INFOBREF N°478


Rubrique justice de classe

A bas l’acharnement judiciaire qui touche notre camarade Kosta ! Non à cette justice de classe !

Kosta T., étudiant en sciences politiques, a milité à nos côtés dans le cadre du mouvement contre la loi Travail. Suite à la grande manifestation du 14 juin, la justice s’est abattue sur lui : il a été accusé d’avoir lancé des projectiles sur des policiers. Kosta a toujours nié les faits qui lui sont reprochés et le 15 novembre, le tribunal de Paris l’a jugé non coupable. En effet, le dossier d’accusation était vide de tout élément à charge et la confusion régnait autant dans le procès-verbal des policiers que dans les déclarations de ces derniers. Malgré tout, la "justice" s'acharne à le poursuivre. Lire la suite...



La SNCF menace de sanctionner des élus CHSCT pour avoir… fait respecter les règles de sécurité au triage du Bourget !

 Aucune sanction pour Anasse et Nathalie !

 Vendredi 03 Février 2017, 10 jours après la grève massive à 90% qui a paralysé le triage du Bourget, la direction de la SNCF a franchi un cap des plus honteux dans la répression à l’encontre des délégués syndicaux.

 Aujourd’hui, Anasse et Nathalie risquent des mises à pied. Leur faute ? Avoir demandé à ce que les conditions de sécurité du transport ferroviaire soient respectées au Bourget.

 En effet, ils ont simplement fait leur travail de membre du CHSCT en rappelant au cadre d’astreinte qu’il était interdit de faire tenir 2 postes de sécurité de 2 secteurs circulation par le même agent ( Boby Stains et Boby 1 ). Anasse est également menacé de sanction pour avoir été aux toilettes pendant son service alors qu’il était tout seul en poste.

 Depuis de nombreux mois maintenant, ces délégués ne font que leur travail pour lequel les cheminots de l’EIC Paris Nord les ont élus. Ils se battent au quotidien pour améliorer les conditions de travail de tous les agents, et pour empêcher la direction de s’affranchir des règles de sécurité et règlements du personnel. Aujourd’hui, la direction de la SNCF non seulement met en place les réformes qui cassent le service public ferroviaire mais elle s’attaque aussi aux cheminots qui cherchent à faire respecter la sécurité. Cette situation est d’autant plus inquiétante car des matières dangereuses son transportées au triage du Bourget, et qu’un accident pourrait entraîner des conséquences néfastes pour la population.

 Nous soutenons Anasse et Nathalie, nous exigeons qu’aucune sanction ne soit prise à leur encontre ! Nous demandons l’arrêt de la répression anti-syndicale à l’encontre des cheminots à la SNCF.

VIDEO

https://youtu.be/CHx5Rzfg-hk

VIDEO sur la Grève




Mélenchon : Un programme antilibéral illusoire qui promet la lune sans toucher substantiellement à la propriété des capitalistes !

 

Cet article s'inscrit dans la série d'articles de critique spécifique du programme de la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Cela fait suite au premier épisode du 1er février.

Dans cette partie de notre critique, nous nous intéressons plus particulièrement au chapitre deux du programme de Mélenchon intitulé « Protéger et Partager » (http://tendanceclaire.org/contenu/autre/Programme-France-Insoumise-2017.pdf). C’est dans ce chapitre que le candidat nous présente ses principales mesures économiques. Mélenchon nous ressert le vieux programme antilibéral de « relance » et de « redistribution » qui a systématiquement échoué partout : en 1981 en France, en 2015 en Grèce, etc.

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Voir aussi :Mélenchon : VIéme République ou République sociale.

 

 

Retraite : voici les réformes qui vous pendent au nez après la présidentielle 2017

CAPITAL-De Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen en passant par François Fillon, presque tous les principaux candidats à la présidentielle comptent réformer les retraites, avec des visions radicalement opposées de l'un à l'autre. Dans le viseur, notamment : l'âge légal de la retraite, qui pourrait tomber à 60 ans ou être allongé à 65 ans selon le vainqueur.

