INFOBREF N°483

La Poste mise sur l'ubérisation

Brève

08/03/2017

La filiale GeoPost, qui en détenait déjà 22 %, vient de racheter l'ensemble de Stuart, plateforme de livraison de colis en ville, essentiellement à vélo. La Poste espère un grand développement de Stuart, avec la livraison en une heure... au moindre coût en main d'oeuvre. L'entreprise fonctionne avec des coursiers auto-entrepreneurs et prélève 20 % de chaque course, comme Uber avec ses chauffeurs.

L'ensemble du patronat, des petites entreprises aux grandes comme La Poste, continue à explorer les pistes pour renouveler et renforcer l'exploitation. Les travailleurs, pour s'y opposer, devront unir leurs forces à la même échelle.

CRIMES DU CAPITAL

Un cheminot victime de harcèlement par sa direction se suicide en se jetant sous un train

Publié le 11 mars 2017

Photo : Julien Hazemann, Hans Lucas. Edouard est au centre de la photo.

Edouard était cheminot à Saint Lazare et militant à SUD Rail. Depuis plusieurs mois, il était la cible d’une répression acharnée de la part de la direction de la SNCF. Il était accusé d’avoir « un regard menaçant et d’être cause de souffrance pour la direction ». Edouard avait le statut de travailleur handicapé, mais la direction de la SNCF, dans son objectif de réprimer tous ceux qui contestent sa politique, avait décidé de ne même pas respecter la règlementation du travail concernant les travailleurs handicapés en décrétant sa mutation sans passer par le CHSCT. Et ils ont continué à le sanctionner : 12 jours de mise à pied, mutation disciplinaire, et dernier avertissement avant licenciement… Edouard n’a pas supporté cette pression et cet acharnement et a décidé de mettre fin à ses jours. C’est inadmissible que des travailleurs en arrivent là, et malheureusement Edouard n’est pas le seul ! Ce n’est pas un accident, ce n’est pas simplement un suicide… c’est un crime !

Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de SUD Rail Paris Saint Lazare :

Un de nos militants et délégué du personnel a mis fin à ses jours, cette nuit.

Depuis plusieurs années il était attaqué par une direction qui ne supportait pas son engagement syndical mis au service de la défense de ses collègues et sa lutte contre les injustices.

Dernière étape d’une direction inhumaine un conseil de discipline qui l’avait condamné à un dernier avertissement avant licenciement, avec 12 jours de mise à pied et à un déplacement disciplinaire pour avoir eu « un regard menaçant » envers son directeur.

Le déplacement par mesure disciplinaire venait de lui être signifié sans aucun respect des règles, car salarié « RQTH » (Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé) il aurait dû passer par le CHSCT. De plus la direction n’ignorait pas que son médecin préconisait depuis plusieurs années pour sa santé qu’il reste dans son environnement de travail et interdisait tout déplacement.

La direction SNCF doit prendre conscience que ses pressions managériales, les restructurations perpétuelles et la répression syndicale, qu’elle mène depuis plusieurs dizaines de mois, pousse à bout les agents, qui finissent par mettre fin à leur jour.

Nous sommes partagés entre la tristesse et la colère envers une direction inhumaine.

Nous nous associons pleinement à la douleur de sa famille, ainsi que de ses proches.

Quand la répression de la direction SNCF pousse au suicide et appelle à la révolte

Publié le 12 mars 2017

Après avoir appris le suicide d’Edouard, cheminot à la gare de Saint Lazare, victime de harcèlement et discrimination de la part de sa direction, de nombreux cheminots expriment leur tristesse et leur colère sur les réseaux sociaux, dans les gares et établissements. Le cas d’Edouard, poursuivi par sa direction en raison de son activité en défense de ses collègues, n’est malheureusement pas isolé. Ce crime qu’est la mort d’Edouard, ne doit pas rester impuni, et la direction de la SNCF est responsable. Il est temps que les cheminots expriment leur colère pour que cette politique de répression et de casse du service public s’arrête. Cela doit se faire par le seul langage que comprend la direction, celui de la grève et la révolte. Pas un travailleur de moins ! #AssezDeViesBroyees #StopRepressionSNCF

Correspondants

Une politique managériale à la « France Télécom » qui pousse au suicide

Après la tristesse d’avoir appris la mort de leur camarade Edouard Postal, militant Sud Rail de la région de Paris Saint Lazare, la colère gronde chez les cheminots. Les commentaires d’indignation affluent sur les réseaux sociaux de la part de nombreux cheminots partout en France, qui demandent justice après la terrible nouvelle du suicide de leur collègue, qui a décidé de mettre fin à ses jours après avoir reçu l’ordre de mutation, qui était valable à partir de lundi prochain.

