INFOBREF N°461

 

Histérie guérriére : France, USA en tête

 

En plein cirque électoral aux USA comme en France, les vendeurs de sécurité sont aussi ceux qui bombardent , paupérisent les peuples, Ceux qui fabriquent des mines anti-personnel et du même coup fabriquent des handicapés et s'ouvrent ainsi le juteux marché des prothéses avec mise en spectacle des jeux olympiques. Tout le système capitaliste fourmille d' exemple de sa nature double

de prédateur et soigneur, de va t'en guerre pour la paix.

 En Afghanistan, Sayed a été victime d'une mine à seulement 5 ans.

Il est pris en charge par Handicap International qui l'a appareillé

et le suit dans sa rééducation.

 

Le Chef d’État-Major de l’armée américaine menace violemment la Russie: « nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l’avez jamais été auparavant »

135632 vues 07 octobre 2016 112 commentaires Ils osent tout... c'est même à ça qu'on les reconnait, Impérialisme Réseau International

Le Chef d’État-Major de l’armée américaine menace violemment la Russie: « nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l’avez jamais été auparavant »

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La rhétorique anti-russe est très en vogue ces derniers temps, surtout Outre-Atlantique mais aussi en Europe. Mais celle-ci est sans précédant et dépasse tout entendement. A défaut de sortir de la bouche d’un président sortant, cette déclaration sonne en tout point comme une réelle déclaration de guerre de l’armée américaine à l’attention de la Russie.

Endgame (fin de partie). Ces mots ont été prononcés dans ce discours prétentieux et va-t-en-guerre du Chef d’État-Major de l’Armée américaine qui voudrait clairement embarquer la Russie dans un conflit ouvert. Il cite également une déclaration qu’aurait fait un ambassadeur russe que je n’ai pourtant trouvé nulle part sur la toile (intox?). Milley ne cite aucune référence précise sur les circonstances de cette déclaration choc. Il s’en sert néanmoins pour justifier sa rhétorique guerrière bien rodée.

Aujourd’hui, « Nous n’avons jamais été aussi proche d’une 3ème guerre mondiale », c’est un fait. Si la tension ne redescend pas rapidement, nous aurons beaucoup de chance si l’année se termine sans encombre. Les mondialistes veulent une guerre mondiale à tout prix et ils semblent très décidés à l’obtenir. Bien évidemment, en cas de guerre avec la Russie et en vertu des traités de l’OTAN, la France devra sans sourciller se ranger du côté des Etats-Unis et ses citoyens devront se résoudre à mourir pour la gloire de l’impérialisme américain et quelques psychopathes mondialistes. Sentez-vous venir l’odeur du souffre? Fawkes

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Mardi, le Chef d’État-Major de l’armée américaine a émis un avertissement sévère à l’encontre des menaces potentielles comme la Russie et a promis que l’armée vaincra tout ennemi dans un combat au sol.

« La volonté stratégique de notre nation, les États-Unis, est remise en cause et nos alliances sont testées de manières auxquelles nous n’avons pas été confrontées depuis de nombreuses décennies », a déclaré le général Mark Milley, Chef d’État-Major de l’Armée de Terre à son auditoire lors de la réunion annuelle de l’Association of the United States Army à Washington, DC.

«Je veux être bien clair avec ceux qui veulent nous faire du mal … l’armée des États-Unis – en dépit de tous nos défis, en dépit de notre tempo opérationnel, en dépit de tout ce que nous avons fait, nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l’avez jamais été auparavant. Ne vous méprenez pas à ce sujet« .

Les commentaires de Milley viennent au cours d’une année électorale où les électeurs vont décider d’un nouveau président et d’un commandant en chef et une période d’augmentation de l’activité militaire des concurrents quasi-pairs, y compris la Russie et la Chine.

L’armée a lutté pour reconstruire sa volonté après plus d’une décennie d’opérations de combat prolongées en Irak et en Afghanistan. Le service a considérablement réduit la taille de sa force depuis la guerre froide et a diminué son budget de modernisation dans la dernière décennie, affirme Milley.

