INFOBREF N°485

Dématérialisation du bulletin de paye

Selon les dispositions de l’article 54 de la loi Travail du 8 août 2016, l’employeur qui le souhaite pourra procéder à la remise du bulletin de paye sous forme électronique, sauf opposition individuelle du salarié (chapitre III du titre IV du livre II de la troisième partie du Code du travail complété par les articles D. 3243-7, D. 3243-8 & D. 3243-9).

Dispositif facultatif
La possibilité de délivrer le bulletin de paye sous forme électronique est une option ouverte à l’employeur. Il est libre...



Frima s’engage dans la numérisation des grandes cuisines avec ConnectedCooking

 

Rational AG développe la numérisation des grandes cuisines avec le lancement de sa plate-forme web ConnectedCooking, permettant aux appareils Rational et Frima d’être connectés et contrôlés à distance. Pilotage des cuisines multi-sites avec paramétrage des accès utilisateurs ; accès aux données HACCP, récupération des informations sur l’état des appareils, notification des problèmes détectés : ConnectedCooking permet de gérer tous les appareils raccordés de manière centralisée et ce, depuis un ordinateur, une tablette ou un Smartphone.


Gratuite jusque 3 appareils, cette plate-forme présente également une sécurité des données grâce à l’utilisation des techniques de cryptage des données les plus récentes.
Cet outil permet notamment au chef de transférer des processus de cuisson d’un appareil à l’autre, d’obtenir une surveillance des cuissons de nuit facilitée et de trouver de nombreuses inspirations via l’accès à une importante bibliothèque de recettes.
Enfin, ConnectedCooking est particulièrement simple d’utilisation : il suffit en effet d’intégrer un ou plusieurs appareils Rational ou Frima sur réseau Internet et de s’inscrire gratuitement sur le site ConnectedCooking.com

Rendez-vous sur rational-online.fr ou frima-online.com pour obtenir davantage d’informations.

 

Peine d’emprisonnement à perpétuité prononcée contre les travailleurs de Maruti Suzuki

21.03.2017

Le 18 mars, le Tribunal de district de Gurgaon a condamné 13 responsables syndicaux à la réclusion à perpétuité sur les 31 travailleurs de Maruti Suzuki jugés. En signe de protestation contre cette décision, les travailleurs ont déposé, le 20 mars, leurs outils de travail une heure durant dans six différentes usines Maruti Suzuki.

Quatre autres travailleurs ont été condamnés à une peine d’emprisonnement de 5 ans. La plupart d’entre eux sont déjà incarcérés depuis plus de quatre ans, alors que leurs familles connaissent des conditions de vie épouvantables.

Une amende symbolique avait été infligée. En raison de leur incarcération préalable, les 14 travailleurs restant doivent être libérés immédiatement et s’acquitter d’une amende de 2 500 Rs (38 US$).

Une fois le verdict prononcé, l’avocate des travailleurs, Vrinda Grover, a déclaré:

Selon toute invraisemblable, le Ministère public a requis la peine capitale contre les travailleurs reconnus coupables. Au cours du procès, l’avocat de la défense a argumenté avec force que les 117 travailleurs avaient été emprisonnés de façon illégale et injustifiée à l’instigation de la compagnie sans aucun élément de preuve, comme l’a confirmé le tribunal.
Nous allons introduire un recours contre l’ensemble de ces condamnations et sommes convaincus d’obtenir justice devant la juridiction supérieure. Rien ne permet de relier les travailleurs condamnés au meurtre. Il est important de rappeler qu’ils étaient tous responsables syndicaux. Il est par conséquent évident qu’il s’agit d’une tentative de musellement ciblé de la part de l’Etat.

Apoorva Kaiwar, Secrétaire général d’IndustriALL pour l’Asie du Sud, a indiqué:

La décision du Tribunal de district de condamner à la réclusion à perpétuité ces 13 travailleurs, alors tous membres du comité directeur du syndicat, est très inquiétante.  
L’acquittement des 117 travailleurs est la preuve tangible que les travailleurs ont été mis en cause à tort dans cette affaire. Les travailleurs de Maruti Suzuki paient le prix de leur lutte pour leur droit constitutionnel à la liberté syndicale. Tout ceci aurait pu être évité si la direction et l’administration de l’Etat avaient géré les demandes des travailleurs de façon réfléchie. Nous espérons que le recours des travailleurs devant la juridiction supérieure permettra que justice soit rendue aux travailleurs.

Un grand rassemblement public de travailleurs devrait avoir lieu le 23 mars dans la région de Delhi-Gurgaon pour protester contre la décision du Tribunal et planifier les nouvelles activités.

Rappel des faits à Maruti Suzuki

Un cadre de l’entreprise est décédé après qu’un violent incident ait éclaté à l’usine Maruti Suzuki le 18 juillet 2012. La société a alors licencié 546 travailleurs permanents et 1 800 travailleurs contractuels. Des dizaines de travailleurs ont été arrêtés et 139 emprisonnés pendant plus de trois ans et demi, alors que onze travailleurs n’ont jamais pu bénéficier d’une mise en liberté sous caution.



SYRIE: L'impérialisme humanitaire a encore frappé

 

Ce n' est certes pas les états Unis qui peuvent se prévaloir de mener des guerres propres, des guerres humaines chirurgicales comme le voulait le docteur B. Kouchner et ses interventions humanitaires bidons. Il faut que les peuples endoctrinés, se foutent sur la gueule sans exaction, il est bien connue que la sainte démocratie est respectueuse du droit de la guerre qu' elle a elle même confectionné pour justifier ses incursions militaires.

