G. Bad La crise en pleine croissance

Article paru dans ECHANGES N°141- été 2012

Ayant dans le numéro d' Echanges N°140 , traité amplement de la dette grecque et de la situation en Espagne, nous axons cet article sur la situation globale de L' UE des 27 et des rivalités qui la traverse. Derrière les discours sur la croissance, nous nous acharnerons à démontrer que le capitalisme n' a plus rien à offrir que la précarité, et que tous les G8, G20 et sommets divers ne sont fait que pour faire payer la crise par ceux d' en bas. Nous développerons un peu plus sur l' Allemagne, clef de voute de l' Union Européenne .

 Les incantations du G 8 pour un retour à la croissance.

 A peine élu à la présidence de la France , François Hollande se retrouvait à camp David auprès de son homologue américain B.Obama. Comme toujours, il ne filtre pas grand chose de ces grands rassemblements où les véritables discussions se font dans des réunions collatérales. Ne reste finalement que le mince communiqué officiel , en somme une prière pour le retour à la croissance.

 La croissance parlons en !!!

A la fin de l' année 2011, la croissance économique mondiale s' avérait être la plus faible observée depuis la mi-2009. Elle a frisée la croissance zéro en se limitant à 0,9%, si l'on tient compte du découplage des zones d' accumulation du capital nous pouvons dire que les pays du centre comme l' UE et le Japon sont en récession. Pour d' autres pays de l' OCDE la croissance fut molle, seuls les pays « émergents » continuaient à caracoler avec des taux de croissance élevés, cependant la descente des uns va derechef entrainer la décroissance des autres , le phénomène est déjà observable en Chine ou la croissance de 10,4% en 2010 tomberait à 7% selon les officiels chinois. Dans les pays émergents la croissance se ralentie en Inde elle était de 9,1% en 2009 et n' est plus que de 7,6% en 2011. Au Brésil la croissance chute de 7,5% en 2010 à 2,7% en 2011.

 Sur un plan plus général, la dégringolade de la croissance mondiale s'accompagne une chute manifeste du prix des matières premières ( voir annexe 1).

 Quand le G8 implore le retour à la croissance pour sortir de la spirale de la crise, il ne fait qu'étaler son impuissance devant les éléments qui entretiennent cette crise. Le capitalisme se retrouve face à lui même, face à la monstruosité des surcapacités productives1 du monde. il va donc devoir trancher dans le vif d' une manière ou d' une autre sachant qu'une fraction du capital ne peut retrouver un semblant de croissance que par une destruction massive des forces productives matérielles et humaines. Cette solution finale est déjà active et l' Union Européenne commence à sentir les banderilles plantées sur elle, après la Grèce (2% du PIB européen) se pointe l' Espagne, l'Italie, le Portugal.... la décomposition latine de l' Europe de Maastricht. Même la revue Confrontation Europe est contrainte d' envisager la débandade de la zone euro.

 Les tendances centrifuges de l' UE se font dans trois directions le nord, le sud et l' est avec pour chaque fracture un pays leader , la Grande Bretagne pour le nord, l' Allemagne pour l' est , et la France pour l' Europe dite latine. Si l' UE devait se morceler en trois zones, c' est l' Allemagne2 qui certainement en prendra l' initiative du fait de sa forte implication économique vers l' Eurasie. Chez l' Oncle sam, les affaires ne sont plus ce qu'elles devraient être, et pourtant le tonton a sabrer à tout va, les salaires , le temps de travail, la santé, le logement ...La purge radicale, qui a si bien rétabli à ce jour, les finances de l' oncle n'a plus d' effet, pour la bonne et simple raison que tous les autres font de même, si bien que l'on se retrouve à la case départ de la crise. Seule la FED ose dire clairement au peuple américain que le système est ( fiscall cliff) c' est à dire au bord de la falaise et qu'il va falloir taper plus fort que prévu pour gagner l' avantage compétitif, une contraction du PIB américain entre 3 et 5% serait nécessaire selon les experts.