« Alors que nous nous sommes concentrés sur la lutte anti-terroriste, d’autres pays comme la Russie, l’Iran, la Chine, la Corée du Nord nous ont étudié » a-t-il dit. « Ils ont étudié notre doctrine, nos tactiques, nos équipements, notre organisation, notre formation, notre leadership. Et, à leur tour, ils ont révisé leurs propres doctrines, et ils modernisent rapidement leurs armées aujourd’hui pour éviter nos forces dans l’espoir de nous vaincre à un certain moment dans l’avenir. « 

Milley a également cité un haut responsable russe qui aurait déclaré publiquement: «L’ordre mondial établi subit un bouleversement fondamental » et que « la Russie peut maintenant mener une guerre conventionnelle en Europe et la gagner. »

Le général a averti que la guerre future avec un adversaire quasi-pair sera « hautement létale, contrairement à ce que notre armée a connu au moins depuis la Seconde Guerre Mondiale. »

« Nos formations devront probablement être petites; nous devrons nous déplacer constamment, » a-t-il dit. « Sur le champ de bataille future, si vous restez dans un endroit pendant plus de deux ou trois heures, vous serez mort. »

Malgré les défis, Milley a déclaré que l’Armée de Terre s’adaptera pour survivre sur un champ de bataille aussi dangereux.

« C’est un défi de taille, pour sûr, de projeter sa puissance dans des théâtres contestés, combattre dans des zones urbaines très peuplées, pour survivre et gagner sur des champs de bataille intensément létaux et éparpillées et de créer des meneurs et des soldats qui peuvent l’emporter. Ce sera difficile? Oui, mais impossible? Absolument pas « , a déclaré Milley.

« Ne vous méprenez pas à ce sujet, nous pouvons maintenant et nous allons … conserver la capacité de nous déployer rapidement, » a-t-il dit, « et nous allons détruire tout ennemi ou qu’il se trouve et en tout temps. »

CRIME DU CAPITA L

C'est la faute au réchauffement climatique … mais surtout pas à l'insécurité permanente dans les hopitaux et cliniques par manque d' effectifs et de personnels formés.

« 2015 est de fait la pire année, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, en ce qui concerne le nombre de décès. 600 000 personnes sont mortes au cours des 12 derniers mois.

Cette hausse, significative par rapport aux années précédentes, serait liée à la grippe, avec 24 000 décès lors des trois premiers mois de l’année, et à des épisodes climatiques extrêmes, comme la canicule de cet été.

Parallèlement, l’espérance de vie diminue légèrement, de 0,3 an pour les hommes et de 0,4 an pour les femmes. Après l’âge de 65 ans, le nombre de décès a beaucoup augmenté cette année, ce qui explique ce phénomène. »

Les infirmiers appelés à la grève après la vague de suicides cet été

Brassard noir sur blouses blanches. La Coordination nationale infirmière (CNI) appelle tous les soignants à faire grève ce mercredi pour dénoncer la dégradation des conditions de travail à l'hôpital. En plus des quelque 330 000 infirmiers et infirmières des hôpitaux publics, l'un des principaux syndicats de la profession invite aussi les personnels paramédicaux (kinés, aides-soignants ou encore auxiliaires de puériculture) à se joindre à des actions locales, où se tiendront des minutes de silence en hommage « aux collègues décédés cet été ».

La CNI juge « très insatisfaisantes » les réponses données par Marisol Touraine « après la vague de suicides » qui a touché le secteur cet été. Depuis juin, cinq infirmiers se sont donné la mort à Toulouse, au Havre, à Saint-Calais, près du Mans, et à Reims.

