Progrès, Prolétaire, Productif, Précaires, Praxis, Propriété, possession,Procès, Profits

 Pillage

 « Partout où il prédomine,( le capital marchand NDLR) il représente un système de pillage1 et son développement, tant dans l'antiquité que dans les temps modernes, tant chez les Carthaginois et les Romains que chez les Vénitiens, les Portugais et les Hollandais, est accompagné de piraterie sur terre et sur mer, de vol d'esclaves et d'annexion violente.( K. Marx, histoire du capital commercial Le Capital T p. ) ( K.Marx, chap.XX aperçu historique sur le capital marchand , ed.Moscou)

 

Plus-value

 « Je nomme plus-value absolue la plus value produite par la simple prolongation de la journée de travail, et plus-value relative la plus value qui provient au contraire de l’abréviation du temps de travail nécessaire et du changement correspondant dans la grandeur relative des deux parties dont se compose la journée. » K. Marx T 1 chap XII la production de plus value relative.

 « Mais c'est dans la seconde forme de plus-value, la forme de plus-value relative, qui, en tant que développement de la force productive des ouvriers, apparaît, si l'on se réfère à la jt(journée de travail) comme diminution du temps de travail nécessaire, et si l'on se réfère à lapopulation, comme diminution de la population ouvrière nécessaire (c'est la forme contraire-à celle de la manufacture, à la plus-value absolue n.d.r.-), c'est dans cette seconde forme qu'apparaît immédiatement le caractère industriel et historiquement spécifique du mode de production fondé sur le capital. » (Marx. Grundrisse. Tome 2. P. 257. Ed. Sociales.)

« Avec l'utilisation de la machinerie le temps de surtravail relatif croît, non seulement par rapport au temps de travail nécessaire, et donc relativement comme l'agrégat de temps de travail, mais le rapport au temps de travail nécessaire croît, tandis que l'agrégat de travail diminue, c'est-à-dire le nombre de journées de travail simultanées (par rapport au temps de surtravail). »(Marx. Grundrisse. Tome 2. P.P. 319-320. Ed. Sociales.)

 plus-value relative

 « Prolonger la journée de travail au-delà du temps nécessaire de l'ouvrier pour fournir un équivalent de son entretien et allouer ce surtravail au capital : voilà la production de plus-value absolue. Elle forme la base générale du système capitaliste et le point de départ de la production de la plus-value relative. Là la journée est déjà divisée en deux parties, travail nécessaire et surtravail. Afin de prolonger le surtravail, le travail nécessaire est raccourci par des méthodes qui font produire l'équivalent du salaire en moins de temps. La production de plus-value absolue n'affecte pas la durée du travail, la production de plus-value relative en transforme entièrement les procédés techniques et les combinaisons sociales. Elle se développe donc avec le mpc proprement dit. »(Marx. Le Capital. Livre 1. Tome 2. P. 184. Ed. Sociales.)

 plus-value absolue

 « La tendance du capital est, bien sûr, de lier la plus-value absolue à la plus-value relative; donc allongement maximum de la journée de travail avec nombre maximum de journées de travail simultanées, allant de pair avec la réduction au minimum, d'une part, du temps de travail nécessaire, d'autre part du nombre nécessaire de travailleurs. » (Marx. Grundrisse. Tome 2. P. 258. id.)

Périodisation

 «La bourgeoisie ne peut exister sans révolutionner constamment les instruments de production, ce qui veut dire les rapports de production, c'est-à-dire l'ensemble des rapports sociaux. Le maintien sans changement de l'ancien mode de production était, au contraire, pour toutes les classes industrielles antérieures, la condition première de leur existence. Ce bouleversement continuel de la production, ce constant ébranlement de tout le système social, cette agitation et cette insécurité perpétuelles distinguent l'époque bourgeoise de toutes les précédentes.» Le manifeste communiste

 Précaires

 « Elle ne peut plus régner, (la classe bourgeoise) parce qu’elle est incapable d’assurer l’existence de son esclave dans le cadre de son esclavage,parce qu’elle est obligée de le laisser déchoir au point de devoir le nourrir au lieu de se faire nourrir par lui » (K. Marx le Manifeste Communiste)

 «  Si toute la classe des salariés était anéantie par le machinisme, quelle chose effroyable pour le Capital qui, sans travail salarié, cesse d’être du Capital » (travail salarié et Capital K Marx) 

 Parti.

