"La dette publique, en d'autres termes l'aliénation de l’état qu'il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l'ère capitaliste. La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c'est leur dette publique."

        (K. Marx, T. 1 p. 721 du Capital éd. Moscou)

capitalisteSous le titre « les déficits explosent, les impôts vont suivre » le journal La Tribune du 13 mai 2009, reprend les sombres prévisions du FMI pour 2009. La crise économique coûtera 9,4 points de PIB aux grandes économies européennes.La dette publique des pays européens qui se voulait être un moyen de juguler la tendance à la chute des prix par de la création monétaire est en train d' exploser.

Qui peut croire aujourd'hui que le doublement des déficits publics des pays de l' OCDE entre mars 2008 et mars 2009 avait cet objectif. La réalité est bien plus grave, les états ne contrôlent plus la situation, ni même les réunions des gouvernements G 8,G 20 ...

La question va vite se poser de savoir comment et où encore emprunter, pour retarder le fiasco international dés lors qu'aucun pays est maintenant dans la capacité de refinancer les montagnes de dettes.

En Allemagne , il est question d' un effondrement de recette fiscale de 40Mds d' euros, aux Etats-Unis le déficit dépasse maintenant 13% du PIB, au Japon il passe en une année de 5,6% à 9,9%, en Grande Bretagne de 5,4% à 9,8% et en France de 3,4% à 6,2%.

Les critères de Maastricht visant à limiter le déficit public à 3 % font maintenant partis du musée de l' histoire, il n'y aura plus de contrôle de l' inflation et Bruxelles sera dans l' incapacité de mettre sous son contrôle autant de pays.

La situation n'offre pas beaucoup de solutions aux gouvernements, ils doivent comprimer les finances publiques1, mais pas au point de mettre en danger le pouvoir des états, qui vont devoir faire face à la vindicte populaire montante.

D' ailleurs nous constatons une montée en charge de la répression, notamment en France où l' appareil judiciaire est en action pour intimider les grévistes; les arrestations et gardes a vue tendent à criminaliser le mouvement gréviste. Le dernier exemple concerne 74, grévistes d' EDF-GDF, placés en garde à vue après avoir été encerclé, par les CRS et répartis dans les commissariats parisiens.

La répression de l' état-patron, est devenue systématique, les travailleurs de nombreuses entreprises, doivent maintenant faire face aux vigiles, huissiers, CRS et nervis privés, comme chez l' équipementier Faurecia.

Dans la période qui va suivre, il y aura une attaque fiscale importante en direction des classes moyennes ( elle vient de commencer aux USA et en Grande Bretagne), et la poursuite des fermetures d'entreprises pour sauver le capital. Cette situation entraînera un affaiblissement du pouvoir dans tous les états, et une prise de conscience plus générale de l'impasse capitaliste.

À suivre

 

 

 

 

 

1Ils s' attaquent comme en France  aux hôpitaux publics, alors que la pandémie se répand et devrait toucher le pays d' ici Octobre 2009.