INFOBREF N°525

juillet 2019

Editorial

Bien loin de s' effondrer, le capital financier poursuit son accumulation. La presse vient de révéler que les capitalistes banquiers sont en tête du top 1000 des plus grandes banques du monde ( sources le mensuel britannique The Banker).

les banques mondiales devraient dégager cette année des profits records de 1135 milliards de dollars. Soit dix fois plus qu’en 2009, au début de la crise financière.

Confirmant que le capital c' est toujours l' accumulation de la richesse à un pôle et la pauvreté à l' autre.

Pour les banques de la planète, la crise des subprimes de 2008 n' est plus qu' un vieux souvenir. Nous connaissions les banques américaines comme JPMorgan Chase, Bank of America, Wells Fargo et Citigroup ; elles sont aujourd'hui derrière l' expansion des banques chinoises comme ICBC (338 milliards de dollars de fonds propres), China Construction Bank, Agricultural Bank of China et Bank of China arrivent cette année encore en tête du top 1000 réalisé par le mensuel britannique The Banker,

La première banque européenne, HSBC, arrive en 9eposition. Bien que britannique, elle dégage près de 90 % de ses profits en Asie. Les grandes banques françaises sont elles aussi au top niveau, quatre figurent sur le podium des 30 plus grandes au monde.

Retenons en tête le Crédit agricole qui occupe le 12 éme rang avec 101 milliards d' euros de fonds propres. La BNP Paribas est au 13éme rang, la BCPE ' Banque populaire) est au 20 éme rang et la SG Société générale au 29 éme. Cependant tout n' est pas aussi rose dans le milieux de la finance et la Deutsche Bank vient de confirmer son intention de supprimer 18 000 emplois d'ici à 2020 dans le monde, les effectifs vont fondre de 91 500 actuellement à 74 000 pour que le groupe économise sur le dos du salariat 17 milliards d' euros d' ici à 2022.

Brésil : 45 millions de grévistes contre la réforme des retraites

     Bolsonaro l’homme lige de l’impérialisme US, élu président dans les conditions que l’on connaît où le candidat du Parti des Travailleurs Lula fut écarté par des manœuvres judiciaires, la contestation de la politique du grand capital brésilien n’a pas tardé à reprendre de l’ampleur.

     Déjà, les mesures d’austérité prisent sous la présidence de Dilma Roussef avaient suscité de nombreuses protestations populaires.
    Depuis l’élection de Bolsonaro de grands mouvements sociaux sont en cours. Les 15 et 30 mai, des centaines de milliers de brésiliens sont descendus dans la rue pour protester contre les coups portés à l’éducation nationale.
    Le 14 juin, à l’appel des syndicats, près de 45 millions de salariés ont fait grève pour protester contre une réforme des retraites qui vise à diminuer les pensions et à contraindre les salariés à travailler plus longtemps.
    Décidément le grand capital et ses gouvernements mènent partout la même politique de liquidation des conquêtes sociales ! Le 17 juin des manifestations importantes ont eu lieu dans plus de 200 villes et 27 états. Les routes étaient bloquées et les transports à l’arrêt. Il y a eu des grèves dans les secteurs du pétrole, des banques, de la poste…
    Notre parti est solidaire de ces luttes et apporte son soutien fraternel aux travailleurs brésiliens. Elles montrent que le rapport des forces contre le grand capital est une affaire de solidarité internationaliste.
    Chaque lutte, partout dans le monde contribue à modifier ce rapport de force et elle est un point d’appui pour tous les salariés de tous les pays.
Vive la lutte du peuple brésilien !

Grève générale massive au Brésil pour les retraites et pour Lula

20 juin 2019 | Mise à jour le 20 juin 2019

Manifestation contre la réforme des retraites de Bolsonaro sur l’avenida Paulista, à São Paulo. Vendredi 14 juin 2019 jour de grève générale à travers le pays.

Quelques mois après l'entrée en fonction du président d'extrême droite Jair Bolsianro, le Brésil a vécu une journée de grève générale massive et de manifestations à l'appel des organisations syndicales pour défendre leurs retraites. Après les révélations du site Intercept sur le caractère politique d'un procès partial contre l'ancien président Lula, les manifestants ont de nouveau réclamé sa libération.