 Ce n' est tout de même pas l' administration américaine qui peut donner au monde des leçons de bonne conduite des guerres. Il suffit de se souvenir de la guerre du Vietnam et des tonnes de défoliant versées sur les forêts et l' emploi massif du CS (orthochorobenzamalonoritrile) poudre en suspension dans l' air. Le centre international des crimes de guerres à Paris de même que le Tribunal Russel avaient conclu que le CS est un gaz toxique qui tombe sous le coup des interdictions édictée à Genève, dans le protocole sur l' emploi des armes chimiques.

Le gazage de proximité extrait de « Le massacres la guerre chimique en asie du sud-est » cahiers libres 179-180 aux ed. F. Maspero

 

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Témoignage du Mrap

 

Agent ORANGE au Vietnam: la plus grande guerre chimique e l'histoire de l'humanité



Vérité et justice pour les victimes



Entre 1961 et 1971, l 'armée américaine a utilisé des herbicides et défoliants chimiques comme armes militaires, pendant une décennie, et sans discontinuer: toute une partie du couvert végétal du Vietnam méridional a été inlassablement arrosée de millions de litres d'agents toxiques. L'objectif était de priver la résistance vietnamienne de la protection du couvert végétal et de faciliter les frappes aériennes au sol. Ces missions n'hésitèrent pas à « déborder » au nord du 17e parallèle (frontière établie entre le Nord et le Sud Viêt-Nam lors des accords de Genève, en 1954) pour détruire les convois de ravitaillement . La piste Hô Chi Minh sera largement arrosée dans sa partie laotienne, sans parler de l'intérieur du Cambodge, alors que ces deux pays ne sont pas engagés dans le conflit.

L'utilisation des armes chimiques est bannie par le protocole de Genève (1925). Les premiers tests d'herbicides utilisant de la dioxine (dinoxol et trinoxol) ont pourtant lieu au Vietnam. Un agent dit pourpre est utilisé à partir d'octobre 1962. Un agent bleu, en novembre de la même année. Pourpre, bleu, blanc, rose, orange… Les appellations de l'arsenal chimique correspondent à la couleur des étiquettes présentes sur les bidons de défoliants ! Entre 1962 et 1965, 1,9 million de litres d'agent pourpre sont déversés. 3181 villages ont été directement arrosés, ce qui a entraîné la contamination - si l'on tient compte de la dispersion éolienne - de 2,1 à 4,8 millions de personnes. Des mesures réalisées en 2000, au sein de la population vietnamienne ont décelé chez certains sujets des taux de dioxine deux cents fois supérieurs à la limite acceptable.

Au Vietnam, en 2005, l'agent orange tue encore

Trente ans après, les conséquences de la plus grande guerre chimique de l'histoire de l'humanité sont hélas toujours terribles. En octobre 1980, une commission officielle a été créée à Hô Chi Minh-Ville (ex-Saigon) pour en étudier les conséquences. Elle a pu identifier toute une série de maladies et de symptômes provoqués par ces herbicides qui détruisent des plantes mais aussi la vie et la santé des habitants, en provoquant cancer des poumons et de la prostate, maladies de la peau, du cerveau et des systèmes nerveux, respiratoire et circulatoire, cécité, diverses anomalies à la naissance...Les femmes dont les maris et/ou elles mêmes furent exposés à l'agent orange continuent à avoir un taux élvées de fausse couches, naissances prématurées; environ les 2/3 de leurs enfants ont de graves malformations congénitales ou développent des infirmités dans les premières années de leur vie. Outre les souffrances provoquées, la lourde charge de soigner souvent plusieurs enfants infirmes empêche la femme de travailler, engendrant de graves problèmes sociaux.

Les Etats-Unis - après beaucoup d'hésitations et d'atermoiements - ont fini par reconnaître l'existence d'un lien entre l'agent orange et les symptômes dont souffrent les anciens combattants américains: cécité, diabète, cancer de la prostate et des poumons, malformation des bras et des jambes, entre autres.

En mai 1984, juste avant le jour du procès, les firmes en accusation ont décidé d'obtenir un règlement à l'amiable, en payant 180 millions de dollars à un compte en banque qui deviendrait le fonds de compensation des anciens combattants souffrant de la dioxine . Ainsi , sur quelque 68 000 plaignants, près de 40 000 ont reçu des paiements, allant de 256 à 12 800 dollars selon la gravité des cas. En revanche, aucune des centaines de milliers de victimes vietnamiennes n'a reçu un centime d'indemnisation, aujourd'hui la troisième génération paye encore les conséquences terribles de cette guerre.

Plus d'un million de personnes souffrent de maladies ou de handicaps imputés à l'agent orange, 200 000 enfants sont nés avec des malformations. Face au silence, à la souffrance, à la misère et à l'exclusion de ces familles le MRAP a décidé de s'associer au collectif “Vietnam-dioxine” et de se mobiliser pour :

  • soutenir l'action en justice intentée en janvier 2004 par l'Association des victimes vietnamiennes de l'Agent Orange contre les principaux fabricants dont DOW CHEMICAL et MONSANTO.

  • pour exiger qu'une aide sociale et médicale soit apportée d'urgence aux populations touchées.

L'usage massif de produits chimiques pendant la guerre menée par les Etats-Unis contre le Vietnam est un crime contre l'humanité. Justice doit être rendue pour les victimes et leurs familles mais aussi parce que la reconnaissance des crimes du passé et un gage de paix pour l'avenir.

 HISTOIRE. Quand Winston Churchill approuvait les gaz de combat ...

 

Voir a ce sujet le livre « Le massacres la guerre chimique en asie du sud-est » cahiers libres 179-180 aux ed. F. Maspero