Temps de circulation,travailleur collectif, temps de travail nécessaire

 taux de profit ( sa baisse)

« C’est là, à tous points de vue, la loi la plus importante de l’économie politique moderne et la plus essentielle à la compréhension des rapports les plus complexes. Du point de vue historique,c’est la loi la plus importante. C’est une loi qui jusqu’ici, malgré sa simplicité, n’a jamais été comprise et encore moins consciemment exprimée. » (Marx, Manuscrits de 1857-1858, Grundrisse, Editions sociales, T.2, p.236)

"Le taux de profit, c'est-à-dire l'accroissement proportionnel du capital, est important surtout pour tous les rejetons de capitaux qui cherchent à se grouper de façon indépendante. Et, dès que la formation de capital aurait incombé à un petit nombre de gros capitaux bien établis pour qui la masse du profit compenserait le taux, on verrait s'éteindre le feu vivifiant de la production, laquelle tomberait en sommeil. Le taux de profit est la force motrice de la production capitaliste ; seul est produit ce qui rapporte du profit."(Marx, Capital L.III, La Pléiade, T.2, P. 1041-1042)

« Baisse du taux de profit et accélération de l'accumulation ne sont que des expressions différentes d'un même procès, en ce sens que toutes deux expriment le développement de la productivité. De son côté, l'accumulation accélère la baisse du taux de profit dans la mesure où elle implique la concentration du capital et sa centralisation par la dépossession des capitalistes de moindre importance, l'expropriation du dernier carré des producteurs directs, chez qui il restait encore quelque chose à exproprier. Ce qui d'un autre côté accélère à son tour l'accumulation, quant à la masse, bien que le taux d'accumulation baisse avec le taux de profit. » (Marx, « Le Capital »), livre III, tome I, Editions sociales, page 254.)

 

« La baisse du taux du profit et l'accélération de l'accumulation sont des manifestations d'un même phénomène, puisqu'elles expriment l'une et l'autre le développement de la productivité. L'accumulation accentue la baisse du taux du profit, parce qu'elle détermine la concentration des travaux et une composition supérieure du capital. A son tour, la baisse du taux du profit active la concentration et la centralisation du capital parce qu'elle pousse à la mise hors combat des petits capitalistes et à l'expropriation des derniers survivants de la production directe, accélérant ainsi l'accumulation en tant que masse, la faisant tomber en tant que taux. » (T1 du capital chap.XXV)

 

 

 

Baisse du taux de profit et travail immédiat

« Comme la baisse du taux de profit correspond à une diminution du travail immédiat par rapport au travail objectivé qu’il reproduit et qu’il crée de nouveau, le capital mettre tout en oeuvre pour contrarier la baisse du travail par rapport au quantum de capital en général autrement dit, de la plus-value exprimée comme profit par rapport au capital avancé. Il tentera en outre, de réduire la part attribuée au travail nécessaire et d’augmenter encore davantage la quantité de surtravail par rapport à l’ensemble du capital employé, en conséquence, le maximum de développement de la puissance productive, ainsi que le maximum d’extension de la richesse existante coïncideront avec la dévalorisation du capital, la dégradation de l’ouvrier et un épuisement croissant de ses forces vitales. Les contradictions provoqueront des explosions, des cataclysmes et des crises au cours desquels les arrêts momentanés de travail et la destruction d’une grande partie des capitaux ramèneront, par la violence, le capital à un niveau d’où il pourra reprendre son cours. Ces contradictions créent des explosions, des crises, au cours desquelles tout travail s’arrête pour un temps, tandis qu’une partie du capital est détruite, ramenant le capital par la force au point où, sans se suicider, il est à même d’employer de nouveau pleinement sa capacité productive. Cependant ces catastrophes qui le régénèrent régulièrement se répètent à une échelle toujours plus grande et finiront par provoquer son renversement violent. »(Marx, Grundrisse, t.IV, p. 18)

« ..il faut encore souligner cet aspect important du point de vue économique : comme le profit prend ici purement la forme de l’intérêt, de telles entreprises demeurent possibles si elles rapportent simplement l’intérêt et c’est une des raisons qui empêche la chute du taux général de profit, parce que ces entreprises, où le capital constant est immense par rapport au capital variable, n’interviennent pas nécessairement dans l’égalisation du taux général de profit. » Capital T3 p 461)

