INFOBREF N°523

VIDEO. Pour l’acte 26, les Gendarmes ressortent leur fusil d’assaut à Nantes

 

VIDEO. A Nantes, un journaliste de CNEWS reçoit un tir de LBD dans le ventre

 

VIDEO. A Nantes, un gendarme sort son arme à feu

Depuis le début de la manifestation, les violences policières pleuvent sur les Gilets Jaunes. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses vidéos et témoignages fleurissent. Et pour cause, à Nantes, la mobilisation est massive ce 11 mai, pour l’acte 26 des Gilets Jaunes.
Dans l’après-midi, un journaliste de la chaine CNEWS a été touché par un tir de LBD dans le ventre.

 

Ethiopie. Une étude dévoile la précarité des ouvrières du textile les moins payées au monde

Une étude intitulée « Fabriqué en Éthiopie : les défis de la nouvelle frontière de l'industrie du vêtement » dévoile que les ouvriers des usines qui alimentent des grandes marques comme H&M, Guess ou Calvin Klein sont payés 26 dollars par mois en Ethiopie.

Esther Tolosa

mardi 14 mai 2019



Rendue public le 7 mai, cette étude du Centre Stern pour les affaires et les droits de l’homme de l’université de New York, dévoile que les Éthiopiens sont les travailleurs les moins biens payés de l’industrie mondiale du vêtement, avec un salaire de seulement 26 dollars par mois, soit 23 euros. Un revenu qui les situe loin derrière les ouvriers du Bangladesh qui gagnent environ 95 dollars par mois.

Ce sont des grandes marques comme Guess, H&M ou encore Calvin Klein qui profitent de cette main d’œuvre à très bas coût. En effet, l’Éthiopie n’a pas instauré de salaire minimum dans le privé, car le gouvernement ambitionne de devenir le principal centre manufacturier, quitte à ignorer la décence humaine. En effet, contre l’argument qui dirait que les salaires ne sont jamais comparables d’un pays à l’autre, on apprend dans ce rapport, même en Éthiopie, 26 dollars par mois ne permettent pas de vivre.

Ainsi, les ouvriers de ces usines de vêtement, dont une grande partie sont des femmes, peinent à s’en sortir. Une situation qui génère un turn-over important puisqu’on apprend dans cette étude que la quasi-totalité des ouvriers de ces usines sont remplacés en un an.

Pourtant, face à cette précarité, outre les démissions, ce sont aussi les conflits et les grèves qui se multiplient. « Plutôt que la force de travail docile et bon marché promue en Ethiopie, les fournisseurs basés à l’étranger ont rencontré des employés qui sont malheureux de leur rémunération et de leurs conditions de vie, et qui veulent de plus en plus protester en cessant le travail ou même en démissionnant », explique ainsi le directeur adjoint du centre Stern, Paul Barrett.

Une lutte de classe qui donne de l’espoir face aux pratiques rapaces des patrons qui cherchent perpétuellement le moins-disant social et sèment la précarité là où ils s’installent comme dansles pays d’où ils délocalisent.

Voir aussi :Ethiopie, « le tigre africain » ?

 

VIDEO. Coup de gueule d’Anasse contre le silence sur les 57 suicides à la SNCF

 

France Télécom. «Organiser la précarisation subjective permanente»

Publié par Alencontre Le 14 - mai - 2019

Entretien avec Danièle Linhart
conduit par Cécile Rousseau

Danièle Linhart qui a suivi la crise chez l’opérateur de télécommunications (France Télécom), constate que les fondements managériaux perdurent dans le privé comme dans le public et que la bataille contre le burn-out est loin d’être gagnée. [Voir sur le «procès de France Télécom les articles publiés sur ce site en date du 6, 9 et 12 mai.] Lire le reste de cet article »

France. Amazon organise sous-traitance et surexploitation

Publié par Alencontre Le 9 - avril - 2019

Par Gurvan Kistanadjaja

A peine reçu le courrier recommandé lui notifiant son licenciement pour faute grave, que Jean-François M.T. s’interroge à haute voix: «Comment ai-je fait pour tenir aussi longtemps?» Ce quadragénaire d’origine congolaise devenu chauffeur-livreur sur le tard a contacté Libération il y a quelques semaines après avoir lu notre enquête publiée le 5 octobre 2018 sur les conditions de travail des petites mains d’Amazon. On y décrivait de l’intérieur le quotidien de ces salariés employés par des sous-traitants de la multinationale et soumis à une cadence infernale. Lire le reste de cet article »

France-Débat. «35 heures: retour vers le futur»

Publié par Alencontre Le 8 - mars - 2019

Par Michel Husson

Cette contribution dresse un bilan chiffré de l’expérience des 35 heures en France, de manière à poser à nouveau la question de la réduction du temps de travail.

Malgré l’incrustation du chômage de masse et l’extension de la précarité, on ne parle plus beaucoup de réduction du temps de travail. Il y a là un double mystère, et aussi un double déni : en France, le passage aux 35 heures a correspondu à une exceptionnelle création d’emplois ; et, historiquement, une partie des gains de productivité ont été Lire le reste de cet article »

Le lobby pro-saoudien aux États-Unis 2/2

28 mai 2019 René Naba Aucun commentaire

RENÉ NABA — Ce texte est publié en partenariat avec www.madaniya.info..

Les Trois coups de semonce américains à la dynastie wahhabite

Depuis la guerre anti soviétique d’Afghanistan (1979-1989), qu’ils ont mené conjointement en y impliquant les «arabes afghans» enrôlés dans la légion islamique d’Al Qaida, que la presse occidentale désignait du vocable flatteur de «combattants de la liberté» avant de les stigmatiser du vocable infamant de «terroristes islamistes», les relations américano saoudiennes ont évolué en
dents de scie, en dépit d’une apparente solidarité de façade.

En dépit d’un important lobbying saoudien, les tirs de semonce sans sommation, sont fréquents:

Le 1er coup de semonce: l’épée de Damoclès de la partition du Royaume

Quand le Pentagone re dessine le Monde : «les Lieux saints de l’Islam» sous supervision d’un «super vatican musulman».

Sur fond d’un climat chahuté, exacerbé par une vague sans précédente d’islamophobie occidentale, le parrain américain des Saoudiens est entré subrepticement en scène pour donner un magistral coup de poing sur la table, qui y a retenti comme un assourdissant coup de semonce.

Cauchemar de la dynastie wahhabite, la menace de partition de l’Arabie saoudite a été, une nouvelle fois, brandie en pleine guerre contre le terrorisme, d’une manière publique, cette fois, par un ponte de l’armée américaine qui a préconisé carrément de soustraire les lieux saints de l’Islam à l’autorité saoudienne pour en confier la gestion à un conseil international, en faisant ainsi «une sorte de SUPER VATICAN MUSULMAN»

De quoi saper définitivement le fondement du leadership wahhabite sur la sphère musulmane

LIRE La suite