INFOBREF N°496

 

GREVES et MANIFESTATIONS en FRANCE contre la Loi travail XXL

Le 21 septembre 2017, avec les routiers qui entre dans la danse et bientôt le dépôts de carburant, Sud rail appelle à unir les luttes.

Le 23 septembre Benoît Hamon sera présent à la manifestation du 23 septembre lancée par Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis contre la réforme du Code du travail.

Le 28 septembre c' est au tour des retraités de manifester contre la hausse de la CSG et la non revalorisation des retraites, et les déserts médicaux.

Manifestation à Paris des retraités et retraitées

CGT UCR-FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR, LSR, Ensemble & Solidaires

Trajet / parcours : départ 14h30 de Chaussée d'Antin (angle rue Lafayette)
En direction de la rue de Miromesnil

Parce qu'une fois de plus le gouvernement s'attaque à leur pouvoir d'achat, aux services médicaux et sociaux, neuf organisations appellent les retraité-e-s à se mobiliser dans les départements sous des formes diverses le 28 septembre.

Haro sur le pouvoir d'achat des retraités

Au printemps dernier plus de 12 000 retraité-e-s se sont exprimé-e-s dans une enquête lancée par nos organisations. 80 % des personnes retraitées indiquent que leur situation financière s'est dégradée. Malgré cela, le gouvernement annonce une baisse des pensions de 8 millions de retraité-e-s en augmentant de 1,7 point leur CSG, sans aucune compensation.

La CSG passera de 6,6 % à 8,3 % soit une augmentation de 25 %. Ce qui représente une perte de :

  • 204 € par an pour une pension de 1 000 € par mois,

  • 306 € par an pour une pension de 1 500 € par mois,

  • 408 € par an pour une pension de 2 000 € par mois.

Selon le gouvernement, il s'agit d'un « effort pour les jeunes générations ». Les retraité-e-s n'ont pas attendu pour faire preuve de solidarité et une nouvelle baisse de leur pouvoir d'achat réduira l'aide qu'ils apportent déjà aux jeunes générations.

Cette augmentation de CSG s'ajoute à une liste déjà longue d'attaques, avec la CASA de 0,3 %, la suppression de la 1/2 part fiscale pour les veuves et veufs, la fiscalisation de la majoration familiale et le blocage des pensions depuis plus de 4 ans. Et maintenant l'annonce de la réduction de 5 € par mois de l'APL (Aide Personnalisée au Logement) qui visera notamment les retraités locataires.

L'annonce d'une revalorisation des pensions du régime général et alignés de 0,8 % au 1er octobre ne représente, en aucune manière, une quelconque augmentation car elle ne fait que compenser l'inflation des seuls 12 derniers mois. D'autant que pour les retraites complémentaires aucune augmentation n'est prévue.

Vers la disparition des emplois aidés

Dans l'enquête menée au printemps dernier, les retraité-e-s sont quasiment unanimes à considérer que les plans d'aide à l'autonomie sont insuffisants, tant à domicile qu'en établissements.

Le gouvernement, non seulement ne prend aucune mesure pour réduire les « restes à charge » mais il s'attaque aux moyens dont peuvent disposer les établissements, les associations et les collectivités locales en supprimant les emplois aidés.

Il communique sur la disparition du reste à charge des lunettes, prothèses auditives et dentaires… sans insister sur l'augmentation correspondante des complémentaires santé, sans participation des employeurs pour les retraité-e-s.

Prendre au plus grand nombre pour donner aux riches

Le gouvernement prévoit de prendre beaucoup dans la poche des personnes retraitées et un peu dans toutes les autres, ou presque : l'APL pour les locataires, la suppression de services publics en privant les collectivités locales des recettes de la taxe d'habitation et en supprimant 120 000 emplois de fonctionnaires…

Et il donne beaucoup aux plus riches : baisse de l'ISF, l'impôt sur la fortune, en ne prenant plus en compte les actions et obligations qui représentent 90 % du patrimoine des plus riches ; baisse de l'impôt sur les sociétés à 28 % ; cadeau aux rentiers en plafonnant l'imposition des revenus du capital à 30 %.

