INFOBREF N°487

RDV le 17 mai à 11h devant la gare de Strasbourg pour apporter notre soutien à Mathieu

 

1 mai 2017 — En ce 1er mai, journée de lutte sociale, nous vous adressons un appel au soutien pour Mathieu, délégué SUD-Rail.

Malgré la défaite récente de la Direction aux prud'hommes et le refus de licenciement par l'inspection du travail qui a permis son retour à la conduite, la SNCF n'en a pas fini avec Mathieu.
Il est à nouveau convoqué auprès de l'inspection du travail le 17 mai suite au recours hiérarchique déposé par la Direction de la SNCF.

Qu'attend la SNCF de cette affaire ?

De briser psychologiquement un autre délégué SUD Rail ? Qu'un père de famille qui a déjà donné la moitié de sa vie à l'entreprise soit mis sur le carreau, en dépit des lois et du bon sens ?

Dans son courrier de 18 pages adressé directement à la Ministre du Travail, le Directeur de Région tente de justifier l'injustifiable à tout prix, quitte à détourner la réalité des faits. Il déclare aussi que le collectif de travail souffre de la présence de Mathieu, que ses collègues de travail réclament justice car un sentiment d'impunité se serait installé suite au non licenciement du syndicaliste.

Aussi, le 17 mai 2017, montrons tous ensemble que Mathieu est soutenu par son collectif de travail mais aussi, tout simplement, par tous ceux qui sont conscients que la procédure engagée par la SNCF n'est qu'une nouvelle attaque envers l'action syndicale de lutte.

Mathieu paie aujourd'hui son engagement pour ses collègues. C'est la détermination qu'il a mis dans la lutte qui lui vaut un tel acharnement de sa Direction.

Aujourd'hui, il a besoin d'aide et de soutien ! Ne le lâchons pas !

RENDEZ-VOUS LE 17 MAI 2017 A 11H DEVANT LA GARE DE STRASBOURG !


Porsche : investissements dans services numériques face à autopartage et VTC

Elisabeth Studer

Surfer sur les nouvelles tendances considérées comme durables plutôt que de lutter contre elles, telle semble être la stratégie pour le moins pragmatique poursuivie par Porsche.

Le directeur financier du constructeur, Lutz Meschke, a ainsi déclaré vendredi lors de la conférence de presse annuelle de la marque que Porsche allait investir des centaines de millions d’euros dans des services numériques. Objectif avancé : générer des revenus nécessaires permettant de compenser la baisse prévisible de ses ventes de véhicules dans les années futures.

Selon Lutz Meschke, l’essor de l’autopartage et des services de type VTC (voiture de transport avec chauffeur) devrait à terme, d’ici sept à 10 ans, rendre l’utilisation à temps partagé d’une voiture « aussi commode que le fait d’en posséder une ». Une tendance qui d’après lui devrait impacter le volume des ventes de véhicules neufs.

Pour compenser ce « déclin » attendu, Porsche estime ne pas avoir d’autre choix que de développer de nouveaux modèles d’entreprise en vue de pouvoir continuer à croître. Le constructeur a ainsi affirmé prévoir des investissements de 200 à 300 millions d’euros en vue de développer ses activités numériques, prévoyant notamment d’axer ses développement sur des logiciels permettant de guider des automobilistes vers des places de parking gratuites.

Pour rappel, en 2016, le chiffre d’affaires de Porsche a augmenté de 4%, pour s’établir à à 22,3 milliards d’euros, son résultat opérationnel atteignant quant à lui un niveau record de 3,9 milliards. Mais pour 2017, le constructeur s’attend à un bénéfice d’exploitation équivalent à celui de 2016 et à une hausse modérée de son chiffre d’affaires et de ses ventes.

Le groupe compte également réaliser des économies de coût annuelles de 100 millions d’euros à partir de 2018, via un coopération approfondie avec les autres marques de luxe de Volkswagen, Bentley et Bugatti.

Sources : Porsche, Reuters

La tech européenne appelle Bruxelles à sévir face à Apple et Google


En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0212043296560-la-tech-europeenne-appelle-bruxelles-a-sevir-face-a-apple-et-google-2084884.php#bFk25wacZcHJ0FRr.99

Deezer, Spotify et d’autres grands noms se plaignent des pratiques des plates-formes dans un courrier à la Commission.

Le 5/5/2017-Ce sont quelques-unes des plus belles réussites de la tech européenne qui ont pris la plume : les emblématiques licornes Deezer et Spotify, l'investisseur allemand Rocket Internet, mais aussi LeKiosk, Qobuz... Dix patrons qui, dans un courrier adressé à à la Commission européenne et que Les Echos ont pu lire, dénoncent les pratiques des plates-formes en ligne. Sans jamais nommer explicitement Google et Apple, ils appellent l'exécutif européen à sévir contre les géants américains du Web, les Gafa.



