29 octobre 2009
Inde: 80.000 travailleurs en grève dans l'Haryana suite à la mort d'un travailleur.Algérie: émeutes, suicides france télécom;
France Télécom : le témoignage d’un syndicaliste
J’ai lu et entendu beaucoup de choses sur les suicides chez France Télécom. Retraité depuis peu de cette entreprise, j’ai vu et connu la détresse de mes collègues. Dans mon établissement, à Nice, j’ai été délégué du personnel CGT et secrétaire du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT). J’écris donc en connaissance de cause. Tous les jours, comme syndicaliste, j’étais confronté à l’impact désastreux des choix stratégiques et financiers de l’entreprise sur ses salariés.
En 2005, le gouvernement a nommé Mr Lombard à la tête de France Télécom. Il succédait à Thierry Breton, devenu ministre des finances. En 2007, le nouveau PDG était promu commandeur de la légion d’honneur. Il n’y en a que pour les copains ou coquins ! A la tête d’une entreprise qui engrange des millions d’euros à chaque bilan semestriel, Lombard a commencé par se faire voter par le Conseil d’administration de belles augmentations de salaire. On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Par contre, il refusait de discuter des augmentations pour le personnel.
Les émeutes enregistrées à travers plusieurs wilayas d’Algérie durant les jours et mois passés sont le plus souvent l’oeuvre de jeunes désemparés et frappés par le chômage.
mardi 20 octobre 2009.
Aucune région du pays n’échappe à la déferlante. A Alger, Oran, Tizi Ouzou, Ouargla, Annaba, Tamanrasset… la « culture de l’émeute » s’enracine, prospère à l’ombre de l’hypothétique « Etat de droit ». La violence dans tous ses états, sous toutes ses formes. Violences interquartiers à Bab El Oued, affrontements intercommunautaires à Illizi, Berriane, conflits tribaux à Djelfa, Laghouat, Béjaïa. Des émeutes éclatant aux quatre coins de l’Algérie : émeutes du pain, du foot, du gaz, de l’électricité, etc., les déchaînements de violence se suivent mais ne se ressemblent pas. L’escalade dangereuse à laquelle nous assistons – avec ses contingents de victimes, ses lots de destruction de biens et équipements et la menace qu’elle fait planer sur l’Etat-nation – ne semble pas préoccuper pour autant le gouvernement dont le souci premier est, semble-t-il, d’expédier les affaires courantes. Face à l’explosion du phénomène des émeutes urbaines en Algérie, de la violence intercommunautaire, devant la multiplication des actes portant atteintes à l’ordre et à la quiétude publics, l’Etat fait l’autruche, se mure dans le silence quand il ne convoque pas ses arsenaux répressifs.
Le langage de l’émeute prend le dessus sur toutes les autres formes d’expression, devient la règle et non l’exception. Le langage des barricades, des routes coupées, des pneus enflammés… devient celui de millions d’Algériens excédés par les injustices sociales, la corruption, la hogra, le népotisme, le clientélisme, le chômage, la non-gestion, la non-gouvernance…Pas un jour ne passe sans charrier son lot de troubles. Les analystes pointent du doigt le verrouillage des canaux d’expression pacifique, la politique d’exclusion, la disqualification des partenaires sociaux, des partis crédibles de l’opposition, des syndicats autonomes, le recours systématique, abusif à la répression contre les mouvements sociaux, à l’origine de l’instabilité chronique. Les émeutes traduisent, aux dires du politologue Mohamed Hachemaoui, « les ratés du clientélisme d’Etat, le déficit de distribution clientélaire des ressources et des bénéfices de la rente aux groupes sociaux. Elles sont, dans le même temps, le symptôme de la crise du politique en Algérie : en refusant en effet l’institutionnalisation du conflit social, l’expression autonome des revendications et la représentation politique de la société selon les intérêts en conflit, le régime politique génère l’émeute, expression extrême et violente de la “prise de parole”. Les émeutes de ces dernières années sont l’œuvre rageuse d’une jeunesse désemparée, lourdement frappée par le chômage, l’exclusion et le désespoir ».
Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après El Watan
VIDEOS Emeute dans le quartier Diar Echems ديار أيكم à Alger – octobre 2009
Inde: 80.000 travailleurs en grève dans l'Haryana suite à la mort d'un travailleur.
GURGAON: Environ 80.000 travailleurs de
60 entreprises ont rejoint la grève pour protester contre la mort
d'un travailleur dans une entreprise d'automobile ici. (Voir vidéo Watch
Video ))
Le travail a
cessé dans de nombreuses entreprises dans le Gurgaon-Manesar
ceinture industrielle les travailleurs ont appuyé la grève
appelée par tous les Congrès de l'Inde des syndicats (AITUC).
Ils
tiennent des sit-in de protestation en dehors de leurs entreprises
contre la direction de Rico suite au décès d 'un travailleur..
Rico, a été le théâtre de troubles le mois passé. C' est, un
conflit dans l'usine entre travailleurs et encadrement, entre
ceux qui sont en grève et ceux qui veulent briser la grève qui a
mis le feu aux poudres. La situation a échappé à tout contrôle .
Suite aux affrontements un travailleur est mort et plusieurs autres
blessés. Selon Sachdev ( syndicaliste), les travailleurs vont
s'asseoir ensemble, après la grève mardi pour décider de la future
ligne d'action.
«Les travailleurs Rico ont le droit de
former un syndicat, mais la gestion n'est pas prête pour cela. Les
travailleurs ont été privés de leur droit de former un syndicat et
nous ne laisserons pas cela se produire", "Nous n'avons pas
reçu de message soit par les autorités de district ou de la société
pour régler la question», dit Anil Kumar secrétaire général
AITUC Gurgaon.
Kumar dit travailler dans plusieurs
entreprises dont Honda Moto et Scooter Inde (HMSI), Microtech,
fabricants de composants Lumax, Sunbeam et Caparo Maruti a été
touché.
Surender Singh, RICO Senior Vice Président des
Ressources Humaines, a déclaré: «Les ouvriers ont été
impliqués dans la violence et ils ont endommagé propriété de la
société et ont attaqué des cadres de la société." Par
crainte que la circulation sur le Delhi-Jaipur National Highway-ne
soit paralysé, les autorités ont musclé la sécurité.
Pour
plus de détails sur la lutte des prolétaires en Inde
Les précisions et récits qui suivent sont empruntés à un bulletin ouvrier en anglais, Gurgaon Workers News (1), qui tire la plupart de ses informations d’un mensuel en hindi, Faridabad Madjoor Samaachaar (FMS). Faridabad et Gurgaon sont des villes industrielles de l’Etat de Haryana (dans lequel est enclavée la capitale de l’Inde, Delhi). Gurgaon, dans le Haryana, est présenté comme la lumière de l’Inde, un symbole de la réussite capitaliste promettant une vie meilleure à tous ceux qui peuvent franchir le seuil du développement. A première vue, les tours des immeubles de bureaux et les centres commerciaux reflètent cette chimère et même les façades des usines de confection ressemblent à l’entrée d’hôtels trois étoiles. Derrière la façade, derrière les murs des usines et dans les rues adjacentes des zones industrielles, des milliers de travailleurs entretiennent cette course frénétique au « progrès », produisant des voitures et des scooters pour la classe moyenne qui s’empilent dans les blocages routiers de la nouvelle autoroute entre Delhi et Gurgaon. Des milliers de jeunes des classes moyennes perdent leur temps, leur énergie et leurs espoirs de promotion sociale dans les équipes de nuit des centres d’appel, en vendant des crédits à la classe ouvrière américaine ou des plans de consommation d’électricité pré payés aux pauvres du Royaume Uni. A la porte à côté des milliers de migrants ruraux déracinés par la crise agraire cousent pour l’exportation en compétition avec leurs frères et sœurs de misère au Bangladesh ou au Vietnam. Et la course frénétique n’arrête pas : à la périphérie de Gurgaon la plus grande ZES du pays est en construction Mais dans l’industrie, les petites entreprises représentent 40 % de la production industrielle occupant 65 % de l’emploi total.
Plutôt qu’une vision d’ensemble, pratiquement impossible dans le peu de pages dont nous disposons, nous ne donnerons que quelques données sur la condition ouvrière en Inde et un exemple parmi une foule d’autres sur les conditions de travail et les luttes dans une grande entreprise automobile.
