DANS LA PRESSE REVOLUTIONNAIRE

 

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Le piège de la « lutte contre l’islamophobie »

 

Lutte de Classe n°181 - février 2017

Une politique de construction de fronts pour « lutter contre l’islamophobie » est de plus en plus défendue par une partie de l’extrême gauche. Au point de perdre tout repère de classe, et d’user de démagogie vis-à-vis de l’islam politique.

Le débat sur cette question s’est amplifié avec les différentes affaires de jeunes filles voilées à l’école, à partir de 1989, et surtout après la loi de 2004 sur l’interdiction du voile à l’école. Il s’est poursuivi avec la polémique sur l’interdiction du voile intégral dans l’espace public, adoptée en 2010.

Depuis les attentats de 2015 et 2016, cette question a pris de l’ampleur. Par exemple, le lamentable épisode de l’affaire du burkini a remis en lumière, l’été dernier, la façon dont les politiciens de droite comme de gauche sont prêts à faire feu de tout bois pour détourner l’attention de l’opinion des problèmes essentiels du moment, par démagogie électorale.

Cette récupération de la question du voile, de la burqa ou du burkini par des politiciens qui se moquent de l’oppression des femmes et ne sont laïcs que lorsqu’ils parlent de l’islam, est choquante. C’est une campagne raciste.

Pour autant, en tant que militants communistes, nous sommes aussi des adversaires résolus de toutes les religions et de toute oppression, et l’actuelle campagne ne doit pas faire perdre aux révolutionnaires toute boussole.

 

Kurdes de Syrie : otages de la politique impérialiste

 

Mercredi 9 octobre, la Turquie a lancé une offensive militaire contre le Rojava, la zone kurde autonome du nord de la Syrie. Le gouvernement Erdogan s’est visiblement senti autorisé à mener cette attaque après les communiqués de Trump annonçant le retrait des troupes américaines de cette zone.

 

Il est vrai que Trump avait contrebalancé ses déclarations en menaçant de détruire l’économie turque si la Turquie « dépassait les limites ». Mais pour les Kurdes la menace était claire.

 

Ils sont 30 à 40 millions, dispersés sur plusieurs pays, essentiellement la Turquie, l’Irak, l’Iran et la Syrie. Privés de droits nationaux et opprimés, les Kurdes ont espéré voir leur situation s’améliorer après les guerres en Irak et en Syrie. Le Kurdistan autonome irakien existe officiellement depuis 2005, et depuis 2012 les Kurdes de Syrie ont pu, eux aussi, gérer le territoire autonome du Rojava, qui constitue l’ouest du Kurdistan revendiqué par les nationalistes. Il a fait la une de l’actualité lors de la bataille de Kobané en 2014-2015, quand les combattants des YPG (Unités de protection du peuple) ont résisté à l’avancée de l’État islamique, ou lors de l’attaque contre Afrin (entre janvier et avril 2018), quand à l’inverse ils ont été repoussés par l’armée turque.

 

Les États-Unis se sont appuyés sur les milices kurdes syriennes, les YPG, pour lutter contre l’organisation État islamique (EI) dans la région. Onze mille combattants kurdes ont péri dans ces combats. Ces milices se chargent encore aujourd’hui de maintenir en détention 10 000 membres des milices de l’EI. Mais, l’organisation État islamique ne semblant plus présenter un danger, l’intérêt d’une alliance avec ces milices kurdes syriennes a considérablement diminué, d’autant que les dirigeants impérialistes ont besoin de la Turquie pour maintenir un certain ordre dans la région. Or Erdogan veut absolument s’opposer à l’autonomie des Kurdes syriens.

 

Les dirigeants américains pourraient maintenant lâcher complètement les milices de l’YPG, après les avoir utilisées contre l’EI. Ce ne serait pas la première fois que l’impérialisme opérerait un tel retournement.