 Baisse de la masse de profit

 « Cette baisse du taux de profit dans la phase de suraccumulation diffère, cependant, de la baisse du taux de profit dans l'état initial de l'accumulation du capital. La baisse du taux de profit en elle-même constitue un phénomène qui accompagne constamment l'accumulation au cours de ses phases successives, y compris les premières phases de celle-ci, c'est-à-dire celles pendant lesquelles s'accumule une masse croissante de profit et dans celles où cela se produit en liaison avec la croissance de la partie k, destinée à la consommation de la classe capitaliste. (Nous laissons ici de côté les parts ac et av de la plus-value destinées à l'accumulation) » (Grossmann - La loi de l'accumulation et de l'effondrement du système capitaliste. Ed. Siglo XXI, p..83)

"Le taux de profit, c'est-à-dire l'accroissement proportionnel du capital, est important surtout pour tous les rejetons de capitaux qui cherchent à se grouper de façon indépendante. Et, dès que la formation de capital aurait incombé à un petit nombre de gros capitaux bien établis pour qui la masse du profit compenserait le taux, on verrait s'éteindre le feu vivifiant de la production, laquelle tomberait en sommeil. Le taux de profit est la force motrice de la production capitaliste ; seul est produit ce qui rapporte du profit."(Marx, Capital L.III, La Pléiade, T.2, P. 1041-1042)

"Comment une relation en pourcentage, comme le taux de profit, un nombre pur,pourrait-elle produire l'effondrement d'un système réel! Comme si la chaudière d'une machine à vapeur pouvait exploser parce que l'aiguille du monomètre monte au plus haut. Pourquoi la classe capitaliste aurait-elle à se préoccuper de la baisse du taux de profit si la masse du profit augmentait ? La masse croissante du profit s'exprimerait dans une fraction toujours plus petite, le taux de profit tendrait vers zéro,comme point limite au sens mathématique, sans néanmoins pouvoir l'atteindre. Mais malgré cela les capitalistes et le système capitaliste pourraient se maintenir. Nous voyons vraiment dans le tableau que le système capitaliste pourrait exister malgré la baisse du taux de profit et que l'effondrement définitif dans la 35ème année n'a, en soi,rien à voir avec la baisse du taux de profit. Elle ne permet pas de comprendre pourquoi dans la 34ème année le système peut subsister avec un taux de profit de 9,7% et pourquoi, alors l'année suivante, il s'effondre avec un taux de profit de 9,3%.Le problème devient intelligible si nous mettons en relation l'effondrement non avec le taux de profit mais avec la masse de profit." (Grossmann, La loi de l'accumulation et de l'effondrement du système capitaliste, Siglo XXI, P. 130)

taux d'accumulation et baisse du taux de profit

"Elles expriment toutes deux le développement de la productivité du travail. De son côté, l'accumulation accélère la baisse du taux de profit, dans la mesure où elle implique la concentration du travail sur une grande échelle et, par suite, une composition supérieure du capital. D’autre part, la baisse du taux de profit accélère également la concentration du capital et sa centralisation par l’expropriation des petits capitalistes, du dernier des producteurs directs chez qui il y a encore quelque chose à exproprier. Ainsi, l'accumulation se trouve accélérée, quant à la masse, bien que le taux d'accumulation baisse avec le taux de profit."(Marx, Capital, La Pléiade, T.2, p. 1024 – )

Travail

 « Dès qu'il n'existe pas de contrainte physique ou autre, le travail est fui comme la peste. » Karl MARX : Manuscrit de 1844.

 Temps de travail et machines

 « A mesure que la grande industrie se développe, la création de la richesse vraie dépend moins du temps et de la quantité de travail employés que de l’action des facteurs mis en mouvement au cours du travail, dont la puissante efficacité est sans commune mesure avec le temps de travail immédiat que coûte la production ; elle dépend plutôt de l’état général de la science et du progrès technologique, application de cette science à la production ».