Les personnes retraitées n'ont pas besoin d'explications ou de pédagogie : ils ont besoin de justice sociale.

Montrons que nous refusons la baisse des pensions

Dans notre même enquête, 84 % des retraité-e-s considéraient que les politiques menées avaient négligé ou ignoré leur situation.

Ces dernières années les actions menées à l'initiative des organisations de retraités ont permis de « limiter la casse » : les personnes non imposées en 2015 n'ont pas payé d'impôt en 2016 et 2017, les seuils de déclenchement de la CSG ont été relevés, l'APA a été légèrement augmentée...

Alors oui les retraité-e-s ont de bonnes raisons de se mobiliser pour éviter de nouvelles dégradations importantes de leur pouvoir d'achat, obtenir une évolution des pensions liée à l'évolution des salaires et une amélioration importante de la prise en charge de la perte d'autonomie.

Non à la hausse de la CSG à 8,3% ! Revalorisation de nos pensions !

Journée nationale d'action et de mobilisation le 28 septembre

Depuis le 12/09/2017 : Grève des facteurs du Cher depuis le 12 septembre 2017

Depuis le 12/09/2017 : Grève des facteurs de St-Herblain depuis le 12 septembre 2017

Depuis le 11/09/2017 : Grève des facteurs du secteur d’Arles depuis le 11 septembre 2017

Contre la multiplication des dates de mobilisations, des syndicalistes appellent au « Tous ensemble ! »

Si les manifestations et les grèves du 12 septembre ont été une réussite, les jours qui ont suivi ont été synonymes de multiplication des dates de mobilisations sectorielles. Une dynamique qui inquiète certains syndicalistes, qui ne voient pas dans cette multiplication un moyen de gagner. Interview avec Mickaël Wamen (CGT Goodyear) et Mathias Dupuis (UL CGT Dieppe).

George Waters   vendredi 15 septembre

 

Crédits photos : Sipa Presse

La multiplication des dates sectorielle, une division qui empêchera de gagner contre la loi travail

La date du 12 septembre a sonné comme un avertissement pour Emmanuel Macron. Au point que ce qui était annoncé par tous les médias dominants comme un baroud’honneur sans combat est devenu la date d’un début d’une série de mobilisation dans la classe ouvrière. Face à la réussite de la mobilisation, la pression de la base des syndicats est telle que de nombreuses fédérations ont appelé à de nouvelles dates de mobilisation : outre la journée appelée par la CGT le 21 septembre et celle de Mélenchon le 23 septembre, les fédérations FO et CGT des Transports ont appelé à un début de grève reconductible dès le 25 septembre ; les fonctionnaires sont appelés à manifester le 26 contre la suppression des 150 000 emplois aidés le 26, les retraités la hausse de la CSG le 28, les fonctionnaires contre la gel du point d’indice le 10 octobre, et les ouvriers de la métallurgie à se rassembler devant le siège de l’IUMM le 13 octobre pour défendre leur convention collective nationale. Une multiplication de grèves perlées qui va, pour Mathias Dupuis, secrétaire de l’Union Locale de Dieppe, à l’encontre des aspirations des salariés : « depuis le 12, on a une multiplication des dates de manifestations, alors que depuis plusieurs années, chaque fois que tu vas dans une AG, l’ensemble des témoignages des camarades, c’est “arrêtons les journées perlées, arrêtons les appels dans tous les sens, faisons un appel commun !“ ».

