie la balle : la région, l'Etat, la raffinerie qui se trouve en
Guadeloupe..compliquée de savoir qui s'enrichit sur le dos des
guyanais par ailleurs
pour un certain nombre très pauvres.. les
assoc ont l'intention ensuite de s'attaquer au prix exorbitant des
autres denrées de première nécessité : farine, lait, riz..de
petites émeutes de jeunes ont lieu dans certains quartiers..surtout
à Cayenne.
Le plus dur est que la guyane est paralysée mais que
les médias n'en parlent pratiquement pas. Le gouvernement par
ailleurs met du temps à réagir.. la guyane est loin et
isolée..C'est la première fois qu'il y a un mouvement de cet
ampleur !!
Faites le savoir autour de vous..
Les
flammes algériennes
Depuis l’été 2008, l’État
algérien n’en peut plus de débloquer de nouveaux fonds pour sa
police: achat de 20.000 matraques, plus de 200 bus de transports de
troupes, plusieurs engins antibarricades ou équipés de lances à
eau – et embauche de 15.000 nouveaux flics au plus vite.
Nouvelle
menace terroriste? Non, tous ces équipements sont destinés à la
section anti-émeutes de la Direction générale de la sûreté
nationale. [1] Par ailleurs, le gouvernement, craignant «un risque
d’émeute généralisée», subventionne à hauteur de plusieurs
dizaines de milliards de dhirams par an «les produits de large
consommation, pour réduire les effets de l’inflation sur la vie
quotidienne des Algériens». Autre détail croustillant de
l’actualité récente (en tout cas plus qu’une réforme de la
Constitution): «les milieux d’affaires algériens et étrangers se
préparent également à de telles éventualités. Plusieurs
entreprises auraient déjà mis en place des plans pour protéger
leurs biens des pillages en cas de violences populaires.» [2]
Bigre, que se passe-t-il en Algérie? Du peu d’informations (évidemment) qui arrivent de ce côté-ci de la Méditerranée, on entend parfois que depuis plus d’un an, seraient enregistrées en moyenne deux-trois émeutes ou autres formes de colères populaires (notamment des blocages de routes)… par jour – seule la Chine fait aussi bien en ce moment!
Parmi celles que les médias n’ont pas pu taire, parce qu’elles ont concerné des centaines de personnes, parce qu’elles ont duré au moins deux jours, et que les dégâts ont été «spectaculaires»: Timimoun (sud) en février, Ghardaïa en mars, Chlef, Gdyel (vers Oran) et Tiaret en avril, Ksar El Boukhari (90 km au sud d’Alger), Berriane et Oran en mai, Berriane à nouveau en juillet, Annaba et M’sila en août, plusieurs villages autour de Tizi-Ouzou et Tissemsilt en septembre, encore Annaba en octobre, Meftah en novembre… du littoral nord densément peuplé aux régions du sud quasi-désertiques, de l’est à l’ouest, ce sont tant des grandes villes (à l’exception notable, cette dernière année, de Alger – ville trop fliquée?) que d’innombrables bleds qui connaissent les joies de la révolte.
La relégation en deuxième division du club de foot d’Oran [3]; la gestion d’incendies détruisant des champs entiers d’oliviers et d’arbres fruitiers en Kabylie; une demande collective d’attribution de locaux pour pouvoir travailler (Gdyel); sept corps de harragas repêchés au large de Tiaret; la décision de fermeture du marché informel suivie de la victoire de l’équipe locale de foot à Ksar el-Boukhari; la vengeance contre un riche propriétaire d’hôtel et ses vigiles à Sidi Aïssa (M’Sila); la coupure d’eau ou l’augmentation du prix de la patate de trop; etc.: peu importent les «détonateurs», pourvu que tout soit prétexte à une saine émulation de rages collectives.
La suite sur le site nouvelle du front
02 décembre 2008
Guerre de classe au Bangladesch
"La guerre des classes existe, c'est un fait, mais c'est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter"
Warren Buffett (New York Times, 26 nov 2006 l' un des principaux soutien à Obama)
Au cours des mois écoulés, le Bangladesh a connu le même type de conflits que dans les années précédentes et dont nous avons parlé dans chaque bulletin. Ces luttes ne se sont pas seulement déroulées dans et autour de la capitale Dacca mais dans tout le pays, impliquant le plus souvent les travailleurs de l’industrie textile de confection (RMG, Ready Made Garments, sous-traitants des trusts mondiaux de l’habillement ou de la distribution).