Les grands médias relaient le discours de la direction de la SNCF, et essayent de faire passer Edouard Postal comme quelqu’un de déséquilibré psychologiquement. Ce n’est en fait qu’une vaste mascarade, essayant de mettre de côté cette répression patronale qui l’a poussé au suicide. « Ils l’ont poussé à bout, et maintenant le discours de la direction c’est de dire qu’il avait des problèmes psychologiques. Mais c’est la direction de la SNCF qui est responsable, et c’est eux qui doivent être mis en examen », affirme un délégué du personnel SUD Rail de Paris Nord. Edouard était l’objet de plusieurs attaques disciplinaires, suite à une procédure judiciaire qu’il avait engagé il y a un an. Il avait gagné aux prud’hommes, condamnant la direction de l’Etablissement Gares Transilien de St Lazare à plus de 45.000€.

De la répression anti-syndicale pour mieux faire passer les réformes

C’est à grande vitesse qu’on se dirige vers les réorganisations et les suppressions de postes afin de préparer cette ouverture à la concurrence que Guillaume Pepy attend de ses vœux depuis le passage de la réforme de 2014. La direction mène une politique sociale désastreuse depuis plusieurs années, avec la multiplication des accidents de travail, encore un cheminot est mort électrocuté à Amiens la semaine dernière, mais aussi des licenciements et une répression anti-syndicale qui ne cesse d’augmenter.

Mais la SNCF n’est malheureusement pas une exception, de nombreux suicides et accidents de travail mortels ont lieu régulièrement dans les hôpitaux, à la Poste, dans le secteur automobile… On ne saurait se rappeler de l’exemple de France Télécom. Un des dirigeants de la SNCF se vantait en 2014 de vouloir « faire partie de la classe France Télécom, et non de la classe SNCM … ». Voilà cette politique inspirée du Lean Management, que développe à coup de pression mise par les encadrants au quotidien sur l’ensemble des cheminots. Jusqu’où la direction de la SNCF est-elle prête à aller pour préparer le terrain aux multiples réorganisations ?

Combien de vies ouvrières les dirigeants vont se permettre de broyer avant que l’on se révolte et que l’on mette un coup d’arrêt à cette politique ?

Il y a urgence à s’organiser et se mobiliser pour que cette politique s’arrête

La direction essaie d’instrumentaliser le fait qu’Edouard avait le statut de travailleurs handicapé pour se dédouaner de ses responsabilités, alors que cela la rend encore plus responsable de la mort de notre camarade. Edouard n’était ni fou, ni tête brulée. Il était simplement un militant actif qui essayait de combattre au quotidien la politique de la direction, dans l’intérêt des cheminots et des usagers. Son combat ne restera pas vain, car sa mort a suscité de nombreuses réactions. Sur les réseaux sociaux, de nombreux commentaires appellent à la mobilisation, à la grève. D’autres appellent à se rassembler dès lundi et à exiger la mise en examen immédiate du Directeur d’Etablissement Gare Transilien de St Lazare, M. Emmanuel Teboul, qui a lancé en octobre la demande de sanction pour « regard menaçant » et qui a demandé 12 jours de mise à pied avec mutation disciplinaire. Il doit maintenant rendre des comptes, comme toute la direction.

Mais Edouard Postal n’était que l’un des 400 cas de répression recensés actuellement à la SNCF. Des prises de positions de nombreuses structures syndicales des cheminots, même à échelle

nationale, commencent à circuler. La colère gronde et l’idée de se mobiliser, tous les cheminots ensemble, indépendamment de leur syndicat, syndiqués et aussi non syndiqués, commence à faire son chemin. Les différentes organisations syndicales au sein de la boîte devraient se réunir au plus vite pour définir un plan de lutte et d’action. Parce que ce qui est arrivé à Edouard concerne tous les cheminots et c’est tous ensemble qu’il faut réagir.

Edouard à jamais dans nos mémoires !