Les signataires expliquent que le rôle des plates-formes - qu'il s'agisse de systèmes d'exploitation mobile, de magasins d'applications, de moteurs de recherche, de places de marché ou de réseaux sociaux - est de servir de porte d'accès à d'autres services, mais qu'elles ont une fâcheuse tendance à devenir... des postes de douane.

Garder Internet ouvert

Les plates-formes « peuvent abuser et abusent de leur position privilégiée et adoptent des pratiques B2B avec des conséquences négatives sur l'innovation et la concurrence », écrivent les européens. « Tout l'enjeu est de garder Internet ouvert », précise Stéphane Distinguin, fondateur de l'agence FaberNovel et signataire de la lettre, qui cite en exemple les abonnements qui se font prélever 30 % de marges par les magasins d'applis.

Ce coup de pression intervient à un moment clé du dossier. En pleine constitution du « marché numérique unique » et un an après avoir promis de se pencher sur les pratiques des plates-formes, le Commissaire Andrus Ansip doit dévoiler, mercredi, les nouvelles initiatives législatives qu'il portera ces prochains mois.

Nouvelles mesures

« Nous allons notamment préparer, pour la fin de l'année, des mesures de lutte contre les clauses contractuelles et les pratiques commerciales abusives dans les relations entre les plates-formes et d'autres entreprises », indique une source à la Commission. Cela devrait passer par des initiatives législatives, mais Bruxelles garde aussi la possibilité de lancer des actions pour non respect des règles de concurrence.

Ce ne serait pas une première : dans un vaste bras de fer en cours depuis des années, Google est déjà accusé de position dominante par le gendarme européen de la concurrence dans la publicité en ligne (Adsense), les comparateurs de prix (GoogleShopping) et via son système d'exploitation Android. Dans ces trois dossiers, distincts et en cours, le géant américain risque de fortes amendes mais conteste fermement les accusations de Bruxelles .

Le Parlement inquiet

Les eurodéputés poussent eux aussi Bruxelles à hausser le ton. Dans un projet de rapport présenté fin juillet, les eurodéputés PPE (droite) Henna Virkkunen et Philippe Juvin pointent « l'importance d'une concurrence juste et effective entre les plates-formes en ligne afin d'éviter l'émergence de monopoles ».

Le Parlement « s'inquiète[...] d'éventuels abus découlant du double rôle des plates-formes, qui agissent en qualité d'intermédiaires et de concurrents », écrivent-ils. Là aussi, Google et Apple ne sont pas nommés, mais ils sont clairement visés.

 

 

Le constat que les entreprises (manufacturières) des économies de l’OCDE rapatrient de plus en plus leurs activités manufacturières dans leur propre pays a suscité beaucoup d’intérêt ces dernières années. Quelques exemples de grandes entreprises multinationales ayant suivi cette voie ont reçu un large écho, et ainsi donné une visibilité accrue au phénomène de la relocalisation tant dans la presse (économique) que dans le cadre des travaux menés par les universitaires et des discussions entre responsables de l’action publique. Le débat sur la relocalisation (souvent appelée aussi « rapatriement », « délocalisation de voisinage » et « relocalisation de proximité ») est très intense, certains affirmant même que le temps des délocalisations est révolu. Cependant des désaccords profonds s’expriment à propos de l’ampleur effective de cette tendance pour les économies, en particulier au sujet du nombre d’emplois que la relocalisation est censée rapatrier. Alors que les décideurs politiques des économies de l’OCDE espèrent que la relocalisation pourrait aider à redynamiser leur industrie manufacturière en perte de vitesse, la justification de mesures en faveur de la relocalisation n’est pas claire.

 

Prix du baril : Etats-Unis et Libye annulent les efforts de l’Opep

Elisabeth Studer ,

Quand Etats-Unis et Libye  réunis remettent en cause les efforts des membres de l’Opep et des autres pays producteurs partenaires. Alors que nous indiquions récemment ici-même  que l’impact du conflit syrien sur l’offre mondiale de pétrole permettait en toute discrétion aux majors pétrolières US d’intensifier leur production, désormais les faits – voire la stratégie  américaine ? – apparaissent peu à peu au grand jour.

Les cours du pétrole ont en effet baissé lundi, les investisseurs réagissant aux signes laissant entrevoir une reprise de la production en Libye comme aux Etats-Unis, et ce, alors même que les marchés demeurent dans l’expectative, souhaitant obtenir des éléments prouvant que l’offre tend à se résorber.

Ainsi, le prix du baril de « light sweet crude » (WTI) a concédé 49 cents durant la journée, s’échangeant à 48,84 dollars sur le contrat pour livraison en juin sur New York Mercantile Exchange (Nymex).