Quelques données sur la condition ouvrière en Inde
Dans les entreprises, plusieurs catégories de travailleurs :
l’encadrement sous statut permanent : dirigeants, contremaîtres, sécurité, employés ; ouvriers sous contrat recrutés pour un emploi professionnel défini et payés selon cet emploi. L’accès à cet emploi peut se faire après une période de formation de 6 mois à 2 ans, mais en pratique les patrons font ce qu’ils veulent ;
temporaires embauchés pour un temps limité ; intérimaires légalement supposés être embauchés définitivement après 240 jours de travail dans la même société - mais la loi est facilement tournée. Dans beaucoup d’entreprises, ils forment de 60 % à 80 % de la force de travail avec des salaires entre 1/8 et 1/6 du salaire des permanents.
Les salaires sont fixés d’après un minimum légal dans chaque Etat. Dans le Haryana, ce salaire est en mars 2007 d’environ 2 500 roupies (environ 45 euros) par mois pour 8 heures par jour et 4 jours de repos dans le mois. Mais ce minimum n’est nullement respecté. Un nettoyeur dans un centre d’appel à Gurgaon, un ouvrier d’usine à Faridabad ou un conducteur de rickshaw à Delhi gagnent 2 000 roupies (36 euros) pour 70 heures par semaine (pour situer ce que signifie ces salaires, 1 kg de riz coûte 0,25 euros, une livre de lentilles 0,50 euro, le loyer mensuel d’une chambre sans cuisine 20 euros). Les heures supplémentaires au-delà de 8 heures par jour devraient être majorées légalement de 100 % avec un plafond de 50 heures par trimestre. Mais en pratique, elles sont quasi illimitées et payées sans majoration. Souvent le paiement des salaires est différé jusqu’au milieu du mois suivant ou plus.
Un système d’assurances sociales (Employee’s State Insurance, ESI) garantissant maladie, accidents du travail et séjours hospitaliers ne s’applique officiellement qu’aux entreprises de plus de dix travailleurs pour tous ceux qui y travaillent (4,75 % du salaire à charge de l’employeur, 1, 75 % à charge du travailleur. Mais différentes manipulations des paperasseries bureaucratiques font que la plupart des temporaires ou intérimaires ne peuvent en bénéficier et sont sans couverture santé). Employee’s Provident Fund (PF) ne garantit une retraite qu’aux travailleurs des entreprises de plus de vingt salariés. Mais là aussi bien des travailleurs n’ont pas de documents officiels prouvant leur qualité pour faire valoir ces droits et ne reçoivent rien. De plus il y a souvent des plans pour se débarrasser des travailleurs âgés...de plus de 35 ans (2).
Pour garantir le bas coût dans la reproduction de la force de travail, des « avantages « de l’ancien système capitaliste d’Etat ont été maintenus. Des cartes de rationnement permettent d’avoir accès à des « boutiques gouvernementales à prix contrôlés » où, en principe, les plus pauvres peuvent se procurer à prix réduits les denrées de base : farine, riz, kérosène pour foyers domestiques. La délivrance de ces cartes dépend des autorités locales et elles sont souvent un instrument de corruption politique. Les syndicats sont étroitement liés à des partis politiques. Parmi les cinq plus grands :
AITUC, « All India Trade Union Congress » le plus ancien et l’organisation centrale en Inde, affilié au Parti communiste de l’Inde ; CITU « Centre of India Trade Unions », une fédération nationale liée au CPI(M), Parti communiste de l’Inde (marxiste) fondé en 1970.
Il serait trop long d’expliquer la complexité des situations, de la présence éventuelle des syndicats dans les grandes entreprises lorsque cela apparaît nécessaire pour l’encadrement des travailleurs trop revendicatifs ou de leur exclusion totale parfois avec violence, leurs liens et manipulations politiques.
Mais le fait est que la grande majorité des travailleurs, précaires s’il en est, ne peuvent faire valoir un droit quelconque en raison, pas tant de l’absence de syndicat que d’un rapport de forces qui laisse carte blanche aux patrons petits et grands dans l’exploitation du travail. H. S.
(1) Cinq numéros parus, disponibles sur Internet. (toute correspondance en anglais) : www.gurgaonworkersnews.wordp... gurgaon_workers_news@yahoo.co.uk Majdoor Library, Autopin Jhuggi, NIT, Faridabad 12001.
(2) Un exemple parmi d’autres de la manière dont se font ces mises à la retraite anticipée. Escorts a un ouvrier permanent à trois ans de la retraite. Elle lui propose un marchandage : embaucher son fils, si celui-ci remplit les conditions requises et si le père accepte la retraite anticipée de trois ans en lui versant l’indemnité légale de 400 000 roupies (environ 6 500 euros). Pour être embauché définitivement, le jeune doit subir une formation qui va lui coûter 400 000 roupies, sans même garantie d’une embauche définitive. Lors de cette embauche il percevra un salaire mensuel de 5 000 à 7 000 roupies alors que son père au moment de sa mise à la retraite percevait 15 000 roupies.
Ce texte est paru dans Echanges n° 122, avec Les tentatives d’insertion de l’Inde dans le capitalisme mondial.
23 août 2009
mères de famille: retraite, remise en cause.Après la Guadeloupe, la Nouvelle -Calédonie.Gijon , Vigo, Ssangyong . MTS
Infobref 23 aout 2009
La
majoration accordée aux mères pour leur retraite, remise en cause.
Alors que la presse titre
« redressement spectaculaire du Fonds de réserve des
retraites » grâce à la bourse, la même presse nous apprend
que dans les tuyaux du gouvernement il est fortement question au nom
de l' égalité des droits des hommes et des femmes de
supprimer l' attribution d' un trimestre gratuit par naissance. A l'
origine, il s' agissait de mettre fin à un système qui pénalisait
la natalité. La perte de trimestres pour les mères avait pour
conséquence, au moment du départ en retraite, une pénalisation
importante de leur pension. Même actuellement il est fait état ,
selon la présidente (CFE CGC) de la Cnav d'une différence de 40% ou
si l'on préfère aujourd'hui une femme ayant eu deux enfants touche
une retraite mensuelle moyenne de 818 euros, alors que celle n' ayant
pas d' enfant 1122 euros et un homme 1600 euros.
La guerre du gaz refait surface
« Poutine s' allie à la Turquie dans la guerre des oléoducs » titre la presse. L' affaire est intéressante car elle montre les intérêts multiples qui poussent les uns et les autres à entreprendre ce genre d' accord. Le projet consiste à réaliser un gazoduc qui reliera la Russie à l' Europe par les eaux turques de la mer Noire. Pour la Russie il s' agit de contourner l' Ukraine comme pays de transit et la Biélorussie, pour la Turquie d' avoir un moyen de pression non négligeable pour entrer dans l' Europe. De son coté La Chine vient de signer avec l' Australie un important contrat de livraison de Gaz.
Après la Guadeloupe, la Nouvelle -Calédonie.
Il faut se souvenir qu' au début de l' année, un puissant mouvement de masse dirigé par le LKP et son leader Elie Domota est parvenu après 44 jours de combat à faire plier le gouvernement Sarkosy.
Ce mouvement laissera des traces, dans la conscience collective des classes exploitées d' Outre mer.
En Nouvelle-Calédonie, alors que manifestement une grève s' enlisait à la compagnie aérienne Aircal depuis 5 mois, c' est l'intervention de jeunes Kanak qui allait déclencher une semaine de violence à Nouméa,qui finira par dénouer la crise . Un gendarme mobile sera blessé par balle lors d' un démantèlement de barrage routier. A noter que la aussi, l' état à immédiatement juridicialiser le conflit en procédant à la condamnation de Gérard Jodar président du syndicat l' USTKE à cinq ans de prison avec huit autres militants pour violence durant la grève d' Aircal. Mais quoi que disent les représentants de l' état, qui cherchent à minimiser la relation entre les événements de Guadeloupe et la Nouvelle- Calédonie ceux-ci ont rapidement négociés avec l' USTKE pour éviter une généralisation du conflit.
Lutte
classe contre classe de Gijon , Vigo, en Espagne à Ssangyong Motors
en Corée du Sud :
Pour rappel, c' est l' annonce de la fermeture du site de PYMAR pour le 31 mai 2009 et le sort des préretraités1, qui a mis le feu aux poudres sur le chantier naval de Gijon, tout comme à Ssangyong Motor en Corée du sud. Une véritable guérilla va s' engager avec les forces de l' ordre drivé par un hélicoptère qui survol le chantier va s' engager. Les prolétaires assiégés, vont riposter avec des cocktail molotov, des boulons, des frondes, des fusées... Même des grues seront mises à contribution pour déposer des containers en feu comme barrage.