Publié le 13 mars 2017

Après les prises de positions du syndicat SUD-Rail Saint Lazare et de SUD-Rail au niveau fédéral, nous relayons ci-dessous quelques-uns des communiqués relayées par différentes structures syndicales, ainsi que des commentaires que de nombreux cheminots ont relayé sur les réseaux sociaux. C’est leur manière d’exprimer leur colère et leur indignation face au suicide de leur collègue Edouard, vendredi dernier en gare de Saint Lazare, qui a décidé de mettre fin à ses jours après des années de harcèlement de la part de la direction. Comme ils sont nombreux à le rappeler, ce n’est pas un accident, ce n’est pas simplement un suicide. C’est bien un crime patronal ! Un rassemblement aura lieu mercredi 15 mars à 10h30 en gare de Saint Lazare.

Correspondants

Communiqué des cheminots du Bourget :

Edouard à jamais dans nos mémoires !
C’est avec énormément de tristesse et de colère que nous apprenons ce Samedi 11 Mars, le suicide de notre frère Edouard Postal, militant Sud Rail sur la région de Paris Saint Lazare à l’Etablissement Gare Transilien.
Toutes nos condoléances vont à sa famille, ses proches et ami(e)s. Nous tenons également à témoigner tout notre soutien à nos camarades cheminots de St Lazare et à nos frères d’armes du syndicat Sud Rail. Sachez que les cheminots du Bourget sauront se mobiliser avec vous pour Edouard, comme il s’était lui-même mobilisé pour demander le retrait des sanctions à l’encontre de Nathalie et Anasse, délégués Sud Rail de Paris Nord réprimés en Janvier dernier.
Ce drame est pour nous comme un cauchemar duquel nous souhaitons tous nous réveiller, mais hélas ce qui est arrivé dans la nuit du 10 Mars est bien réel. Nous avions encore eu le plaisir, de discuter avec lui lundi, lors du rassemblement au procès en appel d’Arnaud Bellettre, devant le TGI d’Amiens. Fidèle à lui-même, calme et discret, toujours un mot gentil, il nous racontait son actualité disciplinaire, comme une longue route semée d’embuches, comme c’était déjà le cas depuis plusieurs mois. Nous étions souvent en contact avec lui, pour savoir comment les choses se déroulaient de son côté. Pour nous, la répression qu’il vivait depuis le printemps 2016 et sa sanction de 12 jours de mise à pied avec mutation disciplinaire, pour « un regard menaçant », était un symbole de cet acharnement patronal, prêt à tous les moyens pour museler la liberté syndicale, et faire taire tous ceux qui contestent leur politique de casse et de privatisation de la SNCF.
Hélas aujourd’hui il n’est plus là, nous ne verrons plus son sourire et son regard toujours plein de profondeur, dans les manifestations, les piquets de grève ou les rassemblements. Il y aura dorénavant pour tous les cheminots, un avant et un après. Nos combats et notre militantisme ne seront jamais plus pareil, après sa disparition.
Cette répression qu’il vivait depuis plusieurs mois maintenant, lui a coûté la vie, comme un dernier acte militant… l’acte d’un camarade désespéré par le manque d’humanité de cette direction, qu’il avait déjà attaquée aux prud’hommes et fait condamner pour discrimination. Car oui, Edouard était un militant qui ne lâchait jamais rien, toujours combatif et déterminé à aller au bout des choses. Si le militantisme devait porter un nom, il aurait surement celui d’Edouard Postal, de Rémi Fraisse ou des autres militants qui ont payé de leur vie cette violence du capital, qui elle tue, pendant que, eux pleurnichent pour quelques chemises arrachées, ou quelques palettes brulées.
Nous voulons comme tout le monde que justice soit faite, même si ça ne le ramènera pas, mais espérons que les travailleurs se réveillent, comme il le disait si bien, et s’unissent tous ensemble pour établir le rapport de force le plus large possible ! La mobilisation de tous les cheminots est nécessaire pour faire cesser cette politique, qui nous arrache jour après jour des collègues, soit par accident de travail mortels, qui sont malheureusement de plus en plus fréquent à la SNCF, soit en poussant les cheminots jusqu’au suicide.
Sud Rail / EIC Paris Nord - UO Bourget

Communiqué de la CGT Cheminots de Versailles :