 L' Europe latine en convulsion

 En Espagne c' est le retour du garrot, mais un garrot d' un autre genre celui d'une pressurisation constante de la jeunesse et des forces populaires. L' économie espagnole est de nouveau en récession depuis le premier trimestre 2012. La crise immobilière creuse le tombeau des banques et comme chacun est conscient que l' état n' est plus à même d' intervenir, sauf sous forme d' incantations. La Banque centrale européenne n' est déjà plus à même d' injecter des liquidités dans le système bancaire ( comme préteur en dernier ressort). Les moribonds sont trop nombreux ; pas moins de 16 banques espagnoles sont dans le rouge, le journal l' Expansion rapportait que 21 banques ibériques sont dans le collimateur de l' agence de notation Moody qui envisage d' abaisser la note de 114 banques européennes. La Bankia, quatrième banque espagnole récemment nationalisée, non seulement voit son action décrochée elle valait 3,75€ en juillet 2011 elle n' est plus qu' à 1,2€. Bankia croule sous ses 31,8 milliard d' actifs immobiliers risqués et quand la défiance l' emporte comme en Grèce on se précipite pour retirer son fric. El Mundo affirmait que les clients de Bankia ont déjà retiré plus d' un milliard d' €.Plus récemment la presse faisait état d' un transfert des banques espagnoles vers des comptes sur livret dans les pays du nord de l' Europe de 66,2 milliards d' euros ( chiffre de la banque d' Espagne).

 L' UE ,le couple Franco-allemand et la grande Bretagne

Le couple Franco-allemand a été contraint de par la situation économique de la zone euro , de mettre sur la table des négociations au sein de l' UE la modification des traités de l' Union. Il devient clair pour la grande majorité des états de l' UE que pour se maintenir à flot l'UE doit, d' une part resserrer sa coordination économique et d' autre part procéder à un encadrement budgétaire plus stricte. L'objectif étant de soumettre les pays de la zone euro à un ensemble unique de règles et institutions, voire comme le veut A.Merkel une perte progressive de la souveraineté des états.

 Cette initiative, ne convient pas à la Grande Bretagne, et David Cameron s'oppose à l' adoption d'un traité pour l' ensemble des 27 pays de l' UE, Cameron à ainsi révélé qu'il était en place pour protéger les services financiers de la City3.

Le couple franco-allemand, veut donner moins d'importance à la commission européenne et à la cour de justice et donner plus d' importance « au politique » afin de promouvoir une Europe plus « intergouvernementale ». En affaiblissant les institutions « gendarmes » de l' UE, le couple franco-allemand entend bien reprendre les rênes de l' UE , la crise est pour le tandem une occasion unique de centraliser le pouvoir quitte à faire exploser le marché unique qui se devait d' assurer un traitement équitable des états membres.

 

C 'est ce qui vient de ce confirmer, lors du sommet européen de ce mois de juin 2012, présenté par la presse comme une défaite de l' Allemagne , ce qui est manifestement faux. Le capitalisme allemand n' a pas été surpris, le Bundestag ayant approuvé à une large majorité le pacte budgétaire européen et le Mécanisme européen de stabilité financière (MES)4 ainsi que la mise sur pied du fonds d' urgence permanent de la zone euro. La BCE gorgée de créances pourries de la Gréce et du Portugal, n'est plus en mesure de gérer les nouveaux venus que sont l' Espagne et le Portugal.

 « Intégration » et « solidarité » furent mis en avant pour savoir qui allait faire les frais de la mutualisation des pertes, les capitalistes allemands par le truchement d' Angela Merkel ne sont pas dupes et Merkel a déclarée " moi vivante, il n'y aura pas de mutualisation ". Dans l' histoire et face à la situation, il s' agissait une fois de plus de reculer les échéances en mettant en place l' équivalent d'une «bad bank » , c' est le rôle attribué au MES qui sera financé par les états de la zone euro, avec l' Allemagne qui de facto devient le plus gros contributeur en dernier ressort, ce qui donne l'impression que l' Allemagne accepte la mutualisation des pertes.

Sauf que cette mutualisation des pertes, n' est pas un phénomène exclusivement national, il en résultera que la « mutualisation » sera étalée sur le dos des peuples de l' UE et qu'elle va s' amplifier. Les récentes élections du 17 juin 2012 en Grèce , viennent de mettre au pouvoir le « bon » gouvernement que les marchés et les banques attendaient. Un gouvernement des riches contre les pauvres, un gouvernement qui livre son peuple à la pince monseigneur de l' UE et du FMI et son plan d' affameur

 La Grande Bretagne, craint à juste titre une harmonisation des règlementations bancaires pour garantir l' euro. La Grande Bretagne est actuellement particulièrement isolée dans l' UE, et vient même de perdre sont rôle de leader de l' Europe du nord, le Danemark, les pays bas, la Pologne et la suède ne suivent plus Cameron.

