Depuis le mouvement des gilets jaunes, les éborgneurs de l'Etat n'ont eu de cesse de se placer en victime, les médias au pouvoir relayant en permanence ces informations. Eric Zemmour,Marine Lepen,Eric Ciotti allant dans le même sens.

Nos braves forces de l'ordre sont ainsi encouragés à déraper, toujours couverts par la justice de classe. Seulement, c'est smartphone en main que des milliers filment les « bavures » qui sont ensuite consultées sur le net et les réseaux sociaux.

Ces dernières semaines, c' est contre le mouvement gréviste contre la réforme des retraites, que les forces de l' ordre se sont déchaînées. Le jeudi 9 janvier 2020, la police et la gendarmerie ont redoublé d' effort ( matraquage et charges violentes) jusqu' au tir à bout portant diffusé à la télévision, de même qu'un policier fait un croche-pied à une manifestante interpellée .

« l’écart de traitement judiciaire entre forces de l’ordre et manifestants, est apparu clairement au plus grand nombre. En effet, entre des peines de prison pour un gilet jaune ayant frappé un fourgon et une relaxe totale lorsqu’un gendarme tue un manifestant, on a compris qu’il ne fallait rien attendre d’une justice d’Etat au service de la classe dominante et que, chien de garde de celle-ci, l’IGPN était un organe fantoche. Tout cela mis bout à bout participait au sentiment d’impunité qui a pu conduire, dernièrement, aux actes de violences, en pleine rue, qui ont causé la mort de Cédric Chouviat, une agression filmée qu’il sera difficile de cacher et qui entre en résonance avec l’affaire Adama Traoré que la justice tente sans relâche d’étouffer. » sources RP

Les vidéos témoignant des violences poliçières et des gardes à vue, n'ont fait que relancer le mouvement de grève selon un sondage Ifop, le taux de soutien à la grève augmente . De toute part le gouvernement est maintenant harcelé, l' appareil judiciaire est dans la rue , 1200 médecins , démissionnent à cause du désert médical, même Ségolène Royale vient de faire un coup d' éclat en se faisant licencier du gouvernement. Pendant ce temps les sbires à la solde du gouvernement ne cessent de parler des casseurs du petit commerce, victime des manifestations ( ils ont un métro de retard, le petit commerce depuis Gérard Nicoud et le CIDUNATI n' existe plus depuis victime des grandes surfaces)

Aujourd’hui, les pleureuses du gouvernement parlant d'un commissaire de la ville du Havre qui s' est fait arracher un doigt en ramassant un pétard, s' exclament en parlant d' accident grave, ce que les médias n'ont jamais dit quand les gilets jaunes se sont fait arracher des mains

Après 43 jours de grève la haine commence à monter

GB

 


 

LES COGNES A L'OEUVRE- pic.twitter.com/Vf4RLW1VBW

ACTE 62-VIDEO-Acte-62-La-police-attaque-le-cortege-des-Gilets-jaunes

SUD éducation dénonce la répression policière et judiciaire du mouvement social

Communiqué de la fédération SUD éducation
mardi 24 décembre 2019

 

Ces dernières semaines, comme depuis deux ans et en particulier depuis les manifestations massives de Gilets jaunes, une répression brutale, à la fois policière et judiciaire, s’abat sur les grévistes. Les lycéen-ne-s et personnels de l’Éducation nationale font partie des cibles de la répression.

Le 10 décembre dernier, des lycéen-ne-s à Chevrollier dans le 49 ont été gazé-e-s et frappé-e-s par la police. A Lille depuis le 11 décembre, la police a également fait un usage massif de gaz et de coups de matraque sur des lycéen-n-es des lycées Pasteur de Lille et Valentine Labbé.
Le 11 décembre lors d’une action de soutien aux camarades de la RATP en grève, un enseignant syndicaliste d’Aubervilliers a été violemment arrêté pour sa participation à l’action de blocage. Son procès aura lieu dans le courant de l’année 2020.
Le 12 décembre Roland Veuillet, enseignant retraité dans le Gard et adhérent à SUD éducation, a comparu après une interpellation brutale à son domicile et une garde à vue de 48 heures en raison de son activité militante. Son procès renvoyé au 9 janvier prochain, il a été placé en détention provisoire, alors même qu’on ne lui reproche que des faits mineurs et que son casier judiciaire ne comporte aucune inscription. SUD éducation condamne cette décision de justice liberticide.
Dans plusieurs départements, les préfectures ont tenté d’intimider les organisateurs et organisatrices de manifestations à la veille de la journée de grève et de manifestation du 17 décembre. Ces tentatives d’intimidations qui se sont matérialisées par des convocations en dernière minute dans les préfectures n’ont pas fait céder les organisations syndicales.
Mercredi 18 décembre, un militant de SUD éducation à été pris à partie par 5 policiers alors qu’il quittait une manifestation de soutien à une famille sans-papier à Auxerre. Il a été violenté, menacé, et humilié en pleine rue, le conduisant à déposer une plainte pour entrave concertée et avec menace à l’exercice de la liberté de manifestation.
Ces faits montrent que le syndicalisme de lutte, et plus largement le mouvement social qui s’organise contre la politique du gouvernement et en particulier sa contre-réforme des retraites, sont clairement dans le viseur des institutions policières et judiciaires. SUD éducation dénonce cette nouvelle attaque contre les libertés publiques et en particulier celle de manifester.

• La fédération SUD éducation réclame l’abandon des poursuites contre les personnels grévistes et les lycéen-ne-s

• SUD éducation dénonce la répression généralisée et la violence policière dont sont victimes les personnels grévistes et les lycéen-ne-s

• SUD éducation revendique l’abandon du projet Macron-Delevoye de contre-réforme des retraites.