Et une nouvelle réforme des retraites ! Les Français n'échapperont probablement pas à une refonte en profondeur des règles en matière de liquidations de leurs droits. La plupart des favoris pour l'élection présidentielle de 2017 comptent en effet mettre en place des mesures détonantes, en particulier concernant l'âge de la retraite, que ce soit pour l'avancer ou le reculer. Revue de détails des propositions de François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.

>> Découvrez aussi notre comparatif des programmes des candidats sur le temps de travail

François Fillon : il veut augmenter l'âge légal de départ à 65 ans

L'âge légal de départ avant lequel il n'est pas possible de liquider ses droits (hors retraite anticipée), actuellement fixé à 62 ans, passerait à 65 ans. L'ancien Premier ministre compte aussi harmoniser les systèmes de retraite du public et du privé, en faisant en sorte que la pension de retraite des fonctionnaires soit calculée sur les 25 meilleures années de leur carrière, primes comprises, comme c'est le cas dans le privé, alors qu'actuellement elle dépend de la rémunération des 6 derniers mois (hors primes). Par ailleurs les régimes spéciaux (dont bénéficient notamment les agents de la SNCF et de la RATP), plus favorables que le régime général, seraient supprimés.

Benoît Hamon : il compte revaloriser les petites retraites

Des 5 favoris pour la présidentielle, le vainqueur de la primaire de gauche est le plus prudent sur le front des retraites. Dans son programme, il se borne à défendre une revalorisation de 10% des minima sociaux, ce qui inclut donc l'ex-minimum vieillesse, l'Allocation de solidarité aux personnes âges (ASPA). Dans une interview récente à Notre Temps il promet aussi une revalorisation des petites et moyennes pensions de retraites. Il estime par ailleurs que les retraités modestes seront favorisés par sa refonte de l'impôt sur le revenu. Enfin, il prône une revalorisation des pensions selon les prévisions d'inflation plutôt que sur l'évolution des prix constatée sur les 12 derniers mois.

Lire aussi : Les grandes lignes du programme de Benoît Hamon

>> En vidéo. Revenu universel : attention, c'est un vrai choix de société !

Marine Le Pen : elle défend toujours la retraite à 60 ans

Le rétablissement de la retraite à 60 ans était l'un des axes majeurs de son programme de 2012. Il devrait encore y figurer en bonne place en 2017, à en croire Challenges qui s'est procuré un document résumant ses principales propositions. Par ailleurs, la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein tomberait à 40 ans alors qu'elle est actuellement de 41,5 ans pour les générations 1955 à 1957 et doit progressivement augmenter à 43 ans pour ceux nés en 1973 et après.

Emmanuel Macron : il vante une retraite à la carte

C'est potentiellement le projet le plus ambitieux… mais aussi le plus flou : l'ancien banquier prône davantage de flexibilité en matière d'âge de départ à la retraite. "Certains veulent la prendre à 60 ans, d'autres à 65, d'autres encore à 67. Il faut pouvoir moduler selon les individus et les situations.", a-t-il ainsi souligné dans une interview à l'Obs. Reste à savoir ce que cela implique réellement : suppression de l'âge légal (actuellement de 62 ans), facilitation des départs avant 62 ans, diminution de l'âge du taux plein (actuellement à 67 ans) ?

Lire aussi : Le programme économique de Macron, c'est lui !

Jean-Luc Mélenchon : il défend comme Marine Le Pen la retraite à 60 ans

Côté retraite Mélenchon est sur la même ligne que la candidate FN avec un retour à une retraite à 60 ans et une durée de cotisation pour obtenir le taux plein fixée à 40 annuités, comme il l'a défendu sur RMC début janvier. Pour financer cette réforme, il propose une solution pour le moins originale : augmenter le salaire des femmes afin de l'aligner sur celui des hommes aux mêmes postes, ce qui augmenterait les cotisations retraite…

Thomas Le Bars

Temps de travail : comment les candidats à la présidentielle veulent tout faire sauter

François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon... tous les favoris à la présidentielle veulent, d'une manière ou d'une autre, réformer les 35 heures, afin de réduire ou d'augmenter le temps de travail. Le point sur leurs propositions.