Suicide d Édouard : entre larmes, indignation et colère....
Le syndicat CGT des cheminots de Versailles se joint au deuil de tous les cheminots, après l’annonce du suicide d’Edouard Postal, et adresse ses condoléances à ses proches, à son syndicat et à tous ses collègues de l’Etablissement Gares Transilien, Lignes LAJ.
Si personne ne sait jamais tout ce qui peut conduire à un tel choix irréversible, personne ne peut nier qu’il n’est pas anodin pour un cheminot de se jeter sous un train.
Nous connaissons bien l’EGT Lignes LAJ et sa direction de choc, prise la main dans le sac il y a quelques mois à tenir des fichiers de renseignements personnels illégaux et injurieux sur ses agents.
Nous connaissons bien l’EGT des Lignes LAJ et sa direction de choc qui se veut l’élève modèle de l’application brutale des restructurations demandées par Transilien, quitte à passer ses projets avec une grande violence sociale qui génère une profonde souffrance au travail !
Direction de combat qui était en guerre contre Édouard et qui l’avait traduit devant un conseil de discipline pour "harcèlement envers la direction", conseil ayant infligé à notre collègue un dernier avertissement avant licenciement, assorti de 12 jours de mise à pied disciplinaire et surtout d’une infamante mutation disciplinaire !
Procédure alors condamnée unitairement, comme on peut le constater dans un tract que nous publions....
Alors oui, nous qui ne cessons de dénoncer les politiques de privatisation du chemin de fer, la casse de la SNCF et du service public, et la tentative de mise au pas brutale des cheminots, par des directions d’établissements qui doivent nous passer sur le ventre pour imposer leurs funestes politiques, nous sommes meurtris mais hélas pas surpris.
C’est un scénario à la France Télécom qui nous attends tous, si nous ne nous serrons pas les coudes, pour nous défendre dans l’unité !
RIP, collègue, nous vengerons ta mémoire.....

Communiqué de la CGT des Cheminots de Trappes :

Suicide d’Edouard Postal. La peur doit changer de camp !
Edouard Postal, agent de Paris Saint Lazare et militant SUD Rail, a mis fin à ses jours sur son lieu de travail. Alors même que la direction de la SNCF avait été condamnée il y a quelques années pour les discriminations qu’elle a fait subir à Edouard en raison de son engagement militant et de son état de santé, celle-ci persistait dans son acharnement à son encontre, malgré la condamnation !
C’est ainsi que la direction avait pris la décision de le traduire récemment et à nouveau devant un conseil de discipline qui a prononcé à son encontre une mutation disciplinaire, une mise à pied de 12 jours, un dernier avertissement avant licenciement… notamment en raison de « regards menaçants » envers la hiérarchie qui – bien souvent par le biais de témoignages anonymes – déclarait se sentir « intimidée » par Edouard Postal.
La direction ne faisait nul mystère de sa volonté d’acharnement et en avait fait une de ses cibles dans le cadre de la chasse aux cheminots qui s’opposent à sa politique de destruction organisée.
Des centaines de militants CGT subissent aussi la répression de la direction, prompte à sanctionner, dénigrer, intimider les cheminots qui résistent aux orientations néfastes de la direction. Qu’il s’agisse des ADC qui exigent la sécurisation des circulations qui déshuntent, des cheminots qui se battent pour le maintien des agents de trains, pour le maintien des emplois du Matériel, contre les restructurations et réorganisations qui pleuvent comme jamais, partout, la direction se montre violente et déterminée à nous faire craquer.
Le syndicat CGT des Cheminots de Trappes, dont les militants ont été l’objet des procédures similaires ces dernières années, s’associe à la vive colère des cheminots. Il estime qu’il est grand temps que la peur change de camp, que le sang de nos camarades cesse de couler, que les responsables de la mort d’Edouard payent pour leur comportement abject. Organisons nous pour ce faire, pour que Justice soit faite, pour que plus jamais, un des nôtres ne soit ainsi tué !
REPOSE EN PAIX EDOUARD !

Communiqué de Force Ouvrière Cheminots :

Pour faire suite à la disparition tragique d’Edouard, cheminot de la région de Paris Saint-Lazare et militant syndicaliste, la Fédération FO Cheminots s’associe à la douleur de la famille et des proches ainsi qu’à celle des camarades SUD-Rail et de ses collègues de travail.
La répression envers les cheminots est aujourd’hui devenue monnaie courante et est insupportable. Sur telle région ce sont des camarades de la CGT qui sont attaqués, ailleurs ce sont ceux de SUD-Rail, sur d’autres ce sont des militants Force Ouvrière.
La solidarité syndicale n’a pas de couleur, il faut que les Fédérations (CGT/SUD-Rail/FO) dont les militants sont pourchassés, traduits en conseils de discipline, radiés, déplacés par mesures disciplinaires, se réunissent rapidement et mettent en commun leurs forces afin qu’un drame tel que celui qui a frappé Edouard ne se reproduise plus jamais.