Critiquée pour son silence médiatique, la ministre de la Santé a reconnu dimanche le caractère « extrêmement préoccupant » de ces drames, promettant pour l'automne de nouvelles mesures contre les risques psycho-sociaux à l'hôpital. Mais la CNI réclame des actions urgentes, selon son vice-président Eric Audouy, affirmant que « tous les personnels » sont en souffrance du fait des restructurations et du manque d'effectifs. Ils ont « de plus en plus l'impression de mal faire leur travail », ajoute-t-il. La CNI demande de nouvelles embauches, la « définition de ratios soignants au lit du patient par spécialité » de même que le « renforcement des services de santé au travail ».

Autre signe de tension à l'hôpital, les praticiens hospitaliers sont de leur côté appelés à faire grève le 26 septembre par les intersyndicales Avenir hospitalier et Confédération des praticiens des hôpitaux. Face à la pénurie de médecins dans le public, ces organisations réclament un redécoupage de leur temps de travail et des revalorisations salariales.

Peut-on arrêter les suicides en série à La Poste ?

Elle avait 21 ans. Elle était factrice en CDD en Haute-Loire, à Monistrol-sur-Loire. Et le 15 février,
on l’a retrouvée pendue chez ses parents

La veille du drame, il lui est signifié qu’elle ne fera pas sa tournée habituelle. Elle devra distribuer des plis sur le secteur de Saint-Just-Malmont. une tournée difficile, qu’elle ne connait pas, dans une région montagneuse et enneigée. Elle doit remplacer un autre CDD en maladie. Il a laissé deux jours de courrier. Elle devra donc en distribuer trois.

Elle n’a pas pu achever sa tournée, en dépit de onze heures de travail. Elle arrive tôt le 15 février matin.  Elle n’a pas dormi de la nuit. Elle est en larmes. Son chef, la voyant épuisée, lui propose de rentrer chez elle.

Elle se pend quelques heures plus tard.  voir l’article du progrès 

La Poste est aux prises avec une crise suicidaire de même ampleur que celle de France Télécom il y a quelques années, malgré  le black-out imposé par la direction. Ainsi, en 2012, plus de 30 suicides ou tentatives de suicides ont été enregistrés, dont 10 suicides sur le lieu même de travail, chiffre jamais atteint jusque là. Peut-on arrêter les suicides à La Poste ? Il faut d’abord accepter de reconnaitre les faits, au lieu de les minimiser comme le fait la direction de La Poste, tuant deux fois les personnes :

  • une 1ère fois en imposant des conditions de travail pathogènes,

  • une 2nde fois en niant l’évidente responsabilité du travail dans les accidents qu’elles génèrent.

Ainsi, la jeune Pauline, CDD de 21 ans, s’est-elle pendue chez elle le 15 février dernier, après avoir réalisé une journée de travail harassante. Au dernier moment, on lui a demandé de couvrir en un jour trois jours de tournée  dans une région difficile et qu’elle ne connaissait pas. Ce simple exposé des faits montre bien la situation tragique dans laquelle se trouve La Poste aujourd’hui, du fait de l’incurie des dirigeants, pour ne pas dire plus.

En 2008, le PDG de La Poste avait décidé de privatiser La Poste, prétextant un besoin de financement difficile à assurer du fait du statut d’entreprise publique. Le précédent gouvernement a fait voter la loi, passant en force à l’Assemblée nationale et au Sénat. S’en est suivi une politique d’austérité drastique, les dirigeants fermant au maximum les robinets du recrutement, plongeant les services dans des conditions de travail pathogènes et impossibles à supporter, telles qu’elles ressortent clairement du drame de Monistrol. Les moyens de remplacement ont été réduits à leur plus simple expression, dans les services financiers, à l’Enseigne mais surtout au courrier : ce sont des CDD de courte durée qui doivent assurer au pied levé le remplacement des facteurs absents, puisqu’il n’y a plus de personnels formés pour assurer le remplacement des congés ou des absences. En moins de 10 ans le nombre d’agents est passé de 340.000 à 250.000, comment dès lors s’étonner de tous ces drames directement liés à la recherche effrénée de productivité ?

Cette politique s’est accélérée depuis 2008, ce qu’illustre parfaitement l’évolution du niveau des recrutements passé de 7 remplacements pour 10 départs à 3 sur 10 en 2011, avec pour conséquence directe de mettre en danger la vie des postiers en leur imposant des conditions de travail dignes du XIXème siècle.