 

Ainsi, en 1991 et sans remonter plus loin, lors de la première guerre du Golfe, les dirigeants américains avaient appelé le peuple irakien à se soulever contre Saddam Hussein, coupable de les avoir défiés en occupant le Koweït. Cela entraîna une insurrection kurde, que les dirigeants américains laissèrent l’armée de Saddam Hussein réprimer, avec la complicité de toutes les autres puissances impérialistes, dont la France. Ce n’est qu’une fois assurés que tout risque révolutionnaire était écarté qu’ils protégèrent le Kurdistan irakien, ce qui lui permit de gagner une autonomie bien fragile et toujours susceptible d’être remise en question.

 

L’autonomie conquise au Rojava à la faveur des combats est maintenant remise en cause par la politique impérialiste, qui ne défend les droits des peuples qu’en fonction de ses besoins et de l’évolution de ses alliances.

 

A. R.

 

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Le Rojava doit vivre, il faut stopper l’invasion par l’armée turque

 

 

 

Avec le feu vert des États-Unis, l’armée turque et ses supplétifs islamistes ont débuté l’attaque. Début 2018, avec un feu vert similaire de la Russie, les mêmes avaient envahi le canton d’Afrîn, avec pour résultat destructions, massacres et un vaste nettoyage ethnique. Aujourd’hui on peut redouter une répétition de ce scénario. L’équilibre entre impérialismes rivaux, qui avait profité pendant cinq ans à la gauche kurde, est à présent rompu. Cette trahison était attendue. La gauche kurde est désormais seule face aux tanks et à l’aviation turcs. Soutien total à la résistance populaire en Syrie du nord !

 

 

GILETS JAUNES LES BILANS

 

Voir la brochure de Henri Simon « Mathématiques et « Gilets jaunes » Déterminisme et relativisme.

 

 

 

nouveau supplément GJ n°8 au n°19 de Temps critiques

 

Et aussi pour ceux qui veulent en savoir plus sur notre intervention au sein du mouvement, voir le "clap de fin" dur le blog

http://blog.tempscritiques.net/archives/2231

et récapitulatif est aussi à donner à mon avis :

http://blog.tempscritiques.net/archives/3060

 

AUTOPSIE DU MOUVEMENT DES GILETS JAUNES

 

Robert Bibeau, Khider Mesloub

 

Collection : Questions contemporaines

 

ACTUALITÉ SOCIALE ET POLITIQUE SCIENCES POLITIQUES SOCIOLOGIE

Date de publication : 16 septembre 2019

 Livre papier : 20 € --Version numérique* :14,99 €

 

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http://alencontre.org/europe/france/france-les-gilets-jaunes-ce-nest-quun-debut.html

France. Les «gilets jaunes»: ce n’est qu’un début…

Par Alain Bihr

Tous ceux qui avaient pronostiqué voire espéré que le mouvement des « gilets jaunes » (GJ) ne franchirait pas le cap des fêtes de fin d’année en auront été pour leurs frais. Passée la traditionnelle trêve des confiseurs, les GJ sont réapparus dans le paysage, notamment sous la forme de leurs désormais rituelles manifestations du samedi. Néanmoins différents signes (des cortèges moins fournis, des blocages et des occupations de ronds-points moins nombreux) témoignent d’un essoufflement certain même si, localement, leur détermination peut rester entière. Inversement, des initiatives sont en cours pour relancer le mouvement sur de nouvelles bases. Le mouvement est donc visiblement à la croisée des chemins. C’est l’occasion d’en dresser le bilan et de tracer quelques perspectives pour son avenir.

Deux mois de gilets jaunes : premier bilan

Ce que nous devons aux Gilets jaunes - Matière et Révolution



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Auto-Crash. L’industrie automobile au cœur de la crise à venir

Publié par Alencontre le 5 - septembre - 2019

Par Winfried Wolf

Depuis la mi-2019, nous vivons le prélude à une crise profonde dans le secteur industriel le plus important du capital mondial.