Grèves hors la loi pour le simple paiement des salaires.
Leur déroulement récurrent suit un même schéma sans que la combativité en paraisse pour autant émoussé : grève pas tant pour les salaires eux-mêmes mais pour avoir leur paiement en temps voulu. Ce sont toujours des grèves, des manifestations hors de l’usine occupée, le tout dans l’illégalité la plus totale à cause de l’état d’urgence sous une domination militaire. Toutes ces actions sont attaquées sans ménagement par la police voire par l’armée, batailles rangées auxquelles s’associent souvent les travailleurs des usines voisines , qui impliquent plusieurs centaines de participants et qui durent parfois plusieurs jours. Chaque fois on relève de nombreux blessés, des arrestations, des contre-offensives patronales qui ou ferment les usines voisines .
Parfois, sur intervention ou non de la fédération syndicale officielle, du syndicat patronal, des autorités de la zone économique spéciale et du gouvernement, la lutte conduit à une résolution temporaire du problème immédiat ( par exemple, paiement des arriérés de salaires). Bien sûr, cela ne résout rien de la surexploitation et des salaires extrêmement bas ( très souvent même le salaires minimum dérisoire n’est pas respecté), ce qui alimentera une autre révolte qui se transforme presque toujours en émeute.
Des émeutes éclatent régulièrement.
On ne peut que citer les exemples les plus récents dans lesquels plus d’un million de travailleurs ont été impliqués et qui ont duré une quinzaine de jours, entraînant d’énormes pertes financières:
-*le 10 août dernier, Jangorah (Astrulia) 300 ouvriers réclament le paiement de salaires arriérés et s’attaquent à 15 usines textiles et à 4 centres commerciaux ; par crainte d’une extension les patrons ferment 60 usines du secteur
-*Le 30 août, lorsqu’ils apprennent que la police avait arrêté 15 ouvriers de la Standard Garment à Konabar (Gazipur) pour soi-disant vandalisme, des centaines d’ouvriers des usines voisines débraient , bloquent l’autoroute voisine et attaquent la police. 60 blessés et intervention du président du syndicat ouvrier qui demande l’ouverture d’une conférence tripartite pour résoudre de tels conflits avant qu’ils ne prennent leur évolution violente.
-*le 6 septembre, les patrons du RMG menacent de fermer pour un temps indéterminé toutes les usines de Gazipur dans la banlieue de Dacca si rien n’était fait par le gouvernement pour assurer la sécurité dans toutes les usines d’ici le 25 septembre (depuis janvier 2008 on n’a pas moins dénombré 150 attaques violentes de la part des prolétaires essentiellement du secteur RMG
-*le 20 septembre, les ouvriers de Islam Dresser Ltd à Malibagh se mettent en grève à cause du non paiement d’une prime de 100% d’un mois de salaire qui leur avait été promise, les patrons n’en proposant qu’un montant de 25%. Ils manifestent et sont attaqués par la police : 40 voitures brûlées, 30 blessés.
Des conditions d’exploitation source de révolte permanente.
Tous ces conflits sont de toute évidence la réaction spontanée des travailleurs à des situations ponctuelles résultant de décisions d’un patronat qui semble avoir lui-même des difficultés ou financières ou techniques par exemple dans les fournitures chaotiques d’énergie ( électricité et gaz). Pris dans les rivalités politiques avec de violents affrontements, l’état d’urgence assurant la domination des militaires, le gouvernement, outre la répression musclée, ne peut que chercher des boucs émissaires dans des manipulations politiques ou religieuses pour masquer cette guerre de classe incontrôlée qu’il s’agit avant tout de contenir car ce secteur du RMG est la principale source du financement de l’appareil d’Etat bangladais.
