logos_jauneInfobref janvier 2010

13 000 licenciements de délégués.

Etre délégué, ce n' est pas toujours une planque. Dans certains pays d' Amérique latine c' est déjà un contrat avec une mort assurée. En France la répression est plus sournoise, les délégués licenciés sont en principe ceux qui luttent réellement contre les employeurs. Aussi il est dénombré 13 000

licenciements par an en moyenne dont 85% sont acceptés par les inspections du travail. Bien entendu il n' y a pas que des syndicalistes de lutte de classe, il y a ceux qui détournent le fric des CE ou les cotisations syndicales, ceux qui utilisent les heures syndicales pour leur petit confort et se font piquer la main dans le sac...Récemment encore, deux délégués de SUD energie se voyaient contraint d' entamer une grève de la faim ( 15 jours au 29/12/09), pour la réintégration d' un de leur camarade délégué Nordine Mahroug sanctionné comme bien d' autre pour fait de grève. La CGT avait le même problème à Toulouse avec le licenciement de quatre militants, trois seulement seront réintégrés. Le dossier complet est à la disposition de tous sur le site ww.sudenergie.com

Pétition en ligne cliquer

http://fischer02003.over-blog.com/article-petition-de-soutien-a-nordine-mahroug-42152887-comments.html#c


L' allocation équivalent retraite (AER) croissance zero

La pérennisation de l’allocation équivalent retraite AER a pris fin en décembre 2009. Cette allocation financée par l'état est attribuée aux chômeurs âgés ayant épuisé leurs droits à l’assurance chômage et ayant accumulé une carrière complète de 40 années de travail (160 trimestres). Les documents préparatoires du projet de budget 2010, ne  budgétisent que le coût du maintien de l’AER aux seniors qui l’auront obtenu avant le 31 décembre 2009.  La mobilisation tant pour la prorogation de l' AER et de l' AGFF sera à l' ordre du jour de l' année 2010.

Le gouvernement Sarkosy est parfaitement conscient, qu'une attaque frontale provoquera une riposte du monde du travail . Alors tout laisse à penser que la tactique qui sera utilisée, visera à vider  l' AER et l' AGFF de leur contenu.

Ils appellent celà "faire évoluer le dispositif", c'est à dire «en restreindre l’accès en ne retenant que les trimestres effectivement cotisés et non plus les trimestres validés, comme cela est le cas en matière de retraite anticipée, faisant ainsi bénéficier d’une solidarité spécifique [l'ASS, soit environ 430 € par mois] celui qui a travaillé toute sa vie mais qui n’a simplement pas encore atteint l’âge légal d’ouverture des droits à la retraite», relève AC! Quand il fallait justifier de 160 trimestres validés pour obtenir l'AER (soit 953 € par mois), il faudra désormais totaliser 160 trimestres cotisés, ce qui exclut les périodes de chômage, de service militaire, les trimestres pour élever les enfants, etc...

Comme il est pratiquement impossible d’atteindre 160 trimestres cotisés avant 60 ans, sauf si on est un homme qui n’a pas fait son service militaire et qui a commencé à travailler avant 18 ans sans avoir été malade ni connu le chômage... Or, il faut être chômeur en fin de droits - donc de très longue durée - pour en bénéficier. Faire mine de maintenir l’AER tout en éliminant ses allocataires potentiels, voilà la dernière idée de génie de ce gouvernement !

Effets de la crise et réactions prolétariennes

 

Il ne s' agit pas seulement, d' évoquer les dégâts sociaux de la crise comme le font l' état et les bonnes consciences humanistes, de revendiquer plus de solidarité, et de ne voir dans la misère que la misère. Il s' agit d'agir pour liquider cette misère et le système qui l' engendre, il s'agit de considérer que l' accumulation de la richesse à un pôle et la pauvreté à l' autre est une loi de l' histoire du capitalisme, partant de ce postulat il faut considérer toutes les bonnes oeuvres comme des pansements sur une jambe de bois et ne s'intéresser qu' aux mouvements allant vers la libération sociale et la fin de cette misère.