 - « Le vol du temps de travail d’autrui, base actuelle de la richesse, paraît une assise misérable comparée à celle que crée et développe la grande industrie elle-même. Lorsque, dans sa forme immédiate, le travail aura cessé d’être la grande source de la richesse, le temps de travail cessera et devra cesser d’être la mesure du travail... »

 « Le surtravail des masses humaines cessera d’être la condition du développement de la richesse générale... »

« Le temps est tout, l'hom­me n'est plus rien; il est tout au plus la carcasse du temps. Il n'y est plus question de la qualité. La quantité seule décide de tout : heure pour heure, journée pour journée; mais cette égalisation du travail n'est point l'œuvre de l'éternelle justice de M. Proudhon; elle est tout bonnement le fait de l'industrie moderne. » K.Marx, Misère de la philosophie ed. Sociale, p.64)

 temps excédentaire des ouvriers.

 « Du reste, c’est seulement dans le mode de production capitaliste que doit s’accroître absolument le nombre des salariés, en dépit de leur diminution relative. Pour lui, des forces de travail sont en excédent dès lors qu’il n’est plus indispensable de les faire travailler de douze à quinze heures par jour. Un développement des forces productives qui réduirait le nombre absolu des ouvriers, c’est-à-dire permettrait en fait à la nation toute entière de mener à bien en un laps de temps moindre sa production totale, amènerait une révolution parce qu’il mettrait la majorité de la population hors du circuit. Ici encore apparaît la limite spécifique du mode de production capitaliste, et on voit bien qu’elle n’est en aucune manière la forme absolue du développement des forces productives et de la création de richesses ;mais au contraire qu’elle entre en conflit avec eux à un certain point de son évolution. On a un aperçu partiel de ce conflit dans les crises périodiques qui résultent du fait qu’une partie de la population ouvrière, tantôt celle-ci, tantôt une autre, se trouve superflue dans son ancienne branche d’activité. La limite de cette production, c’est le temps excédentaire des ouvriers. L’excédent de temps absolu dont bénéficie la société ne l’intéresse nullement. Pour elle, le développement de la force productive n’est important que dans la mesure où il augmente le temps de surtravail de la classe ouvrière et non pas où il diminue le temps de travail nécessaire à la production matérielle en général, ainsi, elle se meut dans des contradictions. »(Marx, Capital, Livre III, ES, t.6, pp. 275-276)

 - « La distribution des moyens de paiement devra correspondre au volume de richesses socialement produites et non au volume de travail fourni ».

 « La concurrence, d'après un économiste américain, détermine combien de journées de travail simple sont contenues dans une journée de travail compliqué. Cette réduction de journées de travail compliqué à des journées de travail simple ne suppose-t-elle pas qu'on prend le travail simple lui-même pour mesure de la valeur ? La seule quantité de travail servant de mesure à la valeur sans égard à la qualité suppose à son tour que le travail simple est devenu le pivot de l'industrie. Elle suppose que les travaux se sont égalisés par la subordination de l'homme à la machine ou par la division extrême du travail; que les hom­mes s'effacent devant le travail; que le balancier de la pendule est devenu la mesure exacte de l'activité relative de deux ouvriers, comme il l'est de la célérité de deux locomo­tives. Alors, il ne faut pas dire qu'une heure d'un homme vaut une heure d'un autre homme, mais plutôt qu'un homme d'une heure vaut un autre homme d'une heure. Le temps est tout, l'homme n'est plus rien; il est tout au plus la carcasse du temps. Il n'y est plus question de la qualité. La quantité seule décide de tout : heure pour heure, journée pour journée; mais cette égalisation du travail n'est point l'œuvre de l'éternelle justice de M. Proudhon; elle est tout bonnement le fait de l'industrie moderne. » K.Marx, Misère de la philosophie ed. Sociale, p.64)

 Travail productif et improductif.

« La production capitaliste n’est pas seulement production de marchandises, elle est par essence production de plus-value. Le travailleur ne produit pas pour lui, mais pour le capital. Il ne suffit donc plus qu’il produise en général. Il doit produire de la plus-value. Donc n’est censé productif que le travailleur qui rapporte une plus-value au capitaliste, ou dont le travail féconde le capital. S’il est permis de choisir un exemple en dehors de la sphère de la production matérielle, un maître d’école est un travailleur productif dès lors qu’il ne se contente pas de former (bearbeiten) la tête de ses élèves, mais qu’il se déforme (abarbeitet) lui-même pour enrichir son patron. Que ce dernier ait investi son capital dans une fabrique de leçons plutôt que dans une fabrique de saucisses, cela ne change rien au rapport. Le concept de travailleur productif ne renferme donc plus simplement un rapport entre activité et effet utile, entre travailleur et produit du travail, mais encore un rapport social de production spécifique, apparu historiquement, qui estampille le travailleur comme moyen immédiat de mise en valeur du capital » (Das Kapital, Bd I, p. 532)

