lundi 10 avril 2017-Une cheminote a tenté de mettre fin à ses jours sur son lieu de travail à Clichy, dans la région de Saint Lazare, après un rendez-vous avec la direction. Avant de passer à l'acte, elle avait laissé un message où elle accusait sa hiérarchie. Correspondants cheminots

Correspondants cheminots

Selon les informations transmises par le syndicat SUD-Rail à la presse, cette cheminote, âgée de 41 ans et salariée du pôle de Ressources Humaines, a essayé de se donner la mort après un rendez-vous avec sa direction.
Malheureusement, cette situation devient une habitude à la SNCF. Les méthodes de management violent, et de pression sur les cheminots, deviennent de plus en plus récurrentes, au point que beaucoup commencent à parler d’un parallèle avec France Télécom. Selon l’Observatoire national du suicide, plus d’une pensée suicidaire sur quatre est liée au travail.

A la SNCF, il paraît évident que les méthodes de management violentes et de pression sur les cheminots vont en s’accentuant au fur et à mesure que la direction essaie de mettre en place ses réformes. Il y a seulement quelques semaines, on a vu le suicide d’Édouard, cheminot et syndicaliste SUD-Rail dans la région de Saint Lazare, suite à des années de harcèlement et répression anti-syndicale. Il s’est battu et a dénoncé à plusieurs reprises la politique de la direction. Le cas d’Édouard n’a malheureusement que mis en lumière une situation beaucoup trop inquiétante. En effet, dans les jours qui ont suivi, un cheminot de Mulhouse, syndicaliste à la CGT, s’est également donné la mort, ainsi qu’un cheminot de la région de Bordeaux. A la SNCF, la répression anti-syndicale ont été remise à l’ordre du jour. Le jour même où avait lieu un rassemblement en hommage à Édouard, la direction annonçait une nouvelle procédure disciplinaire à l’encontre de Nathalie Pradelle, syndicaliste SUD-Rail.

Les syndicats des cheminots ont tiré la sonnette d’alarme par plusieurs biais, y compris à travers une lettre d’interpellation à François Hollande de la part du syndicat SUD-Rail, mais le gouvernement reste indifférent à cette situation, pendant que la direction de la SNCF continue de mener la même politique.
Il s’agit maintenant de passer à une vitesse supérieure. Il est indispensable que les syndicats se réunissent, à commencer par SUD-Rail, la CGT Cheminots et Force Ouvrière, et discutent d’un plan d’action et de lutte pour mettre un coup d’arrêt à cette politique criminelle.

Il en va de la vie des cheminots, donc il y a vraiment urgence à agir et à se mobiliser. Les cheminots en ont ras-le-bol et ne veulent plus voir leurs collègues se faire réprimer, licencier, ou encore se suicider à cause de la souffrance au travail. Il y a besoin de discuter, tous ensemble, d’une mobilisation à la hauteur de la situation. La direction ne comprend qu’un langage, celui de la grève et du rapport de forces, montrons-leur que la vie des cheminots compte pour nous et que nous ne sommes pas prêts à laisser nos collègues en détresse, que nous sommes solidaires et que nous ne les laisserons pas faire.