Une multiplication de dates qui, va, pour Mickaël Wamen, ex-CGT Goodyear, à l’encontre de l’expérience des dernières mobilisations sociales : « tous les jours, il y a une nouvelle date qui tombe. Je ne sais pas si on a bien retenu les leçons de l’an dernier : si on considère que l’on peut gagner en multipliant les annonces de mobilisation, c’est une grave erreur parce que les dates saute-moutons elles n’ont jamais permis de gagner. La question, c’est-ce qu’on veut juste le retrait des ordonnances ou on veut faire barrage à la politique du capital que Macron veut mettre en œuvre ?  ». La question de comment battre l’ensemble de la politique du gouvernement est au cœur des esprits, comme le signale Mathias Dupuis : « Cette bataille qu’on est en train de mener, elle va bien au delà des ordonnances : la casse du code du travail, le gel du point d’indice des fonctionnaires, la hausse de la CSG pour les retraités, la fin des contrats aidés […] on a suffisamment de revendications communes pour mener une bataille en commun. Et si on veut arriver à quelque chose, il faut partir organisés ! »

Regrouper les revendications et marcher tous ensemble contre Macron

Derrière la division des dates de mobilisations, l’argument des directions syndicales qui imposent cette division est systématiquement la même : l’idée que chacun a ses revendications propres, pour lesquelles il faut lutter indépendamment des autres. Cependant, cette logique amène surtout à diviser les forces et à amoindrir l’impact des grèves et des manifestations. Pour Mickaël Wamen, l’union de toutes ces revendications doit se faire autour d’un minimum commun : « aujourd’hui, c’est le programme du Medef en entier qu’il faut combattre, et il concerne le public, le privé, la jeunesse, les retraités, les chômeurs, les jeunes de quartier populaire qui sont encore plus éloignés de l’emploi que les autres.  »

De fait, le gouvernement et le Medef ne souhaitent épargner personne : outre les ordonnances, c’est aussi les retraites et la Sécu qui sont en ligne de mire pour le gouvernement, qui attaque par ailleurs tout azimut les cheminots, les fonctionnaires, et les étudiants. Face à toutes ces attaques, seul un « tous ensembles », tel qu’il a pu émerger en 1995 durant la lutte contre le plan Juppé pourrait faire reculer le gouvernement. Cependant, cette union supposerait la mise en place d’un front unique entre toutes les organisations syndicales et politiques : « au niveau du Front Social on a appelé à cette union qui est plus nécessaire que jamais,explique Mickaël Wamen Il aurait fallu qu’entre le 21 et le 23, il n’y ait qu’une seule date : les fonctionnaires ont peut être des problèmes différents des routiers, mais leur problème commun, c’est une politique qui nous met tous à mal et qui est dirigée par le gouvernement. […] J’en appelle à une table ronde, entre la fédération des routiers et celles des fonctionnaires. Profitons du blocage des axes routiers pour bloquer plus généralement l’économie. On doit se mettre au tour d’une table et qu’on ressort avec une feuille de route. Beaucoup de salariés ont peur qu’on n’ait pas cette feuille de route. On ne peut pas continuer comme cela : si demain on perd, on a tout perdu.  »

Une stratégie pour gagner : la grève générale et l’occupation des usines

Tout perdre… ou tout gagner. Évidemment, à l’heure actuelle, le gouvernement est dans une position de force pour imposer sa loi travail XXL, en utilisant tous les outils que la bourgeoisie utilise maintenant depuis plus de 70 ans : division syndicale, éclatement des revendications, lutte contre toute jonction entre public et privé, etc. Cependant, si le rapport de force est pour l’instant à l’avantage du gouvernement, Mathias Dupuis est loin d’être défaitiste : « la seule façon qui a permis de gagner, quand on regarde l’histoire sociale de la France, c’est quand les salariés reconduisent la grève et occupent leur usine, comme en 1936 et 1968. Aujourd’hui, la victoire sera celle des salariés, en occupation d’usine, en grève à l’intérieure de celle ci et qui arrêtent les productions. Si par exemple demain, les mecs d’EDF coupent le courant et que la France est dans le noir, Macron il arrêtera vite fait ! explique le syndicaliste en souriant. Pour lui, rien n’est perdu, au contraire : « si on veut gagner, il va falloir bloquer l’économie, et surtout les secteurs stratégiques sans lesquels la France ne tourne pas : les transports par exemple, ont permis de gagner contre le CPE. En 1995, pendant une semaine, pas un train n’a roulé en France ! Et on a gagné sur certaines revendications. Il faut prendre le patronat à la gorge, c’est à dire au porte-monnaie qu’on pourra gagner. Et pour cela, il faut des appels décisifs et convergents pour qu’on aboutisse à une réussite.  »