Sur les réseaux sociaux

De nombreux cheminots s’expriment et exigent que Justice soit faite pour leur collègue ! Une situation qui ne peut plus durer, il faut que la répression et la casse sociale s’arrêtent :

« Un collègue, un ami, un frère, Edouard, militant SUD Rail de Paris Saint-Lazare, a mis fin à ses jours près de son lieu de travail. Victime d’une des plus grandes répressions patronales, il n’avait jamais baissé les bras, mais malheureusement cette fois le combat a été plus fort que lui !!! RIP mon frère, chaque grève, chaque lutte nous aurons une pensée pour toi, nous ne lâcherons rien !! », Karim.

« Combien de morts, combien des nôtres condamnés par une justice de classe, combien de licenciements allons-nous supporter avant de se révolter contre cette société gouvernée par des voleurs, des escrocs, des menteurs, des voyous ??!! Bougeons-nous il y d’autres choix que de baisser la tête », Myriam

« Voilà la SNCF qui brise un homme jusqu’à ce qu’il décide d’en finir avec la vie… La direction disait qu’il était « cause de souffrance pour l’encadrement »… Tout mon soutien aux copains de Saint Lazare qui viennent d’apprendre cette triste nouvelle. Je suis écœurée… Combien de vies brisées à coup de répression syndicale, de réorganisation, de conditions de travail dégradées, de rentabilité, ultra polyvalence », Samy.

« Tous les jours il y a des annonces des morts par accidents ... maintenant par suicide liées à la répression... la SNCF je ne te reconnais plus... triste, écœuré, en colère... Je passe par tous les sentiments de révolte. Condoléances à la famille, amis et collègues... », Patrick.

« Triste nouvelle qui malheureusement nous fait voir dans quelle direction la boite nous amène. Sincères condoléances à sa famille et courage aux collègues qui l’ont connu », Anthony.

« Ce n’est malheureusement pas un cas isolé, toutes les branches sont concernées désormais, et la liste va s’allonger de semaine en semaine, et quand je vois le communiqué de la direction de Paris Saint-Lazare qui rappelle en bas de page le numéro vert du soutien psycho, c’est une honte ! Car c’est bien eux qui poussent les collègues à craquer chaque jour, et cela finit par de tel acte ! J’y pense aussi personnellement, mais est-ce la solution ? (…) On vit de plus de plus en isolement avec soi-même, non ? (…) Il y a eu RENAULT, EDF, La Poste, et j’en passe, mais c’est désormais chez nous que cela se passe ! (…) Et croyez-moi chers collègues, la liste va grossir de semaine en semaine si on ne fait rien ! Condoléances à la famille d’Edouard , courage à ces collègues proches, condoléances à nous tous », Jean Luc.

« Suicides Accidents mortels du travail Licenciement Radiations. Va falloir que les cheminots haussent le ton ! », Laurent.

« La direction assassine ! Posons le sac !! », Virginie.

« C’est un crime, ils l’ont harcelé, ils l’ont poursuivi et l’ont poussé à bout ! Ils l’ont tué ! Il faut vraiment qu’on réagisse, on ne va pas voir comment nos collègues meurent en accident de travail ou se suicident à cause de la politique de la direction », Laure.

« Je suis en PACA, les collègues de PSL faites tout péter lundi. Allez envahir les bureaux, mettez la direction devant ses responsabilités. Et s’il le faut je serai de ceux qui monteront à Paris pour vous aider ! A Paris ou ailleurs ne laissons plus passer ces crimes organisés.
On ne peut plus nier, renier ou ignorer le comportement de la direction. Les méthodes managériales sont pires qu’à France Télécom, ce sont les mots que j’entends depuis 5 ans. Ils sont formés pour détruire et anéantir les âmes. Quand ils vont faire leurs séminaires à je ne sais où, c’est pour apprendre à pousser les agents à bout.
L’alarme doit sonner, hurlez dans toutes les régions, dans chaque établissement SNCF. Hier Edouard, avant-hier il y en a eu d’autre, demain ce sera à qui ? Qui en aura marre jusqu’à se foutre en l’air ? Je pense déjà aux excuses de merde de la direction : il avait des problèmes personnels ! Leur excuse préférée, pour ne pas qu’ils prennent l’ampleur du désastre psychologique qu’ils causent avec leur management de petits chefaillons frustrés. Allons leur dire la vérité en face, il faut que les syndicats parlent de tous les cas comme Edouard dans tous les établissements pour qu’on règle ça en masse, qu’on aille se foutre à 50 ou à 100 devant ces cravatés frustrés pour calmer leur délire. RIP Edouard », Loïc.