La plupart des analystes considèrent que la principale cause de cette tendance résulte de l’annonce d’un retour de la production libyenne autour de 700.000 barils par jour (bj), un niveau certes deux fois moindre que celui qu’elle avait atteint à une époque. La production de la Libye est particulièrement suivie par les marchés, le pays n’ayant pas été contraint par l’Opep de limiter sa production sur les six premiers mois de 2017, contrairement à la majeure partie de ses membres et nombre de ses partenaires. Des mesures prises en vue de rééquilibrer le marché mondial, où l’abondance règne.

A noter également que la compagnie publique libyenne a annoncé que la production avait même dépassé 760.000 bj, suite notamment au redémarrage du gisement d’al-Sharara, l’un des sites les plus impactés par les vives tensions internes auxquelles le pays est confronté. Sa capacité de 330.000 barils par jour devait lui permettre de jouer un rôle-clef dans la stratégie menée par le pays en vue de relancer sa production.

Désormais la production libyenne retrouve son plus haut niveau depuis décembre 2014. Or, précisent certains analystes, toute reprise durable des volumes extraits par la Libye limite les effets des baisses de production engagées par l’Opep tout en ralentissant le rythme du rééquilibrage du marché mondial.

Rappelons que depuis janvier, les membres du cartel ainsi que nombre de ses partenaires – et en premier lieu la Russie – s’imposent des plafonds de production avec pour objectif officiel de réduire la surabondance d’offre au niveau mondial, l’enjeu final étant de permettre de relancer les cours.

Mais face aux efforts des pays producteurs – qui ne pourront leur profiter qu’à moyen ou long terme, et uniquement en cas de baisse effective de l’offre – les compagnies américaines continuent à faire repartir les puits en activité. Le décompte hebdomadaire établi par le groupe Baker Hughes a ainsi à nouveau fait état vendredi d’une hausse du nombre de puits actifs aux Etats-Unis, alors même que la production américaine ne cesse déjà d’accélérer.

Si les investisseurs n’avaient montré que peu de réactions face à une telle annonce en fin de semaine, les analystes considèrent que cette hausse continue freine une véritable avancée des prix. La politique menée par les majors pétrolières semblant ainsi « parfaitement »  équilibrer les marchés …. dans un contexte de réduction de production de l’Opep.

Nombre d’analystes estiment même ouvertement désormais que la hausse de la production US est consécutive à une volonté américaine de saisir la brèche ouverte par le cartel. Ils redoutent néanmoins que l’Opep s’essouffle à maintenir ses quotas actuels, sa stratégie destinée à faire remonter le cours servant au final ses concurrents, qui de surcroît peuvent ainsi gagner en parts de marché.

Sources : AFP, Nymex



La Turquie, membre de l’OTAN, pourrait acheter à la Russie des systèmes anti-missiles S-400

16 mars 2017, 12:36

La Turquie, membre de l’OTAN, pourrait acheter à la Russie des systèmes anti-missiles S-400© Vasily Fedosenko Source: Reuters

Des systèmes S-400

 

Moscou et Ankara mènent des négociations sur la livraison de systèmes russes de défense antiaérienne S-400, selon les ministres russe et turc de la Défense. Une décision qui ne manque pas de surprendre du fait de l’appartenance d'Ankara à l’OTAN.

Lors des négociations entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à Moscou le 10 mars, la possibilité d’achat par Ankara de systèmes russes de défense antiaérienne S-400 a été évoquée, a annoncé le 15 mars le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.

La partie turque, par la voix de son ministre de la Défense Fikri Isik, a également confirmé que des négociations sur l’achat de S-400 russes étaient en cours.

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La Turquie se préparerait à acheter des missiles S-400 à la Russie

Si un tel accord devait être signé, la Turquie deviendrait le premier Etat membre de l’Alliance atlantique a acheter des systèmes russes de défense antiaérienne. Le seul Etat avec lequel la Russie a conclu un accord sur la livraison de S-400 est la Chine. Leur livraison doit débuter cette année. En outre, l’Inde tient des négociations avec Moscou sur l’achat de cinq de ces systèmes. Mais si la Chine et l’Inde sont d'anciens partenaires de la Russie dans ce domaine, la Turquie, membre de l’OTAN, n'a jamais importé d'armements russes.

Le système de missiles antiaériens russe S-400 Triumph à grande et moyenne portée est entré en service en 2007. Il est capable d’abattre tout engin ou missile se déplaçant à une vitesse allant jusqu’à 4,8 kilomètres par seconde. La seule cible que le système ne peut intercepter est le type de missiles balistiques intercontinentaux se déplaçant à une vitesse de 6-7 kilomètres par seconde.