INFOBREF N°438

 La Russie développe sa plus puissante arme de dissuasion

10-05-2016-Opérationnels à partir de 2018, les nouveaux missiles balistiques intercontinentaux russes RS-28 Sarmat seront déployés en Sibérie et dans l'Oural du Sud. Ces missiles à carburant liquide viendront remplacer les célèbres R-36M2 Voevoda connus en Occident sous le nom de code SS-18 Satan.

 Pyongyang veut intensifier son potentiel nucléaire face à la menace US

Le Corée du Nord considère les manœuvres américaines près de ses frontières comme un acte d'hostilité et envisage d'intensifier son potentiel nucléaire en réponses à ces exercices.

 Réarmement japonais et australien

Le Japon : nouvel exportateur d’armements. Attentes, réalités et enjeux stratégiques



25 Mars 2016

Sous Shinzo Abe, le Japon se cherche une nouvelle "normalité" qui, depuis 2014, implique la possibilité pour ses entreprises d’exporter des armes. Le Japon se remilitarise-t-il ? Quels sont les enjeux de cette évolution, alors que l’Asie du Nord-Est est en plein chamboulement géopolitique ? Cette Note s’attache à détailler le contexte, les attentes et les réalités de cette conjugaison entre exportations d’armes et contributions à la paix que défend Tokyo aujourd’hui, pour illuminer enfin les enjeux stratégiques qui en découlent.  

Crédit photo : Mamoまも / Wikimedia Commons

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Face à la montée de la puissance chinoise, le Japon a décidé à son tour de renforcer rapidement sa force navale. Le Premier ministre Shinzo Abe, qui estime ne pas pouvoir fonder sa sécurité à long terme sur la seule garantie américaine, se libère progressivement des entraves au renforcement de sa capacité militaire, imposés après 1945. L'isolationisme américain d'un Donald Trump ne va pas rassurer Tokyo. La décision de l’Australie de renforcer ses forces sous-marine et navale va dans le même sens.

l’Australie : les coulisses d’un contrat « historique »

LE MONDE | 26.04.2016

Les sous-marins australiens Collins seront bientôt remplacés.

Les Japonais étaient partis favoris, talonnés par l’allemand TKMS. Au final, c’est le français DCNS que l’Australie a retenu mardi 26 avril pour ses futurs sous-marins. Le budget de ce programme de défense portant sur douze bâtiments, le plus important de l’histoire du pays, est estimé à 50 milliards de dollars australiens, soit 34,3 milliards d’euros, comprenant la conception, les transferts de technologie, la production, le système de combat et la maintenance pendant vingt-cinq ans.

Lire aussi :   En pleine mutation, DCNS mise de plus en plus sur l’international


Le gouvernement allemand envisage un important réarmement militaire

Par Johannes Stern

Mondialisation.ca, 14 avril 2014

Le gouvernement allemand utilise l’escalade du conflit entre l’OTAN et la Russie pour opérer un réarmement militaire massif. C’est ce que souligne un article paru dans la dernière édition de l’hebdomadaire Der Spiegel.

La photo de couverture de l’article résume la situation. La ministre de la Défense, Ursula von der Leyen, tout sourire devant un char, est entourée de soldats de l’armée allemande armés jusqu’aux dents. C’est l’horrible sourire du militarisme allemand qui tente de revenir sur la scène mondiale après avoir mené deux guerres mondiales et commis des crimes épouvantables.

Sous le titre cynique « Les léopards vivent plus longtemps, » allusion aux chars de combat allemands portant ce nom, l’article donne un aperçu sur les projets militaires de l’occident. L’OTAN va être transformée en une alliance antirusse et étendre considérablement sa sphère d’influence en Europe de l’Est. C’est en cela, que l’Allemagne joue un rôle crucial. Les politiciens et stratèges militaires allemands en vue réclament un massif programme de réarmement de l’armée. Selon le Spiegel, « On ne peut arrêter le débat, et l’industrie de l’armement sent là une bonne occasion de faire des affaires. »

Dépenses militaires mondiales: l’arc oriental fourbit ses armes



26 Avril 2016

Les dépenses militaires globales de la planète sont estimées à 1 676 milliards USD en 2015 (1 773 milliards aux prix et taux de change de 2014), selon les dernières données publiées par le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) .

Cette somme représente une hausse d’environ 1% en termes réels par rapport à 2014. Elle est équivalente à 2,3% du produit intérieur brut mondial et à une moyenne d’environ 230 dollars par habitant.

Les États-Unis, avec des dépenses militaires de 596 milliards USD en 2015, dominent de loin tous les autres pays et représentent à eux seuls 35,6% du total mondial. Ils sont suivis par la Chine, dont les dépenses estimées à 215 milliards comptent pour 12,8% du total.

L’Arabie saoudite, dont les dépenses militaires ont doublé entre 2006 et 2015 et sont probablement sous-estimées selon le SIPRI, se hisse pour la première fois à la troisième place du classement et pèse 5,2% du total mondial (87 milliards).