Ce sera sans nul doute l'un des sujets phares de l'élection présidentielle. Le temps de travail ne laisse en effet aucun des candidats indifférents, que ce soit pour faire travailler davantage les Français (comme le souhaitent Fillon et Le Pen), leur accorder davantage de repos (comme le défendent Hamon et Mélenchon) ou faire varier cette durée selon l'âge (c'est l'option Macron).

Ce débat n'a d'ailleurs pas échappé à France Stratégie, l'organisme de réflexion placé auprès du cabinet du Premier ministre. Dans une note publiée mardi, ces experts tentent de juger des qualités et des défauts de chacune de ces visions. Ils estiment qu'une baisse du temps de travail pourrait "conduire à des créations d’emplois et à une baisse du chômage à court terme" mais que cette stratégie devrait s'accompagner d'une modération salariale pour que l'effet soit durable.

A l'inverse, une hausse du temps de travail "risque d’entraîner à court terme une hausse du chômage, dans la mesure où les entreprises auront tendance, à niveau donné de leurs carnets de commande, à ajuster leur cible de main-d’œuvre à la baisse". Mais à long terme le gain en compétitivité pourrait "contribuer à stimuler la production, les marges, l’investissement et in fine l’emploi".

Pour vous faire une meilleure idée des intentions de chacun des candidats à la présidentielle sur la question du temps de travail, voici les mesures prônées par les 5 favoris : François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.



François Fillon : il compte instaurer les 39 heures dans le public et laisser les entreprises décider de leur temps de travail

Le candidat de la droite compte fixer la durée légale du travail à 39 heures par semaine dans le public. Dans le privé, les entreprises décideraient seules du seuil de déclenchement des heures supplémentaires, dans la limite du plafond de 48 heures hebdomadaires fixé par la réglementation européenne. Le plafond de 39 heures du public serait censé leur donner une indication du "temps de travail cible". Par ailleurs il veut supprimer un jour férié pour gagner un jour de travail annuel.

Benoît Hamon : il veut inciter les entreprises à baisser le temps de travail

Le tout récent vainqueur de la primaire de la gauche veut maintenir la durée légale à 35 heures, mais il compte en parallèle inciter financièrement les entreprises à valoriser la réduction du temps de travail, selon des formes multiples : semaines de 4 jours, congé sabbatique, temps partiel…

Lire aussi : Le programme du vainqueur de la primaire de gauche Benoît Hamon

Marine Le Pen : elle est favorable à des accords de branche permettant de travailler 39 heures

La candidate du Front National ne dévoilera son programme qu'en février mais elle s'est d'ores et déjà déclaré favorable dans une interview en janvier au Parisien à une renégociation du temps de travail par branche d'activité (et non au niveau des entreprises comme le propose François Fillon). "On pourra donc, en fonction de ces négociations, travailler 39 heures, mais payées 39 !" déclare-t-elle. Un projet plus offensif qu'en 2012, lorsqu'elle affirmait ne pas vouloir toucher aux 35 heures.

Emmanuel Macron : il défend un temps de travail modulable selon l'âge

L'ancien ministre de l'Economie ne présentera son programme qu'en mars. Mais il a prôné dans une interview à l'Obs un temps de travail modulable selon l'âge du salarié : il serait ainsi plus élevé pour les jeunes et plus faible à l'approche de la retraite. "On peut ainsi imaginer que les branches professionnelles négocient une possibilité pour les salariés qui le souhaiteraient de travailler moins à partir de 50 ou 55 ans : 30 heures, 32 heures, pourquoi pas ? En revanche, quand on est jeune, 35 heures, ce n’est pas long".