C’est en ce sens que l’on assiste à de timides tentatives de régulation des conditions d’exploitation. Mais ces tentatives qui sont en contradiction avec le maintien de bas coûts de production justifiant de nouveaux investissements étrangers ce qui signifie le maintien des conditions d’exploitations entraînant cette atmosphère de révolte permanente. Il est difficile de savoir d’où est venue au cours de l’été 2008, une base revendicative de 10 points qui va de subventions accrues aux denrées de base, à une prime de vie chère, à la fin des arrestations pour fait de grève, à la fin du harassement de la hiérarchie, etc. Certainement pas de la fédération syndicale Bangladesh Garment Workers Unity Council (BGWUC) car cette fédération très bureaucratique s’est empressée de la reprendre à son compte. Dès que cette revendication fut posée, une partie des patrons du secteur RMG ont envisagé de fermer leurs usines, de suspendre toute discussion sur les salaires, ce qui n’a eu pour effet que de relancer l’agitation ouvrière.
Comme ils veulent règuler les finances mondiales, ils veulent règuler les luttes et l' exploitation.
Le syndicat patronal BGMEA annonça au même moment que le les denrées subventionnées ne seraient livrées qu’aux porteurs de cartes d’identité. La fédération BGWUC dénonça cette mesure (environ 50% des travailleurs n’ont pas de carte d’identité) et aussi le fait que les distribution de denrées à bas prix se faisait hors du lieu de travail pendant les heures de travail ce qui ne permettait guère aux travailleurs exploités jusqu’à 12 h par jour d’en profiter. .Tout cela se déroule alors que l’état d’urgence avec une semi dictature des militaires est toujours effectif depuis le 1 novembre 2007 avec nombre d’arrestations et l’illégalité des toutes grèves et manifestations y compris de l’activité syndicale de base. Une tentative de « sortie de crise » est venue d’initiatives du syndicat ouvrier BGWUC et du syndicat patronal BGMEA . Le 12 septembre, au plus fort de l’agitation ouvrière une conférence tripartite a posé le principe d’un « syndicalisme raisonnable » préconisant le paiement régulier des salaires, la protection des « droits de l’homme », un certain assouplissement de l’état d’urgence en faveur des syndicats ainsi que de la distribution des denrées subventionnées au sein des entreprises. Le tout affirmé comme devant réduire la tension tout en précisant que les « bonnes relations » ne pouvaient qu’être bénéfiques pour l’augmentation de la production. Le syndicat BGWUC ajoutait que la moindre répression lui donnerait aux leaders syndicaux .la possibilité d’intervenir rapidement sur les lieux de travail pour que les conflits naissants ne dégénèrent pas dans les violences habituelles
Mais il n’est rien dit sur le niveau des salaires et des conditions de travail, questions qui restent au centre de l’exploitation : le salaire minimum, qui souvent n’est pas respecté, a été fixé il y a quelques années et jamais revu et il ne permet nullement de faire vivre, même misérablement une famille de quatre personnes. Un exemple récent peut illustrer la manière dont ces questions seront résolues au delà des « bonnes intentions » pourtant aussi minimales soient elles. La multinationale de la distributions Wal’Mart qui se fournit abondamment en produits textiles dans plus de 2000 usines du Bangladesh (12 milliards d’euros l’an passé) vient d’exiger de l’ensemble de ses fournisseurs un rabais de 2% sur les prix jusqu’ici consentis à ses fournisseurs. On peut se douter qui paiera pour ces 2%.
Il faut croire que même cette situation troublée et les promesses de maintien des conditions d’exploitation présentes par un régime « fort » ne dissuadent pas les capitalistes d’investir dans la perspective de profits .Une entreprise coréenne Youngone Corporation construit dans une zone économique spéciale du Bangladesh une usine de production de chaussures qui sur 72 chaînes de production exploitera 34000 travailleurs pour produire 100 000 paires de chaussures par jour soit 30 millions par an. ; Les seuls problèmes actuels apparemment viennent de la faiblesse des infrastructures qui ne permettent pas de garantir un approvisionnement régulier de gaz et d’électricité. Le capital espère de beaux jours devant lui. Le prolétariat aussi dans une telle concentration et des perspectives de lutte.