« Il faut que SUD organise un vrai truc, que toutes les organisations syndicales appellent à une grève », Nabil.

« Un mouvement national serait vraiment le bienvenue nous sommes tous concernés est devant être solidaire », Nicolas.
« Mais y a personne pour lancer un dépôt de sac ou un mouvement de grève ? Putain ! Ça me hérisse le poil de voir ça. Je suis persuadée qu’il aurait été mécano, c’est ce qui se serait passé ! Elle est où la solidarité ? Les syndicats ont au moins tapé fort du poing sur la table ? », Déesse.

Un agent se suicide dans les locaux de l’hôpital Cochin à Paris

Par Marc Podevin, France Bleu Paris Région et France Bleu mardi 7 mars 2017 à 13:14

L'Assistance Publique-Hopitaux de Paris a confirmé ce mardi 7 mars 2017 le suicide d'un agent sur son lieu de travail, à l'hôpital Cochin. Malgré l'intervention des secours, la victime n'a pas pu être réanimée.

Un agent de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) s'est donné la mort sur son lieu de travail, ce mardi matin. Il s'est suicidé dans le département de l'information médicale de l'hôpital Cochin, rapporte l'AP-HP dans un communiqué. Les secours sont intervenus mais la victime n'a pas pu être réanimée.

L'agent s'est suicidé sur son lieu de travail

Cet agent travaillait à l'AP-HP depuis 20 ans, et était affecté au département de l'information médicale depuis six ans. L'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris indique dans son communiqué que "les actions sont enclenchées pour analyser les causes [de ce suicide] en toute transparence". Un CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) va notamment se réunir demain mercredi.

L'AP-HP précise que le suicide de cet agent a lieu dans un service "dans lequel des difficultés fonctionnelles et relationnelles avaient été identifiées". En conséquence, "de premiers changements d’organisation ont été mis en œuvre", mais ils n'ont pas suffit. Après ce constat, le directeur du groupe hospitalier et le directeur général ont décidé de procéder à un audit. La première réunion a eu lieu la semaine dernière.

Une cellule de soutien psychologique a été mise en place et accueille les personnels qui le souhaitent.

Béziers : un cheminot se suicide, la CGT dénonce un «management agressif»

>Faits divers|16 avril 2016, 11h29|52

ILLUSTRATION. Le cheminot qui s'est donné la mort devait partir à la retraite à la fin de l'année.   (LP/MAXIME FIESCHI.)

Un cheminot, proche de la retraite, s'est donné la mort jeudi en sautant d'un pont dans les ateliers de réparation de la gare de Béziers. Après ce drame, le syndicat CGT Béziers a dénoncé «un management hyper agressif». 

La direction régionale de la SNCF s'est dit étonnée de la réaction de la CGT et a déclaré «avoir du mal à expliquer le geste» du cheminot. L'inspection du travail a ouvert une enquête. La SNCF a précisé que le cheminot, qui avait 38 ans d'ancienneté, avait «d'excellents états de service, sans aucune difficulté rationnelle». Il avait fait récemment une demande pour faire valoir ses droits à la retraite et devait quitter l'entreprise à la fin de l'année.

Rassemblement lundi

La CGT a affirmé avoir dénoncé «depuis des mois le climat délétère qui règne à Béziers». «Or à aucun moment, la direction du technicentre, ni la direction régionale SNCF... n'ont pris la mesure du problème», assure le syndicat qui précise que «depuis quelques semaines, la direction avait décidé d'accélérer le processus de casse du dépôt, sans toutefois annoncer de fermeture, laissant ainsi les cheminots concernés en plein doute».

Aimé Couquet, conseiller muncipal communiste de Béziers, a diffusé sur twitter le communiqué de la CGT.