Le plus grand danger des luttes retranchées c' est de rester dans l' isolement et de ne pas présenter une menace réelle et sérieuse pour l' état. Cependant pouvons nous parler de « défaite » nous ne le pensons pas, la défaite pour les ouvriers de Ssangyong et de Gijon aurait été de ne pas se battre. Toute lutte prolétaire , jusqu' à la victoire finale est et sera potentiellement une « défaite » cependant il n' est pas question pour nous de voir dans la « défaite » que la défaite mais son potentiel révolutionnaire, il est de la même trempe que celui des mineurs anglais ( 1984-1985)2, et des sidérurgistes de Lorraine eux aussi « vaincus » au sens courant du terme. Cependant ce n' est pas tant le résultat économique de la lutte qui compte pour nous mais le renforcement de l' unité révolutionnaire des luttes et de la solidarité ouvrière. Le simple fait que pour mener leur combat les ouvriers de Ssangyong se soient organisés pour mener l' occupation en 50 ou 60 groupes de combat de 10 travailleurs, plutôt que de courber l' échine, voilà l' essence révolutionnaire de leur combat.
La solidarité de classe est indispensable pour lutter efficacement contre les forces de l' Etat, depuis le début du conflit à Gijon , les ouvriers ont le soutien d'un autre chantier, Juliana, lui aussi, menacé de fermeture et aussi de ceux de St Nazaire qui pensent un jour subir le même sort. .Puis nous aurons l' entrée en scène à Vigo, des ouvriers de la métallurgie eux aussi en action pour débloquer les négociations autour du renouvellement d'une convention collective qui concerne 27 000 personnes . Bien entendu les forces de l' ordre et l' appareil judiciaire sont toujours présents pour criminaliser les actions prolétaires. Prenons par exemple le cas de deux syndicalistes du syndicat asturien « Corriente Sindical de Izquierda »,ils furent condamnés à trois ans de prisons et mis sous écrous le 16 juin 2007, suite à des heurts avec la police et la destruction d' une caméra de surveillance. De même à Ssangyong, des ouvriers seront pris en otages, et sujet à des inculpations diverses. Quant au syndicat ayant soutenu les actions illégales, l' état coréen entend bien lui faire comprendre son rôle de gardien de l' ordre qu'il a outrepassé, des poursuites contre le KMWU sont engagées pour un dédommagement de 45 millions de dollars. Cette situation nous la retrouvons en France avec la vague de « séquestration » et les inculpations de salariés, ce n' est d' ailleurs pas un hasard si le délégué CGT des « Conti » de Clairoix, Xavier Mathieu, a violemment attaqué le patron de son syndicat, Bernard Thibault, sur France Info : « Les Thibault et compagnie, c’est juste bon qu’à frayer avec le gouvernement, à calmer les bases. Ils servent juste qu’à ça, toute cette racaille. ». Les « Conti » de Clairoix , n' ont pas reçu de soutien de la Confédération, lors de leur procès pour saccage des locaux de la préfecture de Compiègne, mais celui du NPA et de Lutte ouvrière.
Tréfimétaux Sérifontaine dans l' Oise: fermeture du site.
Témoignage:
Je passe assez souvent par Sérifontaine prés de Gisors (2633 hab en 1999, 2553 en 2006), où il y a beaucoup de pavillons mis en vente, et sur le petit rond point , une pancarte 44 licenciements à MTS. Après renseignements il s' agit de l' Usine Tréfimétaux du groupe KME dont le siège est à Florence Italie et qui fermera ses portes en septembre 2009. En 2006, le groupe avait mis en place un plan social qui aboutissait à 215 licenciements avec la précarité qui devait suivre pour 30% d' entre eux et la vente des pavillons à prix d' urgence. La principale revendication des salariés en grève c' est une prime de 30 000 euros. Pour la ville c' est un catastrophe, c' est 70% du budget de la commune qui va disparaître en taxe professionnelle, restera sur place, les résidus de cuivre, de plomb , d' huile , des déchets de pyrolyse...Que le maire pense pouvoir faire prendre en charge par KME.
2Voir sur le sujet le livre d' Henri Simon «Grève des mineurs en grande-bretagne « ed Acratie
02 juillet 2009
Equipementiers:les autorités allemandes dénombrent 45 faillites d'équipementier depuis novembre 2008
Infobref
-2 juillet 2009 N° 258
Secteur automobile
Alors que de sources officielle , les autorités allemandes dénombrent 45 faillites d'équipementier depuis novembre 2008, la liste s' allonge elle aussi en France. L' équipementier Sonas Automotive, vient d' être repris par le groupe Halberg, un sous traitant automobile qui emploi 4300 salariés ( France et étranger). Le nouveau propriétaire n' a pas caché qu'il entendait réduire les effectifs de 850 actuellement à 593. Les salariés licenciés, ont obtenu du tribunal des indemnités de l' ordre de 18 000 euros plus 400 euros par année d' ancienneté. Pour ceux de New Fabris, un spécialiste d'usinage de pièces pour PSA et Renault, la liquidation judiciaire a été prononcée et du même coup c' est 366 salariés qui recevront leur lettre de licenciement de cette entreprise de Châtellerault. Ceux de Heuliez, ont voté la fin de la grève, après avoir découvert dans la presse les repreneurs potentiels de l' entreprise, un plan social est tout de même envisagé en fonction du repreneur.
Michelin, quant a lui vient de confirmer (17 06 2009) son intention de réorganiser son secteur, il va mettre en place un nouveau plan social prévoyant la suppression de 1093 emplois. Les plus touchés sont ceux du site de Noyelle-lès-Seclin, dans le Nord de la France qui seront ventilés sur d' autres sites.
En Allemagne, Opel à réussi à obtenir que les salariés renoncent à une partie de leur salaire ( leur prime de vacances) afin d' acquérir des participations de l' entreprise.
Nuevo exito de la huelga general en el sector del metal, que colapso todos los accesos a la factoria de Citroen
Extraits traduits du Gallicien( Galego) :
Nouveau succès de la grève générale dans le secteur de la
métallurgie qui a entraîné le blocage de l'usine Citroën de Vigo:
infos diffusées par la C.I G.
Dix-septième jour de grève.
Les ouvriers en assemblée votent pour une manifestation à St
Jacques de Compostelle( Santagio de Compostela) le lundi 29 juin.
Au
dix-septième jour de grève plusieurs milliers de travailleurs
ont bloqué les accès de Citroên-partiellement - et bloqué
totalement la circulation sur l'avenue où est situé cette usine.
la
manifestation et le blocage sont à la seule initiative de C.I.G.,
les CCoo et UGT préférant jouer aux jaunes ( galego: esquirois; esp
: esquiroles; ang : squirrel; fr : écureuil...)
Présence de plus
en plus massive des policiers
Piquets à Citroên : dès six
heures du matin malgré la présence massive des forces de l'ordre
qui ont réussi à empêcher la formation de piquets près de
l'usine. Les policiers étaient sur place depuis quatre heures du
matin et ont arrêté un ouvrier manifestant puis l'ont relâché.
Petite charge à Metalship
Forte présence des piquets à Metalship, arrêt de travail des
ateliers de cette usine, charge brutale des forces de l'ordre qui ont
tenté à coups de matraques et de balles caoutchouc de disperser les
piquets et ont opéré plusieurs arrestations.
Assemblée à
Barreras
A partir de neuf heures du mat jonction des
piquettistes à Barreras pour assemblée. Présence du secrétaire
confédéral pour les négociations collectivesl de C.I.G. Rappel par
le syndicalistes de la lutte de 2007, où des peines de prisons ont
été prononcées contre les grévistes ce qui a entraîné une
division syndicale.
Rupture de l'unité syndicale
Rappel de la position de C.I.G. sur les heures sup.en semaine et pour les week-end: pas d'heures sup tant que le patronat n'aurait pas de propositions concrètes, décision prise après deux mois de tergiversations patronale ; CCoo et UGT se sont abstenus à ce sujet. Le secrétaire confédéral a insisté sur l'attitude négative des deux syndicats et appelé à la reprise unitaire des actions.
Marche sur Compostelle/ Métal en lutte
Programmé pour ce
lundi 29 juin .
Manif en ville ( Vigo).
Délégation des travailleur/euses de l'Hôpital Général de Cies en soutien aux métalos.
Heurts devant Citroën . Nouvelles charges policières ;
rassemblement devant Citroën
Succès du blocage des avenues ;
retour à l'unité.
La
rencontre internationale des travailleurs de l'automobile (CITA) qui
va se tenir à Hanovre du 15 au 18 octobre se rapproche. Une fois
l'été passé, nous rentrerons dans la phase finale d'organisation
concrète du déplacement à Hanovre.