 « Aujourd’hui le prolétariat allemand n’a plus besoin d’organisation officielle ni publique ni secrète ; la liaison simple naturelle de compagnons appartenant à la même classe sociale et professant les mêmes idées suffit, sans statuts, ni comité directeur, ni résolutions ou autres formes tangibles, à ébranler tout l’empire allemand (...)Bien plus. Le mouvement international américain et européen est à cette heure devenu tellement puissant que non seulement sa forme première et étroite-ligue secrète- mais encore sa seconde forme, infiniment plus vaste- l’Association internationale des travailleurs,publique- lui est devenue une entrave et que le simple sentiment de solidarité fondé sur l’intelligence d’une même situation de classe, suffit à créer et maintenir parmi les travailleurs de tous les pays et de toutes les langues, un seul et même parti prolétarien » F Engels, « Quelques mots sur l’histoire de la ligue des communistes »Londres, le 8 octobre 1885.(Textes sur l’organisation, édt Spartacus, Paris 1970 P. 33)

Texte complet

«aujourd'hui, le prolétariat allemand n'a plus besoin d'organisation officielle ni publique ni secrète ; la liaison simple et naturelle de compagnons appartenant à la même classe sociale et professant les mêmes idées suffit, sans statuts, ni comités directeurs, ni résolutions ou autres formes tangibles, à ébranler tout l'Empire allemand. Bismarck est l'arbitre en Europe, de 1'autre côté de nos frontières ; mais à l'intérieur des frontières grandit, plus menaçante chaque jour, la personnalité athlétique du prolétariat allemand, le géant que Marx prévoyait dès 1844, qui se trouve déjà à l'étroit dans le cadre de l'empire fait à la mesure du philistin bourgeois, et qui, dans un avenir prochain, lorsque sa stature puissante et ses larges épaules se seront encore développées, n'aura qu'à se lever de son siège pour faire sauter tout l'édifice de la constitution impériale. Bien plus. Le mouvement international du prolétariat américain et européen est à cette heure devenu tellement puissant que non seulement sa forme première et étroite -- la Ligue secrète, -- mais encore sa seconde forme, infiniment plus vaste -- l'Association publique internationale des travailleurs -- lui est devenue une entrave, et que le simple sentiment de solidarité, fondé sur l'intelligence d'une même situation de classe, suffit à créer et à maintenir, parmi les travailleurs de tout pays et de toute langue, un seul et même grand parti du prolétariat. Les théories que la Ligue a représentées de 1847 à 1852 et que les bourgeois, dans leur haute sagesse, pouvaient, avec des haussements d'épaules, décrier comme des chimères écloses dans la folle cervelle de quelques extrémistes, ou comme la doctrine secrète de quelques sectaires disséminés un peu partout, ces théories ont à l'heure qu'il est d'innombrables adeptes dans tous les pays civilisés du monde, parmi les parias des mines de Sibérie comme chez les chercheurs d'or de Californie. Et le fondateur de cette doctrine, l'homme le plus haï, le plus calomnié de son temps, Karl Marx, était, au moment de sa mort, le conseiller toujours recherché et toujours prêt du prolétariat des deux mondes. Londres, le 8 octobre 1885

 Population.

 «  Un développement des forces productives qui réduirait le nombre absolu des ouvriers, c’est à dire permettrait en fait à la nation toute entière de mener à bien en un laps de temps moindre sa production totale , amènerait une révolution, parce qu’il mettrait la majorité de la population hors circuit ».Marx T.3 p 279).

Progrès.