Jean-Luc Mélenchon : il veut revaloriser les heures sup' et discuter des 32 heures

Dans une interview sur BFM et RMC début janvier, le candidat de la "France Insoumise" s'est déclaré favorable à une réduction du temps de travail. Il a ainsi plaidé pour "rétablir les 35 heures", via une meilleure rémunération des heures supplémentaires. Il considère en effet que les 35 heures sont "déjà finies" car "l'heure supplémentaire ne coûte pratiquement plus rien". Il s'est dit par ailleurs "d'accord pour que l'on discute des 32 heures".

Thomas Le Bars

Rubrique crime du capital

«Mon père, intermittent du spectacle et handicapé, s’est immolé par le feu devant la caisse de retraite»

Publié le 1er mai 2016

Avant même que Coraline n’apprenne que son père, intermittent et handicapé, s’était immolé par le feu ce mercredi 27 avril à Marseille, les médias ont relayé, comme un simple fait-divers, cet acte hautement politique. 20 Minutes titrait ainsi : « Marseille : Il s’immole par le feu en pleine rue ». Pas un média n’a pris le risque de préciser qu’il s’agissait d’un intermittent, alors que les employeurs du secteur du spectacle s’apprêtaient à signer un accord avec les syndicats de la branche. On peut ainsi lire la directrice de la caisse de retraite expliquer qu’il s’agissait « d’un dossier de demande de retraite et d’allocation très classique (…). Il n’y a pas de retard ». On comprend surtout que l’immolation du père de Coraline aurait pu raviver la colère des intermittents mobilisés contre la réforme de leur régime d’allocation. Coraline nous a livré son témoignage qu’elle espère bien être largement entendu.

Propos recueillis par Flora Carpentier

J’habite à Paris, je devais arriver à Marseille lundi prochain. Mon père avait tout organisé pour mon arrivée. Mercredi 27 avril, on s’est parlé par SMS jusqu’à midi, et l’après-midi, il s’est immolé devant la caisse de retraite. La police et l’état ne m’ont appelée que deux jours après. Pourquoi attendre deux jours ?
La police a eu le temps de passer dans l’appartement de mon père, mais ils n’ont pas eu le temps de me prévenir. Mon père était à bout à cause des administrations qui lui demandaient toujours plein de papiers pour sa constitution de retraite. Intermittent du spectacle et handicapé (car malade depuis quelques années), il n’avait jamais tous les documents qu’il fallait.

Aujourd’hui, il est à l’hôpital, son état est stable. Son corps réagit plutôt bien. Il a malgré tout une force de vie incroyable.
Quand je suis arrivée dans son appart, il avait mis des choses pour moi dans ma chambre, il savait que j’allais arriver, il avait tout préparé… Et le jour J, mercredi, il me parlait d’un projet que j’ai en tête. Donc je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais il y a bien eu quelque chose…

« On me demande s’il était dépressif, mais non. Il faut reconnaitre que la société tourne mal et que les gens deviennent fous »

Mon père est quelqu’un qui a manifesté toute sa vie. Malgré son handicap, il a participé aux dernières manifs ce mois-ci sur Marseille, à chaque fois, il m’envoyait des photos. Il me disait qu’il s’était pris des lacrymos dans la figure et que son corps ne le supportait plus, qu’il avait trop de mal à s’en remettre. Il disait qu’il n’avait plus 20 ans, mais il a quand même eu la force d’aller s’asperger d’alcool à brûler, donc c’est bien que là, c’est allé trop loin.

On me parle de dépression, on me demande s’il était dépressif. Ils ont eu son médecin au téléphone qui leur a dit que non, qu’il n’avait jamais pris d’antidépresseurs. A un moment, il faut reconnaitre que la société tourne mal, et que les gens deviennent fous. Ce n’est pas parce qu’il était dépressif, c’est parce que ça l’a rendu fou.

