afp) La CGT et SUD-Rail s’opposent au projet de réforme ferroviaire qui sera débattu à partir du 17 juin à l’Assemblée.

 C’était prévisible : le gouvernement ne fera pas l’économie d’une grève lors de l’examen au Parlement du projet de réforme du système ferroviaire. Deux syndicats de cheminots, la CGT et SUD-Rail, viennent d’appeler à une grève reconductible à partir du mardi 10 juin à 19 heures, pour protester contre le texte qui sera examiné à l’Assemblée nationale à partir du 17 juin prochain.

Le projet prévoit de créer un groupe public ferroviaire, qui réunira la SNCF et Réseau Ferré de France (RFF), le gestionnaire des infrastructures ferroviaires, dans un schéma complexe imbriquant trois EPIC (établissements publics à caractère industriel et commercial). Mais les syndicats de cheminots voient dans le texte un éclatement du système, qui ne règlerait rien à la dette ferroviaire (plus de 40 milliards d’euros). Les deux organisations syndicales réclament « le retrait du projet de loi, et (...) une autre réforme du système ferroviaire. » Au passage, ils demandent également « un moratoire sur l’ensemble des réorganisations et restructurations » menées actuellement dans le groupe.

 La tentation d’une ligne dure

 La perspective de voir SUD et la CGT faire cause commune lors d’une grève à la SNCF n’est jamais agréable pour les pouvoirs publics, surtout lorsqu’il s’agit d’un préavis reconductible. De surcroît, les bons connaisseurs du social dans l’entreprise publique décrivent une CGT en proie à de vifs débats interne, et qui pourrait choisir de camper sur une ligne dure pour assurer sa cohésion.

 La direction de la SNCF et le gouvernement pourront toutefois se rassurer en constatant que l’UNSA, deuxième organisation de l’entreprise, ne se joint pas à cet appel à la grève, contrairement au précédents mouvements

 

 Phébus: des conducteurs déterminés

 le 31 mai 2014
http://npa2009.org/content/phebus-78-des-conducteurs-determines

Ce lundi 26 mai, les conducteurs de la société Phébus (filiale de la SVTU filiale de Keolis filiale de la SNCF !) entament leur 15e jour de grève. Le conflit a totalement paralysé le trafic sur Versailles et les villes alentours pendant 10 jours (65 000 usagers transportés quotidiennement).

 La grève est partie d’un ras-le-bol général sur les conditions de travail et les salaires. Certains chauffeurs ont des amplitudes de travail de 14 heures et la prime d’intéressement, touchée en avril, a chuté de 800 euros à moins de 200 euros, cela malgré les profits colossaux que fait cette société filiale de la SNCF.

 Troisième semaine
Les grévistes, composés de mécaniciens et de la quasi-totalité des conducteurs, ont bloqué le dépôt 24 h/24 pour obtenir une augmentation de 5 %. La direction espérait démoraliser les grévistes en faisant lever le blocage par la voie judiciaire, mais la détermination reste entière. Sous une pluie battante, la venue d’Olivier Besancenot le mardi 20 mai, jour de passage au tribunal, a été très appréciée des grévistes.
Par deux fois, un cortège d’une centaine de grévistes a manifesté jusqu’au siège de SVTU, et au tribunal, en plein cœur de Versailles embouteillé. Face au directeur, l’avocat des grévistes a démontré que les chiffres des bénéfices avaient été truqués pour justifier la baisse des primes. Pour autant, après 2 jours de négociation à l’inspection du travail, la proposition du patron ne ne dépassait pas les 1 % d’augmentation...
Pour les « phébusiens » c’est trop peu pour reprendre, et ils ont donc entamé une troisième semaine de grève, plus déterminés que jamais. Ces deux semaines à se relayer pour défendre leur outil de travail, c’est déjà une première victoire par la solidarité qui s’est créée entre eux.

 Correspondants

 

 Seine-Maritime. Grève à la SNCF : perturbations sur des TER, lundi 2 juin 2014

Un mouvement social à la SNCF perturbera le trafic des trains TER en Haute-Normandie, lundi 2 juin 2014. Le point sur les lignes touchées, en Seine-Maritime.

 Le syndicat de cheminots, Sud Rail, est remonté, et dénonce la dégradation des conditions de travail. Un mouvement de grève devrait ainsi perturber le trafic SNCF en Seine-Maritime, le lundi 2 juin 2014.
Le trafic des trains TER de Haute-Normandie de l’axe Yvetot/Elbeuf Saint-Aubin, Gisors/Serqueux et Rouen/Amiens sera impacté par cette grogne.
La SCNF conseille aux usagers de consulter, sur son site, la rubrique “Grève” dans “État du trafic”, et se rapprocher des agents SNCF en gare ou à contacter Aléorégion au 0800 880 582 (gratuit depuis un poste fixe).