« La machine possède le merveilleux pouvoir d’abréger le travail et de le rendre plus productif : nous la voyons qui affame et surmène les travailleurs. Par l’effet de quelque étrange maléfice du destin, les nouvelles sources de richesse se transforment en sources de détresse. Les victoires de la technique semblent être obtenues au prix de la déchéance totale. A mesure que l’humanité se rend maître de la nature, l’homme semble devenir esclave de ses semblables ou de sa propre infamie. On dirait même que la pure lumière de la science a besoin, pour resplendir, des ténèbres de l’ignorance et que toutes nos inventions et tous nos progrès n’ont qu’un seul but : doter de vie et d’intelligence les forces matérielles et ravaler la vie humaine à une force matérielle. Ce contraste de l’industrie et de la science modernes d’une part, de la misère et de la dissolution modernes d’autre part- cet antagonisme entre les forces productives et les rapports sociaux de notre époque, c’est un fait d’une évidence écrasante que personne n’oserait nier. Tels partis peuvent le déplorer ; d’autres peuvent souhaiter d’être délivrés de la technique moderne, et donc des conflits modernes. Ou encore, ils peuvent croire qu’un progrès aussi remarquable dans le domaine industriel a besoin, pour être parfait , d’un recul non moins marqué dans l’ordre politique » (Extrait d’une allocution prononcée par Karl Marx, le 14 avril 1856, à , l’occasion du quatrième anniversaire de l’organe chartiste People’s Paper, qui en reproduisit le texte )

« Ainsi donc, la production fondée sur le capital crée d'une part l' industrie universelle, c' est-à-dire le surtravail en même temps que le travail créateur de valeurs; et, d'autre part, un système d' exploitation générale des propriétés de la nature et de l' homme » (Marx Grundrisse 2 .Chapitre du capital ed. 10/18 p.214-215)

 Prolétariat

« Il faut former une classe avec des chaînes radicales, une classe de la société bourgeoise qui ne soit pas une classe de la société bourgeoise, une classe qui soit la dissolution de toutes les classes, une sphère qui ait un caractère universel par ses souffrances universelles et ne revendique pas de droit particulier, parce qu'on ne lui a pas fait de tort particulier, mais un tort en soi, une sphère qui ne puisse plus s'en rapporter à un titre historique, mais simplement au titre humain, une sphère qui ne soit pas en une opposition particulière avec les conséquences, mais en une opposition générale avec toutes les suppositions du système politique allemand, une sphère enfin qui ne puisse s'émanciper, sans s'émanciper de toutes les autres sphères de la société et sans, par conséquent, les émanciper toutes, qui soit, en un mot, la perte complète de l'homme, et ne puisse donc se reconquérir elle-même que par le regain complet de l'homme. La décomposition de la société en tant que classe particulière, c'est le prolétariat. » » (Marx Contribution a la critique de la philosophie et du droit de Hegel 1843)

 Prolétaire, au sens économique.

 « Par prolétaire, au sens économique, il faut entendre le travailleur salarié qui produit du capital et le met en valeur ; il est jeté sur le pavé aussitôt qu’il est sans utilité pour l’appétit de plus value du...capital » (Le Capital « Economie »,1,p.1123.)

 « dans la mesure où les gouvernements emploient le travail salarié productif dans les mines, les chemins de fer, etc., et fonctionnent comme des capitalistes individuels… » (K. Marx, le Capital, livre deuxième, t.1, Ed. Sociales, Paris 1960, p90.)

 Productif :

 « Par ailleurs, le capital productif, ou le mode de production correspondant au capital, ne connaît que deux niveaux de développement : La manufacture et le grande industrie. La premiére implique la division du travail ; la seconde, une association des forces de travail ( ayant un mode d’activité uniforme) et l’utilisation des forces de la sciences qui entraîne un transfert de l’association et, pour ainsi dire, de l’esprit collectif du travail aux machines,etc.

 Dans le premier stade, la masse des ouvriers (accumulés) doit être importante, par rapport à la quantité de capital : dans le second , le capital fixe est important par rapport aux ouvriers associés dans leur travail. » (Marx, «  Grundrisse » 3.Chapitre du capital, édt. 10/18, page 136.)