Les travailleurs brésiliens ont répondu massivement le 14 juin dernier à l'appel à la grève générale de leurs organisations syndicales, la Cut, l'UGT et Força Sindical, pour défendre leur système de retraites. Quelques mois à peine après l'entrée en fonction du président d'extrême droite Jair Bolsonaro et quelques semaines après une mobilisation d'ampleur pour la défense de l'éducation, des centaines de milliers de Brésiliens sont en outre descendus dans les rues des principales villes du pays.

Outre la défense de leurs droits à la retraite, ils ont aussi réclamé la libération de l'ancien président Luiz Inácio Lula da Silva, emprisonné depuis plus d'un an, alors que le site d'investigation Intercept a confirmé la partialité d'un jugement sans preuve qui s'avère davantage une parodie de justice pour raisons politiques.

Mobilisations massives contre la politique de Jair Bolsonaro

Jeudi 14, de nombreux secteurs (transports, banques, secteur pétrolier…) ont donc été touchés par la grève, et suivis de défilés qui se sont poursuivis dans la soirée. Le gouvernement souhaite en effet réduire les droits à retraite, en réduisant drastiquement le budget des caisses et en repoussant l'âge de départ en retraite (65 ans pour les hommes 62 ans pour les femmes). Il a cependant dû renoncer au passage du système par répartition à une retraite par capitalisation.

Cette mobilisation de grande ampleur a fait suite à celles des 15 et 30 mai dernier, des centaines de milliers de Brésiliens étant déjà descendus dans les rues pour défendre l'éducation soumise à des coupes claires de son budget, avec notamment le gel de 30 % des subventions aux universités (accusées de « marxisme culturel ») et la suppression de milliers de bourses d'études. Des centaines d'établissements scolaires ou universitaires s'étaient mis en grève.

Le site Intercept révèle complot contre l'ancien président Lula

Faisant face, déjà, à une baisse drastique de popularité, le gouvernement d'extrême droite espérait profiter de la Copa America, le tournoi de football du continent pour redorer son image, le président assistant le vendredi soir à São Paulo au match d'ouverture Brésil-Bolivie. Les grèves et manifestations ont douché ses espoirs.

D'autant plus que le site d'investigation Intercept a révélé au même moment comment les responsables de l'enquête anticorruption « Lava Jato » (« Lavage express ») ont organisé un procès inéquitable et sans aucune preuve à l'encontre de l'ancien président Lula pour empêcher le retour aux pour voir.

« Les archives obtenues par notre site sur le Brésil sont parmi les plus importantes de l'Histoire du journalisme », a même commenté Glenn Greenwald, cofondateur de The Intercept. « Elles contiennent des secrets explosifs sous la forme de chats, d'audios, de vidéos, de photos et autres documents » concernant notamment le procureur de Lava Jato et le juge Moro, nommé depuis ministre de la Justice. Ensemble, ils auraient organisé un procès permettant d'écarter Lula et de l'emprisonner.

De fait, la condamnation de l'ancien président l'a empêché de se représenter à la présidentielle d'octobre dernier alors qu'il était favori dans les intentions de vote. Les preuves recueillies par Intercept concernent aussi « un grand nombre de responsables qui continuent d'exercer une importante influence politique et économique au Brésil et dans d'autres pays ».

Libération de Lula : une exigence

« La confiance dans l'État de droit au Brésil a été sérieusement ébranlée ce mercredi quand une cour d'appel fédérale a manqué de garantir un procès équitable à l'ancien président Luiz Inácio Lula da Silva. Le tribunal a fait fi de toutes les preuves à la décharge de Lula et confirmé la sentence rendue par un tribunal inférieur, augmentant celle-ci à plus de 12 ans », avait déjà dénoncé la confédération syndicale internationale (CSI) en janvier 2018 lors de la condamnation de l'ancien président.

Dénonçant aussi l'éviction de la présidente élue Dilma Rousseff, la confédération internationale et ses affiliés (notamment la CGT) avaient alors mené campagne pour la libération de l'ancien président et des élections démocratiques. Une exigence toujours sinon d'autant plus à l'ordre du jour.