Dans le cadre de
la préparation à cette rencontre internationale, une
délégation de travailleurs de Daimler Benz d'Allemagne sera de
visite à Paris le week-end des 3, 4 et 5 octobre avec deux
temps forts :
-
Vendredi
3 juillet
sur le parking de PSA à Aulnay à la relève des équipes (14h)
-
Samedi
4 juillet
pour une rencontre et débats, à 15h à la Bourse du Travail de
Saint-Denis (M° Porte de Paris)
Prestataires de service
Le centre d' appels téléperformance le Mans en grève pendant 9 jours
( extrait la FEC FO)
Après neuf jours d’arrêt de travail à Téléperformance du Mans, les grévistes ont dû, ce lundi 4 mai, forcer le barrage des vigiles, investir les locaux et bloquer la direction face à l’intransigeance de celle-ci sur la revendication de la généralisation de la prime objectivée à tous les salariés.
Rappelons que la revendication à l’origine de la grève était celle de l’attribution d’une prime fixe de 600 euros.
La direction générale de Téléperformance France a, dès le début du mouvement, opposé son veto à toutes négociations sur la fixité de la prime, préférant engager un véritable bras de fer avec les salariés, escomptant ainsi sur leur épuisement financier et physique.
Assurances
Aux AGF, des licenciements...qui ne disent pas leur nom
( extrait du bulletin du Syndicat Démocratique des Employés Mécontents) SDEM.du 2/7/2009
On nous avait servi la cuisine du « zéro licenciement » en février 2008 à l’annonce de la fermeture de Reims, Montpellier, Nice et Grenoble prétendant qu’il ne fallait pas s’inquiéter car tout se passerait bien avec de bonnes négociations.
Eh bien, force est de constater qu’il n’en est rien, au moment où l’on nous annonce par mail «actualités opérations» la fermeture de Nice dans des termes plus que douteux : « Je tiens tout particulièrement à souhaiter aux collaborateurs qui s'engagent dans un nouveau départ, au sein de l'Entreprise ou en-dehors, une pleine réussite dans leur futur projet. »En effet, si certains s’en tirent correctement, combien de nos collègues sont aujourd’hui «en dehors» des AGF sans qu’ils ne soient aucunement volontaires ? Combien y a-t-il exactement de salariés licenciés sur les sites qui ferment ? Très difficile à savoir.
Un exemple : Reims. La fermeture a eu il y a trois mois le 30 mars. On devrait donc tout savoir avec précision sur ce site où il y avait 71 salariés. Si l’on prend la revue (N°63 04/09) de l’amicale des retraités AGF qui a suivi l’affaire de près, on a 40 retraites, pré-retraites ou « négociations », une dizaine de mobilités sur Paris, une sur Châlons-en-Champagne et 10, ayant opté pour une « démission » (!) faute de solutions adéquates. On pourra penser que la revue est mal renseignée ?
Prenons donc les chiffres « officiels » de la DRH centrale à la réunion de CEC du 25 mai (Plan d’adaptation : point d’avancement de la mise en œuvre sur le volet RH) : sur 71 salariés, 16 préretraites, 12 mobilités acceptées, 2 départs volontaires, et 41 « notifications », rubrique fourre tout dans laquelle la direction met à la fois des seniors qui préfèrent être licenciés et aux Assedic qu’en préretraite, et des salariés qui se retrouveront chômeurs. Donc combien de licenciés ?
On ne sait pas exactement.
La direction a choisi le brouillage et l’opacité pour mieux dissimuler ses sales coups !
Informatique : surmenage et salariés prestataires virés !
Fin 2007, les études informatiques furent scindées en deux directions : DSI (Directions de Systèmes Informatiques) chargés des études, et Direction du Développement, chargée de la réalisation. L’objectif annoncé était une optimisation du travail mais pour beaucoup d’entre nous, le travail fut parcellisé, les équipes éclatées. Cette restructuration semblait un préalable à l’externalisation à terme du développement informatique.
Cette nouvelle organisation nous avait été « vendue » à « iso effectif » (effectif sans changement) par la direction mais dès le début, les effectifs des équipes ont diminué, avec, au mieux, remplacement par des salariés en contrats de prestation. Et la direction a engagé jusqu’en 2010 un plan de 29 suppressions de postes à la Direction du Développement mainframe, avec convocations individuelles à la DRH pour susciter, obliger parfois, à la mobilité, interne ou externe aux AGF. En même temps s’est ajouté au travail réel une couche exacerbée de tâches bureaucratiques, souvent artificielles :
Coaching, « reporting », « validationning », autant de temps passé pour conforter l’autosatisfaction des dirigeants d’AGF dans leur politique !
Et maintenant, c’est l’arrêt précipité des contrats d’une centaine de prestataires en informatique qui est annoncée pour début Juillet 2009.
Il s’agit bien à nouveau de réelles suppressions de postes à l’informatique déjà complètement surchargée, puisque ces salariés de sociétés prestataires effectuent de fait le même travail que les salariés AGF. C’est un sale coup pour eux et cela signifie le report du travail sur ceux qui restent. L’avenir n’est pas dans la réduction du nombre d’informaticiens et le camouflage de la dégradation des conditions de travail, mais au contraire dans l’embauche de nombreux jeunes etde tous les prestataires qui le souhaitent !
07 mai 2009
Secteur automobile: accroissement de la concurrence et du chômage technique.
Bien avant que n'éclate la crise financière, la bulle du capital fictif, la restructuration du secteur automobile était programmée. Des la fin des années 1990 on pouvait déjà en pressentir le mouvement quand GM et Ford commencèrent respectivement à de filialiser Delphi et Vistéon pour mieux les démanteler ensuite. La restructuration à grande échelle se manifestera au Mexique, avec le rapatriement des pièces détachées, facilité par les accords ALENA. La crise des Big3 (GM, Ford et Chrysler) montre la fin d’un cycle économique basé sur un marché intérieur protégé jusqu’au début des années 1990. Général Motors est en train de se purger en se débarrassant de la moitié de ses usines et de la moitié de ses effectifs en moins de 5 ans ! Il parait peu probable qu’il disparaisse quitte à s’allier avec Ford si besoin pour se lancer à son tour dans les véhicules propres ! Quant aux équipementiers, ils réduisent tous la voilure sur le dos du salariat (voir la grève de 87 jours de AXLE Echanges N°125).
Aux dernières nouvelles, l'industrie automobile américaine serait quasiment nationalisée, Général Motors se retrouverait avec un contrôle du capital de 89% par l’Etat fédéral, et le syndicat UAW qui gère l’assurance maladie des retraités. Pour Chrysler, le syndicat UAW, prendrait 55% du capital, si alliance avec Fiat qui détiendrait alors 35% du capital. Autant dire que Fiat prendrait le contrôle de Chrysler. Le statut du syndicat UAW reste encore à définir chez GM et Chrysler. Ils n’ont pour l‘instant décroché qu’un vague strapontin au conseil d’administration. L’UAW sert plus de caution politique au système mis en place et ne peut prétendre à un rôle de dirigeant sur les décisions stratégiques.
En Europe occidentale,
c'est la concurrence des ouvriers de l’ouest avec ceux de l’est,
qui provoquera une première vague de délocalisation vers les pays
de l’est vers la fin des années 1990.
PSA en Slovaquie et Renault via la Roumanie pour la Logan ou la Slovénie pour la Twingo, de même pour les autres constructeurs européens. A signaler, l’importante grève (en 2008) chez Dacia Renault en Roumanie ou 8000 salariés sur 13000 se mettent en grève illimitée, pour une augmentation de salaire de 50% à 70%, quand dans le même temps ceux d’AXLE aux états Unis luttent contre une chute de 50% de leur salaire.
Mais d’autres alliances se profilent déjà avec la prise de contrôle total de Wolkswagen par Porsche, BMW qui probablement finira par s’allier à PSA voire Renault-Nissan qui semble candidat à la reprise d’une des marques de GM, Saturn. C’est dire comment le paysage automobile est entrain de se redessiner. Pour le moment, les deux marques suédoises Volvo et Saab sont elles, menacées de disparaitre si elles ne trouvent pas de repreneurs.
En Allemagne le sort d’Opel intéresse GM qui ne veut pas le céder en cherchant d’autres capitaux pour en partager les bénéfices. Fiat à l’ambition de reprendre et cherche avec ce dernier la taille critique pour ne pas disparaître. Seul Ford ne cherche aucune aide fédérale pour le moment !
Enfin la Chine et l’Inde, dont certains comme Cai Chongguo pensaient qu'ils étaient incapables de produire durablement des voitures par eux mêmes, doivent aujourd'hui se rendre à l’évidence qu'ils doivent maintenant compter avec de redoutables concurrents capables de produire des véhicules électriques où à zéro émission. La Chine ne veut pas louper le coche en se maintenant dans des technologies type moteur thermique dont le déclin est inexorable. Il faudra creuser cet aspect des choses tellement la question est compliquée du fait du tout électrique et les différentes solutions hybrides associant électrique et thermique essence ou diesel sans compter la solution hydrogène !