 « seule l’étroitesse d’esprit bourgeoise, qui tient les formes capitalistes de production pour ses formes absolues - donc pour les formes naturelles, éternelles, de la production -, peut confondre la question de savoir ce qu’est le travail productif du point de vue du capital avec celle de savoir en général quel travail est productif ou ce qu’est en général le travail productif » (Théories, t. 1, p. 460 ; souligné par Marx).

« Le travail productif est donc - dans le système de la production capitaliste - celui qui produit de la plus-value pour son employeur, ou qui transforme les conditions objectives du travail en capital et leur possesseur en capitaliste, donc le travail qui produit son propre produit en tant que capital » (ibid., p. 464).

 « Seul est productif le travail qui se transforme directement en capital, donc le travail qui constitue le capital variable comme variable » (ibid., p. 460). En d’autres termes, le travail productif est le « travail qui s’échange immédiatement contre le capital » (ibid., p. 167), c’est-à-dire le travail que le capitaliste achète comme capital variable dans le but de l’utiliser à la création de valeurs d’échange et de plus-value. Le travail improductif est « du travail qui ne s’échange pas contre du capital mais immédiatement contre les divers éléments, tels l’intérêt et les rentes, qui participent au profit du capitaliste, en qualité d’associés » (ibid., p. 167).

« Un comédien par exemple, un clown même, est par conséquent un travailleur productif, du moment qu’il travaille au service d’un capitaliste (de l’entrepreneur), à qui il rend plus de travail qu’il n’en reçoit sous forme de salaire, tandis qu’un travailleur qui se rend au domicile du capitaliste pour lui raccommoder ses chausses ne lui fournit qu’une valeur d’usage et ne demeure qu’un travailleur improductif. Le travail du premier s’échange contre du capital, le travail du second contre du revenu. Le premier crée une plus-value ; dans le cas du second, c’est un revenu qui est consommé » (ibid., p. 167).

« La différence entre travail productif et improductif est essentielle pour l’accumulation, car seul l’échange contre le travail productif permet une retransformation de plus value en capital. « (Chapitre inédit du Capital édt 10/18 page 240 .)

 « La définition du travail productif ( et donc aussi de son contraire, le travail improductif) se base sur le fait que la production capitaliste est production de plus value, et que le travail qui’ s’y emploi produit de la plus-value. (Chapitre inédit du Capital édt 10/18 page 239 .)

 « Il faut toute l’étroitesse d’esprit du bourgeois, qui tient la forme capitaliste pour la forme absolue de la production, et donc pour sa forme naturelle, pour confondre ce qui est travail productif et ouvrier productif du point de vue du capital avec ce qui est travail productif en général, de sorte qu’il se satisfait de cette tautologie : est productif tout travail qui produit en général, c’est-à-dire qui aboutit à un produit ou valeur d’usage quelconque, voire à un résultat quel qu’il soit. » pages 224,225 (Chapitre inédit du Capital édt 10/18) Marx sous le titre « Travail productif et improductif. »)

 « Etant donné qu’il représente le capital productif, engagé dans son procès de valorisation, le capitaliste remplit une fonction productive, qui consiste à diriger à diriger et exploiter le travail productif » (Chapitre inédit du Capital édt 10/18 page 239 .)

 Travail productif Grundrisse

 Parlant des physiocrates Marx dit : « ils sont assez avancés pour ne considérer comme productif que le travail créateur de plus-value : mais la plus value doit s’exprimer dans un produit matériel ; cela rejoint la conception d’Adam Smith. Les acteurs ne sont pas des travailleurs productifs, parce qu’ils créent un spectacle, mais parce qu’ils augmentent la richesse de leur patron1. Si tel est le critère, il est absolument indifférent de savoir quel est le genre du travail, c’est-à-dire sous quelle forme le travail se matérialise. Sous l’angle de vue ultérieur, ce ne sera plus indifférent. » K. Marx Grundrisse chapitre du Capital ed 10/18 page 113

"Pour Marx les physiocrates négligent complètement la forme et ne considèrent que le simple procès de production, pour eux « la plus-value n a donc pas sa source dans le travail proprement dit, mais dans la force naturelle utilisée et conduite par le travail».