Pour la justice sociale et la démocratie, les mobilisations appelées à se poursuivre

Solidaire de la grève et des manifestations du peuple brésilien, la CSI a également dénoncé « la dernière d'une série d'attaques visant les conditions de vie des travailleurs du pays. Celles-ci ont été amorcées dès 2016, à la suite de la destitution infondée de Dilma Rousseff ». Et Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI, de préciser clairement : « Tout d'abord, le coup de 2016 a vu la mise en place du gouvernement non élu de Michel Temer. Composé exclusivement d'hommes blancs, ce gouvernement intérimaire a imposé un gel des dépenses publiques sur 20 ans. S'ensuivit l'emprisonnement, à l'issue d'un vaste simulacre de justice, de Lula, annoncé comme grand favori aux élections présidentielles. Le terrain a ainsi été préparé pour l'accession de Jair Bolsonaro, qui est déterminé à balayer les acquis sociaux et économiques arrachés de haute lutte sous la présidence de Lula, et à convertir le Brésil en une immense braderie pour les capitaux brésiliens et étrangers ». De toute évidence, la lutte pour la justice sociale et le retour de la démocratie ne fait que commencer.

Interview. Deux délégués SUD Rail licenciés à la SNCF!

Linda est déléguée SUD Rail et travaille sur Rambouillet. Éric est aussi délégué SUD Rail et travaille sur Mantes-la-Jolie. Leur point commun ? S’être opposés à la casse du service public, avoir toujours défendu leurs collègues et les conditions de travail, et aujourd’hui la direction de la SNCF, qui avance dans les réorganisations et privatisation de l’entreprise, veut les licencier. Révolution Permanente les a interviewés pour avoir leur point de vue et nous expliquer la suite de leur combat.

Révolution Permanente : Vous êtes tous les deux représentants du personnel SUD Rail à la SNCF et en procédure de licenciement, pouvez-vous nous dire où cela en est dans vos dossiers ?

Éric : Dans mon cas, le licenciement a été demandé par la direction, mais il reste les étapes administratives obligatoires avant de licencier un représentant du personnel, notamment la consultation des élus du personnel au CSE, le mercredi 26 juin 2019, puis, une fois le procès-verbal de ce vote (uniquement consultatif) établi, la demande d’autorisation administrative de licenciement doit être effectuée par l’entreprise auprès de l’inspection du travail. Cela pourrait durer entre 6 mois et un an si l’inspection du travail refuse de donner son autorisation et dans ce cas, si l’entreprise continue les recours, c’est la ministre du travail Muriel Pénicault qui tranche et autant dire que cette personne s’y connait en licenciement puisqu’elle a battu des records en tant que DRH de Danone et qu’elle a déjà autorisé le licenciement d’autres syndicalistes comme Gaël Quirante.

Linda : En ce qui me concerne, l’inspection du travail a autorisé mon licenciement malgré un dossier vide… L’étape suivante pour moi ce sera probablement un rendez-vous à la Direction Régionale pour rendre définitivement mon pass Carmillon, pièce d’identité cheminot. C’est scandaleux que l’Inspection du travail ait autorisé mon licenciement après une pseudo-enquête contradictoire où seuls les faits reprochés, à savoir le soi-disant « non-respect » de la procédure de bagage abandonné, sont mis en avant, alors que nombre de mes collègues ont témoigné que cette procédure n’est quasiment jamais respectée et que personne ne dit rien !! Maintenant, je suis en attente de savoir si j’aurai droit au chômage ou pas, sachant que j’ai deux enfants à nourrir et que je suis mère seule… Autant vous dire que ma situation devient compliquée…

Révolution Permanente : Malheureusement la répression patronale à la SNCF est de plus en plus dure et vos cas sont loin d’être des exceptions... quel est le lien que vous faites entre cette répression et les transformations que traverse l’entreprise actuellement ?