Ceci étant il ne nous appartient pas de soutenir tel ou tel camp, mais de bien démonter systématiquement les illusions concernant une reprise de la croissance, dans un monde en surcapacité, a ce propos il suffit de prendre deux exemples les ports et l' industrie automobile. Les premiers sont les victimes traditionnelles du « progrés technologique » notamment

de l' automatisation complète des ports grâce au conteneur, notamment les dockers ( voir notre brochure «  Marchandises,transport,capital et lutte de classes Mai 2012) les seconds, des surcapacités de l'industrie automobile mondiale.

 « Avec des ventes 2011 à 13,5 millions de véhicules et, pour 2012, plus probablement proche de 13 millions que de 14, le chiffre est cohérent et la question de "l’ajustement" est posée.La question est volontiers posée en termes arithmétiques et "l’exemple américain", donné en référence par Marchionne entre autres, sert alors à incriminer la frilosité des dirigeants européens qui ont refusé l’option radicale qui consistait sinon à laisser mourir des entreprises du moins à fermer des usines.

 Ce sont effectivement - Tavares l’a rappelé - 4 à 5 millions de capacités qui ont été rayées de la carte industrielle aux Etats-Unis et, la bonne santé des constructeurs américains aujourd’hui correspondant à une saturation des outils ayant survécu, on en déduit assez naturellement que l’Amérique semble ainsi montrer la voie. » ( extrait de la chronique de Bernard Jullien)

 L'Allemagne gère la crise par la précarité et la fracture sociale.

 Comme dans tous les pays, les lois du capitalisme jouent avec plus ou moins de force en fonction de divers facteurs. Le coût du travail en est un souvent cité, bien qu'il n' est pas l'importance que l'on cherche à lui donner au niveau de la concurrence mondiale, surtout dans les pays à haut niveau technologique.

 Pour l' Allemagne le coût du travail était effectivement l' un des plus élevé de l' UE en 2008 dans certains secteurs industriels notamment l' automobile il était supérieur de 29% à celui observé en France. Ce qui n' empêchait pas l' Allemagne d' enregistrer les meilleures performances à l' export. Il faut faire tomber ce dogme que le prix des marchandises sont déterminées par les salaires.5

 Bien entendu si le patronat peut faire chuter les salaires direct et indirect , c 'est mieux pour lui mais il y a déjà longtemps que le coût du travail dans la fabrication d' un objet X à été réduit à une infime partie du prix des marchandises. Le Capital fixe est devenu l' élément moteur et déterminant de la production capitaliste dans son ensemble. Cette production est elle même dépendante d' investissements colossaux et donc du capital financier, que celui-ci s' effondre et c 'est la débâcle. C 'est cet effondrement qui a engendrer l'importante récession allemande de 2009 et pas le coût du travail. En Allemagne il n' y a pas de salaire minimum une situation quasi unique en Europe.. Le problème allemand est celui de tous les pays hautement industrialisé, comment sauver la valeur travail ? Dans tous les pays de l' OCDE le capitalisme n' a plus à offrir que la précarité, dans un premier temps le partage du travail et le temps partiel, dans un second temps celui de la misère. L' Allemagne est sans doute,comme nous allons essayer de le montrer, le pays de l' UE où ce contraste est le plus net.

 Dés le début des années 2000, la réforme Hartz avait mis en avant le slogan « Forden und forden » ( promouvoir et exiger). Elle aura pour résultat de promouvoir la baisse des allocations chômage et de ramener le chômeur au niveau de la Sozidlhilfe ( Le RMI allemand). La loi Hartz s' érigea donc comme une loi visant à paupériser les chômeurs. Pour moraliser cette mesure le gouvernement lança une campagne virulente contre les «  Anspruchdenker », les profiteurs du système.

 Le système des profiteurs capitalistes, va aller plus loin dans ses attaques.

 Des 2005, les demandeurs d' emploi sont activés pour faire des démarches « positives » deux fois par mois, ils ne pourront plus rejeter un emploi moins bien payé que le précédent, plus éloigné et en dessous de leur qualification au risque de perdre les indemnités de chômage. A ce tableau de chasse est venu s' adjoindre comme en France la démultiplication des contrats de travail atypiques deux nouveaux contrats : Les mini jobs et les 1 euro- jobs sont mis sur le marché de l' emploi. Au plus fort de la crise, la récession de 2009, l’Etat, les entreprises et les salariés ont été convié, cogestion oblige, à instaurer le système de chômage partiel pour éviter au pays de passer de la récession à la dépression économique. Mais la mesure ne fut pas suffisante alors le gouvernement à libéralisé son marché du travail et précipité une part croissante des salariés dans la précarité: absence de salaire minimum, travail à temps partiel, "mini jobs" sans assurance maladie6 ou petit boulots payés 1 euro de l'heure7 . Aujourd’hui, près d’un travailleur allemand sur cinq est « pauvre ».