 «Avec le développement de la soumission réelle du travail au capital ou mode de production spécifiquement capitaliste, le véritable agent du procès de travail total n'est plus le travailleur individuel, mais une force de travail se combinant toujours plus socialement. Dans ces conditions, les nombreuses forces de travail, qui coopèrent et forment la machine productive totale, participent de la manière la plus diverse au procès immédiat de création des marchandises ou, mieux, des produits - les uns travaillant intellectuellement, les autres manuellement, les uns comme directeur, ingénieur, technicien ou comme surveillant, les autres, enfin, comme ouvrier manuel, voire simple auxiliaire. Un nombre croissant de fonctions de la force de travail prennent le caractère immédiat de travail productif, ceux qui les exécutent étant des ouvriers productifs directement exploités par le capital et soumis à son procès de production et de valorisation.

 Si l'on considère le travailleur collectif qui forme l'atelier, son activité combinée s'exprime matériellement et directement dans un produit global, c'est-à-dire une masse totale de marchandises. Dès lors, il est parfaitement indifférent de déterminer si la fonction du travailleur individuel - simple maillon du travailleur collectif – consiste plus ou moins en travail manuel simple. L'activité de cette force de travail globale est directement consommée de manière productive par le capital dans le procès d'autovalorisation du capital : elle produit donc immédiatement de la plus-value ou mieux, comme nous le verrons par la suite, elle se transforme directement elle-même en capital. » Chapitre inédit du capital

 «  Les éléments consécutifs de la définition du travail productif se déduisent directement du procès de production capitaliste. En premier lieu, vis-à-vis du capital ou du capitaliste, le possesseur de la capacité de travail apparaît comme vendeur de celle-ci et - ainsi que nous l'avons déjà dit en utilisant une expression irrationnelle comme vendeur direct de travail vivant, et non de marchandise objective : ouvrier salarié. Telle est la première condition préalable. En second lieu, sitôt qu'elle est introduite par ce procès préliminaire qui fait partie de la circulation, sa force de travail est directement incorporée comme facteur vivant au procès de production du capital et en devient même l'une de ses parties constitutives, la partie variable, qui non seulement conserve et reproduit les valeurs du capital avancé, mais encore les augmente et, en créant la plus-value, les transforme en valeur qui se valorise, en capital. Au cours du procès de production, cette force de travail, grandeur fluide de valeur, se matérialise directement dans des objets. »Chapitre inédit du capital

 « Avec le développement de la production capitaliste, tous les services se transforment en travail salarié et tous ceux qui les exercent en travailleurs salariés, si bien qu'ils acquièrent ce caractère en commun avec les travailleurs productifs. C'est ce qui incite certains à confondre ces deux catégories, d'autant que le salaire est un phénomène et une création caractérisant la production capitaliste. En outre, cela fournit l'occasion aux apologistes du capital de transformer le travailleur productif, sous prétexte qu'il est salarié, en un travailleur qui échange simplement ses services (c'est-à-dire son travail comme valeur d'usage) contre de l'argent. C'est passer un peu commodément sur ce qui caractérise de manière fondamentale le travailleur productif et la production capitaliste : la production de plus-value et le procès d'auto-valorisation du capital qui s'incorpore le travail vivant comme simple agent. Le soldat est un salarié, s'il est mercenaire, mais il n'est pas pour autant un travailleur productif. »Chapitre inédit du capital

 « Une cantatrice qui chante comme l'oiseau, est un travailleur improductif; dans la mesure où elle vend son chant pour de l'argent, elle est une salariée et une marchande. Mais, cette même cantatrice devient un travailleur productif, lorsqu'elle est engagée par un entrepreneur pour chanter et faire de l'argent, puisqu'elle produit directement du capital. Un enseignant qui fait classe n'est pas un travailleur productif; mais, il devient productif s'il est engagé avec d'autres comme salarié pour valoriser, avec son travail, l'argent de l'entrepreneur d'un établissement qui monnaie le savoir. En fait, la plupart de ces travaux sont à peine soumis formellement au capital : ce sont des formes de transition. " Chapitre inédit du capital