La Russie est rétrogradée à la quatrième place principalement en raison de la chute du rouble, tandis que le Royaume-Uni, profitant d’un euro faible, se hisse devant la France, elle-même dépassée par l’Inde, qui occupe la sixième place en 2015.  

Le Top 10 des pays les plus dépensiers pour leur effort militaire est complété par le Japon, l’Allemagne et la Corée du Sud, dont les dépenses militaires représentent respectivement de 2,4% à 2,2% du total mondial.

Une tendance ininterrompue à la hausse

Il s’agit de la première hausse après trois années consécutives de diminution depuis 2011. La crise des finances publiques et la fin de la Guerre froide avaient amené les dépenses militaires à leur niveau le plus bas en 1998, année à partir de laquelle elles ont recommencé à croitre sans discontinuer jusqu’en 2011.

Cette brève et apparente accalmie de 2011 à 2014 s’explique essentiellement par la trajectoire des États-Unis : le retrait des troupes d’Afghanistan et d’Irak ainsi que l’impact du Budget Control Act de 2011 ont en effet entrainé une réduction des dépenses militaires américaines de 21,4% entre 2010 et 2015.

 

 

 

Abstraction faite des États-Unis, les dépenses militaires globales sont donc en hausse ininterrompue depuis 1998 (+164,7%) et affichent en réalité une hausse de 13,5% depuis 2011, en raison principalement des taux de croissance importants en Europe centrale et orientale, en Asie du Sud et du Sud-Est, et au Moyen-Orient.

L’Arabie saoudite est aussi le pays qui a dépensé le montant le plus élevé par habitant en 2015 : 2 778 USD par tête. Elle est suivie par Oman (2 574 USD per capita) et par Israël (1 923 USD), deux autres pays du Moyen-Orient. Les États-Unis sont quatrième à ce classement, avec des dépenses militaires par habitant de 1 854 USD en 2015. À titre de comparaison, la Belgique occupe la 29e place avec environ 368 USD par habitant, et la Chine est 55e avec 156 USD par habitant.

Plusieurs de ces champions des dépenses per capita se retrouvent aussi en tête du classement des pays en termes de pourcentage du produit intérieur brut (PIB) alloué aux dépenses militaires. C’est le cas de Oman et de l’Arabie saoudite qui consacrent respectivement 16,2% et 13,7% de leur PIB aux dépenses militaires. Avec le Soudan du Sud (13,8% du PIB), ils constituent les seuls trois pays qui consacrent plus de 10% de leur PIB aux activités militaires. Aux États-Unis, malgré des dépenses per capita très élevées, l’effort pour l’économie américaine ne représente cependant que 3,3% du PIB. Selon les données harmonisées du SIPRI, les dépenses militaires de la Belgique représentent seulement 0,9% de son PIB.

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Coopérations militaires et transferts d’armes de l’Inde et du Pakistan



25 Mars 2016

En observant le volume, la nature et la provenance des importations de l’Inde et du Pakistan sur ces dix dernières années, des évolutions importantes peuvent être constatées : la Russie, fournisseur traditionnel de New Delhi, se rapproche lentement du Pakistan, qui lui, poursuit son étroite collaboration avec la Chine. Certains accords jettent même les bases d’une coopération trilatérale entre Moscou, Islamabad et Pékin. Dans le même temps, Washington, très présent sur le marché de l’armement pakistanais depuis le début des années 1980, semble progressivement s’en éloigner pour se focaliser davantage sur le marché indien. Cette Note d’Analyse revient sur ces dernières évolutions et aborde les répercussions potentielles que ces alliances pourraient avoir sur la stabilité régionale.

Crédit photo : Narendra Modi inaugure la nouvelle stratégie nationale de développement industriel "Make in India" en septembre 2014 (source : Licence Creative Commons)

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Le financement de la recherche de défense par l’UE



21 Mars 2016

À terme, l’Union européenne pourrait financer la recherche dans le secteur de la défense. Elle voudrait lancer à ce titre une Action préparatoire de 2017 à 2020, afin de tester la faisabilité de cette idée. Pour cela, elle entend s’inspirer d’Horizon 2020, le grand Programme-cadre d’aide à la recherche scientifique géré par la Commission européenne pour la période 2014-2020.

En 2020, lorsque l’UE devra adopter son prochain Cadre financier pluriannuel (2021-2027), et si l’Action préparatoire a produit des résultats satisfaisants, le domaine de la défense pourrait être pleinement intégré dans l’agenda budgétaire de l’UE. Les sommes affectées à cette nouvelle priorité seront alors plus conséquentes. Avant cela, toutefois, l’Action préparatoire devra faire ses preuves. Sa planification représente dès lors un enjeu de taille, car les intérêts à concilier sont nombreux. Souveraineté nationale, industrie, Union européenne : l’équation à résoudre est incontestablement des plus complexes. 

Crédit photo : European Defence Agency

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