L’accompagnement social du chômage.
L’accompagnement, voilà un mot qui revient en boucle, c’est encore un euphémisme qui cherche à arrondir les angles de la crise en déployant toute une série de passages obligés, visant à la réinsertion. Nous le voyons aujourd'hui, dés qu'une grève un peu sérieuse se déclenche, on essaye tout de suite de juridicialiser la grève, en passant les dits meneurs devant les tribunaux et pour intimider les autres grévistes la présence d’huissiers. Tout cela pour que finalement le mouvement gréviste finisse dans les dédales de multiples promesses de reclassement, via la formation et la sécurité sociale professionnelle de la très réformiste CGT.
Le choc de la crise, a visiblement bouleversé toutes les mesures d’accompagnement des restructurations mises en place au niveau de l’UE, et contraint cette dernière à des mesures plus radicales afin d’essayer de gérer la crise.
Dans l’industrie automobile européenne, c’est le chômage partiel qui est à l’ordre du jour. Pendant que les équipementiers sont petit à petit liquidés pour n’en garder qu’une poignée, les deux constructeurs Renault et PSA instituent le chômage partiel payé à 100%. Objectif : chloroformer les salariés dans le but reporter à la fin 2009 ou courant 2010 voire 2011 rien ne presse !!, les possibles ajustements des effectifs rendus nécessaires par la crise de surproduction du secteur qui lui, mettra des années à retrouver les chiffres de production d’avant la crise.
Mais, pourquoi mettre des travailleurs en chômage partiel si nous pouvons les prêter à d’autres entreprises qui ont besoin de main d'œuvre s’interrogent les managers. Voilà ce qui se développe depuis quelque temps, souvent en dehors de la loi. Cela s'appelle la mise à disposition de personnel à une autre entreprise et nécessite un contrat de mise à disposition, en pratique pas respecté. Dans les faits, les employeurs qui pratiquent le prêt de personnel se substituent aux boites d'intérim et entreprises de portage. C'est le journal le Monde du 4 avril 2009, qui a révélé cette nouvelle tendance « le prêt de salariés » qui cadre bien avec la tendance à la précarisation du salariat.
A suivre)
Voir aussi: Exacerbation de la concurrence dans le secteur automobile mondial
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20 avril 2009
Sony à Pontonx-sur-l'Adour, 3M , Caterpillar, Scapa , Faurecia FM Logistic de Woippy:La vague des séquestrations se poursuit
Infobref le 20 avril 2009
N°256
Il n' y a de justice, que pour la classe capitaliste, l' égalité qu'elle défend c'est celle « qui interdit aux riches comme aux pauvres de coucher sous les ponts » ( Anatole. France) celle qui interdit les séquestrations, mais séquestre dans plus de 224 camps de rétention de l' UE réfugiés et immigrés cherchant un travail . Le Premier ministre François Fillon à Chaumont, en Haute-Marne a qualifié de "sabotage" les séquestrations de dirigeants d'entreprises et les coupures sauvages de courant, coupures qu'ils soutient par ailleurs quand il s' agit de procéder aux expulsions urbaines.
"Je pense à la séquestration de certains dirigeants d'entreprises, je pense aux coupures de courant sauvages qui ont eu lieu ces derniers jours : c'est du sabotage, ça n'est pas la grève, ça n'est pas de l'action sociale", a-t-il dit. "Tout cela est extraordinairement dangereux." (Fillon)
La vague des séquestrations se poursuit.
La liste des dirigeants d'entreprise séquestrés (en fait le plus souvent retenus pour négocier) par des salariés qui perdent leur emploi s'allonge semaine après semaine. Après Sony à Pontonx-sur-l'Adour, 3M à Pithiviers, Caterpillar à Grenoble, Scapa dans l'Ain, Faurecia dans l'Essonne, le site FM Logistic de Woippy a été touché à son tour. Les salariés du centre logistique séquestrent des membres de la direction du site où 475 emplois doivent être supprimés après la perte d'un contrat avec Hewlett-Packard.1
résumons les faits.
Fin janvier 2009 – Fulmen, batteries de voitures et de camions, usine du trust Exide Technologies, doit être fermée: les travailleurs en grève contraignent le patron à manifester avec eux dans les rues d' Auxerre (Yonne) revêtu d' un tee-shirt portant le nombre de travailleurs licenciés. En février 2009, 40 ouvriers de l'équipementier Brocard et Roux (BRS) bloquent les camions de déménagement, et séquestrent le patron anglais qualifié par la presse de patron voyou. L'équipementier voulait se délocaliser clandestinement en Slovaquie. Le tribunal va le contraindre à rapatrier tout le matériel transféré.
En mars, c'est au tour des travailleurs de Pontonx-sur-l'Adour (Landes) : usine Sony ( électronique), de prendre le relais des séquestrations contre la fermeture de l' usine pour obtenir plus d' indemnité de licenciement2. Puis ceux de l' Usine pharmaceutique 3M à Pithiviers (Loiret) vont faire de même. Le trust veut supprimer 110 emplois sur 235.
La grève illimitée a débuté le 20 mars pour une meilleure indemnisation et pour des garanties d'emploi. Le directeur est séquestré le 24 et libéré le 25 à minuit avec l'ouverture de pourparlers. Reprise du travail le 2 avril après un vote à 80 % pour un accord comportant le report des licenciements à novembre 2010, une prime plancher de départ de 30 000 euros, une prime de transfert de 5 000 à 7000 euros et des garanties d'emploi de quinze mois pour les licenciés.
Fin mars , c' est le constructeur américain d'engins de chantier Caterpillar, qui avait précédemment annoncé 25.000 réductions d'effectifs dans le monde, qui passe aux actes. Les usines Caterpillar de Grenoble et d'Echirolles (banlieue de Grenoble) frappées par 733 licenciements sur 2800 sont occupées et 4 directeurs séquestrés mais libérés le 1er avril. Depuis après la valse des huissiers, qui comme des vautours suivent chaque grève pour les juridicialiser, c' est à dire appliquer le droit de grève pour briser la grève; comme vient de le faire le tribunal de grande instance de Grenoble. Celui-ci a ordonné aux 19 salariés de Caterpillar, assignés pour occupation illicite et entrave à la liberté de travailler, de laisser libre accès aux usines de Grenoble et Echirolles, dans l'Isère, sous peine de payer 200 euros chacun par jour.
30/3/2009- FCI Microcommunications (cartes à puce, firme passée de fonds de pension en Areva et autres mains). Usine de Mantes-la-Jolie (Yvelines, banlieue ouest de Paris) fermée pour délocalisation à Singapour . 400 travailleurs sont en grève avec occupation jour et nuit depuis cinq semaines pour une meilleure indemnisation. 2 directeurs séquestrés pendant quatre heures doivent être délivrés par les flics. Malgré un jugement d'expulsion, l'occupation est maintenue.
La grande distribution en première ligne
Les salariés de la grande distribution, sont comme les équipementiers automobiles en première ligne sur le front de la crise. La Camif , le N° 3 français de la vente à distance jette l' éponge et annonce en novembre 2008 la suppression de 946 emplois. La Redoute (PPR) va suivre , 672 emplois d' ici a 4 ans, les 3 Suisses 674 emplois soit 20% des effectifs...Fin mars 2009- A la sortie d'un comité d'entreprise européen du groupe PPR (Printemps Pinault Redoute, grands magasins et industrie du luxe, plus de 141 % de bénéfices en 2008) le «patron» Pinault ( ami de Sarkozy) est bloqué dans un taxi par un barrage de poubelles et 100 travailleurs du groupe, rue de Javel dans le 15e arrondissement de Paris et copieusement injurié. Il sera délivré par les flics au bout d'une heure. En jeu la suppression de 1 800 postes dans ses filiales La Redoute, Conforama et la Fnac. Soit un plan d’économies de 35 millions d’euros en trois ans, touchant 400 postes en France, soit 3,4% des effectifs, dont 200 à Paris, 50 au siège et 150 en province.