Face à la division des dates qui, pour l’instant, fait le jeu du gouvernement en divisant les forces des opposants à la loi travail, c’est donc une toute autre stratégie qui revient de plus en plus dans les slogans de manifestation tout comme dans les tracts d’usines : la grève générale, comme seul moyen d’imposer un rapport de force tel que le gouvernement ne pourra plus que reculer. Pour cela, les appels aux grèves reconductibles, telles que celles des routiers de FO et de la CGT, mais aussi des métallurgistes de l’UD du Nord, doivent être des points pour lancer un mouvement plus large, qui réunit public et privé, précaires et chômeurs, étudiants et retraités.

 QUI a besoin de "piller", pour survivre, les riches, ou les pauvres?

 Les pillages à Saint-Martin lors de l'ouragan Irma me rappellent les pillages à la Nouvelle-Orléans en 2005 après l'ouragan Katrina : la police avait participé aux pillages. Ceux-ci étaient nécessaires à la survie. Même si tant qu'à faire un peu de luxe avait aussi été pillé.

QUI a besoin de "piller", pour survivre, les riches, ou les pauvres ?

QUI pille à Saint-Martin ? l'immense majorité de la population : les pauvres.

QUI a peur des pillages ? l'infime minorité des riches !

La France va déployer ses flics et militaires à Saint-Martin pour protéger une infime minorité de riches contre les pillages pratiqués par l'immense majorité des pauvres, qui, pourtant n'ont pas le choix, car c'est une question de survie.

Si je vous dis qu'à Saint-Martin une minorité, les riches, sont les descendants des esclavagistes blancs ; et que l'immense majorité, les pauvres, descendent de leurs esclaves noirs, que penserez-vous des actuels pillages de survie à Saint-Martin ? Et que penserez-vous des flics et des militaires qui vont tenter de les empêcher ? Et des dirigeants français qui leur en ont donné l'ordre, qu'en pensez-vous ?

En tout cas, à la Nouvelle-Orléans, en 2005, après l'ouragan Katrina, la police avait fini par autoriser les "pillages". vidéo-preuve:

http://mai68.org/spip2/spip.php?article718

Yvelines : expulsé de son logement, un retraité met fin à ses jours

La victime a été retrouvée pendue dans la cave à l'intérieur de laquelle elle s'était réfugiée une semaine plus tôt, après son expulsion.

Un retraité n'a pas supporté de se faire expulser de son logement situé au Pecq, une commune proche de Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines. L'homme de 65 ans, à qui il était reproché de ne pas payer ses loyers, a mis fin à ses jours la semaine dernière. Dans le bar-tabac au bout de la rue où a vécu Jeff pendant plus de 40 ans, les clients ont le visage grave. "Il jouait au PMU et au loto de temps en temps. Il avait sa petite vie d'amitiés ici", confie Rose-Anne, la patronne du bar, qui décrit une personne "gentille et sympathique".

Emporté dans une spirale de factures impayées depuis plusieurs mois, le retraité a été expulsé fin mars. C'est l'un de ses amis qui l'a découvert
pendu dans la cave où il avait trouvé refuge. "Je voyais l'issue fatale (...) Je pensais qu'il allait mourir de froid ou d’alcoolisme", explique-t-il. 