« Mon père a été intermittent toute une partie de sa vie »

Ca faisait des mois qu’il constituait son dossier de retraite et à chaque fois ça ne passait pas, on lui disait « il manque ci, il manque ça ». Il me disait qu’il n’en pouvait plus…
Mon père a été intermittent toute une partie de sa vie, en tant qu’administrateur de compagnie théâtrale, puis il a fait de la photographie, et cela fait quelques années qu’il est reconnu comme handicapé, suite à sa maladie. Son dossier n’avançait pas.

Pour moi c’est important de témoigner parce que le pire, c’est qu’il n’est pas le seul dans ce cas… C’est aussi plein d’autres personnes qui se retrouvent face à des situations comme ça et ne savent plus quoi faire…

« Je lui ai dit ‘Je ne peux pas t’en vouloir papa, j’en veux plus à tout ce monde de merde qui nous rend malade’ »

Quand je l’ai vu à l’hôpital je lui ai dit ‘Je ne peux pas t’en vouloir papa, j’en veux plus à tout ce monde de merde qui nous rend malade’.

Moi aussi je suis un peu une excitée et j’en veux parfois à la terre entière, mais là il me donne encore plus de force et d’envie de bouger les choses ! J’essaye de rebondir, il faut que ça bouge.



29 ans, morte asphyxiée sur la chaîne

Publié le 26 avril 2016



Publié le 26 avril 2016-Encore une mort scandaleuse comme nous en avons tant dénoncé entre nos pages. Celle-ci se passe à la frontière belge, à Neuve-Église, dans l’usine de frites surgelées Clarebout Potatoes.

Camilla Ernst

Alison avait 29 ans, le samedi 9 avril, quand son foulard s’est fait happer par le tapis roulant de la chaîne d’emballages des frites, sur laquelle elle travaillait en tant qu’intérimaire. Elle est morte asphyxiée, laissant derrière elle deux enfants. Si le parquet a dénoncé les conditions de travail déficientes, il n’en a pas moins libéré l’usine dès le samedi soir, sans aucune restriction, et le travail a repris dès le lendemain. Pas le temps pour le recueillement, la production avant tout !

Ce n’est pas le premier accident à déplorer dans cette usine de 200 salariés. En septembre 2015, un incendie parti d’une friteuse avait emporté une partie du matériel et 15 salariés avaient été asphyxiés. En janvier, un ouvrier a été sérieusement brûlé. Et début avril, c’est dans l’usine jumelle, sur le site de Warmeton, qu’un autre incendie s’était déclaré. Ces drames, ainsi que les multiples dangers environnementaux que cause l’usine, le collectif de défense de l’environnement de Deûlemont, village français frontalier, s’applique à les dénoncer, notamment au Ministre de la Santé belge, sans plus de succès. Pas étonnant ! De Volkswagen à Airbus, des usines aux chantiers, les exemples d’entreprises où les patrons méprisent la sécurité et la santé de leurs salariés, dans leur course aux profits, sont nombreux. Ici, l’accumulation des faits révèle le manque évident de considération pour ces questions.

Tant que les entreprises seront aux mains de patrons ne cherchant que le profit et le salaire exorbitant qu’ils pourront en tirer, les conditions de travail des employés continueront à être toujours plus précarisées, entre effectifs minimaux, surcharge de travail, et mépris des règles élémentaires de sécurité, jusqu’à mettre leur vie en danger. Et les velléités de protestation muselées par des contrats en intérim ou en CDD. C’est en redonnant aux salariés le contrôle de leur propre production que la sécurité, la santé et le bien-être au travail pourront redevenir des sujets prioritaires et correctement intégrés dans les budgets. D’ici là, tous ensemble nous continueront à crier dans la rue, contre les patrons et toutes les lois comme celle sur le travail qui précarisent nos existences, que « Nos vies valent plus que leurs profits » !