Les travailleurs de Continental, fer de lance de l' action solidaire
Au début de l'année, le trust du pneumatique annonce qu'il va fermer deux usines européennes, celle de Hanovre et celle de Clairoix (1120 ravailleurs) à la date limite du 31 mars 2010, les premiers licenciements débutant en octobre 2009. Cette usine se met en grève et la colère éclate lorsque les ouvriers font au directeur une haie d'honneur sous une pluie d'œufs et de godasses; il reçoit même un coup de bâton sur le crâne3. L' exemple des prolétaires de Continental, qui ont choisi de manifester devant les autres usines pour attirer d' autres travailleurs dans la grève, est à ce titre exemplaire et fut un succès 10 000 dans les rue de Compiègne, du jamais vu. Le 25 mars, alors que les représentants syndicaux sont reçus à l'Elysée, les travailleurs, épaulés par d'autres de la région parisienne tentent de gagner l’Elysée mais, bloqués par les flics place Saint-Augustin, ils érigent un barrage de pneus enflammés.
Un comité central d’entreprise qui devait se tenir près de l’usine a été «délocalisé» à Nice pour fuir loin de l’action ouvrière. L’occupation de l’usine et différentes manifestations dont celle de Paris qui a vu pour la première fois une grande avenue de la capitale barrée par une barricade de pneus en flammes. Cela fait longtemps qu’une manifestation de travailleurs dans la capitale réussit à bloquer une grande avenue.
Dans le même temps, Continental embauche en Roumanie et envisage de délocaliser en Chine. Le niveau de la combativité ouvrière peut être donné par ce propos d’un ouvrier de Clairoix:«nous faut des sous pour payer un train pour aller jusqu’à Hanovre ( le 23 avril au CE du groupe), mais ça peut aussi nous servir pour acheter des kalachnikov, des bazookas, des tanks…» Il y a une forte volonté pour tenter d’ouvrir le conflit vers l’extérieur, non seulement vers les usines du coin mais aussi vers des sites placés dans la même situation comme les aciéries de Gandrange. Pour le moment, le mouvement semble stagner, pris dans des problèmes juridiques. Les difficultés du groupe Continental ne sont pas tant dues à la crise qu’à une reprise hasardeuse par un autre trust allemand: Schaeffer, un petit qui, tentant d’absorber un gros, ne peut faire face aux remboursements des crédits bancaires ayant permis cette opération.
Dans le pas de Calais , l’équipementier automobile Faurecia a confirmé sa fermeture, en août 2010. Des le lendemain de l' annonce, c'est à dire le 6 mars la grève s'est installée dans cette usine qui fabrique des équipements pour Toyota, entraînant le blocage de la production : Toyota à l'usine d'Onnaing Renault sur le site de Maubeuge (actuellement en grève contre le chômage partiel les travailleurs revendiquent son paiement à 100%) et Volvo sur celui de Gand (Belgique).
1-La séquestration est maintenant levée
2-la participation de Sony au déménagement reste à 3 500 euros). Un versement de un mois de salaire par année d'ancienneté et une somme fixe de 10 000 euros par personne est octroyé. Un montant que proposait Sony le 10 mars dernier et qui n'a pas été réévalué. Quid des projets de reprise du site ? Là-dessus, les salariés n'ont rien obtenu. Aucune information ne leur a été donnée. Le 17 avril prochain, l'usine cessera son activité.
3-A l'automne 2007, les travailleurs du trust Continental de Clairoix (Oise) et de Sarreguemines avaient accepté, sous les chantage à la fermeture, l'abandon des 35 heures et le passage aux 40 heures
13 mars 2009
Séquestration du PDG de Sony France à Pontonx sur l' adour
Jeudi 12 mars, Alors que la séquestration du PDG de l' entreprise vient d' être constatée par un huissier de justice. Les force de l' ordre sont déjà dépèchées aux abords du site .
Ce conflit est maintenant le lot commun de nombreux prolétaires de France, on annonce la fermeture de l' entreprise ou sa délocalisation. Alors la colère explose on essaye de maintenir l' emploi , pour finalement mener un combat pour de meilleures conditions de départ.
- Pour le moment l' entrée de l' usine est bloquée , avec des troncs d' arbres, les grèvistes retranchés derrière n 'entendent pas céder , ils n' ont plus rien à perdre
Les prolétaires de Continental à Clairoix affrontent la crise.
Ils en ont marre des promesses, et des efforts pour sauver l' emploi, des travailler plus pour gagner moins et se retrouver en fin de parcours au chômage . Plus de sacrifice, il s' agit maintenant de passer aux actes comme à la Guadeloupe disent certains très en colères de s'être fait duper.
Ils n' en ont plus rien à foutre des procédures légales, des délit ou pas délit d' entrave , des questions réponses pour se faire amadouer et pire la mise en place sur le site d' une cellule de soutien psychologique comme après un attentat terroriste.
Les grévistes ont répondu au directeur Louis Forzy , comme il le fallait ,il fut sifflé copieusement et gentiment canardé par des oeufs
En assemblée générale, les grévistes exigent: l'arrêt du travail jusqu'à nouvel ordre, l'exigence de paiement intégral des salaires malgré cette grève de fait - ce qu'ils ont obtenu jusqu'à mardi -, et le refus de voir un seul salarié du site finir au chômage. L'usine Continental à Sarreguemines est également touchée, plus question de maintenir les 40 heures pour sauver l' entreprise comme en 2007, tout le monde repasse aux 35 heures la baisse de la production étant de 30%.
(a suivre)
Mantes la Jolie -STPM et FCI en grève
Des
palettes, des vieux pneus, des bidons qui fument, les salariés des
entreprises FCI et STPM situées dans la même rue se font entendre.
STPM est un équipementier automobile qui fabrique des armatures de siège pour Renault et Peugeot ainsi que des rayonnages de peinture, c'est l' annonce de 8 licenciements sur les 28 que compte l' entreprise qui a déclenché la grève.
STPM et FCI sont maintenant aux
prises avec une grève à durée indéterminée avec piquet de grève
qui pourrait bien se durcir encore. Aprés avoir manifesté devant la
sous préfecture, les annonces de suppressions
Chez FCI 170 grèvistes contre la menace de délocalisation et le versement d'une prime
Sur les 400 prolos que compte FCI, 170 sont en grève. L’entreprise
qui fabrique des cartes à puce est menacée par des délocalisations.
« C’est l’atelier fabrication qui est en grève » .
La mondialisation des forces de travail , vient une nouvelle foi de mettre en concurrence les prolétaires, ceux de Singapour très performants produisent deux fois plus avec moitié moins de salariés. Le non-versement du solde de la prime qualité. A semble avoir été le détonateur ayant mis le feu aux poudres.
Selon la presse:
« Vue la stagnation du marché actuel et le sur-effectif
présent sur le site de Mantes, les employés pensent se diriger vers
un plan social qui leur semble inéluctable. « Notre souhait est de
maintenir les 400 emplois au sein de cette entreprise. Mais si nous
ne pouvons éviter un plan social, nous souhaitons que l’on nous
garantisse des indemnités acceptables en cas de licenciement
économique ».
Un
prof italien sanctionné pour avoir retiré le crucifix pendant ses
cours
Franco Coppoli, professeur d’histoire et littérature d’un lycée professionnel public italien s’est vu interdire d’enseigner pendant 30 jours, avec suspension de son salaire, par une décision du Conseil National de l’éducation Publique (Consiglio nazionale della pubblica istruzione), pour avoir enlevé le crucifix du mur pendant ses heures de classe. Courage Franco, nous sommes tous avec toi!
Voir:
Staccò il crocifisso dal muro prof sospeso per un mese - Scuola&Giovani (La Repubblica, 19-02-2009)
31 janvier 2009
Affrontements prolétaires et forces de l' ordre à Saint-Nazaire.
Jeudi 29 janvier 2009-Tôt le matin des centaines de prolétaires des chantiers navals de St Nazaire, de la sous-traitance, d' Airbus,du Port Autonome, d'EDF, SNCF, de la raffinerie de Donges, de la Poste, de MAN Diesel, etc... se sont regroupés pour bloquer la circulation à tout transport de marchandises. En début d' après midi plus de 25 000 manifestants se dirigent vers la Sous-préfecture. Tout se passait visiblement dans le calme, quand des CRS débouchent d' une rue et arrosent la manifestation de lacrymogène. La réaction ouvrière fut immédiate, et les CRS allaient vite se retrouver encerclés, des heurts violents au corps a corps vont avoir lieux . C 'est quand une section de CRS va faire une sortie musclée pour secourir leurs potes mal en point, que les affrontements vont s' étendre. Des barricades se dressent spontanément dans les rues adjacentes, au tir de lacrymo et de grenades offensives ont répond avec des canettes et ce qui tombe sous la main. Pendant plusieurs heures une véritable guérilla à lieue, des renforts de gendarmes mobiles viennent prêter main forte aux CRS, charge après charge il y aura des blessés de part et d' autre dont un grièvement atteint à la jambe par une grenade offensive.