Dans certains cas de suicides, la famille a décidé de mettre en cause la responsabilité de La Poste. L’article 223-1 du Code pénal dispose en effet que « le fait d’exposer directement autrui à un risque immédiat de mort ou de blessure de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente par la violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement » est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Par ailleurs, l’article L4121-4 du code du travail fait obligation à l’employeur de prendre en considération les capacités de l’intéressé à mettre en œuvre les précautions nécessaires pour sa santé et sa sécurité, ce qui n’a manifestement pas été le cas ce 14 février à Monistrol.

« Il n’y a pas d’éléments permettant d’établir la responsabilité de l’entreprise. Ce sont des drames personnels et familiaux, où la dimension du travail est inexistante ou marginale », aurait  déclaré au cours d’un conseil d’administration le président de La Poste, Jean-Paul Bailly, le 28 février, à propos du suicide de Monistrol et de trois autres suicides récents. La direction a contesté par la suite ce CR fait par les représentants du personnel au CA.

Sans doute le PDG et son alter ego se retrancheront-ils derrière les accords que La Poste ne manque pas de négocier, année après année, avec les syndicats, sans aucun résultat sur le terrain.

Il reste donc à espérer qu’un syndicat ou un CHSCT concerné par un suicide au travail puisse demander la mise en examen de la responsabilité de l’entreprise, pour marquer un coup d’arrêt à ces suicides en série qui se déroulent depuis plus de 2 ans et qui restent impunis, laissant planer le doute d’une organisation criminelle.

Tags: BAILLY déni La Poste suicide

Une autre guerre de tous les jours : le plus grand crime du capital

Il est une guerre qui fait, d’après les statistiques officielles de l’Organisation internationale du travail, filiale de l’ONU, une victime mortelle par accident ou maladie professionnelle dans l’exploitation de la force de travail toutes les 15 secondes, dans le monde entier. Quelques multiplications conduisent à une hécatombe annuelle de plus de 2,5 millions de victimes des conditions de cette exploitation (chiffre bien supérieur à celui des victimes des guerres et guérillas présentes). Si l’on cumule pour seulement les cinq dernières années, les morts du capital se chiffrent à plus de 12,5 millions.

Ces victimes de la guerre de classe – celle du capital contre les travailleurs –, qui en parle excepté les médias qui tartinent occasionnellement lorsque les victimes se comptent à deux chiffres, et ne sont pas trop loin de l’hexagone ? Qui a jamais parlé des 200 morts enterrés – on les y a laissés – dans une mine de coltan l’an passé en Afrique équatoriale ? Dans les pays industrialisés, on essaie de limiter ces crimes avec des contrôles divers de « sécurité » imposés par la loi ou les accords d’entreprise. Il y aurait beaucoup à dire là-dessus et plus on est dans le sous-développement, plus la dangerosité du travail s'accroît, et moins on fait quoi que ce soit pour la réduire.

Quelques exemples :


*En Inde, 80 % des 10 millions mis à la tâche après leur 5 ans travaillent dans des entreprises familiales (au sens le plus large possible). Une loi vient de « régulariser » ces formes extrêmes de l’exploitation d’une force de travail faible en autorisant cette exploitation pour les enfants de moins de 14 ans pendant les vacances scolaires, et en dehors des heures de cours ; ils sont exploités dans la restauration, la taille des diamants, les travaux agricoles, le nettoyage urbain, la domesticité, le textile (70 % de fillettes). Ouvertement, il a été déclaré que le vote de cette loi permettrait d’abaisser le coût horaire des salaires.


*En Zambie, la ceinture du cuivre, l’or rouge, est aussi la ceinture de la misère et de la maladie. Les 3/4 de la population de la Copper Belt vivent avec moins de 2 $ (1,80 euro) par jour. La pollution accable aussi bien ceux qui travaillent dans les mines que les habitants qui ont pu déclarer : « On meurt toujours à petit feu. » Les eaux sont polluées tout comme les récoltes. En 2008, 800 habitants d’un village ont été intoxiqués par la dilution d’acide sulfurique qui coulait du robinet.