Des restos du coeur aux restos du culte

Sous le titre ( Les «  magasins sociaux » se multiplient en Allemagne) le journal le Monde, nous fait tout un descriptif des brocantes de la misère en Allemagne. Le journal ne parle pas d' une industrie caritative mais c' est tout comme « depuis que Michael Maskolus a créé l'association Die Teller Gottes ("les assiettes de Dieu") et ouvert son premier centre en 2004, la demande ne cesse de croître. Jusqu'à 150 personnes par jour, vivant parfois très loin, viennent se procurer des objets ou des meubles à des prix défiant toute concurrence. "De plus en plus de gens ont besoin de ce type d'offre" en Allemagne, raconte cet ancien chômeur de 47 ans. La preuve : il a ouvert deux autres magasins et une petite cantine où sont servis, chaque midi, des repas chauds au tarif unique de 1 euro. » « Dans tout le pays, ces commerces caritatifs connaissent un véritable essor. On estime leur nombre à 350 et, chaque mois, de nouveaux magasins ouvrent leurs portes. Les experts des grandes organisations caritatives mettent cette évolution sur le compte d'Hartz IV, une réforme très controversée entrée en application en 2005 et qui a durci les conditions d'indemnisation des chômeurs de longue durée. La nouvelle majorité de centre droit, sortie victorieuse des élections législatives du 27 septembre, a d'ailleurs annoncé qu'elle souhaitait corriger certains aspects de cette loi. ».

« Vous voulez les pauvres secourus, moi je veux la misère supprimée » disait Victor Hugo.

Pillages et redistribution à Barcelone dans le quartier ouvrier de Nou Barris. 

 

19 décembre 2009 Des dizaines de jeunes ont pillé un super-marché à Barcelone et ont distribué les aliments soustraits entre les voisins dans une action de protestation contre la crise  et la précarité L'arrivée des Mossos d'Esquadra a mis fin à l'assaut et après des minutes de dialogue ils se sont allés sans que la police effectue aucune détention.
L'action, qui avait été convoqué par l'Assemblée de Chômeurs de Barcelone, a commencé vers six heures de l'après-midi dans le super-marché de la chaîne Caprabo-Eroski, situé dans la place de Llucmajor, dans le quartier ouvrier de Nou Barris. De manière coordonnée, plusieurs jeunes sont entrés dans l'établissement et ont rempli douze voitures avec des produits de première nécessité, comme pâte, riz, marqueteries et conserves, et une certaine bouteille de vin.

Nouvelles d’Algérie : 5000 travailleurs paralysent le complexe SNVI

Extrait cliquer sur le titre pour la suite, sur le site des nouvelles du front

« Le vaste complexe était quasiment paralysé durant toute la journée et au lieu de trouver des bras occupés à travailler l’acier, nous avons rencontré des hommes inquiets et en colère, en petits groupes autour d’une discussion enflammée sur leur situation ou regroupés devant la direction de l’entreprise. Quelque 5000 travailleurs ont adhéré au mot d’ordre de grève lancé hier, spontanément nous dit-on, paralysant ainsi quasi totalement l’ensemble des ateliers de la SNVI. La fonderie et la forge ainsi que les ateliers de la division des véhicules industriels (DVI) et d’autres unités étaient totalement à l’arrêt. Et le mouvement risque de durer car « la grève est illimitée ; elle ne cessera qu’avec la satisfaction de nos revendications », clament les protestataires. Les relents politiques de la manifestation sont on ne peut plus clairs : le monde du travail vient en effet de réserver une réponse cinglante aux conclusions du gouvernement et à son partenaire social, l’UGTA. « Nous rejetons catégoriquement les accords passés entre l’UGTA et le gouvernement lors de la dernière réunion tripartite. Nos revendications se résument en deux points : les salaires et le départ à la retraite. Nous voulons une augmentation conséquente et le maintien de l’actuel système de départ en retraite », nous a déclaré un travailleur. Et à son collègue d’expliquer : « Nos prétendus représentants sont allés à cette réunion sans avoir lancé un débat au préalable ; ils ont conclu un accord très défavorable aux travailleurs. »