Éric : Oui, nous sommes loin d’être des exceptions. La preuve en est, le même jour que moi, le CSE doit aussi se prononcer sur le licenciement d’un délégué CFDT. Toutes ces mesures disciplinaires vont de pair avec la "purge" effectuée dans l’entreprise, certainement à la demande du gouvernement et extrêmement semblable au dispositif mis en place à l’époque à France Télécom (FT). En effet, ce n’est pas une vue de l’esprit ou une figure de style facile visant à exploiter le drame de FT, non c’est une réalité concrète. Il fallait à l’époque se débarrasser de 22 000 fonctionnaire à FT, difficile à licencier, il était donc préférable, pour des raisons économiques, de les pousser à la démission. Il y a aujourd’hui certainement beaucoup trop d’agents au statut, au gout de la direction SNCF et du gouvernement, et il convient donc de les pousser dehors. Et ce d’autant plus que l’entreprise est démontée en 5 Sociétés Anonymes (S.A.) dès le 1er janvier 2020 et qu’il va être extrêmement difficile et coûteux de maintenir les avantages statutaires dans les 5 S.A. envisagées. Du point de vue de la direction et leur course perpétuelle à la productivité, il est donc logique de tenter par tous les moyens de pousser les agents SNCF à la démission (ce qui est d’ores et déjà une réussite sur les bilans sociaux annuels élaborés par la direction elle-même) et, de fait, de museler ceux qui voudraient dénoncer ou se battre contre ces techniques, déjà illégales, mais surtout, éminemment dangereuses, comme nous avons pu le démontrer lors de la campagne sur la souffrance au travail que nous avons menée à l’occasion de ma procédure de licenciement et en réaction au caractère "anxiogène" dont la direction m’avait affublé en parfaite contradiction avec la réalité !

Linda : Éric a raison. C’est simple, depuis 5 ou 6 ans, on assiste à une succession de réorganisations sur réorganisations qui a pour but de déstabiliser les cheminots, les pousser à bout… Au secteur commercial par exemple, il y a concrètement une politique, appliquée en marche forcée, de réduction des effectifs avec ce qu’on appelle « les petits collectifs ». Ces réorganisations consistent à ce qu’un petit chef, dit "M1", gère une équipe de pas plus de 10 agents normalement. Le principe qui régit ces « petits collectifs » c’est la concurrence entre nous, à qui sera le plus docile auprès de ses chefs alors on nous pousse aux chiffres et à la productivité, et à délaisser la qualité du service. Une des conséquences concrètes c’est la mise en place de ce qu’on appelle la LAF (Lutte anti-fraude) qui consiste à ce que nous, agents commerciaux, contrôlons nos usagers en gare, avec une prime de 5 euros net si l’amende est payée de suite… Je précise juste que contrôleur est un métier à part entière, avec des risques pour lesquels les commerciaux ne sont ni formés dans les règles et en aucun cas n’ont à contrôler nos usagers... On voit donc clairement une politique pour renflouer les caisses sur le dos des cheminots.
La situation est tellement catastrophique que bientôt plus personne ne connaîtra réellement sa fiche de poste car tout change tout le temps, aucune information claire n’est transmise quant à la politique d’ouverture à la concurrence… On essaie de nous faire croire qu’il y a le temps alors que ça y est, ça arrive très vite ! C’est la même politique qu’à l’époque de France Télécom, même je dirai puissance 1000. Nos collègues se suicident ! Édouard, Miguel et des dizaines d’autres… il faut que cela s’arrête de toute urgence ! On cherche clairement à faire partir les cheminots soit par la porte soit par la fenêtre… comme à France Télécom ! Management à la Lombard que Pepy disait vouloir mettre en place.

Révolution Permanente : Si l’on compare avec d’autres secteurs, comme la poste, l’éducation ou encore la santé, on voit bien que la répression existe également ailleurs... La campagne que vous avez mis en place au moment où la procédure de licenciement contre Eric a été lancée, autour du #PlusJamaisAGenoux, essayait de mettre en lumière cette situation, pourquoi ?

Éric : Oui, avec le gouvernement actuel, la répression est totale et généralisée. Le message de Macron est clair : « il faut rester sage ». Les lycéens de Mantes (et d’ailleurs) doivent rester "bien sage" ; Geneviève Legay aurait du "faire preuve de sagesse" ; les représentants du personnel, à la SNCF, à PSA, à Géodis ou encore à La Poste, auraient dû rester bien sages… Les enseignants qui osent contester la réforme Blanquer aussi doivent rester sages, sinon il peut leur arriver ce qui arrive aux enseignants du collège République dans le 93, réprimés eux aussi. Les gilets jaunes doivent rester sages aussi, au risque d’être au mieux gazés, si ce n’est tabassées, éborgnés, mutilés…

Macron et son gouvernement veulent mettre la jeunesse au pas, faire rentrer le monde du travail, les quartiers dans le moule, à l’aide des lois d’exception dignes des heures les plus sombres si besoin. Afin d’asseoir au mieux leur suprématie sur le monde du travail et continuer l’exploitation forcenée et mortifère du peuple et des ressources naturelles, il convient de tuer toute contestation dans l’œuf tout en gardant une apparence de démocratie. Pas facile et beaucoup de gens ne sont pas dupes, mais tant que l’unité ne sera pas faite...