Salaires: la déflation compétitive

En mai 2011, les statistiques officielles faisaient état de 5 millions de mini-jobs. Plusieurs scandales éclateront en Allemagne mettant en cause des grands groupes accusé de « dumping social » sur les salariés précaires. Le système leur avait offert la possibilité d' utiliser deux ou trois mini -jobs, fiscalement neutres plutôt que d' embaucher un travailleur à plein temps. La chaîne Schlecker, leader des drogueries en Allemagne, fut accusée par le syndicat Verdi de faire du "dumping salarial". L'affaire fit grand bruit à l' époque, obligeant la ministre du Travail, Ursula Van der Leyen, à monter au créneau.( la condamnation de la firme l’a privé de cet avantage concurrentiel et vient d’être mise en faillite, licenciant 15 000 travailleurs)

Les Aufstockers

Ils s'occupent en général avec moins de 15 heures de labeur par semaine et complète leur revenu avec les aides sociales. Leur nombre ne cesse d' augmenter. Le système Hartz censé les inciter à reprendre un emploi, n' a fait que créer cette bulle8.Début 2010 il fut recensé pas moins d' un million d' individus vivant avec ce statut ou plutôt ce nom péjoratif, qui les stigmatises comme des parasites du système, alors qu'ils en sont les victimes.

Si l'on retranche le million d’Aufstockers des bénéficiaires de Hartz, nous trouvons un reliqua de 3,9 millions de chômeurs longue durée, les plus touchés sont les les familles monoparentales et les seniors.

La loi Hartz IV est venue accentuée la descente aux enfers des « Rmistes » allemands par la fusion de l' allocation chômage et de l' aide sociale, la guerre aux pauvres était déclarée. Elle a pris un tour tragique quand trois familles se sont portées partie civile devant la Cour constitutionnelle de Karlsruhe. En février 2010, le tribunal a finalement déclaré la Loi Hartz IV constitutionnelle, tout en demandant au législateur de revaloriser l’allocation de base.9

La loi Hartz IV a cette caractéristique qu'elle n'intervient pas si le demandeur, dispose de plus de 9750€ d' économie, si un époux à encore un salaire … malgré ses restrictions il y a environ sept millions de « Hartz IV » en Allemagne.

La prolifération des formes de travail précaire, ou plutôt d' occupation précaire vise essentiellement à sauver idéologiquement la « valeur travail ». Ce type d' emploi va progresser de 20% entre 1999 et 2009 ( sources le bureau Destatis équivalent à l' INSEE). La récession de 2009 va encourager le patronat allemand à faire un « dumping salarial » qui va choquer les potentats de l' OCDE pourtant promoteurs de la casse sociale.

 «  En Allemagne, encore plus que dans les autres pays membres, les employés sans emploi fixe sont les principales victimes de la crise » OCDE janvier 2010.

 L' Allemagne compte 12 millions de pauvres10 sur 82 millions d' habitants, la pauvreté n' est plus une caractéristique de l' ex RDA elle est visible sur l' ensemble du territoire. Comme en France il y a en Allemagne l' équivalent des « restos du coeur », la fréquentation de ces restos progresse au rythme d'un million de demandeur de plus par an. Les soupes populaires, se développent à côté des écoles pour les enfants dont les parents n' arrive plus à payer la cantine.

La crise sociale est bien visible, même dans les villes . A Berlin un ex quartier classe moyenne industrieuse ( Spandau) est devenu celui des classes dangereuses paupérisées, le taux de chômage, la criminalité , les suicides, le surendettement sont les plus importants du Land.

 On compte 1 million d' intérimaire, toujours les premiers virés avec des différences de salaire importante pour un même travail, le boom de l’intérim est de (+134%).

La liquidation du système de retraites

 Selon Eurostat, c 'est l' Allemagne qui compte dans l' UE le plus de personnes âgées de plus de 65 ans (20,6%), comme en France c'est au nom du sauvetage du système de répartition, que le gouvernement décida en 2007 de réformer le système des retraites, que l' état avait subventionné à hauteur de 80,8 milliards d' euros en 2010.