 

Classement des pays exportateurs et importateurs d’armes dans le monde

 

Les ventes d’armes ne se sont jamais aussi bien portées, avec une sixième année à la hausse et un marché de 64,4 milliards. Alors que l’on connait les gros exportateurs d’armes dans le monde avec les Etats-Unis, la France, la Chine ou encore la Russie, qui font partie des plus grands puissances militaires, nous connaissons mal les autres pays qui les achètent.

Les nouveaux conflits dans le monde (Inde-Pakistan, Iran-Arabie Saoudite…) relance la course à l’armement des pays et la France a réalisé un record à l’exportation début 2016 , par l’intermédiaire de la société DCNS, en vendant 12 sous-marins à l’Australie, pour un montant de 34 milliards d’euros., sans oublier le rafale qui se vend enfin dans le monde.

Tour d’horizon des plus gros importateurs d’armes dans le monde

Loin devant les autres pays, l’Inde est le plus gros importateur d’armes en achetant 14% du marché mondial, deux fois plus que le second, l’Arabie saoudite, et trois fois plus que la Chine.

Détails des exportations et importations d’armes dans le monde

Les Etats-Unis exportent essentiellement en Arabie Saoudite, aux Emirats et en Turquie avec les crises du Moyen Orient (Syrie, Libye, Iran, Yemen…) ainsi qu’en Corée du Sud, toujours en conflit avec la Corée du Nord. Avec notamment 611 avions de combat F-35 livrés dans neuf pays.

Même si ils exportent énormément, les américains rentent les plus gros importateurs dans le monde, devant la Chine, l’Arabie Saoudite et la Russie.
Les relations entre l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis ne sont pas au beau fixe mais les contrats d’armement se signent comme les autographes d’écrivains au salon du livre.
Barack Obama et son administration ont vendu le plus de contrats d’armements à l’Arabie saoudite depuis 70 ans. On compte plus de 36 milliards d’armement vendu au pays du golfe, principalement lié à l’accord conclu sur le nucléaire iranien.

La Chine exporte ses armements dans les pays voisins qu’elle peut protéger du conflit entre le Pakistan (qu’elle soutient) face à l’Inde. La Tanzanie fait partie des nombreux pays Africains qui reçoit de l’armement chinois, plus ou moins légal. La Tanzanie améliore ses défenses avec la crise du Soudan avec six navires chinois, trois escadrons d’avions de chasse et des avions de transport militaire.

Le Pakistant est le plus important importateur d’armes de la Chine et cette dernière protège le pays contre les Etats-Unis.
La force de frappe de la Chine est considérable puisqu’elle possède 66 missiles intercontinentaux (qui peuvent toucher les Etats-Unis), plus 118 missiles de moyenne portée et 36 missiles lançables à partir de sous-marins.
La Pakistan de son coté possède désormais 100 à 120 têtes nucléaires.

Le Maroc est le 17ème importateur d’armes au monde. Le voisin algérien est 11ème, ce qui pousse le régime de Mohammed VI à renforcer ses défenses. Désormais Les Emirats arabes unis, l’Egypte et l’Arabie saoudite représentent les plus gros importateurs d’armes françaises, devant le Maroc.

L’Inde achète majoritairement depuis la Russie (+ de 5,5 milliards de dollars de contrats au total). L”Inde importe majoritairement du matériel blindé et des avions de chasses. Mais aussi des frégates et sous-marins et le porte-avions lourd Amiral Gorchkov rebaptisé Vikramaditya. La Chine achète à la Russie pour 2,5 milliards selon le journal PolitRussia.

Les pays possédés l’armement nucléaire :

1 – Russie (8500 têtes nucléaires)

2 – Etats-Unis (7500)

3 – France (300)

4 – Chine (240)

5 – Royaume Uni (225)

6 – Pakistan (120)

7 – Inde (100)

8 – Israël (80)