«  Tant qu ‘elles ne peuvent être effectuées dans les conditions propres au capital, toutes les conditions générales et sociales de la production doivent être payées par une portion du revenu national, par la caisse de l’Etat ; les ouvriers ne feront pas alors figure de travailleurs productifs, bien qu’ils augmentent la force productive du capital. » (Marx, «  Grundrisse » 3.Chapitre du capital, édt. 10/18, page 49.)

 Travail productif.

 « Depuis qu’ Adam Smith a établi la différence entre le travail productif et celui qui ne l’est pas, la controverse sur ce point n’a pas cessé. Cette différence doit découler de l’analyse des différents aspects du capital. N’est productif que le travail créateur de capital. N’ est-il pas aberrant, dit Monsieur Senior par exemple (ou dit quelque chose d’approchant), qu’un fabricant de pianos puisse être un travailleur productif, alors que le pianiste ne l’est pas, car sans le pianiste, le piano n’aurait pas de sens ? N’empêche que c’est ainsi. Le fabricant de pianos reproduit du capital, alors que le pianiste échange simplement son travail contre du revenu. Mais le pianiste ne produit-il pas de la musique et ne satisfait-il pas notre sens musical, bref ne produit-il pas d’une certaine manière ? Effectivement, son travail produit quelque chose ; mais il n’est pas pour autant productif du point de vue économique ; il n’est pas plus productif que le travail du fou qui délire.

Le travail n’est productif que s’il produit son contraire. D’autres économistes transforment indirectement le travailleur improductif en ouvrier productif. Par exemple, le pianiste donne une stimulation à la production, soit en imprimant plus d’énergie et d’entrain à l’individu, soit, dans un sens plus vulgaire, en éveillant un besoin nouveau, dont la satisfaction exige un zèle accru dans la production matérielle immédiate. On reconnaît implicitement par là que seul le travail créateur de capital est productif, et donc que tout autre travail, si utile ou si nuisible soit-il, n’est pas productif pour la capitalisation, autrement dit, est improductif. » (Marx, «  Grundrisse » 2.Chapitre du capital, édt. 10/18, page 84/85 .)

 La Praxis

 Les idées ne peuvent jamais mener au-delà d'un ancien état du monde ; elles peuvent seulement mener au-delà des idées de l'ancien état du monde. D'ailleurs, les idées ne peuvent rien réaliser. Pour réaliser les idées, il faut des hommes qui mettent en ceuvre une force pratique. (K. MARX, La Sainte Famille (1845). M. RusEt, Pages choisies..., p. 34.)

 Pratique et vérité

La question de savoir si la pensée humaine peut accéder à une vérité objective n'est pas une question du domaine de la théorie, c'est une question de la pratique. C'est dans la pratique que l'homme doit démontrer la vérité, c'est-à-dire la réalité et la puissance, l'en deçà de la pensée ».K. MARX, Deuxième thèse sur Feuerbach.

 Possession et Propriété

 «  Ce qui est à proprement parler le fondement de la propriété privée, la possession, est un fait réel, un fait inéluctable, non un droit. Ce n’est qu’avec les déterminations juridiques que la société donne à la possession de fait que celle-ci reçoit la qualité de possession légale, de la propriété privée. » ( K.Marx –Critique du droit politique Hégelien ES p. 171)

« La sûreté est le plus haut concept social de la société bourgeoise, le concept de la police, c’ est l’idée que la société toute entière n’ existe que pour garantir à chacun de ses membre la conservation de sa personne, de ses droits et de la propriété » Marx La question juive.

Procés

 « Si on dit que le capital est de la valeur d'échange qui produit un profit, ou du moins que l'on utilise en vue de produire un profit, on a déjà présupposé le capital dans l'explication car le profit est un rapport déterminé du capital à lui même; le capital n'est pas un simple rapport mais un procès dans les divers moments duquel il est toujours capital ». (Fondements, t. Ι, ρ. 205).

Profits (masse)

 

Masse absolue de profit en dépit de la baisse progressive du taux de profit.