*Cambodge – 31/05/2016 – Depuis plus d’une année, dans différentes entreprises notamment du textile et de la chaussure, les exploités – des femmes pour la plupart – s’évanouissent en masse sur leur lieu du travail. Dernier accident en date, 100 ouvrières à Kampong Speu dans l’usine textile Orient International Enterprise doivent être hospitalisées. Les dirigeants cherchent à échapper à leur responsabilité en accusant les femmes elles-mêmes, allant jusqu’à parler d’hystérie et autres troubles physiologiques sans parler des intoxications alimentaires, et les épandages d’engrais ou de pesticides dans les champs alentour. Il est à peu près certain que ces intoxications collectives sont dues à la présence de teintures agressives ou de pesticides dans les tissus ou cuirs ou plastiques que les ouvrières manipulent constamment.



Mauritanie: Des militants anti-esclavagisme torturés et condamnés à 15 ans de prison
Le Monde Afrique - 17 oct 2016
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/10/17/mauritanie-des-militants-anti-esclavagisme-tortures-et-condamnes-a-quinze-ans-de-prison_5015090_3212.html


Le Mauritanien Moussa Bilal Biram en connaît un rayon en sports de combat. Agé de 51 ans, ce colosse surnommé « Senseï » est un champion de karaté et entraîne l’équipe nationale de son pays. Début juillet, il s’est retrouvé à terre dans une cellule sordide de la 2e compagnie de police de Tevragh Zeina, à Nouakchott. Corps nu, mains menottées, pieds attachés. La nuit, un policier s’invite dans la cellule pour s’adonner à une séance de torture orchestrée par le brigadier Mohamed Didi, selon plusieurs témoins qui tiennent à préserver l’anonymat. Le karatéka hurle, tente de se débattre, implore Dieu et s’évanouit. Son voisin de cellule, Abdallahi Maatala, 47 ans, lui aussi ceinture noire, attend son tour.

Cette scène est décrite avec précision dans un rapport circonstancié réalisé par l’Association mauritanienne des droits de l’homme et trois autres ONG que Le Monde Afrique a pu consulter. Les traitements réservés à Moussa Bilal Biram et à 12 autres Négro-Mauritaniens y sont dénoncés, preuves à l’appui. Selon les autorités mauritaniennes, les membres de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA, organisation non reconnue par Nouakchott) seraient à l’origine de troubles et menacent la sécurité de l’Etat. Ces militants pacifiques seraient responsables des affrontements du 29 juin entre des habitants d’un quartier populaire que des policiers avaient pour mission d’évacuer en vue du Sommet de la Ligue arabe. Ce que l’IRA dément. Mais une instruction pour « flagrant délit » est ouverte et la traque des militants a pu commencer. Lors des arrestations, l’usage de la torture a été systématique au poste de police. Puis leurs conditions de détention se sont légèrement améliorées après leur transfèrement à la prison de Dar Naïm. (...)

Les cas les plus graves seront hospitalisés, mais la plupart seront privés de soins. Leurs aveux récoltés sous la contrainte ont alimenté un dossier judiciaire à charge. Le 13 août, 13 membres de l’IRA ont ainsi été condamnés à des peines de prison allant de 3 à 15 ans. Moussa Bilal Biram et Abdallahi Maatala ont été condamnés à la peine maximale pour « attroupement armé », « violences à l’égard d’agents de la force publique », « rébellion » et « appartenance à une organisation non enregistrée ». Avec les 11 autres militants de l’IRA, ils purgent leur peine à l’extrême nord du pays, dans le centre de détention de Zouérate, une ville minière reculée. L’audience en appel prévue le 20 octobre devrait s’y tenir. Loin de Nouakchott, et des regards des observateurs des droits humains. (...)