Révolution Permanente : Quelles sont les perspectives aujourd’hui pour continuer la lutte ?

Linda : Le 26, jour où le Conseil Social et Economique de Saint Lazare va devoir se prononcer sur le licenciement d’Éric, je lance un appel à tous les cheminots à se mobiliser et à être présent aux côtés de notre collègue. C’est un SOS CHEMINOTS EN DETRESSE que je lance, arrêtons de regarder nos collègues se suicider, il faut agir maintenant ! Etre présent le 26 c’est soutenir notre FAMILLE, c’est lutter pour notre DIGNITÉ ! Il n’est jamais trop tard, ceux qui n’étaient pas là hier sont les bienvenus, je m’adresse à eux aussi, on vous attend avec joie et impatience pour gonfler les rangs de la révolte ! C’est plus que nécessaire de se rassembler contre la casse orchestré de notre service public.

Ensuite pour la rentrée prochaine, il faut réellement s’organiser, dans la convergence avec l’ensemble des travailleurs des services publics qui sont aussi en détresse, avec les différents secteurs du monde du travail, la jeunesse dans les lycées, les universités, les quartiers populaires… Les collectifs militants et associations aussi. Les gilets jaunes également, vous nous avez montré une détermination sans faille, c’est le moment de taper tous ensemble !

Eric : Comme dit Linda, le 26 juin, mercredi prochain, un rassemblement est prévu à Saint-Lazare pour montrer à la direction qu’on lâche rien. Il faut dire que dans le cas de mon collègue et camarade de lutte Rénald, de la gare de Lyon, la mobilisation massive a payé, ce qui prouve bien que la lutte paye toujours et qu’il faut continuer dans cette voie. C’est possible de faire reculer la direction si on construit le rapport de forces.

Après, malheureusement, même si nous arrivons à sauver quelques collègues ainsi, il est bien évident que la volonté gouvernementale avec les lois globales de destruction de nos droits qui l’accompagne, ne permettront pas une victoire plus générale à la SNCF ou ailleurs. Comment serait-il possible de sauver réellement, concrètement, durablement, un seul service public dans une société qui marchandise tout à outrance ? Même l’hôpital, malheureusement à nouveau, a peu de chance de sauver sa situation seul contre tous…

La lutte devrait se mener avec les usagers de ces services publics, car ils sont les premiers concernés par les dégradations qui accompagnent la destruction (car il n’y a pas d’exemple d’amélioration allant de pair avec la privatisation, en termes de qualité, comme en termes de coûts). Il est indispensable également de massifier et élargir la lutte, forger une convergence que l’on pourrait déjà imaginer assez facilement dans les services publics et fonction publique, secteurs soutenus par bon nombre de gilets jaunes. Ce serait un premier pas dans le sens de la convergence tant attendue et que les syndicats ont raté jusqu’à présent, et qui pourrait donner l’envie au privé d’être de la partie, et ainsi espérer une vraie victoire du monde du travail.

Propos recueillis par Laura Varlet



Coût des Guerres

Coût d’un soldat en opération qui gagne 50% de plus en

mission, sachant qu’un militaire français est payé au SMIC.

Avion Mirage 2 000 à 11 700 € (1 heure de vol)

Avion Rafale 14 000 € (1 heure de vol) peut-être le double

suivant certaines sources !

Hélicoptère Tigre à 25 100 € (1 heure de vol)

Hélicoptère Gazelle 2 600 € (1 heure de vol)

Porte-avions Charles-De-Gaulle, 50.000 € l’heure

d’intervention soit plus de 1 million € par jour

Sous-marin : environ 10 000 € l'heure

À quoi il faut ajouter le coût des munitions, de la logistique.

Missiles sont estimés de 300 000 à 350 000 l’unité

MACRON Président des Riches (mal élu, non représentatif de

la population) mais pas seulement, aussi Président des

Armées !

Alors pas d’argent pour les Retraités?

NON au Gouvernement des Riches!

NON au Gouvernement des Guerres

EXTRAIT DE CONTINUER LA CGT