Depuis le 1er janvier 2012, la réforme voté par le Bundestag en 2007 est entrée en vigueur.L’âge légal de départ à la retraite reste à 63 ans, mais l’âge de la retraite à taux plein automatique (qui annule la décote) va être allongé graduellement d’un, puis de deux mois par an, et passer de 65 à 67 ans d’ici à 2031. A noter au passage que la réforme française dite loi Fillon prévoit la mise en place de la retraite à 67 ans ( taux plein) dès 2018 ce qui a d' ailleurs choqué les allemands selon le Deutschen Rentenversicherung Bund (L’assurance pension allemande), l’âge légal de départ à la retraite sera de 67 ans en 2030 et s’appliquera pour les générations nées à partir de 1964.Toutefois, si les assurés ont cotisé pendant 45 ans, le bénéfice du taux plein interviendra toujours à 65 ans ( à 63 ans si l’on est chômeur).

En règle générale , c’est à 63 ans et demi que les Allemands cessent de travailler, ce qui est possible après 35 ans de cotisation et au prix d’une décote de 0,3% par année. Celle-ci est calculée en fonction de la différence entre l’âge effectif et l’âge légal d’entrée en retraite. Ce qui ne fera qu' accroitre la pauvreté des plus âgés, 660 000 d' entre eux sont contraints pour vivre d' associer leur maigre pension à un Minijobs. Enfin un boulet semble arrivé conjointement avec la crise, les travailleurs entre 60 et 64 ans ( ils sont 40,5%) à travailler, mais seulement trois quart d' entre eux on un emploi non soumis à des cotisations sociales. Cette bombe à retardement préoccupe, le parti social-démocrate, pourtant l’un des artisans de la réforme( une coalition socialistes et verts). Il réclame qu’elle ne soit mise en œuvre qu’à condition que la proportion de seniors qui cotisent atteigne 50 %.

G. Bad juillet / août 2012

 Annexe 1

Chute des cours sur 52 semaines ( sources Investir journal des finances )

Métaux

Palladium -27,97%

Zinc -17,52%

Nickel -26,75%

Platine -20,81%

Cadmium -38,00%

Plomb -29,64%

Alliage d'aluminium-23,25%

Cuivre -15,46%

Etain -25,73%

Produits Agricoles

Blé de meunerie n°2 - Paris (€/tonne) -13,58%

Coton - New York (futures, cents/lb) -55,82%

Caoutchouc - Osaka (futures, yens/kg)-34,88%

Robusta – Londres-14,58%

Jus d'Orange - New York (cents/lb) -36,38%

Sucre - New York (cents/lb)

-26,02%

Arabica New York-34,76%

Pomme de terre - Londres (cents/once) -30%

Cacao - New York

-23,45%

 

1Le taux d'utilisation des capacités de production française est en dessous de (85%)

2En 2010, l' Allemagne faisait 143 milliards d' excédents sur les biens manufacturés sur un total pour l' UE des 27 de 147 milliards d' euros . L' Allemagne ne cesse de consolider sa puissance industrielle hors de l' UE.

3Cameron voulait obtenir un protocole de protection de la City de Londres

4 Le MES doit entrer en vigueur le 9 juillet mais cette échéance pourrait ne pas être respectée parce que la ratification parlementaire doit être validée par la cour constitutionnelle allemande.

5Voir à ce sujet salaire prix et profit de K. Marx

6- Il faut préciser que certains travailleurs concernés sont couverts par une assurance médicale quand le mini-job est un deuxième emploi, ou parce que l’État prend en charge, mais, effectivement, ni le patron ni le salarié avec ces 400 euros maxi ne payent pour l’assurance maladie.

7 -Précisons que les dénommés « Ein-Euro-Jobs » sont rémunérés aux environs de 1,50 euro.

8-Le système Hartz n’est pas incitatif,à une reprise d'un emploi, il cherche plutôt a maintenir un volant d' individus dans une situation de survie . En effet pour 100€ de salaire, le travailleur perd 20% de ses aides, pour 800€ il en perd 80%.

9 -La Cour a jugé que le mode de calcul retenu violait le droit au "minimum vital digne" garanti par la constitution. De 359 euros par personne, l’allocation minimum a depuis été revalorisée à 374 euros...

10-Est considéré comme pauvre en Allemagne celui qui n' a que 940€ pour vivre