C’est vers 20 h que la charge la plus violente a eu lieu. On compte des dizaines d’arrestations.
Pour plus d' informations sur les grèves à St Nazaire, voir le texte d' H. Simon dans « socialisme ou barbarie N°18-janvier -mars 1956 « Mes grèves de l' été 1955 » reproduit enbrochure par le Front Libertaire de St Nazaire.
Nouvelles de Caen
le 29 01 2009-très forte mobilisation à Caen ce matin malgré le froid (1 ou 2°, pas de pluie mais vent glacial). 1h30 de démarrage, 40 000 manifestants (21 000 selon la police qui reconnaît que c'est un chiffre très élevé pour la région), soit un niveau comparable ici aux pics de 1968 et 2003. présence enseignante plutôt décevante (mais c'est peut-être que je compare trop à mai 2003 qui avait une composition différente), beaucoup de gens des autres services publics, not. territoriaux, et du privé (14 000 emplois menacés dans la région, mais aussi présence par exemple des filles du Monoprix du centre-ville), pas de jeunes (ma fille a dû défiler avec des adultes, "ça craint"), présence de la police très discrète. rassemblements tantôt devant les usines Bosch et Valeo. ai relevé un seul slogan spontané (hors sonos) ayant rencontré un succès: "Sarko enculé!" (bis, bis, etc., c'est quand j'étais parti faire un tour chez les CGT). Pas de casse je crois, juste vu une vitre de tram cassée.
Ce succès à l'air généralisé pour l'Ouest (cf. http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Greve-des-milliers-de-manifestants-dans-les-rues-des-villes-de-l-Ouest_39382-809196_actu.Htm).
sinon j'apprends que le préfet de saint-lô a été muté disciplinairement suite à la manif du 12 janvier dernier pour la venue de Sarko dont je vous ai déjà parlé. (cf. http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-38294334@7-40,0.html )
Un correspondant.
Le droit de grève contre la grève
Treize conducteurs de TER de Nice et trois syndicats (CGT, CFDT, Fgaac) sont assignés par la direction de la SNCF devant le Tribunal de Grande Instance de Marseille pour "exercice abusif du droit de grève". Les agents de conduite des TER de Nice, en grève depuis le 9 décembre, réclament au moins vingt conducteurs supplémentaires face à la hausse de 20% du nombre de TER.
Venezuela :
deux travailleurs en lutte tués par la police d’Anzoategui.
Solidarité !
Dans l’après-midi du jeudi 29 janvier, deux travailleurs ont
été assassinés par la police de l’Etat d’Anzoategui, au
Venezuela. Il s’agit de Pedro Suare, un travailleur de l’usine
Mitsubishi, et de José Marcano, de l’usine automobile Macusa. Ils
ont été tués lorsque la police régionale a tenté de faire
évacuer les centaines de travailleurs qui occupent l’usine
Mitsubitshi.
Les travailleurs de Mitsubishi occupent l’usine depuis le 22 janvier. La raison de cette occupation est la suivante : 135 salariés qui travaillaient dans l’usine pour le compte d’un sous-traitant, Induservis, se sont retrouvés sans travail lorsque la direction de Mitsubishi a décidé de cesser toute coopération avec Induservis. Lors d’un meeting des travailleurs de Mitsubishi, 863 des 893 travailleurs présents ont voté en faveur de l’occupation de l’usine. Tout en exigeant que les 135 travailleurs soient intégrés aux effectifs de l’entreprise, sur les mêmes bases contractuelles que les autres salariés, les travailleurs de Mitsubishi ont également lié leur lutte à la revendication de nationalisation de Mitsubishi, Vivex, Franelas Gotcha, Industria Nacional de Artículos de Ferretería (INAF) et Acerven, comme seule solution aux conflits dans ces entreprises.
24 janvier 2009
grèves et droit de grève,grève spontanée, France, Grande Bretagne les universitaires en action
Une application du droit de grève contre la grève.
Nous avons vu récemment comment Carrefour en Belgique, a dépéché huissier sur huissier pour briser les grèves et occupations . Comme pour la répression, il n' y a pas de frontière, nous venons d' apprendre que le tribunal de Bobigny à donné raison à l' employeur d'une société de nettoyage
« et ordonné l’expulsion de tous les grévistes avec une astreinte de 50 euros par jour de retard et par personne“, selon l' AFP
21 janvier 09 -Gréve sauvage dans les transports en commun de Bruxelles.
Le réseau de bus de la STIB a été perturbé mercredi par une deuxième action de grève sauvage. A l’heure de pointe du matin, celle-ci a non seulement réduit de moitié les sorties de véhicules desservant la zone sud de la capitale, mais bloqué la totalité des bus qui assurent le service des lignes de l’ouest de Bruxelles. Au nord, les bus circulent normalement, l’action ne touchant pas le dépôt de Haren. D’après la direction de la société bruxelloise de transports publics, on n’observe aucune difficulté sur les réseaux de tram et de métro. En tout, le mouvement perturbe 32 des 48 lignes de bus de la Région bruxelloise.
France: le gouvernement veut muscler le droit de grève
PROPOSITION DE LOI visant à renforcer le service minimum dans les transports en commun La France se trouve de façon de plus en plus répétitive paralysée par des grèves touchant les agents des services publics dans les transports. Le TER des Alpes-Maritimes ne circule plus depuis près de deux mois. Mardi 13 janvier 2009, la Gare Saint-Lazare a été fermée durant la journée entière bloquant ainsi les nombreux Franciliens qui transitent par cette gare. Mercredi 14 janvier, c’est à Marseille que le trafic était totalement interrompu.
Ces grèves mettent gravement en danger le fonctionnement normal de l'activité économique et sociale de la France et paralysent entièrement le pays. Elles empêchent par ailleurs nos concitoyens de se rendre à leur travail. Si la grève constitue un droit garanti par notre constitution, il n’en n’appartient pas moins au législateur d’en fixer les limites. ( extrait)
Grève spontanée à l'usine Renault de Sandouville
Après le travailler plus, les heures supp et la lutte contre le fléau des 35 heures, Sarko, vire sa cuti et est bien contraint de s' adapter au merdier du capital. La crise politique est latente et l' incurie de l' état totale . Alors plus question de se laisser bercer d' illusions on passe aux actes. Tient voilà le retour des grèves sauvages, et on passe de la grogne à la rage. A Renault ,mais aussi ailleurs, on saute les barrière syndicales. L'usine de Sandouville a de nouveau été aux prises avec des débrayages de la base .Dès l'annonce, d' une nouvelle vague de chômage partiel l’équipe du matin de Sandouville va envahir la salle où se tenait la réunion présentant la nouvelle organisation du travail. Ils se mettront ensuite en grève spontanée.
De Grande Bretagne. Agitation universitaire
cher-e-s camarades
des occupations (de certaines salles ou
parties des locaux) ont actuellement lieu dans un dizaine
d'universités britanniques, y compris Oxford (occupation de la
fameuse Bodleian Library) et ma propre fac (chose sans précédent).
Et surtout: le mouvement s'étend. merci de faire circuler l'info et
d'exprimer votre solidarité dans les blogs indiqués dans ce
message.
France Universités: appel à une grève reconductible à partir de lundi 22-01-2009 [AFP]
A ce jour, 12 universités sont touchées par la rétention des notes (Amiens, Besançon, Lille-III, Lyon-I, Mulhouse, Orléans, Paris-I, Paris-Descartes, Paris-VII, Poitiers, Rouen, Strasbourg).
UNIVERSITES DE CLERMONT FERRAND, MONTPELLIER 3, du MAINE, de BORDEAUX 3, de RENNES 2, Paris 1, PARIS 8, PARIS 4, PARIS 10, PARIS 3, TOULOUSE 2 NE REMONTERONT PAS DE MAQUETTES AU MINISTÈRE. CONSULTEZ LA LISTE DES NOMBREUX CONSEILS D’UNIVERSITÉS, UFR ET DÉPARTEMENTS QUI ONT DECIDÉ DE NE PAS FAIRE REMONTER LES MAQUETTES. (liste : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article1061 )
« Kont pwofitasyon » : Deuxième jour de grève générale en Guadeloupe
France Grève à la maternité du CHU de Bordeaux pour manque d'effectifs 22-01-2009 [Monde]
10 janvier 2009
France:Se faire soigner, une galère de plus en plus dangereuse
Il aura fallu, trois drames pour que le déficit sanitaire, de la France remonte à la surface.
le décès d'un jeune garçon de 3 ans, victime d' une erreur de produit administré pour soigner une simple angine, celui d' un nourrisson de 6 mois, pour excès de dosage; celui d'un homme pris en charge par le SAMU qui devra payer de sa vie l' incurie administrative des hôpitaux , 24 services de réanimation ne voulant l' accepter.