L’industrie automobile, premier secteur manufacturier du capitalisme, est confrontée à une crise. Dès 2018, la production automobile totale en Allemagne était en déclin. En juin 2019, il y a eu une forte baisse de 4,7% des nouvelles immatriculations (par rapport à juin 2018). En août, les fabricants produisant dans la seule Allemagne ont annoncé la perte de plus de 30’000 emplois. La contradiction chez Opel est typique. Cette filiale du groupe français Peugeot serait enfin dans les chiffres noirs. Mais à quel prix? Pour ce qui est de l’emploi, les chiffres sont d’un rouge foncé. Depuis la reprise par PSA [en février 2017], 8000 emplois ont été supprimés chez Opel, ce qui correspond à 25% du total; la réduction de 2500 emplois supplémentaires est envisagée, au même titre que la fermeture d’un des trois sites de production.

Aux Etats-Unis, GM et Ford réduisent leurs investissements depuis des mois. L’industrie automobile japonaise s’affaiblit également. Un vaste processus de consolidation est actuellement en cours dans ce pays, au cours duquel seuls quatre des huit groupes actuels ont des chances de survivre en tant que sociétés indépendantes. Cela sera associé à la suppression de dizaines de milliers d’emplois.

La situation en Chine est extrêmement sombre. Le 29 juillet, le Financial Times a titré en première: «La chute des ventes de voitures en Chine». Là-bas, les ventes de voitures ont déjà chuté de 4% en 2018. Dans la première moitié de 2019, une baisse spectaculaire de 14% a été constatée. La Chine est le plus grand marché pour la plupart des constructeurs automobiles occidentaux. Par exemple, les ventes de Ford en Chine ont chuté de 27% au premier semestre 2019. Une nouvelle usine Peugeot en Chine n’a vendu que 201 voitures au premier semestre 2019.

Malaise dans l’économie dominante

Publié par Alencontre le 4 - septembre - 2019

Par Michel Husson

« Nos certitudes sur l’économie s’effondrent » vient de déclarer Alain Minc dans Le Figaro [1]. Patrick Artus reconnaît qu’on « ne sait plus analyser la situation à long terme des économies [2] ». Effectivement, le monde dans lequel nous vivons n’est plus celui des manuels d’économie (s’il l’a jamais été). Petit tour d’horizon des raisons de ce trouble.

Borne zéro et trou noir

Les politiques menées par la BCE, déjà qualifiées de “non conventionnelles”, ont pu amortir en partie certains des effets de la crise, mais elles ont aussi contribué à l’apparition d’une configuration étrange où les taux d’intérêt sont orientés à la baisse, jusqu’à devenir négatifs. Bref, on a atteint la borne zéro (Zero Low Bound) qui désarmerait les banques centrales face à une nouvelle récession.

 

LE PROBLÈME PRINCIPAL DE L’HUMANITÉ

 

Par Nuevo Curso. Traduction

 

Voici un article qui à le mérite de bien appréhender les limites actuelles du système capitaliste, de mettre en avant que de système de production il est devenu un système de destruction. En effet, tous les secteurs sont actuellement touchés par le remplacement historique de l'être humain par la machinerie préparant ainsi la grande révolution mondiale à un titre humain, tel est l' enjeu du XXIéme siècle. Le constat de cette situation globale à été fait, rappelons le lors d’une importante réunion de 500 membres de l’élite mondiale, à San Francisco entre le 27 septembre et le 1er octobre 1995.
Les « grands » de ce monde vont s’interroger sur l’avenir de ce qu’ils allaient appeler le 20/80. Pour eux 20 % de la population mondiale peut faire tourner l’économie et il faut se préparer à gérer les surnuméraires. Il y aura bientôt 80 % de la population qui s’avérera superflu, qu’il faudra « occuper ». Pour maintenir la paix sociale, Brezinski avait proposé le « tittytainment », un mélange d’aliment physique et psychologique qui endormirait les masses et contrôlerait leurs frustrations et protestations prévisibles.
Depuis, nous avons vu se développer des revendications d’adaptation au capitalisme, comme le revenu universel, mais aussi le changement législatif de la loi El Khomri mettant dorénavant sur le même plan droit du salarié et droit de la personne, tout cela dans le cadre de l’offensive sur le numérique et du capitalisme de plateforme.