 « Tandis que la masse de plus-value a augmenté de moitié, le taux de profit n'est plus que la moitié de ce qu'il était auparavant. Mais le profit n'est que la plus-value rapportée au capital social et la masse du profit, sa grandeur absolue, est, par suite, du point de vue social, égale à la grandeur absolue de la plus-value. La grandeur absolue du profit, sa masse totale, aurait donc augmenté de

50 % en dépit d'une diminution énorme du rapport de celle-ci au capital total avancé,autrement dit en dépit de l'énorme baisse du taux de profit général. Le nombre des ouvriers employés par le capital, donc la masse absolue du travail qu'il met en mouvement, d'où la masse absolue du surtravail qu'il absorbe, d'où la masse de plus-value qu'il produit, d'où la masse absolue de profit qu'il produit, peuvent donc s'accroître et s'accroître progressivement, en dépit de la baisse progressive du taux de profit. Il ne suffit pas de dire qu'il peut en être ainsi ; il faut qu'il en soit ainsi - des oscillations passagères mises à part - sur la base de la production capitaliste. » ( K.Marx, TIII, chap. XIII p.231, ed. Moscou )

« Mais d' un autre coté les mêmes causes qui produisent, une diminution absolue de la plus value,donc du profit et par conséquent une baisse du taux du profit, entraînent une augmentation de la quantité de plus-value et de profit, par rapport à un le capital donné, et en conséquence font baisser aussi le taux de profit calculé en pourcentage, provoquent un accroissement de la masse absolue et donc de profit que s' approprie le capital social (c'est à-dire par l'ensemble des capitalistes). » (K. Marx T III chap.XIII p 234/235, ed. Moscou)

 Notes

1 « Les plaintes sont maintenant générales chez les marchands au sujet des nobles, qui sont devenus des brigands ; ils doivent trafiquer au milieu des plus grands dangers et sont en outre faits prisonniers, battus, rançonnés et pillés. S'ils consentaient à endurer tout cela au nom de la justice, ils seraient réellement des saints... Mais ces injustices si criantes, ces vols et ces pillages si peu chrétiens sont pratiqués, de par le monde entier, par les marchands eux-mêmes, qui vont jusqu'à s'en rendre coupables entre eux. Faut-il donc s'étonner de ce que Dieu estime que tant de biens acquis par l’injustice doivent être de nouveau perdus et volés, et qu'à leur tour les commerçants doivent être frappés à la tête et faits prisonniers ?... Il appartient aux princes de punir par la violence régulière et de prévenir un commerce aussi malhonnête, afin que leurs sujets ne soient pas volés aussi scandaleusement par les commerçants. Mais ils ne le font pas ; aussi Dieu se sert-il des chevaliers et des brigands pour punir les injustices des commerçants et en fait-il ses démons, de même qu'il déchaîne des démons sur l'Égypte et le monde entier, ou les ruine par des ennemis. C'est ainsi qu'il atteint un malfaiteur par un autre, sans qu'il pense à faire entendre par là que les chevaliers soient moins brigands que les commerçants ; seulement les commerçants pillent tous les jours le monde entier, tandis qu'un chevalier ne dévalise qu'une ou deux fois par an, une ou deux personnes ». - « Écoutez la parole d'Esaü : les princes sont, devenus les compagnons des voleurs. Ils font pendre des voleurs qui ont volé un florin ou un demi-florin, et fraient avec des voleurs qui pillent le monde entier et voient plus sûrement que les autres, afin que le proverbe reste vrai : les grands voleurs font pendre les petits, et comme disait le sénateur romain Caton : les voleurs maladroits gémissent dans les prisons et sous les chaînes, alors que les voleurs publics sont couverts d'or et de soie. Mais que fera Dieu dans tout cela ? Il fera comme il disait à Ézéchiel, il fondra ensemble, comme du plomb et de l'airain, les princes et les commerçants, les voleurs d'une espèce et ceux de l'autre, afin que, comme lorsqu'on brûle une ville, il ne reste plus ni princes, ni commerçants. » (Martin Luther, Bücher vom Kauffiandel und Wucher, 1527).