La ou il devrait y avoir le maximum de sécurité pour le patient, c' est tout le contraire qui se produit. Les hôpitaux en manquent de personnel , deviennent dangereux pour le patient, qui en plus de sa maladie se doit dans son intérêt de surveiller les produits que l'on lui administre.
Il ne s' agit pas la seulement d' une incurie du système hospitalier, mais aussi de la volonté de l' état, de réduire et encore réduire la dépense publique de mettre dans « l'insécurité sociale » un nombre croissant de malades jusqu' à les faire crever. Pour preuve les irradiés d' Epinal et de l' hôpital de Toulouse les 15000 mort de la canicule d' août 2003. Il n' y a pas comme le dit la presse « Un hôpital malade de son organisation » mais un gouvernement, qui organise la pénurie sanitaire jusqu' à mettre en péril la vie des être humains.
En effet le manque de médecin sera le mal du 21éme siècle, et qui trinque en premier: Les prolétaires des campagnes et des banlieues. C 'est dans ces zones, que la médecine à la chaîne fait son apparition. Une statistique récente indiquait que pour toute la France , le temps de consultation était en moyenne de 16 minutes en 2002. La conscience professionnelle de certains médecins, est en bout de course ( 50 à 70 heures par semaine), pas de quoi faire de nouvelles recrues pour l' avenir.
D'autant, que le gouvernement va jusqu'à, bonifier le refus de soins. Désormais, les médecins auront aussi la possibilité d’empocher cinq à sept euros par patient, s’ils se comportent de manière vertueuse, c’est-à-dire s’ils appliquent les consignes d’ « économie » et de « prévention » définies par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie, un engagement qui serait formalisé par la conclusion d’un "Contrat d’Amélioration des Pratiques Individuelles".
Des dirigeants des hôpitaux écoeurés jettent l' éponge, comme à Nantes, Marseille,Toulouse. La totalité des CHU sont maintenant dans le rouge (225 millions de déficits) une paille par rapport aux banques. Mais une somme suffisamment importante, pour faire un appel au SAMU de l' état, qui en la circonstance ne connaît qu' une méthode « réduire les effectifs » pour provoquer la catastrophe sanitaire du siècle, si la pandémie prévisible venait à éclater. Le rapport Larcher dit de modernisation de l' hopital comme bien d' autres modernisations, n' est qu'un rapport visant à rendre plus productif , voir industrialiser l' hopital afin d' y implanter une « nouvelle culture managériale » en regroupant les établissements dans des Communautés hospitalières de territoire (CHT), couvrant une population de deux à quatre cent mille personnes. Ce qui veut dire , supprimer et encore supprimer des postes , deux exemples: La direction de l’hôpital de Pontoise ( Val d' Oise) veut supprimer 200 postes dont une quinzaine de postes de médecins . Une fois encore, des services sont menacés de fermeture. Ce sont les 500 000 habitants des 4 départements, qu'il désert qui sont concernés. A Nantes et ailleurs c' est le même sinistre programme, qui est appliqué, 33 millions de déficit à comme équivalent 200 suppressions de postes sur les 8200 du CHU... Les urgentistes, deviennent le déversoir du manque de généralistes, manque qui selon les statistiques de la DRESS devrait augmenter. La DRESS prévoit une diminution du nombre de médecins généralistes de 15% d' ici à 20 ans , alors que le vieillissement de la population va s'accroître.
Alors face au danger sanitaire, il faut la rébellion, il faut montrer du doigt les responsabilités à tous les niveaux. Ne pas hésiter à descendre dans la rue, pour exiger l'arrêt immédiat de toutes les suppressions et restructurations de services , la réouverture des services qui ont été fermés.
Quelques exemples de mobilisation
France Hôpital, Patients, Santé, Territoires : Un projet de réforme de plus en plus contesté 09-01-2009 [CGT]
France Hôpitaux publics : Les Français majoritairement confiants 09-01-2009 [CGT]
France Hôpital Edouard Herriot à Lyon : Un mois de grève 08-01-2009 [SO]
France Des infirmiers en grève depuis un mois aux urgences d'un hôpital lyonnais 07-01-2009 [Monde]
Canada Campagne du CSHO pour le financement des hôpitaux 07-01-2009 [SCFP]
France Hôpitaux: deux organisations de médecins appellent à la mobilisation le 29 janvier 07-01-2009 [NouvelObs]
France Grève reconductible aux hôpitaux de Strasbourg 07-01-2009 [Alsace]
France Grève aux hôpitaux de Strasbourg pour accueillir Nicolas Sarkozy 06-01-2009 [Libé]
France Les agents du centre psychiatrique de Poitiers réclament une prime pour travaux dangereux 06-01-2009 [Miroir]
29 décembre 2008
Le piége de la séparabilité et contrat de transition professionnelle
Sur le contrat de transition professionnelle.
Nous avons amplement parlé, de tout les plans et rapports gouvernementaux, visant à l' accompagnement du salariat jugé obsolète vers la précarisation. Accompagnement cadré dans la plupart des cas par des accords patronat syndicats sur la formation tout au long de la vie inclus dans un système de flexisécurité que revendique aussi la CGT sous le vocable de sécurité sociale professionnelle.
Depuis le sinistre accord du 11 janvier 2008, non combattu par l' ensemble des syndicats, le patronat a obtenu sa grande victoire. La lame tranchante de la séparabilité est tombée sur le monde du travail, sans aucune grève et sans aucune réaction et information. Cette victoire du patronat et du gouvernement sera finalisée par la loi du 25 juin 2008.
Dés lors, il était possible de mettre les bouchées double, le nombre de licenciement se démultipliant sous l' effet de la crise économique. La décision fut prise d' étendre « le contrat de transition professionnelle », actuellement en action dans sept bassins d' emploi sinistrés, dans d' autres sites sinistrés , on parle de 20 à 30 supplémentaires, selon la CFE-CGC. Le secteur qui préoccupe le plus le pouvoir c' est l' industrie automobile, ou déjà , nombre de travailleurs sont au chômage partiel, ou en congé obligatoire, mais après ? Après , il y aura soit la « séparation amiable » soit la transition vers un autre emploi après une formation et dans le meilleur des cas un retour à l' emploi payé au smic. A ce niveau, il n' y a plus aucune réaction collective, c' est la victoire de l' individualisme contre l' action collective, c' est la lutte de tous contre tous qui commence.
Inscrite dans la loi du 25 juin 2008, la « séparation amiable » vient de faire sa première expérience au conseil des prud hommes de Valence. C 'est la journal La Tribune du 21 12 2008 qui commente l' affaire « Le conseil des prud' hommes de Valence à infirmé, le 14 octobre, la décision de la DDTE, qui avait refusé d' homologuer la rupture jugeant le montant de l' indemnité insuffisant »; On peut s' interroger, voilà qu'un conseil des prud' hommes juge en dessous de la loi . Pour avoir la réponse cliquer ici et charger les commentaires très intéressants de Tiennot Grumbach, Avocat honoraire.
A lire la presse, le gouvernement semble très satisfait de sa loi, fin octobre la Direction générale du travail enregistrait 6147 ruptures conventionnelles, « cela risque de coûter cher aux Assedic, la question du montant de l' indemnisation n' est pas gagnée et il se pourrait que celle-ci soit revue à la baisse, comme le préconisait le rapport de Virville de 2004 » (La Tribune 21 12 2008)
GB
Nos différents articles sur ces sujets.
Retraites :
l’Etat organise la misère sociale, et le capital, la
paupérisation
Les
méthodes d’encadrement idéologique et productiviste du monde du
travail
La
« nouvelle usine »
Les
négationnistes de la lutte de classe
le
sens de la loi fillon sur les conventions collectives
FORMATION :
De l’adaptation permanente à l’emploi, à la gestion des
situations de crise de l’ emploi
CPE,
flexsécurité, Sécurité sociale professionnelle : des mesures
d’accompagnement de la précarité.
Le
Capitalisme n’a comme perspective à offrir que la relance de la
précarité.
Quand
l’Europe adapte ses droits sociaux à la précarisation permanente
(1)
Quand
l’Europe adapte ses droits sociaux à la précarisation permanente
(2)
Vue
d’ensemble de l’offensive capitaliste contre le monde du
travail.
Retraite :
Les syndicats silencieux sur le renouvellement de l’AGFF,
pourquoi ?
Réflexions
sur l’accord de « modernisation du marché du travail »
du 11 janvier 2008