 

 

 

Courant Alternatif 292 été 2019

 

L’ENVERS DE FLINS

 

Une féministe révolutionnaire à l’atelier

 

lundi 29 juillet 2019, par OCL Reims

 

« Ce livre n’est donc pas une étude sociologique, économique ou même politique sur une grande usine mythique de l’automobile. Ni un plaidoyer nostalgique sur la prétendue disparition de la classe ouvrière. Il est seulement le récit d’un parcours de vie de femme engagée dans une usine d’hommes. Avec la volonté de faire découvrir, par le prisme de mon engagement féministe et révolutionnaire, l’envers d’une usine plus connue pour ses images médiatiques que pour sa vraie vie bouillonnante et complexe. Au-delà du mythe et des préjugés. » Fabienne Lauret, née en 1950, a été une « établie » ouvrière post-68. Au début des années 70, avec d’autres camarades du groupe Révolution ! (futur OCT – Organisation Communiste des Travailleurs) auquel elle appartenait, elle s’installe dans la région mantaise (dans les Yvelines) et est embauchée à l’atelier de couture des sièges de l’usine Renault de Flins, en compagnie de quelques camarades. Elle raconte dans son livre 36 ans de vie quotidienne à l’usine et dans la région, son implication dans les luttes ouvrières au sein de la CFDT, les luttes des prolétaires immigrés, les pratiques managériales destructrices au CE, ainsi que la bataille contre le sexisme au travail, qu’il soit patronal, syndical ou ouvrier.

 

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Cédric Villani à Grenoble : l’intelligence artificielle de La République en Marche

 

samedi 29 juin 2019 par Pièces et main d’œuvre

 

Il fallait Cédric Villani à la Maison du Tourisme pour tirer de chez eux des Grenoblois écrasés par 39° de canicule, ce jeudi 27 juin 2019. La réunion, intitulée « Intelligence artificielle et transition écologique : paradoxe ou opportunité ? », était organisée par deux députés locaux de La République en Marche, Emilie Chalas et Olivier Véran. Ambiance de fan club, smartphones à bout de bras, rires et applaudissements à chaque allusion politicienne, bruyante réprobation de toute critique. Nous n’étions pourtant que trois Chimpanzés du futur à contester le mathématicien député Villani, président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) et auteur d’un rapport sur la stratégie nationale en intelligence artificielle « pour repositionner la France et l’Europe au premier plan de ces transformations et en saisir les opportunités ».

 

 

Une brochure sur le mouvement

des Gilets Jaunes à Boulogne-sur-mer

Chronique locale d’une révolte sociale 

Novembre 2018 – Mai 2019 

 

«Tout ce que vous devez savoir sur les manifestations de Hongkong»

Les Etats-Unis modernisent leur arsenal nucléaire: coûts et risques explosent

Publié par Alencontre Le 19 - juillet - 2019

 

Chine. Les protestations des travailleurs s’intensifient alors que l’industrie automobile chinoise se contracte

7 - août - 2019 Publié par: Alencontre Commenter

 Matière et révolution

C'est la mafia qui règne - Matière et Révolution

Toute l’Afrique (et une bonne partie du monde) a les yeux fixés sur la révolution au Soudan

jeudi 16 mai 2019, par Robert Paris

Ce que nous devons aux Gilets jaunes

vendredi 3 mai 2019, par Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed

 

250 ans de capitalisme

Introduction

I. Rapide survol de 250 ans de capitalisme
Du capitalisme sauvage à la fin de la double bipolarisation du monde
Les quatre temps du rapport de force entre les classes

II. La lutte des classes de 1760 à la révolution russe
Travailler plus pour gagner moins
Part des profits et taux de profit
De grands sacrifices pour de maigres résultats
Des témoignages accablants

A suivre...



Le prolétariat universel

A PROPOS DE LA VACANCE DE LA CLASSE OUVRIERE